Le conseil d’administration du Fonds de compensation (FDC) au Luxembourg, qui gère environ 17 milliards d’euros, a approuvé le lancement d’un appel d’offres portant sur l’attribution de plusieurs mandats de gestion de portefeuilles pour le compte de la SICAV-FIS du FDC. Cet appel d’offres vient confirmer les rumeurs qui couraient en fin d’année dernière annonçant l’accélération du FDC en matière de finance durable. Plus spécifiquement, il porte sur l’attribution de trois mandats de gestion de portefeuilles et est divisé en trois lots, à savoir : Lot 1: «Actions Monde Sustainable Approach» portant sur un mandat d’actions à gestion active avec un montant indicatif de 750 millions d’euros ; Lot 2: «Actions Monde Sustainable Impact» portant sur un mandat d’actions à gestion active avec un montant indicatif de 200 millions d’euros ; Lot 3: «Obligations EUR Green Bonds» portant sur un mandat d’obligations libellées en euros à gestion active avec un montant indicatif de 100 millions d’euros. Pour le lot 1, toute société soumissionnaire doit inclure des principes durables ou d’investissement socialement responsable dans sa stratégie d’investissement offerte et ses processus de prise de décision appliqués dans le cadre de la gestion dudit mandat. Le type, l'étendue et l’envergure de ces principes à inclure ne sont pas prédéfinis et l’approche durable ou d’investissement socialement responsable à poursuivre peut donc être implémentée sous différentes formes (screening positif (sélection best-in-class, investissements thématiques, etc.), screening négatif (exclusions thématiques, etc.), approche d’engagement, etc.). Dans ce contexte, il est possible de soumissionner soit avec une stratégie d’investissement durable ou d’investissement socialement responsable explicite soit avec une stratégie d’investissement laquelle devra être adaptée de manière à inclure des principes durables ou d’investissement socialement responsable. Pour le lot 2, l’objectif est de générer, à coté d’une performance conforme à l’indice de référence associé audit mandat, un impact durable mesurable en investissant dans des actions de sociétés cotées qui ont l’intention de générer, à côté d’un rendement financier, un impact social ou environnemental. Plus particulièrement, il est visé de couvrir via ces investissements cinq des dix-sept objectifs de développement durable tels que définis par les Nations-Unis. Pour le lot 3, les investissements se feront uniquement dans des obligations vertes («green bonds») incluses dans l’indice de référence associé audit mandat. L’avis de marché dudit appel d’offres sera publié sur le Portail des marchés publics du Grand-Duché de Luxembourg, dans la presse luxembourgeoise ainsi qu’au Supplément du Journal Officiel de l’Union Européenne (JOUE). Dans le cadre dudit appel d’offres, le FDC se réserve également la possibilité d’attribuer des mandats de réserve. Le règlement de consultation et la lettre type de demande d’obtention des documents de consulation sont disponibles à la sous-rubrique «Téléchargements» sachant que le délai pour demander les documents de consultation et donc pour participer audit appel d’offres est fixé au 11 mai 2018. L’attribution du marché sera prononcée par une décision du conseil d’administration du FDC sachant que la notification de la décision d’adjudication est prévue pour le 29 octobre 2018.
La société de gestion Sycomore AM vient d'annoncer le départ à la retraite de Laurent Deltour (photo), cofondateur et Président de Sycomore AM. Il a officiellement quitté ses fonctions le 9 avril 2018. C'est Emeric Préaubert, cofondateur et jusqu'ici co-directeur de la gestion qui lui succède et assurera une présidence tournante.
Comme l’avait annoncé L’Agefi Actifs le 19 mars dernier, la société de gestion de portefeuille (SGP) Norma Capital a officialisé aujourd’hui la reprise de la gestion de la SCPI Vendôme Régions. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a délivré le nouveau visa en date du 29 mars 2018 pour cette reprise, engagée après le retrait d’agrément de son précédent gestionnaire, Vendôme Capital Partners, et qui « porte à près de 650 millions d’euros l’actif géré par Norma Capital ».
Carmignac et le Crédit Suisse viennent d’annoncer le lancement d’un fonds multi-actifs sur les marchés émergents co-géré et offrant aux investisseurs une exposition diversifiée sur ces marchés. Concrètement, Credit Suisse Carmignac Emerging Markets Multi-Asset Fund, est un fonds à gestion active qui s’appuie sur le Credit Suisse House View pour l’allocation stratégique et tactique des actifs. A cela s’ajoute une sélection de titres à forte conviction, de couverture et de gestion des devises réalisée par Carmignac. «Les marchés émergents sont très divers, s’étendent sur quatre continents et regroupent de nombreuses monnaies. Ils affichent certes des primes très intéressantes dans toutes les classes d’actifs, mais il était jusqu’ici difficile pour les investisseurs de profiter de ces primes en gardant la maîtrise du risque. Compte tenu de ces contraintes, une manière particulièrement intéressante d’investir dans les marchés émergents consiste à combiner des placements dans la dette et les marchés d’actions, créant ainsi un investissement dynamique multi-classes d’actifs qui tirera profit des opportunités les plus attrayantes», précise-t-on chez Carmignac pour justifier le lancement de ce fonds.
A l’occasion du Forum obligataire organisé par l’Agefi, Catherine Vialonga directrice adjointe de l’Erafp, a annoncé qu’une accélération des investissements de l’institution sur les marchés émergents était à l'étude. Ceux-ci ne constituent pour le moment que 0,5% de l’actif du fonds de pension via quelques fonds de place. «C’est une des pistes de réflexion pour l'évolution de l’allocation», a commenté la responsable. Catherine Vialonga a en outre expliqué que la sélection et l’investissement dans cette classe d’actifs subira un filtre ISR, comme le reste du portefeuille. «Le dispositif sera toutefois adapté à la classe d’actifs, dans la mesure où nous ne pouvons pas avoir les mêmes exigences notamment en termes de droit français, précise-t-elle. Mais nous serons très sensibles sur les aspects de corruption, et allons faire une sélection sur la base du best-in-class, que nous compléterons par des actions d’engagement si l’on considère qu’il y a une amélioration à obtenir à l’aide de dialogue avec cette entreprise». L’investissement en titres souverains des pays émergents est cependant exclu, dans la mesure où ces derniers «ne passent pas le tamis ESG». En outre, dans sa politique d’investissement responsable, l’Erafp a notamment pour principe de ne pas investir dans les pays qui pratiquent la peine de mort et le travail des enfants. «Cela exclut un certain nombre d’émetteurs souverains, nous nous contentons donc d’investir dans des entreprises privées», poursuit Catherine Vialonga. La réflexion de l’Erafp pour investir plus massivement sur cette classe d’actifs est déjà bien amorcée et «nous allons certainement lancer un appel d’offres avant la fin de l’année pour la création d’un fonds dédié. On peut donc espérer investir en 2019", conclut la directrice adjointe.
La société de gestion Talence Gestion vient d'annoncer le renforcement de son équipe lilloise avec le recrutement de Thibaud Le Blan, ex-CM-CIC comme responsable du développement du bureau du Nord, ouvert il y a 3 ans à Marcq-en-Baroeul
Une étude menée par AllianzGI met en évidence le succès des fonds multi-assets au cours des quinze dernières années. Et la tendance ne devrait pas s'inverser compte tenu des caractéristiques de la nouvelle génération de fonds de cette nature.
Entré dans un processus de vente officiellement depuis le mois de novembre par Natixis, Sélection 1818 va être attribué à Nortia. Ce dernier a gagné l’appel d’offres devant deux autres candidats retenus sur la « short list » dont la Société Générale, a appris Distrib Invest de sources proches des transactions. La cession doit être annoncée officiellement ce 11 avril pour une clôture de l’opération en juin.
La Banque Postale Asset Management compte devenir le premier gérant généraliste 100 % ISR. La société de gestion a fixé à 2020 l’année où sera basculé l’ensemble des encours gérés en gestion ISR et justifie cet engagement par trois enjeux principaux : le réchauffement climatique, les limites démographiques du système de protection sociale français et la fracture entre les marchés financiers et la société. Concrètement, l’ensemble des produits ouverts gérés pour les clients particuliers et professionnels convergeront vers une gestion responsable dans les deux ans à venir. Pour les gammes de fonds ouverts, les critères d’éligibilité du label ISR français seront utilisés. Dès le mois de juin prochain, La Banque Postale lancera une gamme « Conviction ISR » constituée de 4 fonds « ISR de conviction » et de 2 fonds solidaires, la gamme couvrira les principales classes d’actifs (actions, obligations, green bond, monétaire), différents niveaux de risque et styles de gestion. A l’occasion du lancement de « Conviction ISR » un nouveau fonds, LBPAM ISR Diversifié, fera son apparition.
Dans le sillage de son rapport publié l’an dernier, le gendarme boursier a dévoilé des mesures pour favoriser une meilleure protection des investisseurs.
La société de gestion va convertir l’ensemble de ses fonds et mandats à l’investissement responsable d’ici à 2020. Elle doit encore séduire le grand public.
La Caisse des dépôts (CDC) a annoncé hier une série de mesures destinées à soutenir l’investissement des intervenants du secteur, rapporte L’Agefi. Avec au total une enveloppe de 12 milliards d’euros : 10 pour l’habitat social et 2 pour un nouveau fonds de logement intermédiaire. «Ce dispositif complet, véritable ‘plan stratégique logement’ de la CDC, est une première illustration de la capacité d’action de la banque des territoires, un pôle d’activité que la Caisse des dépôts est en train d’organiser», a déclaré Eric Lombard. Le nouveau patron de la CDC a ainsi officialisé son projet de «banque des territoires» en lien avec ses filiales La Banque Postale et CNP Assurances. Sur les 12 milliards annoncés, certains dispositifs ont déjà été présentés en février (allongement de la dette et 6 milliards d’euros de prêts de long terme). D’autres sont nouveaux. La CDC va ainsi débloquer 3 milliards d’euros d’avance de trésorerie et 1 milliard de fonds propres. Celui-ci sera investi aux deux tiers dans un véhicule de démembrement de propriété qui détiendra du foncier en nue-propriété pendant quinze ans, les bailleurs sociaux conservant l’usufuit. Le tiers restant prendra la forme d’une avance sur fonds propres à la filiale CDC Habitat (ex-SNI). CDC Habitat créera aussi un deuxième fonds de logement intermédiaire (FLI) géré par sa filiale Ampère Gestion. «FLI 2 vise 2 milliards d’euros d’actifs brut, dont 1,2 milliard de fonds propres. Nous ouvrons cette semaine la data room pour les investisseurs, explique à L’Agefi Vincent Mahé, secrétaire général de CDC Habitat et président d’Ampère Gestion. Les souscripteurs du premier fonds souhaitent revenir, d’autres se sont manifestés et nous pourrions accueillir pour la première fois des investisseurs étrangers.» FLI 1 totalisait 1,745 milliard d’euros en 2014 et 2015, dont 1,045 million de fonds propres apportés par la CDC et 17 institutionnels français (CNP Assurances, BNP Paribas Cardif...). Investi en quasi-totalité dans 8.500 logements neufs aux loyers inférieurs de 15% au marché, il a atteint son objectif de rentabilité brute de 4,8%, avec un coupon annuel de 3,5%. FLI 2 s’est fixé les mêmes métriques, avec des différences dans sa stratégie. «Nous visons 40 à 50% de logements en Ile-de-France, contre un tiers avec FLI 1, pour pouvoir investir entre 2019 et 2024 avant les JO et céder nos actifs entre 2030 et 2038, quand le Grand Paris Express fonctionnera», indique Vincent Mahé. LFI 2 souhaite acheter 9.000 logements intermédiaires, mais aussi «investir dans des résidences étudiantes et senior». Nouveauté, «chaque immeuble aura une notation ISR liée à son empreinte énergétique, environnementale et sociale, utilisant le label ISR immobilier qui sera créé en 2018", ajoute le responsable d’Ampère Gestion.
La Financial Conduct Authority (FCA) a dévoilé jeudi ses mesures pour renforcer la concurrence dans le secteur de la gestion d’actifs et assurer une meilleure protection des investisseurs. Dans le sillage de son rapport publié en juin 2017, le gendarme financier britannique demandera désormais aux gérants d’actifs de réaliser une estimation annuelle de la valeur de leurs véhicules d’investissement, et de désigner au moins deux directeurs indépendants au sein de leurs conseils. Les gérants devront désormais basculer leurs clients vers le fonds équivalent le moins cher de leur gamme et clarifier les facturations liées aux transferts d’un fonds à un autre.
Indice. La gestion active s’adapte de gré ou de force face aux critiques visant sa capacité à générer de l’alpha, c’est-à-dire à créer de la valeur par rapport à la gestion passive. Alors que le fonds de pension géant japonais GPIF songe à imposer à ses gestionnaires externes une rémunération liée à la performance, Fidelity a déjà consenti une tarification variable de ses fonds. AB (AllianceBernstein) se joint au mouvement, avec la gamme FlexFee de quatre fonds distribués aux états-Unis (actions US large caps et thématiques, obligations monde hors US et high yield US). Les commissions de gestion seront comparables à celles d’ETF si le gérant ne parvient pas à battre l’indice de référence (par année calendaire), soit 0,10 % pour le fonds US large caps. En cas de prouesses sur ce fonds, les frais pourront aller jusqu’à 1,10 %. Faut-il y voir le début d’un mouvement de fond pour le prix de la gestion active ?