La société d’assurance The West of England, spécialisée dans la Protection et l’Indemnisation (P&I), vient de vendre un immeuble d’exploitation, plus exactement son siège à Londres, détenu depuis 1980. Grâce à cette vente décidée avant le Brexit, l’institution va désormais pouvoir investir dans de l’immobilier de placement. Cette classe d’actifs devrait désormais représenter 10% des actifs de son portefeuille. L’investissement se fera via des fonds immobiliers qu’elle va sélectionner dans les prochains mois, en recherchant une diversification géographique et par type de biens. L’institution va ainsi intégrer des actifs illiquides dans son portefeuille de croissance. En plus de l’immobilier, elle envisage également d’investir dans un fonds infrastructures. L’allocation cible de l’ensemble de son portefeuille pour 2018 portera sur 700 millions de dollars (contre 630 millions aujourd’hui) qui seront investis à hauteur de 16.5% en cash/trésorerie, de 55% dans son portefeuille d’adossement comprenant des obligations de bonne qualité couvrant son passif, de 28.5% à 30% dans son portefeuille de croissance composé d’actions, d’obligations internationales, de titres high yield mais aussi de fonds immobiliers et infrastructures. Ces deux dernières classes d’actifs représenteront à terme 8.5% du total, soit un quart à un tiers du portefeuille de croissance. Thierry Brevet, responsable des investissements de la compagnie, détaillera sa stratégie à l’occasion du Forum de la Gestion institutionnelle organisé le 7 juin prochain, en intervenant dans le débat intitulé " Quelles différences de sensibilité et de stratégies chez les investisseurs institutionnels en matière d’allocation d’actifs et de diversification des portefeuilles ?»
Le service juridique du Conseil de l’UE – l’institution qui réunit les 28 Etats membres – vient de donner son feu vert au projet de cadre juridique propre pour les entreprises d’investissement proposé par la Commission européenne en 2017. Plusieurs Etats, dont la France, critiquaient le mode d’action choisi par la Commission pour amener les grandes entreprises d’investissement sous le contrôle du Mécanisme de supervision unique bancaire (MSU) : elle contourne le règlement MSU, qui ne peut être modifié qu'à l’unanimité ; et change seulement la définition d'«établissement de crédit» dans le règlement sur les fonds propres (CRR), qui ne nécessite que la majorité qualifiée. L’opinion du service juridique, obtenue par L’Agefi, précise toutefois que ce mode d’action est conforme à l’esprit des deux texte impliqués – qui ont bien été rédigé de façon à ce que le champ d’application des «établissements de crédit» dépende du règlement CRR.
Le groupe bancaire suisse Syz vient d'annoncer la nomination de Sédar Piller comme responsable du bureau zurichois Syz Independent Asset Managers, dédié aux gérants indépendants. Ce dernier est arrivé dans le groupe genevois en 2014, où il occupait le poste de senior relationship manager à Zurich avant d'être promu.
Le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) lance un appel d'offres portant sur deux lots pour des mandats de gestion active de small et mid caps françaises et européennes. Olivier Rousseau, membre du directoire de l'institution, nous avait également révélé il y a peu que le FRR devrait par ailleurs remettre en concurrence ses mandats actions sur l'Amérique du Nord et le Japon au deuxième semestre 2018.
Dans un arrêt du 13 avril 2018, la Cour d’appel de Versailles condamne la société Fiducial Gérance à payer aux associés d'une SCPI 800.000 euros à titre de dommages et intérêts pour « ne pas avoir vérifié la solvabilité du preneur » d’un immeuble. Pour la Cour, la SCPI a « perdu une chance de ne pas avoir investi ».
Dans le sillage de la publication de résultats supérieurs aux attentes au premier trimestre, l’action Amundi engrangeait vendredi près de 4% à la mi-séance. Le premier gérant d’actifs européen a vu son bénéfice net comptable bondir de 54,3% sur un an au premier trimestre 2018, à 221 millions d’euros. Dopé par l’acquisition de Pioneer, intégré dans les comptes depuis juillet 2017, ce résultat dépasse le consensus de 183 millions d’euros établi par FactSet. Les revenus du premier gérant d’actifs européen ont progressé de 49,3%, à 645 millions d’euros, un montant inférieur de 16 millions d’euros au consensus.
Le premier gérant d’actifs européen a publié un résultat net de 221 millions d’euros, contre un chiffre de 183 millions anticipé par le consensus FactSet.
Le dynamisme des marchés financiers au second semestre 2017, combiné à une collecte positive et à un mouvement de consolidation du secteur, a permis aux gestionnaires d’actifs européens d’enregistrer une hausse conséquente des commissions perçues, d’après un rapport publié hier par Moody’s. Les commissions ont augmenté de 12,7% au sein du groupe suivi par Moody’s Investors Service. Hors opérations de fusion-acquisition, la hausse des commissions atteint 6%. La collecte nette a atteint 135 milliards d’euros au second semestre 2017, contre 30 milliards un an plus tôt, et seules trois des 21 sociétés suivies ont affiché une décollecte sur la période.
L’ERAFP recherche 3 prestataires de services d’investissement afin qu’ils effectuent une gestion discrétionnaire de convictions non benchmarkée d’un portefeuille d’obligations crédit émergent dans le but d’obtenir le meilleur rendement possible tout en minimisant le risque de défaut. Il y a quelques semaines, Catherine Vialonga, directrice adjointe de l’institution, affichait son ambition d’ouvrir davantage le portefeuille à ce type d’actifs. Le processus de gestion consistera en la sélection d’obligations d’émetteurs privés et/ou quasi souverains appartenant à une région émergente dans le respect des dispositions ISR de l’ERAFP pour cette classe d’actif. La construction du portefeuille devra être réalisée par l’entreprise d’investissement essentiellement sur la base d’une analyse fondamentale de chaque émetteur et de chaque obligation en veillant à une diversification large et en minimisant le risque de défaut. Le portefeuille devra être géré en privilégiant la détention des titres jusqu’à leur maturité et en limitant le turn-over global. L’indice de comparaison de la performance du mandat est le JP Morgan CEMBI Broad Diversified ou tout autre indice équivalent qui pourra lui être substitué si nécessaire à l’initiative de l’ERAFP. Aucune limite d’écart de suivi (tracking error) ne sera fixée par rapport à l’indice de comparaison de la performance. L’univers d’investissement est composé d’obligations ou de titres de créances négociables : d’émetteurs privés ou quasi souverains appartenant à une région émergente (Asie hors Japon, Amérique Latine, Europe de l’Est, Moyen Orient, Afrique), essentiellement de catégorie «Investissement» (Investment Grade) et de titres de notation «Haut rendement» de bonne qualité (notation supérieure ou égale à BB -). Ils devront être libellés dans une des principales devises mondiales (USD, EUR, GBP). Mais l’univers sera également composé à titre accessoire : de trésorerie (qu’il est possible d’investir dans des OPCVM monétaires de droit européen), et d’instruments de couverture de taux ou de risques crédit (le gérant pourra, en fonction des conditions de marchés et de ses anticipations, couvrir le portefeuille contre le risque de taux et/ou de crédit). Aucune prestation de couverture du risque de change ne sera réalisée par le titulaire. Le présent marché aura 3 attributaires qui seront tous 3, pris individuellement, titulaires d’un mandat régi par les mêmes termes, lequel constituera le cahier des charges du marché. Toutefois, 2 de ces 3 mandats seront des mandats dits «stand-by». Le présent accord-cadre sera conclu sans montant minimum ni maximum. Cependant à titre indicatif, le montant initial des placements sera de l’ordre de 160 millions d’euros. L’objectif des placements sur les mandats à un horizon de 3 ans, sera de l’ordre de 300 millions d’euros. Les montants donnés le sont à titre purement indicatif et pourront être revus à la hausse ou à la baisse notamment en fonction des décisions du conseil d’administration de l’ERAFP, des anticipations de marché de l’ERAFP ou de la performance du gérant par exemple. La durée initiale du marché est de 5 ans à compter de la date de la notification du marché au titulaire, sauf résiliation anticipée selon les cas prévus dans le mandat. À l’expiration de cette durée initiale, le marché pourra être reconduit, à l’initiative de l’ERAFP, pour 2 périodes successives de 1 an portant la durée maximale du marché à 7 ans. Cette durée se justifie pour l’évaluation du titulaire sur plusieurs cycles économiques. Date limite de réception des offres ou des demandes de participation : le 24 mai 2018 à 12h Pour consulter l’avis complet, cliquer : ici.
La société de gestion, l’une des premières à avoir repassé la Manche, investit sur des prêts à la consommation et aux TPE via des plates-formes digitales.
Anne Richards, directrice générale de M&G, estime que la séparation d’avec Prudential Plc va lui permettre de se recentrer l’Europe et sur ses clients.
Cinq sur cinq. C’est le constat de relative stabilité, par rapport à 2016, pour les premiers gestionnaires de ce septième classement Fund Brand 50 des principales marques de la gestion d’actifs. Publié par le cabinet MackayWilliams, il est établi à partir d’entretiens menés tout au long de l’année auprès de mille sélectionneurs de fonds couvrant, pour des investisseurs tiers sur les dix principaux marchés en Europe, quelque 3.200 milliards d’euros d’actifs. Bien que son score total ait diminué pour la deuxième année consécutive, BlackRock est resté confortablement installé en 2017 devant ses rivaux les plus proches : JPMorgan et Fidelity.
Grandir. On a vanté les qualités des « small caps » en période de reprise, les collectes et succès de certains fonds début 2017. Les valorisations des petites capitalisations ont ainsi comblé leur retard sur celles du CAC 40, selon IDMidcaps : de 7 à 8 fois les bénéfices en 2011, elles seraient revenues autour de 13 à 14 fois. La société d’analyse précise qu’elles sont même devenues plus chères sur certains marchés comme l’Italie. Une situation atypique au regard d’une moindre liquidité appelant de facto une décote ? « Leur croissance, plus forte que celle des grandes capitalisations, et souvent d’origine interne, appelle une prime qui compense la décote d’illiquidité », rétorque Louis Albert, DG d’ID AM. Une note de Goldman Sachs souligne de son côté des retours réduits maintenant que le rattrapage a eu lieu.
Dans le cadre de sa participation aux Prix des Coupoles Distrib Invest, Loïc Kerever, directeur général des opérations chez Nortia, nous fait part de sa méthodologie en matière de développement et transmission des compétences. Parcours d'intégration, formations internes, management de projets, Nortia détaille sa vision de la culture "Happy at Work".