Le gestionnaire d’actifs Schroders a enregistré des souscriptions nettes record de 43,4 milliards de livres (50 milliards d’euros) en 2019, après des rachats de 9,5 milliards de livres en 2018. La collecte a été dopée grâce à la mise en œuvre de deux contrats avec Lloyds Banking Group signés en 2018. Ainsi, 32 milliards de livres de Scottish Widows, l’assureur vie de la banque Lloyds, ont été transférés à Schroders. Et 12,6 milliards de livres ont été investis dans Schroders Personal Wealth, la nouvelle joint-venture de gestion de fortune établie avec Lloyds. En outre, 30 milliards de livres supplémentaires vont être confiés par Scottish Widows dans le courant du premier semestre 2020.
L’Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (Erafp) confirme ses ambitions en termes de transition énergétique en s’engageant au sein de l’Alliance Net-Zero Asset Owner, initiative sous l’égide des Nations Unies. L’ERAFP formalise ainsi son engagement dans la décarbonation de son portefeuille, en vue d’atteindre la neutralité carbone de son portefeuille d’investissement d’ici 2050 et de contribuer ainsi à éviter une augmentation de la température mondiale supérieure à l’objectif de 1,5 degré fixé par l’Accord de Paris sur le climat.
Après Samsung, ThyssenKrupp, Bayer, Pernod Ricard... place à Twitter. Le fonds activiste Elliott qui aurait pris un milliard de dollars au capital du média social, selon la presse américaine, se serait donc trouvé une nouvelle cible. Le fondateur de Twitter, Jack Dorsey, aurait du souci à se faire. Le fonds activiste new-yorkais demanderait déjà des comptes au dirigeant qui, outre Twitter, est à la tête de Square, une fintech proposant un système de paiement mobile aux commerces et petites et moyennes entreprises. Au-delà d’un intérêt jugé insuffisant pour Twitter, c’est la volonté de Jack Dorsey d’aller vivre sur le continent africain dans le courant de cette année qui justifie son éviction pour Elliott. le fonds demande purement et simplement son départ. Le fonds activiste aurait déjà proposé au conseil d’administration de Twitter quatre candidats potentiels à des postes d’administrateurs.
On trouve plus de David que de femmes parmi les gestionnaires de fonds outre-Manche. La statistique prêterait à sourire si elle ne traduisait le profond retard de l’asset management en matière de mixité. Malgré les discours volontaristes, la situation ne s’est guère améliorée en vingt ans. La proportion de fonds d’investissement gérés par des femmes stagne autour de 14 % depuis 2000, révèle une étude de Morningstar publiée au début du mois, et la poussée de la gestion passive ou d’expertises en vogue n’y change rien. Quant aux minorités ou aux professionnels issus de milieux défavorisés, mieux vaut jeter un voile pudique sur leurs chances de faire carrière dans un métier qui s’est trop longtemps résumé à ses stars, mâles blancs diplômés des meilleures écoles et à l’étoile désormais déclinante.
Vanessa Robert, vice-présidente et senior credit officer du groupe Funds & Asset Management chez Moody's, revient sur les derniers mouvements du secteur et l'évolution de l'industrie.
Le gestionnaire d’actifs américain Fidelity Investments a enregistré en 2019 une hausse de 10% de son résultat d’exploitation, à 6,9 milliards de dollars, selon son rapport annuel publié mardi. Le groupe, engagé dans une guerre tarifaire aux Etats-Unis, affichait à fin décembre environ 3.200 milliards de dollars d’encours sous gestion, un bond de 26% en un an, aidé par la hausse des marchés. Fidelity a profité de l’engouement toujours vif pour la gestion passive et indicielle, avec des flux de 51 milliards de dollars vers ces expertises, auxquels s’ajoute une collecte nette de 121 milliards sur les fonds monétaires.
Le gestionnaire d’actifs américain Fidelity Investments a enregistré en 2019 une hausse de 10% de son résultat d’exploitation, à 6,9 milliards de dollars, selon son rapport annuel publié mardi. Le groupe, engagé dans une guerre tarifaire aux Etats-Unis avec ses grands rivaux tels que Vanguard, affichait à fin décembre environ 3.200 milliards de dollars d’encours sous gestion, un bond de 26% en un an bien aidé par la hausse des marchés.
La néo-banque espagnole MyInvestor, qui fait partie du groupe Andbank, va commercialiser des fonds indexés de Vanguard, iShares (BlackRock) et d’Amundi auprès de ses clients. Les produits concernés répliquent les principaux indices des classes d’actifs actions et obligataires dans différentes devises. MyInvestor a indiqué avoir conclu un accord privé avec Vanguard et iShares afin de supprimer les barrières d’entrée de ces produits. Habituellementun minimum de 100.000 euros est requis pour investir dans les fonds de Vanguard tandis que les parts des fonds iShares nécessitent un ticket d’entrée allant de 5.000 euros à un million d’euros.
Après son mariage dans les taux avec Ostrum, La Banque Postale veut doubler la taille de ses stratégies actions et thématiques via la croissance organique et des acquisitions.
Marié à LBPAM, le futur Ostrum ne sera pas dédié à la seule gestion de taux pour les assureurs. Les deux banques conserveront des actifs de leurs filiales respectives.
Natixis a démenti l’existence d’une clause de renégociation de son partenariat avec H2O au bout de dix ans. Dans une dépêche publiée vendredi, Bloomberg écrit que le comité de direction de Natixis prévoit de revoir les conditions de sa relation avec H2O Asset Management. Le groupe bancaire français détient la moitié du capital de la boutique dirigée par Bruno Crastes qui a connu quelques remous en juin dernier. Selon l’agence de presse, une clause de révision présente à l’accord signé il y a dix ans permet aux deux protagonistes de changer une partie des termes du partenariat et pourrait déterminer l’avenir de la relation entre Natixis et H2O. Contacté par NewsManagers, un porte-parole de Natixis affirme qu’«il n’existe pas de clause de renégociation au bout de 10 ans».
L’Union Financière de France (UFF) a annoncé une modification de sa gouvernance à la suite du départ de sa directrice générale déléguée, Karyn Bayle. Le départ de la dirigeante sera effectif à compter du 29 février 2020. Contactée par L’Agefi Actifs, l’UFF n’a pas souhaité apporter de précisions sur cette information, précisant tout de même que la décision avait été prise d’un commun accord. Le futur directeur général délégué travaillera aux côtés de Julien Brami, directeur général de l’UFF et Patrick Butteau, également directeur général délégué. Si le processus de recrutement est bien lancé, il n’est pour le moment qu'à l'état de réflexion.
Huit mois après son annonce, le rapprochement d’Ostrum AM, la principale société de gestion de Natixis, avec La Banque Postale Asset Management (LBPAM) commence à prendre forme. Le projet de mariage a été présenté hier aux élus du personnel d’Ostrum, et ce vendredi matin à ceux de LBPAM.