Le gérant d’actifs américain Oaktree Capital Management cherche à lever 15 milliards de dollars pour un fonds de dettes distressed (en difficulté), selon Reuters et Bloomberg. Les bouleversements provoqués par la pandémie de coronavirus ont fait plonger les valorisations des sociétés, permettant aux gros fonds de dette décotée de potentiellement acquérir des actifs à meilleur prix.
Le Conseil de Stabilité Financière (FSB) a envoyé une lettre aux ministres des finances ainsi qu’aux gouverneurs des banques centrales des pays membres du G20 en amont de leur rencontre virtuelle prévue aujourd’hui. Cette missive revient sur la double problématique à laquelle le système financier international doit répondre avec la pandémie de Covid-19. A savoir, un besoin de crédit qui augmente de façon significative pour faire face à cette période d’activité très restreinte et l’incertitude sur la valorisation des actifs, qui complique les opérations de marché et l’intermédiation financière.
Carmignac a recruté Gautier Ripert au poste de directeur des opérations: il sera responsable du modèle opérationnel, des données et des solutions IT, ainsi que des services middle-office et technologie. Il rejoint également le comité de développement stratégique de Carmignac. Christophe Péronin occupait jusqu’ici cette fonction en plus de celle de directeur général délégué, sur laquelle il va désormais se concentrer. Gautier Ripert était précédemment responsable mondial des opérations chez Axa Investment Managers (lire également en rubrique Nominations).
Les OPCVM de droit français ont mis fin à leur mouvement de collecte en enregistrant 58 milliards d’euros de sorties nettes en mars, en pleine crise du coronavirus, selon les statistiques mensuelles d’EuroPerformance. La décollecte affecte principalement les fonds de trésorerie avec 47,4 milliards d’euros de retraits, suivis des fonds obligataires (-7,1 milliards), de performance absolue (-2,7 milliards) et diversifiés (-1,4 milliard). Les fonds actions font partie des rares catégories de véhicules à souscriptions positives, avec 1,1 milliard d’euros de flux nets.
GAM Holding a perdu plus de 20 milliards de francs d’encours au premier trimestre, ramenant ses actifs sous gestion à 112,1 milliards de francs (106 millions d’euros) à fin mars, a-t-il annoncé mardi. La décollecte nette de 6,5 milliards d’euros de l’activité de gestion d’actifs a plus qu’occulté les flux net de 1,2 milliard dans les activités pour le compte d’autres gérants. Le groupe va réduire ses effectifs de 17%, à environ 680 personnes en équivalent temps plein. Les rémunérations fixes vont aussi baisser. GAM compte économiser 65 millions de francs au total cette année, après avoir annoncé en février un programme d'économies de 35 millions de francs.
Carmignac a recruté Gautier Ripert au poste de directeur des opérations. Le nouveau venu est responsable du modèle opérationnel, des données et des solutions IT, ainsi que des services middle-office et technologie. Il rejoint également le comité de développement stratégique de Carmignac. C’est Christophe Péronin qui occupait jusqu’ici cette fonction en plus de celle de directeur général délégué, sur laquelle il va désormais se concentrer.
Carmignac vient de nommer Gautier Ripert au poste de directeur des opérations. Il sera responsable du modèle opérationnel, des données et des solutions IT, ainsi que des services Middle-Office et Technologie de la société de gestion. Il rejoint également son comité de développement stratégique.
GAM Holding a perdu plus de 20 milliards de francs d’encours au premier trimestre, ramenant ses actifs sous gestion à 112,1 milliards de francs (106 millions d’euros) à fin mars, a annoncé ce mardi le gestionnaire suisse d’actifs alternatifs. La décollecte nette de 6,5 milliards d’euros de l’activité de gestion d’actifs a plus qu’occulté les flux net de 1,2 milliard dans les activités pour le compte d’autres gérants (private labelling).
Les OPCVM de droit français ont mis fin à leur mouvement de collecte en enregistrant 58 milliards d’euros de de sorties nettes en mars, en pleine crise du coronavirus, selon les statistiques mensuelles d’EuroPerformance publiées ce mardi.
SoftBank a annoncé qu’il allait essuyer une perte d’exploitation annuelle de 12,5 milliards de dollars, soit la plus forte jamais enregistrée, après que son fonds d’investissement de 100 milliards de dollars a été touché par les turbulences des marchés provoquées par l’épidémie de coronavirus, rapporte le Financial Times. Le fonds technologique a perdu 16,7 milliards de dollars en raison d’un «environnement de marché qui s’est détérioré». Ce déclin a été amplifié par des dépréciations de 800 milliards de yens sur les investissements de SoftBank en dehors du Vision Fund, y compris dans le groupe d’espaces de coworking WeWork, lourdement déficitaire.
Ces investisseurs institutionnels vont investir dans des fonds de Place dédiés aux PME-ETI et à la santé. Ils seront ouverts à de nouveaux gestionnaires d'actifs.
Ouverture. La banque JPMorgan a annoncé, le 3 avril, acheter à Shanghai International Trust Co les 49 % de sa participation dans leur coentreprise de fonds communs, China International Fund Management Co. JPMorgan AM n’a pas perdu de temps : le 1er avril, le régulateur chinois avait en effet annoncé un assouplissement des règles dans le secteur de la gestion d’actifs. Il est désormais possible aux entreprises étrangères d’installer en Chine des filiales de gestion financière ou de banque d’investissement. S’ils détenaient déjà des participations dans des coentreprises locales, avec un groupe chinois, les acteurs étrangers peuvent désormais les contrôler à 100 %. Le jour de l’annonce, BlackRock et Neuberger Berman demandaient des licences pour installer une activité de gestion collective en Chine. La concurrence s’annonce féroce.
Résilience. DBRS Morningstar souligne que la crise du coronavirus constitue « un vent contraire de plus pour le secteur de la gestion d’actifs », sur fond de repli des commissions perçues. Repli accéléré si baisse des valorisations et collecte négative se conjuguent. Alors que la capacité de résistance des asset managers se fonde notamment sur la diversité de la clientèle ou de l’offre de produits, le risque existe de voir des petits acteurs « devenir financièrement non viables ». De quoi renforcer le mouvement de consolidation. Pour autant, DBRS Morningstar relève que les gestionnaires actifs peuvent faire de ce défi une opportunité, en démontrant leur capacité à battre les indices. Peu y sont parvenus ces dernières années, concèdent les analystes de l’agence de notation.
L'institution veut participer à la mobilisation de la Place pour aider les entreprises et secteurs en difficulté, en particulier les acteurs de la santé.