Le fabricant de puces Broadcom a retiré aujourd’hui son offre de 117 milliards de dollars (94,5 milliards d’euros) sur l’américain Qualcomm, deux jours après le veto opposé par le président américain Donald Trump à cette transaction. Broadcom va aussi retirer la liste de candidats au conseil d’administration de Qualcomm qu’il comptait proposer lors de l’assemblée générale des actionnaires du groupe américain. Le groupe de Singapour prévoit cependant de poursuivre ses projets visant à se domicilier de nouveau aux Etats-Unis.
Sovcombank a annoncé hier un accord pour acquérir son rival Rosevrobank, dans une opération qui créera l’une des plus importantes banques du secteur privé en Russie avec plus de 1.000 milliards de roubles (14 milliards d’euros) d’actifs. La consolidation dans le secteur bancaire russe n’en est qu’à ses débuts alors que des taux d’intérêts en baisse et une croissance atone du crédit met les marges des banques sous pression. Trois des plus importantes banques à capitaux privés ont été nationalisées l’an dernier faute de fonds propres suffisants. Fitch Ratings s’attend à ce que le nombre de banques russes passe de plus de 500 à environ 300 au cours des trois prochaines années.
Les tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium pourraient pousser le Brésil à s’opposer à toute opération entre Embraer et Boeing, indiquait hier Bloomberg citant un conseiller du président Michel Temer. Le Brésil dispose d’une «golden share» chez Embraer, une ancienne société publique qui est l’un des fournisseurs de l’armée brésilienne. Boeing négocie depuis des mois un rapprochement avec Embraer pour contrer l’alliance entre Bombardier et Airbus, et les médias locaux évoquaient un accord ce mois-ci. Michel Temer pourrait également s’opposer à un accord sur la circulation aérienne entre les deux pays. 33% des exportations brésiliennes d’acier sont à destination des Etats-Unis.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a signé hier un décret interdisant le projet de rachat du fabricant américain de semi-conducteurs Qualcomm par son concurrent Broadcom, basé à Singapour, pour des motifs de sécurité nationale. La décision de Donald Trump intervient après une enquête du Comité des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS), qui examine les investissements susceptibles d’avoir des implications en termes de sécurité nationale, et sur une recommandation de celui-ci. Qualcomm avait auparavant rejeté l’offre à 117 milliards de dollars (95 milliards d’euros) de Broadcom.
Le brésilien Fibria, le premier producteur mondial de pulpe de bois, utilisée dans la production de papier, fait l’objet de deux offres concurrentes, rapportaient hier les agences Bloomberg et Reuters. Le néerlandais Paper Excellence, détenu par la famille indonésienne Wijaya et disposant de centres de production au Canada et en Europe, a fait une offre valorisant la société 40 milliards de réaux (9,95 milliards d’euros), entièrement en numéraire. Un autre producteur brésilien de pulpe de bois, Suzano, proposerait de son côté une fusion-acquisition en cash et en actions.
Le parquet de Paris a classé sans suite la plainte d’Anticor qui accusait l’Etat d’avoir renoncé à un gain de 350 millions d’euros lors de la fusion du groupe français Alstom avec l’allemand Siemens, rapportait hier l’AFP de source proche du dossier. Cette plainte, qui visait des faits présumés de détournement de biens par la négligence d’une personne dépositaire de l’autorité publique, a été classée fin février pour absence d’infraction, selon cette source. Une décision «incompréhensible», a dénoncé Anticor. L’association reprochait à l’Etat d’avoir renoncé à son droit d’acheter 20% d’actions Alstom, détenues par Bouygues, au moment de la fusion des activités ferroviaires d’Alstom et Siemens, laissant Bouygues empocher au moins 350 millions d’euros de dividendes.
Le spécialiste de la fibre optique Lumentum Holdings, qui fournit des technologies 3D pour iPhones, va racheter le fabricant de composants optiques Oclaro pour environ 1,7 milliard de dollars (1,38 milliard d’euros). Le prix proposé est de 9,99 dollars par action, dont 5,60 dollars en numéraire et 0,0636 action Lumentum, soit une prime de 27,3% par rapport au cours de clôture d’Oclaro vendredi.
Le spécialiste de la fibre optique Lumentum Holdings, qui fournit des technologies 3D pour iPhones, va racheter le fabricant de composants optiques Oclaro pour environ 1,7 milliard de dollars (1,38 milliard d’euros). Le prix proposé est de 9,99 dollars par action, dont 5,60 dollars en numéraire et 0,0636 action Lumentum, soit une prime de 27,3% par rapport au cours de clôture d’Oclaro vendredi.
Déjà adepte d’une approche multi-boutiques dans la gestion d’actifs, Natixis réplique cette stratégie au conseil en fusions et acquisitions. La filiale de BPCE annonce ce lundi non pas une, mais trois opérations financières : la prise d’une part minoritaire au capital du français Clipperton par le biais de Natixis Partners, l’achat de 51% de la boutique londonienne Fenchurch Advisory Partners, et l’entrée comme actionnaire majoritaire du sino-britannique Vermilion Partners. Le prix des trois transactions est tenu secret, mais leur impact cumulé sur le ratio de fonds propres durs (CET1) sera limité à 8 points de base.
L’autorité boursière espagnole a donné son feu vert à l’offre de rachat de Hochtief sur le concessionnaire d’autoroutes espagnol Abertis, ce qui ouvre une période d’un mois au cours de laquelle Hochtief et son rival italien Atlantia peuvent chacun améliorer leur offre. La société allemande a précisé qu’elle vendrait la participation de 34% d’Abertis dans l’opérateur télécoms espagnol Cellnex si son offre l’emportait. Aux cours de clôture de vendredi, l’offre de Hochtief valorise Abertis à environ 18,2 milliards d’euros tandis que celle d’Atlantia la valorise autour de 17,1 milliards.
Le spécialiste du redressement d’entreprises Melrose Industries a relevé aujourd’hui son offre non sollicitée sur GKN à 8,1 milliards de livres (9,1 milliards d’euros), en augmentant la partie en actions. Melrose propose 81 pence en numéraire par titre GKN, soit un montant identique à celui de l’offre précédente, plus 1,69 nouvelle action Melrose, contre 1,49 action auparavant. Melrose a précisé que cette nouvelle offre améliorée par rapport à la précédente, qui était à 7,4 milliards de livres, constitue son ultime proposition.
Le géant américain des semi-conducteurs Intel s’est dit hier concentré sur l’intégration de ses récentes acquisitions, en réaction à un article du Wall Street Journal selon lequel il réfléchit à une offre sur Broadcom. D’après le quotidien, la volonté de Broadcom de racheter Qualcomm fait craindre à Intel la naissance d’un concurrent de taille quasiment équivalente à la sienne, ce qui l’a amené à envisager diverses pistes en termes d’acquisition, y compris celle menant à Broadcom. Intel a acheté Mobileye, spécialiste de la technologie pour véhicules autonomes, l’an dernier et Altera, fabricant de puces programmables, fin 2015.
General Electric réfléchit à la vente d’une activité ingénierie électrique que le conglomérat industriel américain avait acquis en 2011 pour 3,2 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros), le groupe poursuivant ainsi la vaste réorganisation de son périmètre, indique Reuters citant quatre sources proches du dossier. En achetant Converteam il y a sept ans, le groupe avait voulu renforcer sa présence dans l'énergie, à l'époque sa division la plus rentable, représentant un quart de son chiffre d’affaires, mais la demande pour les produits de cette division a depuis fortement baissé. Converteam, renommé GE Power Conversion en 2012, perdrait de l’argent et devrait, en cas de vente, se traduire par une moins-value pour GE.
C’est, en milliards de dollars, le montant qu’Axa devrait dépenser (12,4 milliards d’euros), en numéraire, pour mettre la main sur le groupe XL, un spécialiste de l’assurance-dommages des entreprises et de la réassurance coté à Wall Street. Il s’agit de la plus importante acquisition d’Axa depuis le rachat de Winterthur en 2006 (8,9 milliards d’euros). Le prix de la transaction étant jugé élevé, le titre Axa a lourdement chuté à l’annonce de l’opération.
Bayer a annoncé mercredi être en négociations exclusives avec BASF pour lui céder son activité de semences de légumes, une opération qui pourrait l’aider à obtenir l’aval de la Commission européenne à l’achat de Monsanto. «A travers cette initiative et d’autres projets associés, Bayer est convaincu de répondre à toutes les préoccupations de la Commission européenne», a déclaré le groupe allemand. Bruxelles doit rendre sa décision sur Monsanto le 5 avril au plus tard. En octobre dernier, Bayer avait déjà accepté de céder certaines activités de semences et d’herbicides non sélectifs à BASF pour un montant de 5,9 milliards d’euros.
Bayer a annoncé mercredi être en négociations exclusives avec son concurrent BASF en vue de la cession de son activité de semences de légumes, une opération qui pourrait l’aider à obtenir l’aval de la Commission européenne au rachat de Monsanto. «A travers cette initiative et d’autres projets associés, Bayer est convaincu de répondre à toutes les préoccupations de la Commission européenne», a déclaré le groupe allemand. Bruxelles, qui craint que l’acquisition de Monsanto engendre des pressions sur les agriculteurs, doit rendre sa décision sur le projet d’acquisition du groupe américain par Bayer le 5 avril au plus tard.
Korian a démenti mardi matin toute discussion concernant l’achat de l’entreprise par une société d’investissement. «Suite à une rumeur de presse, la société Korian indique qu’elle n’est à ce jour en discussion avec aucun fonds concernant un rachat de la société», selon un communiqué du groupe de maisons de retraite. L’action avait gagné 8,8% lundi, suite à une dépêche de Bloomberg indiquant que Korian suscitait l’intérêt de fonds tels que PAI Partners et KKR. L’action a corrigé de 6,1% hier, à 27,20 euros.
Fnac Darty a annoncé mardi la nomination de Peggy Vendel au poste de responsable M&A (fusions-acquisitions) du groupe. Elle sera également en charge du pôle innovation et sera rattachée à la direction de la stratégie du groupe. Diplômée de l’Université Paris-Dauphine, Peggy Vendel a passé l’essentiel de sa carrière chez Edmond de Rothschild Corporate Finance où elle a participé à une vingtaine d’opérations de M&A «avec une forte spécialisation dans le domaine du retail», comme la cession de Gérard Darel et du groupe SMCP, ainsi que l’ouverture du capital de Sonia Rykiel.