Le groupe italien Generali et Peter Kraus, l’ancien président et directeur général d’AllianceBernstein et co-responsable mondial de la gestion d’actifs de Goldman Sachs, lancent Aperture Investors, une nouvelle société de gestion basée à New York. Generali investira jusqu’à 4 milliards de dollars dans des stratégies d’investissement. Aperture Investors compte se distinguer par un modèle de facturation et de rémunération différent par rapport aux pratiques du secteur. Ainsi, la société de gestion appliquera des frais similaires à ceux des ETF ; ceux-ci seront amenés à augmenter si les gérants battent leurs indices. Dans le même temps, les gérants percevront une rémunération fixe modeste et ne pourront gagner davantage que s’ils surperforment. En parallèle, un mécanisme différé de provisions permettra aux clients d’Aperture Investors de recevoir la rémunération non versée aux gérants. « Il s’agit d’une rupture par rapport au modèle traditionnel où les gérants sont rémunérés par rapport au niveau des actifs », souligne Aperture dans un communiqué. Les équipes de gestion pourront percevoir jusqu’à 35 % des frais liés à la performance de la société payés sur la performance réalisée, soit 10,5 % de la surperformance totale, peut-on lire sur le site internet de la société. « Il y a actuellement trop de gérants actifs qui gèrent trop d’argent. Les frais fixes et le manque de réelles contraintes de capacités ont depuis longtemps incité les gérants à faire croître leurs actifs sous gestion plutôt qu’à surperformer », estime Peter Kraus, président et CEO d’Aperture Investors. « Cette structure a conduit à des années de faibles performances qui ont érodé la confiance des clients dans la gestion active. Nous avons l’intention de changer cela en alignant les incitations des gérants et des clients autour de la surperformance », poursuit-il. Pour Generali, « Aperture Investors est une étape supplémentaire importante dans la stratégie multi-boutiques lancée l’an dernier », selon Tim Ryan, CEO de Generali Asset Management. En plus de Peter Kraus, la nouvelle société se compose déjà de 15 professionnels, dont, pour la gestion, Peter Marber, gérant d’Aperture New World Opportunities, qui a précédemment travaillé pour Loomis, Sayles & Company, HSBC et Wassertain & Co., et Simon Thorp, gérant du fonds Aperture Credit Opportunieis, qui était précédemment directeur du KKR Credit.
Uber fait craindre une montée de la concurrence dans les services de livraison de repas. Les actions du britannique Just Eat et de l’allemand Delivery Hero sont en nette baisse ce matin sur leur marché respectif à la suite d’une information de Bloomberg indiquant qu’Uber discute du rachat de Deliveroo. A Londres, le cours de Just Eat chute de 7,40% en fin de matinée, tandis que Delivery Hero cède un peu plus de 2% à Francfort. Deliveroo est le principal concurrent de Just Eat au Royaume-Uni.
Total a annoncé hier avoir racheté la start-up française G2mobility, spécialisée dans les solutions de recharge pour véhicules électriques. Le groupe pétrolier a acquis 100% du capital de la jeune pousse tricolore suite à un accord signé avec ses actionnaires historiques, dont Bpifrance et le fabricant de câbles Nexans. Créée en 2009, G2mobility développe et commercialise des solutions de recharges avec un réseau de près de 10.000 bornes géré par une plate-forme centrale de services.
EP Global Commerce (EPGC), véhicule d’investissement de l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, a entrepris d’acheter une part supplémentaire du capital du groupe allemand de distribution Metro auprès de Ceconomy, dont il va reprendre la quasi-intégralité de la participation, ont annoncé jeudi les différentes parties. Ceconomy, qui s’est allégé dans Metro l’an dernier tout en conservant 10% du capital, a précisé qu’EP Global Commerce allait en acheter 9% en deux temps, 3,6% pour commencer avec une option sur le reste à exercer dans neuf mois.
Total a annoncé ce matin avoir racheté la startup française G2mobility, spécialisée dans les solutions de recharge pour véhicules électriques. Le groupe pétrolier a acquis 100% du capital de la jeune pousse tricolore à la suite d’un accord signé avec ses actionnaires historiques, dont Bpifrance et le fabricant de câbles Nexans.
Le Takeover Panel, le gendarme des fusions-acquisitions au Royaume-Uni, a annoncé qu’il ouvrirait vendredi une procédure d’enchères sur Sky, afin de mettre un point final à la bataille entre 21st Century Fox et Comcast pour la prise de contrôle du groupe britannique de télévision payante. Cette procédure d’enchères consistera en trois tours au maximum, a précisé le régulateur. L’offre retenue sera annoncée samedi. La capitalisation boursière de Sky s'élève à plus de 27 milliards de livres sterling (plus de 30 milliards d’euros) et il est probable que l’offre gagnante dépassera ce montant.
Linde serait disposé à vendre pour environ 200 millions de dollars (171 millions d’euros) d’actifs supplémentaires au consortium formé par l’allemand Messer Group et CVC afin d’obtenir l’aval des autorités américaines à son projet de fusion à 83 milliards de dollars avec l’américain Praxair, rapportent Reuters et Bloomberg qui ont eu accès aux documents présentés par Messer et CVC à leurs prêteurs. Une autre usine de Linde à La Port, au Texas, devrait être vendue ultérieurement mais la Commission fédérale du commerce (FTC, Federal Trade Commission), qui examine le dossier aux Etats-Unis, a accepté de donner davantage de temps aux groupes allemand et américain pour cette opération.
HNA Group discute avec des banques en vue de trouver un acquéreur pour sa filiale de logistique CWT, neuf mois après l’acquisition de cette société singapourienne pour un milliard de dollars (856 millions d’euros), rapporte Reuters citant plusieurs sources proches du dossier. Le conglomérat chinois souhaiterait conserver une participation au sein de CWT, dont il a finalisé l’acquisition en décembre dernier par l’intermédiaire de sa filiale à 100% HNA Belt and Road Investments Singapore.
HNA Group discute avec des banques en vue de trouver un acquéreur pour sa filiale de logistique CWT, neuf mois après l’acquisition de cette société singapourienne pour un milliard de dollars (856 millions d’euros), rapporte Reuters citant plusieurs sources proches du dossier. Le conglomérat chinois souhaiterait conserver une participation au sein de CWT, dont il a finalisé l’acquisition en décembre dernier par l’intermédiaire de sa filiale à 100% HNA Belt and Road Investments Singapore.
Linde serait disposé à vendre pour environ 200 millions de dollars (171 millions d’euros) d’actifs supplémentaires au consortium formé par l’allemand Messer Group et CVC afin d’obtenir l’aval des autorités américaines à son projet de fusion à 83 milliards de dollars avec l’américain Praxair, rapportent reuters et Bloomberg qui ont eu accès aux documents présentés par Messer et CVC à leurs prêteurs.
La Financière de l’Echiquier (LFDE) a annoncé ce mardi le recrutement de John Korter en tant que «patron pays» pour l’Allemagne et l’Autriche à compter du 17 septembre. Il aura pour mission de piloter le développement des activités commerciales sur ces deux pays sous la responsabilité de Christophe Mianné, directeur général. Avant de rejoindre LFDE, John Korter était, depuis 2012, directeur du développement commercial d’Ethénea pour l’Allemagne et l’Autriche.Cette nomination succède à celle de Philip Piltz, le 4 juin dernier, en tant que responsable commercial pour l’Allemagne et l’Autriche et s’inscrit dans le cadre d’un plan de développement en Europe.Présente en Allemagne depuis 2007, LFDE a ouvert un bureau à Francfort et fait ses premiers pas sur le marché autrichien en 2015. La société y commercialise aujourd’hui six fonds actions, notamment des fonds small et mid cap, deux fonds diversifiés et un fonds quantitatif, à destination des distributeurs et des investisseurs institutionnels. « Nous sommes très heureux de l’arrivée de John Korter au sein de nos équipes de développement. Sa présence à nos côtés est un atout clé pour accélérer notre développement en Allemagne et en Autriche, des relais de croissance stratégiques pour La Financière de l’Echiquier », indique Christophe Mianné, directeur général de LFDE, cité dans un communiqué.
Les investisseurs sont de plus en plus prudents, avec 5,1 % de cash en moyenne dans leur portefeuille en septembre contre 5% au mois d’août et 4,7% le mois précédent, selon le dernier Fund Manager Survey de BofA Merrill Lynch réalisé entre les 7 et 13 septembre auprès d’un échantillon de 244 participants représentant un encours cumulé de 742 milliards de dollars. Ce niveau est un plus haut depuis 18 mois. En même temps, l’allocation aux actions américaines grimpe de 2 points avec une surpondération nette de 21%, la plus importante depuis janvier 2015; les États-Unis sont la région la plus favorisée au monde pour le deuxième mois consécutif, les investisseurs achetant de la croissance plutôt que des valorisations, tant au niveau régional que sectoriel.La rotation de septembre montre que les investisseurs vendent les marchés émergents, les banques et le secteur des matériaux en faveur du Japon, du secteur de la santé et de l’industrieL’allocation aux actions mondiales a glissé de 11 points pour une surpondération nette de 22%, proche des niveaux de juillet, soit parmi les plus bas des 18 derniers mois. En effet, 24% net des investisseurs interrogés s’attendent à un ralentissement de la croissance mondiale l’an prochain, contre 7% en août, et aux pires perspectives de l'économie mondiale depuis décembre 2011. L’allocation aux actions des marchés émergents recule de 9 points pour atteindre une sous-pondération nette de 10%, la plus faible depuis mars 2016. BofAmerica Merrill Lynch note d’ailleurs qu’il s’agit d’un renversement massif par rapport à la surpondération nette de 43% en avril 2018.Le pourcentage net de participants à l’enquête déclarant que l’or est sous-évalué a atteint son plus bas niveau jamais enregistré depuis 17 ans, soit 19%, en baisse de 8 points de pourcentage par rapport à août.
Dans une interview au Financial Times fund management, Marie Dzanis, récemment nommée responsable Europe, Moyen-Orient et Afrique au sein de Northern Trust Asset Management, reconnaît que la société de gestion n’est pas très connue en Europe, alors qu’elle est l’une des principales au monde avec près de 1.000 milliards de dollars d’actifs. NTAM, qui affiche plus de 575 milliards de dollars d’encours en gestion passive et 370 milliards en gestion active, ne dévoile pas la part de ses encours en Europe. Marie Dzanis, qui s’est installée à Londres pour son nouveau poste, a du pain sur la planche pour accroître la notoriété de NTAM en Europe. Elle confie que plusieurs recrutements vont être réalisés, dont un directeur de la stratégie d’investissement qui sera basé aux Pays-Bas. La société va aussi embaucher en Irlande où elle a des bureaux, ainsi qu’au Royaume-Uni.
Selon les informations de Capital Finance, le fonds Astorg pourrait venir animer prochainement le marché de l’aéronautique avec l’officialisation de la prise de contrôle du sous-traitant nantais Aries Alliance. Ce leader mondial des techniques de formage des panneaux de fuselage et d’ailes, dont la valorisation atteindrait près de 300 millions d’euros, aurait aussi intéressé des investisseurs comme Tower Brook ainsi qu’un consortium bâti autour d’IDI et du Groupe Chevrillon. Ces deux derniers avaient déjà agi de concert pour racheter Alkan, le fabricant français de systèmes d’emports et d’éjection pour l’aéronautique, il y a près d’un an.
L’année 2018 se présente sous les meilleurs auspices pour l’actionnariat salarié en France. A fin juin 2018, les entreprises du SBF 120 ont en effet annoncé 26 opérations d’actionnariat salarié, selon une étude présentée hier à la presse par Eres, le spécialiste de l’actionnariat salarié et de l’épargne salariale. Ce chiffre est en hausse de 37% par rapport à la même période de 2017, date à laquelle seules 19 opérations avaient été enregistrées. « 2018 s’annonce comme un grand cru pour l’actionnariat salarié », a avancé Olivier de Fontenay, directeur général d’Eres.Une bonne nouvelle après un exercice 2017 mitigé. « Le bilan de l’année 2017 est en demi-teinte pour l’actionnariat salarié », n’a pas caché Olivier de Fontenay. De fait, la part des entreprises du SBF 120 ayant un dispositif collectif d’actionnariat salarié ne cesse de baisser depuis 2012 pour s’établir à 73,5% à fin 2017 contre 82% en 2013. « C’est la preuve que l’actionnariat salarié ne se porte pas si bien en France », a constaté Olivier de Fontenay. De même, la part du capital détenue par les salariés (hors dirigeants) est passé de 2,9% en 2012 à 2,2% en 2017. Enfin, le taux de démocratisation (à savoir le pourcentage de salariés actionnaires par rapport au nombre de salariés total) a également diminué pour s’établir à 39% fin 2017 contre 50% en 2012. « La baisse de ces indicateurs est liée, notamment, à l’instabilité et l’alourdissement de la fiscalité sur les programmes d’attributions gratuites d’actions, a expliqué le directeur général d’Eres. En 2017, nous avons comptabilisé 5 plans collectifs d’attributions contre 11 en 2012. En outre, la hausse du forfait social de 8% à 20% a diminué les budgets d’abondement, rendant ainsi les plans d’attributions gratuites beaucoup moins attractifs. »Le tableau est pourtant loin d’être aussi noir pour l’actionnariat salarié en France. En 2017, 28 entreprises du SBF 120 (soit 23%) ont en effet réalisé 32 opérations d’actionnariat salarié (augmentation de capital réservée aux salariés ou cession d’actions), note Eres dans son étude. Un chiffre en-deçà du record de 35 opérations enregistrées en 2016 mais qui reste « supérieur à la moyenne observée depuis 2006, soit 30 opérations par an », a expliqué Olivier de Fontenay. Mieux, l’an dernier, le montant total des opérations réalisées a atteint le niveau record de 2,7 milliards d’euros, bien au-dessus de la moyenne de 2 milliards d’euros depuis 2012. « Les opérations d’actionnariat salarié ont représentées 19% de la valeur de l’ensemble des offres publiques réalisées en 2017 en France », a souligné Olivier de Fontenay. Autre indicateur satisfaisant : le montant moyen des opérations frôle désormais les 100 millions d’euros (99,6 millions d’euros exactement), contre une moyenne de 79,5 millions d’euros depuis 2012.Autre enseignement notable : la performance des programmes d’actionnariat salarié se maintient à un niveau très satisfaisant, à en croire Eres. De fait, sur 175 opérations d’actionnariat salarié réalisées par les entreprises du SBF 120 entre 2006 et 2012, les salariés ont été gagnants dans 80% des cas sans abondement, avec le dividende et la décote, « alors qu’un actionnaire individuel normal aurait été gagnant dans 71% des cas seulement », note l’étude d’Eres. Avec un taux d’abondement de 100%, les salariés auraient été gagnants dans 95% des cas au bout de 5 ans.L’étude Eres s’est également attardée sur la place de l’actionnariat salarié dans les sociétés non cotées. Et force est de constater que ce dispositif reste encore limité en France. Sur la base d’une étude de 2016 menée par Opinionway auprès de 700 entreprises de 20 à 100 salariés, seulement 4% d’entre elles avaient mis en place un dispositif d’actionnariat salarié. « La France est clairement en retrait dans ce domaine par rapport au reste de l’Europe », a noté Matthieu Chauvin, directeur commercial d’Eres. Surtout, seules 5% des entreprises envisagent de mettre en place un tel dispositif à l’avenir. Les dirigeants s’inquiètent notamment de potentiels problème de confidentialité en interne, de problèmes de gouvernance et de dilution du pouvoir et, enfin, des conséquences en cas de transmission de l’entreprise. Pour autant, en 2017, l’étude d’Eres souligne que 52 entreprises ont tout de même réalisé 74 opérations d’actionnariat salarié en 2017. Eres a également constaté que pour la majorité des entreprises non cotées, l’entrée d’un nouvel actionnaire est à l’origine de 54% des opérations d’actionnariat salarié.
L’autorité de la concurrence en Grande-Bretagne (CMA) a annoncé aujourd’hui l’ouverture d’une enquête approfondie sur l’acquisition d’Asda, filiale de Walmart, par Sainsbury’s pour 7,3 milliards de livres (8,22 milliards d’euros), les deux chaînes de supermarchés ayant des magasins proches dans des centaines d’endroits. La CMA craint des hausses de prix ou une dégradation de la qualité de services dans les zones commerciales où les deux chaînes sont présentes.
Réunis hier à l’ACPR, représentants de la BCE et banquiers ont mesuré le chemin à faire pour finaliser l’Union bancaire et relancer les fusions transfrontalières en Europe.
Nestlé, Unilever et Coca-Cola font partie des candidats ayant soumis des offres à GlaxoSmithKline pour Horlicks, sa filiale de produits nutritifs particulièrement présente en Inde, dont la vente pourrait dépasser les quatre milliards de dollars (3,43 milliards d’euros), rapportait hier Reuters. GSK a entrepris une réflexion stratégique sur sa participation de 72,5% dans Horlicks, une marque de lait malté populaire en Inde, et d’autres produits de moindre taille après avoir annoncé en mars le rachat à Novartis de la participation de ce dernier dans leur coentreprise de santé grand public pour 13 milliards de dollars.
La société de gestion suisse Belvédère Asset Management a annoncé ce 17 septembre l’ouverture d’une nouvelle implantation à Pfäffikon, dans la région de Zurich. La nouvelle entité sera dirigée par Raphael Bieri, qui a rejoint la société de gestion en début d’année en provenance de la Banque cantonale de Zurich. Raphael Bieri sera épaulé par Christian Hauser, chargé de clientèle.Belvédère AM, déjà présent à Zürich et Glarus, affiche des actifs sous gestion d’environ 2,5 milliards de francs.