SEB Asset Management a lancé le SEB Real Estate Portfolio, un fonds de fonds immobiliers de droit luxembourgeois (partie II) qui vient d’obtenir l’agrément de commercialisation en Suède. Il s’agit d’une innovation pour le marché local, où les fonds immobiliers offerts au public n’existaient pas, souligne Barbara Knoflach, présidente du directoire de SEB Asset Management Deutschland, la filiale qui a été chargée de développer le fonds et qui gère 10 milliards d’euros dans l’immobilier.Le nouveau produit, géré par Thorsten Schilling (un ancien de Feri Rating & Research qui a rejoint SEB AM en octobre 2006 comme global real estate strategist et gérant de fonds), est conçu pour une stratégie défensive. Il investira entre 60 et 90 % de ses encours en fonds immobiliers offerts au public, jusqu'à 20 % en actions de sociétés immobilières et jusqu'à 20 % en numéraire. En matière d’allocation sectorielle, le SEB Real Estate Portfolio se focalisera principalement sur l’immobilier de bureau, devant le commercial et la logistique/divers.
Un pari sur l’avenir. Dejan Srejic, le Head Portfolio Analyst Team de Vontobel Asset Management le reconnaît. En 2001, les thématiques des énergies alternatives et de l’efficacité énergétique ne tenaient pas le haut du pavé. «Le marché était minuscule», souligne Dejan Srejic. Il n’empêche, le fonds Global Trend New Power, lancé en décembre 2001, a finalement décollé."Le déclic a été la flambée des prix du pétrole», analyse-t-il. Après avoir longtemps stagné autour de 40 ou 50 millions d’euros, l’encours s’est envolé et s’inscrivait au 30 avril à 312 millions d’euros. Et la performance est aussi au rendez-vous puisque, sur cinq ans, le fonds affiche une performance annuelle de 1,8 % alors que l’indice de référence, le MSCI World, accuse un recul de 4,8 %. Le New Power est un grand thème d’investissement qui repose sur les déséquilibres entre l’offre et la demande d’énergie. Le fonds est constitué de valeurs moyennes, sélectionnées selon un processus bottom up. On en compte entre 50 et 70, et surtout dans les secteurs de l’éolien et du solaire. Parmi les principales lignes, qui ne dépassent jamais la barre des 5 %, on trouve Iberdrola Renovables (4,2 %), Vestas Wind Systems (4,1 %), First Solar (3,5 %) ou encore Gamesa (3,4 %). Dejan Srejic, qui remarque que l’analyse top down (style, pays, devises) est étrangère à la philosophie de ce fonds de conviction géré activement, estime que la remontée des prix du pétrole crée de nouvelles opportunités pour le fonds. Selon lui, «c’est l’occasion de s’intéresser au fonds dans une perspective de long terme». La famille des Global Trends s’est d’ailleurs enrichie de deux nouveaux fonds, lancés en novembre dernier, le Global Trend Clean Technology et le Global Trend Future Resources. Si le premier a quelques difficultés à prendre du volume (son encours reste inférieur à 10 millions d’euros), le second pèse quelque 50 millions d’euros. Et ils affichent des performances honorables, 12 % pour le premier depuis le début de l’année, 17 % pour le second.
Union Investment Real Estate a investi environ 104,3 millions d’euros dans un immeuble de bureaux de 26.900 mètres carrés, le West-Park, de Zurich. Cet actif, loué à 94 %, est effecté au fonds immobilier offert au public UniImmo: Global. Il abrite notamment des locaux de la Poste suisse, de Barry Callebaut et de BearingPoint.Le portefeuille du fonds représente actuellement environ 2,4 milliards d’euros répartis sur des actifs situés dans quatorze pays d’Europe, des Amériques et d’Asie.
Les investisseurs institutionnels et gérants de fortune européens sont 47 % à demander le développement d'ETF actions marchés émergents, selon l'Edhec. Ils sont 28 % à vouloir des produits sur les hedge funds.
Selon Michael John Lytle, directeur du marketing de Source, interrogé par Le Temps, deux problèmes freinent le développement des ETF en Europe : une grande fragmentation de la liquidité sur les produits, due à la multiplication des ETF sur un même indice, et le risque de contrepartie. Les banques cumulent en effet selon Hector McNeil, managing partner chez ETF Securities, le rôle d'émetteur, de promoteur et de contrepartie. «Mais si elles viennent à rencontrer un problème, le tracker va lui aussi souffrir», souligne-t-il.
La Deutsche Börse a annoncé mardi qu’elle a admis à la négociation cinq nouveaux ETF iShares de droit allemand sur le segment XTF de sa plate-forme électronique Xetra. Cela porte à 450 le nombre d’ETF sur Xetra. Ces cinq fonds supplémentaires sont cotés depuis mars sur le London Stock Exchange.Parmi les nouveaux fonds, quatre sont des produits obligataires, le dernier étant un ETF d’actions. Le premier, iShares Barclays Euro Aggregate Bond ETF, est assorti d’une commission de gestion de 0,25 %. Les trois autres, qui comportent des commissions de gestion de 0,20 %, sont le iShares Barclays Euro Corporate Bond ETF, le iShares Barclays Euro Treasury Bond 0-1 ETF et le iShares Citigroup Global Government Bond ETF. Le fonds actions est le iShares MSCI GCC Countries Ex-Saudi Arabia ETF, qui vient compléter la gamme produits émergents et investit dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) hors Arabie Saoudite, avec une préférence marquée pour le secteur financier. La commission de gestion annuelle est fixée à 0,80 %.
Avec le gestionnaire de fortune hambourgeois Geneon Vermögensmanagement, AmpegaGerling a lancé le 11 mai un fonds diversifié de droit allemand, le Geneon Invest 7:3 Variabel AMI P (t).Par construction, ce fonds comprend deux poches séparées, l’une pour les actions, qui correspondra à 70 % maximum de l’encours, et l’autre pour les obligations, avec au minimum les 30 % restants. L’objectif est de générer le maximum de performance avec le minimum de risque en gérant les deux poches, initialement équipondérées, de manière indépendante l’une de l’autre, avec des techniques de négoce et des stratégies différentes. Le droit d’entrée se limite à 3,50 %, mais la commission de gestion est fixée à 1,60 %, ce à quoi s’ajoutent 0,10 % pour la banque dépositaire (UBS Deutschland) et 0,40 % de commission de distribution. La souscription minimale est fixée à 500 euros.
Des milliers d’investisseurs se sont brûlé les ailes avec les produits structurés. Mais les courtiers américains, tablant sur la mémoire courte des épargnants, poussent à nouveau la vente de ces produits à fortes commissions, en mettant en avant leur sécurité, constate le Wall Street Journal. Au total, les investisseurs ont acquis des produits structurés pour 5,9 milliards de dollars au T4 de 2008, en chute de 75 % par rapport au 1er trimestre 2008, selon mtn-i. Les ventes ont désormais commencé à rebondir, en hausse de 7 % par rapport au T4.
La société de gestion Convictions AM (détenue à 30 % par La Française des Placements, qui se rapproche d’UFG) vient de créer des parts «éthiques» pour ses fonds Convictions Premium et Convictions Europactive qui permettront à des investisseurs de soutenir indirectement deux ONG: Action Innocence et Fight Aids Monaco. «L’équipe de Convictions AM a choisi d’apporter spécifiquement son soutien financier à ces deux ONG européennes parce qu’elles sont particulièrement actives dans les domaines de la protection des personnes dites «fragiles» et qu’il y a un lien avec la thématique de la protection du patrimoine qui est l’objectif de la gestion des fonds communs de placement de la gamme Convictions», explique un communiqué de presse. Actions Innocence a pour mission de préserver la dignité et l’intégrité des enfants sur Internet, tandis que Fight Aids Monaco vise à informer, prévenir et soutenir les personnes face à la pandémie du VIH/Sida. En souscrivant les parts PE, pour «Particuliers Ethiques» et IE, pour «Institutionnels Ethiques» des fonds gérés par Convictions AM, les investisseurs privés et institutionnels qui le souhaitent parraineront indirectement les deux ONG choisies par le biais de Convictions AM.
Selon Les Echos, le fonds souverain français a annoncé hier un partenariat d’investissement avec l’un des grands fonds d’Abu Dhabi, Mubadala, à la tête de plus de 10 milliards d’euros d’actifs. Les deux fonds prévoient «d’associer leurs efforts et leurs moyens» pour investir ensemble dans des entreprises françaises présentes, entre autres, dans les technologies, les applications médicales, les biotechnologies ou les énergies renouvelables, qui sont «des secteurs d’intérêt mutuel».
A l’occasion de l’EID 2009, Fédéral Finance annonce le lancement de Fédéral Opportunité 2011, un fonds à échéance à deux ans destiné aux investisseurs institutionnels afin d’y loger une trésorerie d’attente. Dans le détail, le fonds est.composé d’obligations bancaires. Compte tenu de l’ampleur de la crise et des difficultés de ces établissements financiers, ces derniers sont non seulement contraints d’émettre des obligations affichant des taux sensiblement supérieurs aux rendements des obligations d’Etat, tout en bénéficiant de garanties gouvernementales. Dans ce cadre, en privilégiant des émissions de court terme, ces titres bancaires procurent des gains supérieurs de l’ordre à 150 points de base sur deux ans – la duration du portefeuille – aux obligations sans risques, tout en affichant une liquidité comparable. A noter qu’en fonction des opportunités, la gestion a la possibilité d’intervenir sur le marché primaire comme secondaire. Code ISIN: FR0010745802 Objectif de gestion: Rechercher une performance de 2.5% à 3%* à horizon 2 ans, en investissant dans des obligations bancaires garanties par les États Risque de change: Non Période de souscription privilégiée: jusqu’au 10 juillet 2009 Echéance du fonds: 08 juillet 2011 Droits d’entrée: 0 % avant le 10/07/09 (2 % au-delà) Frais de gestion: 0,20 % Montant minimum à la souscription: 150000 euros
Pour les intervenants d'une conférence des Edhec Institutional Days consacrée à l'investissement socialement responsable, il faut aussi s'intéresser à la performance extra-financière.
Dans un entretien accordé à Il Sole – 24 Ore, David de Rothschild, numéro un de la banque d’affaires Rothschild, annonce le lancement, d’ici à l’été, d’un fonds de merchant banking qui sera doté initialement de 500 millions d’euros. «Il sera souscrit par la famille Rothschild, par les plus de 900 professionnels qui travaillent avec nous à l’échelle internationale et par nos clients les plus proches», détaille le dirigeant. «Ce ne sera pas un fonds de private equity, mais de pur merchant banking. Nous n’achèterons pas des entreprises, mais de petites participations dans des sociétés dans lesquelles nous croyons», poursuit-il.
Bankinter a lancé la commercialisation du Bankinter Selección Bonos Corporativos, un fonds d’obligations d’entreprise de grande qualité qu’il conservera en principe jusqu'à échéance (4 ans). La souscription (au minimum 3.000 euros) sera ouverte jusqu’au 1er juillet, rapporte Funds People. Bankinter facture 5 % de droit d’entrée et les pénalités de sorties seront dégressives : 5 % pour la première année, 4 % pour la deuxième, 3 % pour la troisième et 2 % pour la quatrième.
Ibercaja lance Ibercaja Gestión Garantizado 3, un produit dont la rémunération est liée à l'évolution des actions Telefónica, BBVA et Repsol. Il peut atteindre un rendement maximum de 4 % sur trois ans (l'échéance du fonds est fixée au 1er février 2013) et il est destiné à des investisseurs au profil conservateur, rapporte Cinco Días. La souscription est ouverte jusqu’au 13 juillet, sans droit d’entrée. Ibercaja Gestión affiche un encours de 4,1 milliards d’euros répartis sur 73 fonds d’investissement et 12 Sicav, ce qui en fait le 10ème gestionnaire espagnol avec une part de marché de 2,53 %.
Les millionnaires ont perdu confiance dans la banque privée, et la profession se réinvente pour récupérer ses clients et sa réputation, constate Cinco Días. C’est ce que montrent Pierre Pâris et Olivier Bertrand, qui ont quitté UBS Wealth Management pour créer Banque Pâris Bertrand Sturdza, mais il ne s’agit pas d’une initiative isolée. L’espagnol A&G fait de même : cette filiale du gréco-suisse EFG International se conçoit comme une plate-forme de banque privée pour des banquiers qui veulent être indépendants, explique Miguel Irisarri, l’un des associés. Daniel de Fernando, associé de MdF Achievers, souligne que les grandes fortunes en ont assez des changements continuels de visages et de politiques d’entreprise. Et Gonzalo Lardiés, directeur de BPA Global Funds déplore aussi que l’on a eu trop longtemps tendance à oublier le gérant, alors que c’est lui qui sent réellement le pouls du marché.
Le secteur brésilien des hedge funds a souffert de faibles performances et de rachats l’année dernière, rapporte le Financial Times Fund Management. Sur environ 100 gestionnaires de hedge funds, 20 pourraient se voir obligés de fermer leurs fonds après l’exode des clients. Les encours des fonds ont chuté de 85 % l’an passé à une moyenne de 75 millions de reals et beaucoup de produits ne sont plus rentables.
Les ménages italiens sont revenus sur les actions, mais ils préfèrent investir à l’étranger plutôt qu’en Italie, constate Il Sole – 24 Ore, qui cite les statistiques d’Assogestioni et les témoignages des gérants. Et les investisseurs privilégient plus particulièrement la Chine, l’Inde et les pays émergents. Les fonds actions commercialisés en Italie ont ainsi enregistré en avril des souscriptions nettes de 373 millions d’euros, après des rachats de 741 millions sur les 3 premiers mois de l’année. Les fonds marchés émergents ont recueilli à eux seuls 315 millions d’euros sur un mois, alors que les fonds actions italiennes n’ont vu rentrer que 52 millions.
Le Fortis Clean Energy Fund pèse environ 50 millions d'euros, mais l'objectif est d'atteindre les 400 millions d'ici à la fin 2009. Ce produit, qui s'intéresse aux projets d'exploitation, se destine aux investisseurs institutionnels.
Selon L’Agefi suisse, le second rapport publié par la Haute Ecole de Zurich pour les sciences appliquées (ZHAW), avec le soutien d’ABS Investment Management, une société indépendante de fonds de hedge funds montre que l’industrie suisse des fonds de hedge funds est sous pression. La liste des dix plus grands exploitants de fonds de hedge funds en Suisse a ainsi subi de grands changements en l’espace de deux ans. La baisse brutale des marchés survenue au dernier trimestre 2008 et au début de 2009, conjuguée à l’affaire Madoff, qui a provoqué l’exode des investisseurs privés, a non seulement provoqué une saine consolidation mais aussi accéléré l’institutionnalisation de ce secteur. Ce qui pourrait ainsi mener à une plus grande exigence de transparence. Ce mouvement est accentué par la plus grande réglementation qui se dessine en matière de hedge funds, notamment en termes de taille (une masse sous gestion minimale de 100 millions d’euros pour les gérants de hedge funds), de gestion du risque et du capital minimal requis.