Quelque 5 % des fonds domiciliés en Europe pourraient disparaître d’ici à la fin de l’année, selon les prévisions de Morningstar qui se base sur la base des tendances observées depuis le début de l’année.Selon les statistiques trimestrielles de Morningstar, le nombre de fermetures de fonds dépasse largement le nombre d’ouvertures en Europe et en Asie. Sur un total de plus de 33.000 fonds domiciliés en Europe, 2.968 ont été clos depuis le 1er janvier, alors que seulement 1.560 ont vu le jour. A ce rythme, estime Morningstar, 3.957 fonds seront fermés et 2.080 lancés d’ici à la fin de l’année, soit un solde net négatif de 1.877 fonds.Alors que l’univers européen couvert par Morningstar compte un peu plus de 33.000 fonds (36.779 avec les fonds monétaires), les Etats-Unis n’en comptent que 6.736 (hors fonds monétaires). Les encours s'élèvent à environ 4.500 milliards d’euros en Europe contre 3.800 milliards d’euros pour les Etats-Unis (hors fonds monétaires).Hors fonds monétaires, les fonds les plus importants en Europe détiennent 14,5 milliards d’euros, avec environ une centaine d’offres (soit seulement 0,03% de l’univers en nombre de fonds) dépassant la barre du milliard d’euros. Aux Etats-Unis, les fonds les plus importants se situent à 127 milliards d’euros, alors que l’on compte 862 fonds, soit 12,8 % du total, à plus de 1 milliard d’euros. La consolidation qui se dessine en Europe, avec une progression estimée des fermetures de 22 % cette année par rapport à 2008 et de 73 % sur 2007, est donc bienvenue, souligne Morningstar, qui rappelle l’impossibilité pour les fonds européens de réaliser des économies d'échelle alors qu’ils doivent consacrer davantage de moyens à la distribution pour exister sur un marché surpeuplé.
Marchés émergents et «distressed securities», avec des gains respectifs de 5,24 % et de 4,38 % % ont été en septembre les deux stratégies qui ont affiché les meilleures performances parmi les treize régulièrement suivies par l’Edhec. En revanche, une seule stratégie est restée en territoire négatif, celle des ventes à découvert, avec une perte de 3,63 %.Pour les neuf premiers mois de l’année, la catégorie vente à découvert et celle des fonds de futures (CTA global) sont les seules à accuser des pertes, de 17,8 % et 1 % respectivement, alors que le meilleur score est enregistré par l’arbitrage de convertibles avec une performance de 41,3 %, devant la stratégie marchés émergents avec un gain de 31,4 %.Depuis janvier 2001, deux stratégies affichent des performances moyennes annuelles à deux chiffres, les marchés émergents (12,3 %) et les distressed securities (10,6 %. Aucune catégorie n’est en perte sur cette période.
La plate-forme ETF Exchange, lancée fin 2008 par ETF Securities, affiche désormais un encours d’actifs sous gestion de 275 millions de dollars, en progression de 84% au cours des deux derniers mois, indique ETF Securities dans un communiqué.Depuis le début de l’année, les ETF liés aux commodities ont tous enregistré des progressions spectaculaires, avec une croissance moyenne de 42% durant la semaine terminée le 9 octobre. Les gains reposent d’abord sur le bond de 109% de l’indice ETFX Russell Global Coal Mining Fund, la hausse de 85% de l’indice ETFX Dow Jones 600 Basic Resources Fund, et l’avance de 60% de l’indice ETFX Russell Global Steel Large Cap Fund.
Au troisième trimestre, les hedge funds ont enregistré leurs premières souscriptions nettes depuis plus d’un an, avec 1,1 milliard de dollars, d’après Hedge Fund Research. The Wall Street Journal indique que plus des deux tiers des fonds ont enregistré des rentrées de 38 milliards de dollars qui ont été compensées en grande partie par 37 milliards de remboursements nets et de liquidations de fonds.L’hémorragie a cependant continué pour les fonds de hedge funds, mais seulement pour 3,2 milliards de dollars nets, contre 180 milliards pour les quatre trimestres précédents.
Le pourvoyeur d’indices STOXX Ltd a annoncé le lancement de Dow Jones EURO STOXX 50 PutWrite Index. L’indice mesure la performance d’un portefeuille hypothétique composé d’option de vente mensuelles sur le Dow Jones EURO STOXX 50. Les options sont collatéralisées par l’investissement sur le marché monétaire Eurobor trois mois.
Le fonds souverain de la province de l’Alberta, l’Alberta Heritage Savings Trust Fund, a accusé pour l’exercice au 31 mars une moins-value de 18,1 %, ce qui s’est traduit par une perte de 2,6 milliards de dollars canadiens alors que le budget provincial prévoyait un gain de 769 millions, rapporte la Börsen-Zeitung.C’est un échec douloureux vu la situation des finances de l’Alberta. Pour aider à équilibrer le budget, le Heritage Fund a en fait pour mission d’augmenter son encours d’au moins 4,5 % par an, après déduction de l’inflation.
Gruppo Bancario Cassa di Risparmio di Ravenna lance GPF Serena, un produit de gestion de patrimoine à faible volatilité dont le sous-jacent à 95 % est le fonds monétaire garanti Geldmarkt Garant de l’allemand DekaBank. Le Serena s’adresse aux clients de la caisse d'épargne de Ravenne disposés à investir au moins 20.000 euros et à régler des frais de gestion de 0,80 %. Le Geldmarkt Garant est un fonds qui distribue deux fois dans l’année, au 30 juin et au 31 décembre.En Italie, DekaBank affiche un encours d’environ 1,1 milliard d’euros, dont une bonne partie dans 14 fonds d’actions et obligataires bénéficiant d’un agrément dans le pays et distribués par les banques, les réseaux de CGP et les plates-formes électoniques.
Klépierre France, majoritairement détenu par BNP Paribas a vendu pour 120 millions d’euros l’immeuble de bureaux Espace Kléber (10.600 mètres carrés, 158 places de parking) à l’allemand Commerz Real, qui a indiqué affecter cet actif au portefeuille de son fonds immobilier offert au public hausInvest europa (10 milliards d’euros d’encours). Cet immeuble est occupé à 70 % par le siège parisien de la banque privée de Credit Suisse.Commerz Real rappelle qu’il s’agit là du troisième immeuble acheté depuis avril entre les places Charles de Gaulle et du Trocadéro à Paris (les deux premiers l’ont été pour des fonds institutionnels). De plus, en septembre, le hausInvest europa avait acheté Le Flavia à Ivry sur Seine, près de Paris.
Fermé depuis le 27 octobre 2008 aux remboursements, le fonds immobilier offert au public KanAm US-grundinvest pourra rester suspendu pour douze mois supplémentaires au maximum, a annoncé le gestionnaire munichois. Le taux d’occupation des actifs en portefeuille était de de 98,2 % au 30 septembre.Le US-grundinvest est le seul fonds immobilier allemand dont les parts sont libellées en dollars. Sa performance pour l’exercice au 31 mars 2009 est ressortie à 4,4 % contre 6,3 % un an auparavant (lire notre dépêche du 2 juillet). Son encours, début juin se situait à 626 millions de dollars.
Loin d’avoir été meutrier, le troisième trimestre 2009 a vu, selon les statistiques d’Europerformance SIX Telekurs, l’encours de la gestion collective française croître de 5,4 %, à 872 milliards d’euros fin septembre. Avec une évolution nette : la demande pour les classes d’actifs risqués est restée soutenue Il est vrai que l’effet marché a été net pour les sous-jacents actions. Toutes classes d’actifs confondues, il a atteint +40,5 milliards d’euros.Cela mis à part, la demande pour les fonds Obligations, Actions et Diversifiés est demeurée forte (près de 12,5 milliards d’euros). Attention à l’effet «trompe-l’œil» ! Compte tenu des rachats importants de fonds de trésorerie régulière – de 419,5 milliards d’euros, leurs encours sont revenus à la fin du 3ème trimestre à 411,4 milliards - les souscriptions nettes d’OPCVM ne laissent ressortir que +2,3 milliards d’euros de collecte entre juillet et septembre.Parmi les phénomènes marquants, on notera donc à la clôture du 3ème trimestre, sur les OPCVM de Trésorerie Régulière le net ralentissement de la demande. Ce n’est pas un mouvement de lente érosion puisque les collectes des mois de juillet et août sont restées solides (respectivement +7,9 milliards d’euros et +3,7 milliards d’euros), mais une forte décollecte en septembre, liée aux opérations comptables des entreprises. Cette fois, elles ont été deux fois supérieure à la moyenne historique des rachats constatés pour un 3ème trimestre (-21,1 milliards d’euros). Preuve que la réorientation des investissements vers des actifs plus risqués est sensible. Sur le compartiment des OPCVM de Trésorerie Dynamique, les souscriptions nettes font état de -21 millions d’euros de rachats sur le trimestre, contre -673 millions d’euros lors du 2ème trimestre. L’hémorragie a été quasiment stoppée donc, ce qui peut s’expliquer par des rendements trimestriels de +0,6% et +1,16% supérieurs à l’EONIA, tandis que sur les fonds de trésorerie classique, la performance au-dessus du taux monétaire n’est que de… cinq points de base. De leur côté, les fonds d’obligations entre juin et septembre ont engrangé 2,9 milliards d’euros, contre 2,8 milliards le trimestre précédent. A fin septembre, les OPCVM Obligations réunissent un encours de 68,8 milliards d’euros, soit une progression de 8,4 % par rapport au trimestre précédent.Si les fonds Obligations euro aux maturités inférieures à 5 ans ont «glané la majeure partie des sommes allouées par les investisseurs durant le trimestre», précise l’étude d’Europerformance SIX Telekurs, les compartiments Obligations Taux Variables, Inflation, Europe, International et Haut Rendement n’ont pas fait recette.Avec le rebond des marchés d’actions, les actifs gérés en OPCVM Actions ont progressé de +19 % sur la période à 177,8 milliards d’euros - à rapprocher des 193,5 milliards d’euros à fin août 2008, avant la mise en faillite de la banque Lehman Brothers. Certes l’effet de marché y est pour beaucoup (+26,5 milliards d’euros) mais la collecte atteint toute de même 2,8 milliards d’euros. Les fonds Actions Internationales et Emergentes (+1,3 milliard d’euros de collecte) et les fonds Actions Sectorielles (+1 milliard d’euros) s’affichent comme les grands gagnants de cette moindre aversion au risque.Pour ce qui concerne fonds Diversifiés euro et Internationaux, on notera la poursuite d’une demande soutenue. Parmi eux, la gestion Flexible drainé a 86 millions d’euros d’investissement. Enfin, sur les fonds convertibles, 1,4 milliard d’euros ont été investis au troisième trimestre. «Avec un actif sous gestion de 11,5 milliards d’euros d’actifs sous gestion (+27% en 3 mois), ils retrouvent ainsi un niveau qu’ils n’avaient pas atteint depuis 2 ans», conclut Europerformance SIX Telekurs.
Spécialisé dans la gestion des fonds de capital investissement dédiés au PME-PMI françaises, le groupe Sigma vient d’annoncer le lancement d’un fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI) et de deux fonds d’investissement de proximité (FIP). Le premier, le FCPI Rebond (1), présente la particularité de n’imposer qu’une durée de blocage pour la gestion de cinq ans et investit directement jusqu’à 80 % du portefeuille dans des PME innovantes cotées. Parmi les critères de sélection, la trésorerie des entreprises doit représenter plus de 20 % de leur capitalisation boursière, disposer d’une situation financière saine et être capable d’autofinancer leur développement, afin d’être les premières à profiter du rebond des marché. Le solde du portefeuille, est constitué de parts de fonds monétaires.Quant au «FIP Croissance Grand Ouest» (2) dont l’objectif est de bénéficier du potentiel de croissance des PME régionales non cotées, il investit jusqu’à 80 % de son actif dans des PME essentiellement non cotées en Bourse dans les régions Picardie, Ile-de-France, Centre et Pays-de-la-Loire. (1) Code ISIN : FR0010785717(2) Code ISIN : FR0010785386
Selon Citywire, le gérant allemand deep value Hans-Peter Schupp a lancé son fonds vedette Fidecum SICAV – Contrarian Value Euroland en Autriche. Ce fonds avait été originallement enregistré en Allemagne et au Luxembourg.
A fin septembre l’encours des 968 plans d'épargne-retraite individuels ayant fourni leurs résultats à l’association Inverco des sociétés de gestion se situait à 42,49 milliards d’euros pour 7,27 millions de comptes. Cela représente approximativement 87 % des actifs totaux sous gestion.Inverco souligne aussi qu’en moyenne ces fonds ont affiché une performance annuelle pondérée de 3,66 % sur un an, de 0,28 % sur trois ans, de 2,15 % sur cinq ans et de 1,50 % sur 10 ans.Pour les neuf premiers mois de 2009, la performance a été de 6,16 %, grâce notamment au gain de 23,82 % affiché par les fonds d’actions, tandis que les fonds diversifiés à dominante actions généraient 12,45 %.
Pour l’investisseur suisse, les fonds de placement de droit helvétique sont moins chers que les produits transfrontaliers européens, selon un rapport de Lipper publié en septembre, intitulé «Fund Expenses: A Transatlantic Study». Ainsi, le ratio total de frais moyen des fonds en actions suisses gérés activement dans un véhicule de droit suisse est de 1,42 % (commissions de performance comprises), précise Le Temps. Sur les produits transfrontaliers similaires enregistrés en Suisse, le montant total des frais de gestion et opérationnels se monte à 1,78 %.
Le fonds immobilier retail de New Star (maintenant détenu par Henderson Global Investors) a pour la première fois depuis 2007 commencé à chercher de nouveaux investissements, ce qui marque le retour des particuliers sur l’immobilier commercial, rapporte le Financial Times. Le fonds avait atteint plus de 2 milliards de livres, puis avait fondu à 650 millions en raison de la chute des actifs et des rachats. Maintenant, il attire entre 20.000 et 50.000 livres chaque jour en net, ce qui lui donne des liquidités à investir.
Depuis la crise financière, les grandes familles et les fonds souverains du Moyen-Orient réduisent leurs investissements tout en exigeant des modalités plus favorables de la part des fonds de private équity. David Rubenstein, CEO de Carlyle Group, a indiqué au Financial Times que l'époque où les grands investisseurs jouissaient d’un traitement identique à celui des autres souscripteurs est en passe d'être révolue. Emirates Industrance Company prévoit pour sa part de réduire progressivement son exposition aux fonds de private equity tandis qu’Omar Lodhi, directeur des relations investisseurs chez le capital-investisseur régional Abraaj Capital, estime qu’il reste possible de lever des capitaux localement, mais que probablement le fonds en cours de constitution n’atteindra par les 4 milliards de dollars initialement prévus, à la fois parce que les actifs sont moins chers et parce que les investisseurs sont devenus plus frileux.
Selon les statistiques publiées vendredi par l’association BVI des sociétés de gestion, les fonds d’actions allemandes ont affiché pour les neuf premiers mois de l’année une performance de 22,6 %, ce qui est supérieur de 4,6 points à celle du Dax. Néanmoins, sur un an, ils n’affichent plus que de 0,3 % de gain, puisqu’ils avaient accusé des pertes sur 12 mois de 40,34 % au 31 mars et de 26,6 % au 30 juin. Sur 30 ans, la performance moyenne annuelle ressort à 8,2 %.Le meilleur résultat pour les douze mois au 30 septembre est enregistré par les fonds d’obligations d’entreprises, avec 9,3 %, alors que les fonds immobiliers et les fonds monétaires généraient des performances de 2,7 % et 1,2 %.
Commerz Real a annoncé la commercialisation du fonds fermé CFB-Fonds 174 Solar – Deutschlandportfolio I accessible à partir de 10.000 euros (plus 5 % de droit d’entrée) et dont l'échéance courte jusqu'à 2029. Ce fonds, qui aura 18,6 millions d’euros de fonds propres et qui investira 75,3 millions d’euros aura en portefeuille quatre centrales solaires dont trois en Bavière et une en Saxe-Anhalt pour une puissance maximale de 23,5 mégawatts.La rémunération va augmenter progressivement de 7,5 % à 36 %.
Le Dexia Long Short Credit et le Dexia Long Short Double Alpha, deux fonds OPCVM III de performance absolue visant une volatilité inférieure à 5 %, ont été enregistrés par Dexia Asset Management pour la commercialisation en Espagne.
Finalement, l’indice Credit Suisse/Tremont des hedge funds affiche pour septembre une performance de 3,04 % contre 1,53 % en août. Il enregistre ainsi un gain de 7,27 % pour le troisième trimestre, son meilleur résultat depuis douze ans, et une performance de 14,97 % depuis le début de l’année. Ces chiffres sont meilleurs que prévu encore récemment (lire notre dépêche du 9 octobre), puisque CS/Tremont avait estimé sur la base des résultats publiés par 65 % du panel que la performance de septembre était ressortie à 2,67 % et celle des neuf premiers mois à 14,56 %.