En une période où les fonds d’investissement étrangers, surtout les hedge funds, à vrai dire, sont accusés de comploter contre l’Espagne, l’association Inverco des sociétés de gestion publie une statistique sur l’encours des fonds internationaux qui s’est monté fin décembre à 15,19 milliards d’euros, ce qui représente une augmentation de 854,3 millions d’euros sur un an.Mais en fait le montant le plus pertinent, parce qu’il comprend aussi les fonds espagnols des filiales locales de sociétés de gestion étrangères ainsi que ceux commercialisés en direct par des gestionnaires étrangers, serait plutôt voisin de 30 milliards d’euros, après une hausse de 21 %, les souscriptions nettes représentant environ la moitié de la hausse des actifs, avec 2,54 milliards d’euros sur 5 milliards. Toutefois, les statistiques disponibles ne couvrent qu’environ 73 % de l’encours commercialisé par les gestionnaires étrangers.Pour JPMorgan Asset Management, l’encours s’est contracté de 13,15 % à 4,81 milliards d’euros, mais le gestionnaire reste largement le numéro un étranger en Espagne, devant BNP Paribas avec 2,77 milliards (+ 20,43 %), Schroders avec 2,77 milliards également (+ 77,76 %) et Crédit Agricole avec 2,44 milliards (+ 16,71 %).
Avec le Fondespaña Bolsa Europea Garantizado F.I., Caja España lance un fonds d’investissement qui garantit le capital versé au 5 mars 2010 augmenté de 100 % de la hausse moyenne mensuelle du Dow Jones Eurostoxx 50 entre le 10 mars 2010 et le 10 octobre 2014. Les autres modalités n’ont pas encore été précisées.
Selon Bluerating, il aura suffit de seulement 9 jours au nouveau compartiment de Pictet, le PF (LUX) – Convertible Bonds fund, géré par Philippe Jabre, pour atteindre son objectif d’encours, soit 800 millions d’euros.D’après le site Internet italien, les distributeurs de Pictet ont reçu mercredi une lettre leur indiquant que suite aux importantes souscriptions en provenance d’Italie et d’Europe, le compartiment dédié aux obligations convertibles va être fermé. Le fonds a été lancé le 1er février (lire article du 22 janvier 2010).
Le fonds souverain de Singapour, Temasek, a créé une filiale dénommée Seatown Holdings, qui pourrait être le premier hedge fund mis en place par un fonds souverain. Selon Asian Investor, la plate-forme sera dirigée par Charles Ong, déjà senior managing director et chief strategist de Temasek.Cette structure est la deuxième plate-forme d’investissement créée par Temasek après Fullerton Investment Management, un fonds long only qui gère à la fois des fonds de Temasek et des actifs émanant de tiers.
Selon la Tribune, le fonds souverain chinois, China Investment Corp, (CIC), a dévoilé auprès de la Securities and Exchange Commission le montant de ses positions à la fin 2009 aux Etats-Unis. De plus de 9 milliards de dollars. Sans surprise, le fonds fait la part belle aux matières première mais le CIC est aussi très présent dans les fonds adossés à des matières premières, les Exchange Traded Fund (ETF), notamment le fonds indexé sur le pétrole léger américain, le West Texas Intermediate (WTI). Le CIC est ainsi un des premiers actionnaires de l’United States Oil Fund (USO), dont il détient près de 4 %. Ce fonds, exclusivement composé de barils de WTI est accusé d’avoir un fort impact sur la volatilité des cours du pétrole : il accentue en effet la tendance haussière ou baissière des cours de l’or noir. Pour le CIC, cette position représente une façon de se couvrir contre la hausse des cours des matières premières qu’il attise en achetant à tout va. S’il subit d’un côté la hausse des cours à l’achat, il en récolte aussi les fruits par le biais de cette position dans l’USO, ajoute le quotidien.
Le fonds immobilier Credit Suisse Real Estate Fund International (CS REF International) a annoncé le 9 février l’acquisition de l’ immeuble de bureaux Earl Place à Londres pour une valeur de marché de 87,1 millions de francs suisses, soit quelque 59 millions d’euros. Situé à Appold Street, dans un quartier de sociétés financières internationales et de cabinets d’avocats, cet immeuble est entièrement loué. Cette acquisition porte à 9,7% la part des immeubles britanniques dans le portefeuille. La direction publie également les premiers chiffres de l’exercice 2009, qui permettent de tabler sur un rendement sur distribution de 3,5% environ. Tous les indicateurs signalent que l’achat de cet immeuble londonien a été réalisé à un moment favorable. Conséquence de la crise financière, les prix de l’immobilier britannique se sont effondrés, mais ils remontent depuis quelque temps. Dans la City, le taux de vacance se situe encore à 15%, mais les surfaces seront vite absorbées lors de la reprise économique. «Etant donné que la construction est au point mort, la demande de surfaces de bureaux dans des immeubles de premier ordre (catégorie A) devrait rapidement dépasser l’offre de sorte que les loyers repartiront à la hausse, entraînant les rendements dans leur sillage», prévoit Rainer Scherwey, directeur du fonds CS REF International.
Le Russia Depository Price Return Index (RDX) de la Bourse de Vienne est l’indice que réplique le RDX Source ETF, dont Source indique qu’il s’agit du premier ETF sur la Russie en Europe.Ce produit de droit irlandais (IE00B5NDLN01) coté sur le London Stock Exchange (LSE) est libellé en dollars américains.L’indice RDX (8 octobre 1997 = 1000) se compose d’ADR et de GDR de grandes capitalisations russes cotées en continu sur le LSE. L’ETF est censé verser un dividende par trimestre.
Après une intense préparation médiatique (lire nos articles des 26 novembre, 30 novembre et 14 décembre 2009 ainsi que du 27 janvier 2010), Fidelity a levé le voile mardi sur le nouveau fonds fermé confié à son gérant-vedette Anthony Bolton, le Fidelity China Special Situations PLC. Il s’agit d’un investment trust, un fonds fermé pour lequel la souscription des parts d’une livre sera ouverte le 26 février et qui sera coté sur le London Stock Exchange à partir du 19 avril.Fidelity plafonne d’emblée l’encours à 630 millions de livres. La souscription minimale est fixée à 2.500 livres et la commission de gestion à 1,5 %. Il est également prévu de facturer une commission de surperformance. L’encours sera réparti à 50/50 chacun entre les particuliers et les clients institutionnels. Le fonds sera également coté en Chine et pourra investir tant en actions A qu’en actions H ou en titres de sociétés chinoises cotées ailleurs dans le monde.Anthony Bolton et son équipe pourront aussi utiliser des dérivés et recourir à des ventes à découvert s’ils le jugent utile.
Legal & General Investment Management (LGIM) envisage d’intégrer son fonds japonais de 34 millions de livres dans son tracker équivalent. Selon Investment Week, le fonds lancé en octobre 1986 affiche une sous-performance significative par rapport au Japan Index fund du groupe qui pèse quelque 357 millions de livres.
Stuart O’Gorman, director, technology equities, chez Henderson Global Investors (HGI) considère que si les technologiques sont les enfants mal aimés de la Bourse, savoir les sélectionner a permis au Henderson Horizon Global Technology Fund de surperformer l’indice sectoriel (MSCI All Countries World Information Technology) sur toutes les périodes et d’afficher pour les cinq ans à fin 2009 un gain cumulé de 34,3 % contre 18,07 % pour le benchmark et 12,27 % pour le fonds moyen du peer group. En fait, souligne le gérant britannique, «seul Galleon a fait mieux que nous, mais avec des délits d’initiés».Avec environ 2 milliards de dollars au total sur cette stratégie, HGI se veut le spécialiste numéro un des technologiques qu’il aborde sous l’angle de la sélection de valeurs et en fonction non seulement du potentiel de croissance organique mais également -et surtout- en fonction des barrières à l’entrée. Le choix des valeurs s’opère en fonction de thématiques qui peuvent être transversales au sein du secteur, «parce qu’une technologique, ce n’est pas seulement de la technologie mais aussi une marque, de la distribution et un effet d'échelle». Certains groupes «s’avèrent en pratique des monopoles non régulés». Privilégier des thèmes transversauxEt plusieurs thèmes sont logiquement porteurs comme les économies sur les coûts, qui seront les premières bénéficiaires de la reprise de l’investissement ou les besoins de remplacement (le parc mondial de PC est en moyenne âgé de 6 ans et demi «et il coûte une fortune à entretenir»). De même, la publicité en ligne gagne rapidement du terrain, comme le commerce électronique ou le haut débit et la transmission de données mobile. Il ne faut pas sous-estimer non plus la concentration dans certains domaines comme dans les centres de données.A cela s’ajoute que les valorisations sont souvent ridicules, surtout si l’on considère que non seulement les technologiques ne sont pas endettées mais que certaines sont assises sur des montagnes de cash. «Par exemple, pour Apple, le magot en numéraire est de 44 dollars par action sur un cours de 200 dollar -nous l’avons acheté à 17 dollars-, tandis que Cisco est assis sur 39 milliards de cash», insiste le gérant.Cela posé, Stuart O’Gorman insiste aussi sur la nécessité de ne pas courir non plus de risques thématiques excessifs. A titre d’exemple, le gérant du fonds Horizon Global Technology est en principe capable de vendre ses dix premières lignes en l’espace de deux heures sans grand impact sur le marché, parce que la liquidité est un point très surveillé et qu’aucune position, sur les petites valeurs, ne peut excéder l'équivalent de deux journées de transactions. Le fonds luxembourgeois (libellé en dollars et avec une classe en euros non couverte), pèse actuellement quelque 750 millions de dollars, avec 65 lignes et un taux de rotation d’environ 100 %. Il a enregistré en 2009 des souscriptions nettes d’environ 111 millions de dollars.
Selon Fitch Ratings, l’industrie des hedge funds a délivré des performances satisfaisantes au quatrième trimestre 2009. L’indice HFRI a gagné 2,7 % sur la période et plus de 20 % sur 2009, année la plus favorable aux fonds alternatifs depuis une décennie, selon la newsletter «Fund of Hedge Funds Quarterly - Q1 2010".
La succursale hambourgeoise de Berenberg Lux Invest a annoncé le lancement avec Universal Investment du fonds de droit allemand Select A-Credit-Rated-Stocks-Universal, un fonds d’actions de sociétés européennes notées au moins A- par Standard & Poor’s, A3 par Moody’s et A- par Fitch Ratings. L’objectif consiste à générer, après les frais, une performance supérieure de 300 points de base à celle de l’Eurostoxx 50. Le portefeuille comporte environ 140 lignes sur un univers de 600 valeurs. Le produit figure dans la catégorie fonds diversifiés. Il peut aussi investir en dérivés, en obligations d’Etat, en Pfandbriefe (covered bonds) et en obligations d’entreprises «investment grade».Caractéristiques Dénomination : SELECT A-CREDIT-RATED-STOCKS-UNIVERSAL-FONDS Code Isin : DE000A0YEQX8 Droit d’entrée : 5,5 % maximum Commission de gestion maximum 1,75 % actuellement Commission de performance : 10 % de la surperformance par rapport à l’Eurostoxx 50 en euros
Avec effet au 8 février, 12 heures, le munichois TMW Pramerica Property Investment GmbH a suspendu, initialement pour trois mois, le remboursement de parts de son fonds immobilier offert au public TMW Immobilien Weltfonds. Cette mesure est justifiée par le fait que les liquidités disponibles ne suffisent plus pour payer les parts présentées au remboursement et pour permettre une gestion convenable du fonds. Les achats de parts et le calcul quotidien de la valeur liquidative ne sont pas affectés par cette mesure.Le Weltfonds, qui a été rouvert aux remboursements le 10 décembre après douze mois et demi de fermeture (lire nos dépêches du 22 janvier et du 6 décembre 2009), semble avoir été victime par contagion des inquiétudes suscitées par l’annonce que la valeur du portefeuille du DEGI Global Business d’Aberdeen a été révisée à la baisse de 21,6 %.
GLG Partners a annoncé le 8 février le lancement du Japan CoreAlpha Equity fund, une réplication du Japan CoreAlpha (près de 700 millions de livres).Dirigé par Neil Edwards et Stephen Harket, ce fonds domicilié à Dublin est le miroir du Japan CoreAlpha fund, qui ne comporte pas de couverture de change et qui a dégagé un rendement de près de 10% depuis son lancement le 31 janvier 2006. Le nouveau fonds offre trois classes d’actions couvrant l’exposition au yen en euro, dollar et sterling. Les frais de gestion ont été fixés à 1,5 % et l’investissement minimum est de 1.000 livres.
La souscription du Bankinter Multisector Garantizado est ouverte jusqu’au 26 février, indique Funds People. Il s’agit d’un fonds garanti à quatre ans qui peut générer une performance maximale de 26 % si les actions faisant partie du panier de référence (Enel, Nokia, Sony et Coca-Cola) affichent sur la période une performance supérieure à 20 %, rapporte Funds People. Si elles terminent la période à 90 % du cours initial, le rendement sera de 6,5 %.La souscription minimale pour ce fonds à liquidité mensuelle est de 600 euros, la commission de gestion ressortant à 1,90 % et celle de banque dépositaire à 0,1 %.
ETF Securities USA a déposé un dossier à la Securities and Exchange Commission pour obtenir l’autorisation de lancer un ETF basé aux Etats-Unis et adossé à un panier de quatre métaux physiques (or, argent, platine et palladium), rapporte le Wall Street Journal. Le produit portera le nom de ETFS Physical PM Basket Shares.
East Capital a temporairement fermé l’un de ses fonds, le Baltikumfonden, faisant partie du système de retraite suédois à contributions définies, connu sous le nom de PPM, rapporte IPE.com, qui a repris un article du media suédois Pensionsnyheterna. Cette fermeture fait suite à d’importantes souscriptions le mois dernier que les gérants ont eu des difficultés à placer compte tenu de l'étroitesse du marché actions des pays baltes.
HDF Finance a converti, le 1er janvier, trois fonds de fonds long only Aria en Ucits III. Il s’agit du HDF Global Equity, un fonds actions mondiales, du HDF Europe Equity, un fonds actions européennes, et du HDF Emerging Markets Equity, un fonds actions marchés émergents.Ces trois fonds visent une surperformance en étant investi dans au moins 60 % de fonds long only et au maximum 40 % de fonds long/short, chacun dans leur univers. Cette transformation va permettre à HDF Finance de mieux commercialiser ces fonds auprès des investisseurs.
Le 29 janvier, BlackRock a notifié à la SEC son intention de lancer d’ici au 7 mars sept ETF-pays de la marque iShares répliquant des indices MSCI, mais le taux des commissions n’a pas encore été fixé.Il s’agit des produits iShares MSCI USA Index Fund, MSCI Brazil Small Cap Index Fund, MSCI Egypt Capped Investable Market Index Funds, MSCI Ireland Capped Investable Market Index Fund, MSCI Russia Capped Index Fund et MSCI Philippines Investable Market Index Fund.
Selon Mutual Fund Wire, Global X Funds a fait enregistrer par la SEC quatre ETF sur les métaux, Copper Miners, Gold Miners, Platinum Miners et Silver Miners, qui seront gérés par Bruno del Ama et José Gonzalez.Pour sa part, First Trust a annoncé la lancement prochain de ses cinquième et sixième ETF, le First Trust Develope International Markets AlphaDEX Fund et le First Trust Emering Markets AlphaDEX Fund, qui seront tous deux gérés activement.