Olivier Santschi est pour le moins attaché à sa région et à son métier. Actuaire de formation et diplômé de l’Université de Neuchâtel, ce passionné de Cor d'harmonie, a passé toute sa carrière dans le charmant canton de Neuchâtel et a travaillé 28 ans au service des questions liées à la prévoyance. D’abord au sein du cabinet Aon Hewitt où il a exercé le conseil en prévoyance professionnelle aux caisses de pensions pendant une dizaine d'années. Puis au sein même des caisses de pensions publiques.
Sur les cinq dernières années, la Caisse de pensions de la fonction publique de Neuchâtel, baptisée Prévoyance.ne, a eu à gérer rien de moins qu’une fusion, une recapitalisation et une révision de son plan d’investissement et d’allocation de ses actifs.
Laurent Schlaefli est un homme de défi. Ses postes à la nature très diverse lui ont imposé de prendre des sujets hétéroclites à bras le corps pour, à chaque fois, redresser la barre. Titulaire de plusieurs diplômes, cet adepte d’équitation depuis son plus jeune âge est aujourd’hui attelé à la transformation digitale de la fondation collective Profond, qu’il dirige depuis 18 mois.
Elle a servi l'an dernier à ses assurés le rendement le plus élevé de ses homologues suisses. La fondation Profond peut se targuer d'une performance nette de plus de 11% de ses portefeuilles, grâce à une allocation atypique de ses investissements dans le monde institutionnel. Pour continuer dans ce sens, ses responsables envisagent aujourd’hui de tripler la poche d’actifs alternatifs de l’institution, et d’en déléguer la gestion à des spécialistes externes. Des réflexions sur l’ISR sont également en cours.
Claude Domeizel a commencé sa vie professionnelle comme instituteur. Puis, en devenant maire de Volx (Alpes-de-Haute-Provence) et en s’emparant des sujets de retraite de son personnel communal, il s’est hissé à la présidence de la CNRACL et est devenu, en même temps, sénateur de son département. Se voulant au service de l’intérêt général, il a fait de la retraite un de ses sacerdoces.
Au début des années 90, la CNRACL, la Caisse de retraites des agents territoriaux et hospitaliers, disposait encore de larges réserves. Mais elles ont fondu au fil du temps, siphonnées par le système de compensation entre régimes de retraite et de surcompensation et régimes spéciaux. La pyramide des âges de plus en plus défavorable entre cotisants et retraités finit de vider les caisses. La CNRACL boucle ses derniers budgets encore à l’équilibre et se prépare à un cap difficile à partir de 2020.
En commençant sa carrière en coopération en Corée du Sud, il était fort possible que l’international accompagne Stéphane Etroy pour longtemps. C’est cette caractéristique qui a en tout cas plu à la Caisse de Dépôt et placement du Québec lorsqu’elle lui a proposé d’ouvrir un nouveau bureau à Londres, tête de pont pour couvrir à la fois les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. Installé à Londres depuis 20 ans, le premier vice-président et chef des placements privés de la Caisse voyage régulièrement au Québec, à New York et à Singapour mais aussi en Suisse, pays d'origine de son épouse.
La Caisse de dépôt et placement du Québec, deuxième plus gros fonds de pension canadien, investit près de la moitié des ses encours dans les actions cotées et les placements privés (private equity). Depuis la crise des subprimes, elle a décidé de reprendre en main la gestion de son portefeuille, en se concentrant sur des actifs réels et en favorisant une gestion en interne. Le nouveau bureau de Londres est appelé à devenir un « hub » pour l’Europe et l’Asie, orienté vers les placements privés.
Pensio B gère les pensions de retraite des ouvriers belges de la construction. Le fonds qui affiche 580 millions d’euros d’encours, compte notamment se lancer dans l’infrastructure pour diversifier ses placements et soutenir le secteur de la construction. L’enjeu est de taille pour ces 150.000 de salariés dont les retraites dépendent du bon choix de placements du fonds et de son gérant Bernard Caroyez.
Les Pays-Bas sont considérés comme le royaume des fonds de pension en Europe. Ces derniers pesant environ le double du PIB du pays. Pour la fédération des fonds de pension néerlandais, leur système de retraite offre un des meilleurs niveaux de couverture au monde. Vulnérables aux chocs de marché, ces institutions doivent néanmoins trouver leur équilibre dans un environnement de taux bas.
La caisse de pensions du CERN (organisation européenne pour la recherche nucléaire), qui détient 3,4 milliards d’euros d’encours sous gestion, a l’intention d’augmenter son exposition au private equity. Nicolas Salomon, responsable au sein du Portfolio Management Committee, a en outre indiqué à Instit Invest que le fonds de pension allait diminuer d’un tiers ses investissements dans la gestion alternative. L’ambition est d’accroître, dans le même temps, la performance fournie par cette classe d’actifs.
A quelques semaines du départ du Tour de France, Nicolas Salomon finalise les derniers préparatifs. En grand passionné de vélo, ce cycliste amateur va lui-même rouler dans l’une des étapes les plus dures du parcours 2016, le temps d’une journée où la course est ouverte aux cyclotouristes du monde entier. De Dublin à Genève, en passant par l’île de Jersey, découvrez l’itinéraire de Nicolas, responsable au sein du Portfolio Management Committee de la Caisse de pensions du CERN.
Si le régime de retraite complémentaire de la Préfon détient plus de 16 milliards d’euros de réserves (en valeur boursière), elle possède néanmoins la particularité de ne pas être la gestionnaire de ses fonds. En effet, trois ans après sa création en 1964, la Caisse nationale de prévoyance de la fonction publique a confié la gestion de ses encours à CNP Assurances, Allianz, Axa et Gan Groupama. Christian Carrega, son directeur général, nous explique le fonctionnement et l’influence du premier fonds de pension français.
« Je suis très fier de mes racines corses, même si je n’y ai jamais vécu », nous raconte sans aucun accent Christian Carrega, directeur général de la Préfon. Si ce Marseillais n’est pas né sur l’île de Beauté, cela ne l’a pas empêché de sillonner le pays durant ses vacances estivales et de prendre ses habitudes à Calvi. Il a pourtant dû quitter le Sud pour rejoindre la capitale à la fin de ses études afin d’entamer une carrière professionnelle riche et variée. De directeur commercial à directeur général en passant par la direction du marketing, Christian a suivi un parcours atypique. Portrait d’un homme qui a su diversifier ses compétences.
Malgré son engouement pour l’histoire et l’économie, Philippe Desfossés, directeur de l’ERAFP, pousse les portes de Sciences Po à Paris un peu par hasard en 1976. Il passera pourtant par l’ENA quelques années plus tard, annonçant ainsi une longue carrière dans la fonction publique.
De la profession d'instituteur à celle de membre du directoire du Fonds de Réserve pour les Retraites, Yves Chevalier a gravi les échelons, animé d'une curiosité insatiable et d'une forte envie de réussir. Diplômé de la promotion Liberté-Egalité-Fraternité (1989), ce cinquantenaire affable, qui occupe depuis 2007 un des trois sièges de l'instance exécutive du FRR présidée par Jean-Pierre Jouyet, est en effet issu d'un milieu qu'il qualifie lui-même de « très modeste ».
Créé par la loi de financement de la sécurité sociale en 1999 et devenu un établissement autonome par la loi n°2001-624 du 17 juillet 2001 (modifiée par la loi n°2003-778 du 21 août 2003), le FRR est un « objet totalement inédit » d'après Yves Chevalier, un des trois membres de son directoire. Juridiquement c'est un établissement public administratif mais il a la structure de gouvernance d'une société anonyme avec directoire et conseil de surveillance.
A Tours, Philippe Goubeault a fait ses humanités, et bien plus encore. Il a rejoint Orléans pour terminer ses études et décrocher un doctorat en économie à l'Institut orléanais de finance à la fin des années 1970. « J'avais pour directeur de thèse, Georges Gallais-Hamoneau, raconte Philippe, qui fut le premier en France à avoir écrit sur les sicav, c'est-à-dire sur une forme de délégation de gestion. Or, je ne savais pas à l'époque que j'allais travailler un jour dans ce domaine ».
Dans le cadre d'une mission générale de contrôle des placements des organismes de retraite complémentaire sollicitée par le ministre du travail, de l'emploi et de la santé, une mission IGAS a conduit six contrôles sur pièces et sur place, contradictoires.
Partant du principe qu' « il vaut mieux être la tête d'un rat que la queue d'un lion », Christian Oyarbide a cherché, durant sa carrière, à occuper des postes stratégiques au sein de structures relativement modestes. Mais son parcours a été jalonné par différentes expériences. Diplômé de HEC en 1977, il débute dans la maîtrise d'ouvrage informatique en rejoignant successivement quatre sociétés dont la Banque française du commerce extérieur ou encore la filiale informatique de la Caisse des dépôts.