State Street a présenté ce 8 mars une évolution de ses solutions lié à l’investissement selon des critères durables (ESG), le ESG Risk Analytics, qui doit permettre à ses clients de répondre aux nouvelles exigences réglementaires mondiales en matière de reporting. Il s’agit concrètement d’une plateforme couvrant des données répondant à la plupart des exigences en matière de publication et d’impact négatif principal («PAI»). Elle doit permettre de gérer et mesurer des risques, réaliser des rapports en lien avec les exigences de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures («TCFD») avec des mesures d’empreinte et d’intensité carbone. Elle se veut aussi compatible avec les exigences de l’Union européenne en matière de publications d’informations financières durables («SFDR») qui entrent en vigueur ce 10 mars.
Le label Relance créé dans le cadre du plan « France Relance » dans le sillage de la crise liée au Covid-19 et destiné à identifier les fonds qui soutiennent l’économie française et les petites et moyennes entreprises (PME-ETI) « fait des débuts très prometteurs depuis son lancement le 19 octobre », s’est félicité le comité de suivi du label lors d’une réunion presse, mardi 2 mars. Le comité a labellisé 147 fonds pour 13 milliards d’euros d’encours et 24,5 milliards d’euros en incluant les cibles de collecte des fonds en cours de lancement. « Nous avons labellisé (des fonds en provenance d’) une grande variété d’acteurs allant des grands gérants aux boutiques plus petites », souligne Juliette Oury, conseillère financement de l’économie au cabinet du ministre de l’Economie. Le Trésor chargé de labelliser les fonds constate qu’ils soutiennent « massivement » les entreprises françaises. En intégrant les cibles de collecte et d’investissement des fonds en cours de lancement, les fonds labellisés sont investis à plus de 70% en fonds propres et quasi-fonds propres dans les entreprises françaises et de 55% dans les PME-ETI françaises. Le cahier des charges du label fixe un niveau minimum de 60% des encours investis en fonds propres et quasi-fonds propres d’entreprises françaises et un niveau minimum de 20% de fonds et quasi-fonds propres dans les PME-ETI cotées ou non. 55 fonds ouverts aux épargnants Le ministère estime que les fonds labellisés répondent aussi de façon appropriée à l’objectif d’apporter de l’argent frais aux entreprises. Ils ont permis de réaliser 160 opérations d’augmentation de capital ou d’introduction en Bourse, ce qui était une des exigences du cahier des charges. Mais Bercy ne dit pas dans dans quelle mesure ces augmentations concernent des entreprises françaises ou des PME-ETI. Autre motif de satisfaction pour le ministère : la labellisation de 55 fonds accessibles au grand public dans des assurance-vie, soit un tiers des fonds. Le ministère ajoute que 27 fonds de capital investissement ouverts à des investisseurs non-professionnels ont également été labellisés. Le Trésor fera le point sur le dispositif dans six mois après avoir analysé les reporting des gérants.
Marc Réveillaud, le gérant du fonds ID France Smidcaps de Twenty First Capital, vient d’annoncer son départ, après quatre années passées aux manettes. Il n’a pour le moment pas donné d’indication sur ses futurs projets. Le gérant a intégré Twenty First Capital fin 2013 comme analyste et développeur commercial. Deux ans plus tard, il a été nommé assistant-gérant, avant d'être promu en 2016 gérant du fonds ID France Smidcaps, qui disposait dernièrement de 34 millions d’euros d’encours. Auparavant, il a travaillé comme analyste de hedge funds chez Rothschild & Co (2006-2008), et gérant d’un fonds de hedge funds chez Banque Leonardo (2008-2009). Entre 2009 et 2012, il a dirigé sa propre galerie d’art.
En provenance de Klésia, le nouveau directeur des opérations devrait à terme prendre la fonction de directeur général du groupe, jusqu’à présent dirigé par son PDG Gilles Dupin.
Israel Englander, le dirigeant de Millenium Management, a gagné 3,8 milliards de dollars en 2020, ce qui a fait de lui le gérant de hedge fund le mieux payé au monde l’année dernière, selon les données Institutional Investor. L’Anglais a plus que doublé son salaire qui était de 1,5 milliard de dollars en 2019 et a gagné 2 milliards de dollars de plus que les leaders de la liste des gérants les mieux payés l’année précédente, Chris Hohn et Jim Simons, tout en réalisant des gains de 26 % pour ses investisseurs. Les dix premiers gestionnaires de fonds spéculatifs au monde ont gagné ensemble 20,1 milliards de dollars en 2020, soit une hausse de 50,2 % par rapport aux 13,4 milliards de dollars de 2019, sur fond de volatilité des marchés dans le contexte de la pandémie de coronavirus. Les hedge funds ont réalisé des gains de 11,7 % en moyenne en 2020, selon les données de Hedge Fund Research. Mais les dix premiers ont obtenu des rendements moyens de 43 % en 2020, avec Coatue Management qui a affiché un rendement de 65 %, Renaissance Technologies de 76 % et Tiger Global Management de 48 %. James Simon de Renaissance Technologies a gagné 2,6 milliards de dollars l’année dernière, Chase Coleman de Tiger Global Management a gagné 2,5 milliards de dollars et Ken Griffin de Citadel a gagné 1,8 milliard de dollars. Bill Ackman, de Pershing Square, s’est classé à la dernière place du top 10, avec un salaire de 1,4 milliard de dollars. Il était absent de la liste en 2019.
Mediobanca lorgne sur le bas de laine de la Botte. Les épargnants transalpins dorment sur un matelas de 1700 milliards d’euros placés sur les comptes à vue. La gestion de patrimoine est donc désormais la «priorité» pour la banque italienne, a déclaré aux Echos Alberto Nagel, son administrateur délégué. Parmi ses principales cibles, les 600 grandes fortunes du pays, et les familles à la tête de PME et ETI. Elle reste également ouverte à une croissance externe, qui doit lui permettre de compléter son offre.
Axa IM a annoncé ce 18 février une réorganisation de sa recherche en investissement responsable (IR) et en engagement actionnarial. Les personnes spécialisées travailleront désormais de manière transversale sur la recherche IR et l’engagement actionnarial, ainsi que sur l’innovation, notamment pour atteindre l’objectif de neutralité carbone de l’ensemble des portefeuilles d’ici 2050. Elles seront notamment chargées de développer les capacités de recherche sur des thèmes comme le climat, la biodiversité, la santé, le capital humain et la diversité, et devront favoriser le rapprochement de la recherche crédit fondamentale et macro. La recherche en investissement responsable est placée sous la responsabilité de Virginie Derue. Son équipe sera en charge de la recherche thématique. La coordination de l’investissement responsable et la gouvernance sont placées sous la responsabilité de Clémence Humeau. Son équipe sera chargée des projets transversaux d’investissement responsable et de la gouvernance d’entreprise, incluant la politique de vote sur les thèmes clés mentionnés ci-dessus, ainsi que sur la Covid-19, la santé publique et la confidentialité des données. Ils sont tous deux rattachés à Gilles Moëc, le directeur de la recherche d’Axa IM et chef économiste du groupe Axa . Virginie Derue travaille chez Axa IM depuis 1998. Elle est depuis 2019 coordinatrice de la recherche crédit entreprise, et supervise l’intégration des critères ESG dans la recherche fondamentale. Clémence Humeau est arrivée en 2012, et est depuis 2018 coordinatrice de l’investissement responsable, chargée de définir la feuille de route pour l’intégration des critères ESG et sa mise en œuvre, en supervisant les projets et les gouvernances connexes.
BNP Paribas Asset Management a annoncé ce 16 février la nomination de Sandro Pierri au poste de directeur général adjoint, à compter du 1er janvier 2021. Ces nouvelles responsabilités s’ajoutent à son rôle de responsable du global client group de BNPP AM, qu’il exerce depuis 2017. Basé à Londres, il est rattaché à Frédéric Janbon, le directeur général de BNPP AM. Avant de rejoindre BNPP AM, Sandro Pierri a débuté sa carrière comme gérant de portefeuille au sein de San Paolo Fondi en 1989, puis de BNL Gestioni en 1992, avant de rejoindre ING Investment Management en Italie en 1994, où il a exercé plusieurs fonctions commerciales. Il a été, entre 2002 et 2003, chief executive retail d’ING Group, en Italie. À la suite de l’acquisition des activités italiennes d’ING Group par UniCredit / Pioneer, Sandro a rejoint Pioneer Investments en 2004, où il a occupé pendant dix ans plusieurs fonctions commerciales, puis de direction. En 2012, il devient directeur général et responsable de la gestion d’actifs d’UniCredit.
Des centaines d’institutions financières se tournent vers l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle pour récupérer des noms de domaine portant atteinte à leur image.
Le groupe financier espagnol Beka Finance a nommé Javier Godoy en qualité de responsable de la distribution internationale des fonds de sa filiale de gestion Beka Asset Management et des produits de sa banque d’investissement. Javier Godoy, arrivé en provenance de BBVA,se concentrera principalement sur le Royaume-Uni, l’Irlande, les Etats-Unis, le Canada et l’Europe continentale.
Après une année 2020 compliquée par la crise liée au Covid, la banque Richelieu a validé il y a quelques jours une nouvelle étape pour sa croissance. La banque détenue depuis 2018 par l’homme d’affaire libanais Antoun Sehnaoui à travers la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) table désormais sur croissance organique de 20% par an pour ses actifs sous gestion. Elle se fera avec de nouveaux recrutements et/ou partenariats et pourrait s’accompagner d’opportunités de croissance externe. «Nous saisirons toute opportunité de croissance si elle se présente, surtout dans la banque privée», confirme à NewsManagers, Philippe de Fontaine Vive, son directeur général. Pour fin 2020, elle a fait état d’actifs sous gestion de 3,69 milliards d’euros et compte passer le cap des 4 milliards l'été prochain. Le niveau de fin 2020 correspond à une hausse de 25% des encours par rapport à la date du changement de marque mi-2018, mais elle reste discrète sur les effets négatifs de la crise liée au Covid sur son activité l’an dernier. " Notre croissance repose sur le développement de la clientèle et le fait d’aller chercher de nouveaux les clients. Les conditions de 2020 ont favorisé les transactions mais les cours boursiers ont pénalisé la croissance», indique Philippe de Fontaine Vive qui précise que la collecte a été tout juste positive. La banque a poursuivi sa réorganisation l’an dernier, lui permettant d’atteindre l'équilibre financier. Les filiales parisiennes et monégasques sont désormais de taille comparable avec environ 1,6 milliard d’actifs gérés et 60 salariés chacune. Lors de leur reprise en juillet 2018, la filiale de Monaco, essentiellement composée de clients internationaux, pesait moins de 1 milliard d’euros d’actifs et comptait 20 salariés de moins. La France en comptait 20 de plus. Le groupe, qui détient aussi notamment la société de gestion Richelieu Gestion, compte160 personnes avec environ un tiers du personnel qui a tourné en moins de 3 ans suite au rachat.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a décidé de se lancer dans la bataille des certifications en finance verte et responsable. Elle vient ainsi d’annoncer ce 10 février la création d’une extension optionnelle de sa «Certification AMF», dédiée à la finance durable, qui sera validée par un examen et une attestation spécifiques. Ce module sera composé de 60 questions, couvrant la terminologie et l’écosystème de la finance durable, le cadre réglementaire français et européen, les enjeux ESG, les approches extra-financières en gestion d’actifs et la commercialisation des produits d’investissement durables. Les premiers examens auront lieu d’ici à la fin de l’année, après la certification par l’AMF des organismes de formation souhaitant proposer cet examen. Le régulateur a également décidé de renforcer le nombre de questions portant sur la finance durable dans l’examen général de la Certification AMF. Il passera de 4 à 15 questions, sur un total de 120 questions (contre 115 actuellement). Ces questions aborderont les notions essentielles telles que la finance verte et la prise en compte des risques climatiques, l’investissement socialement responsable et les labels, les critères ESG et les approches de gestion en la matière. Le nouveau programme, qui sera publié dans les prochains jours, entrera en application à la mi-mars 2021.
Dans une interview au Financial Times, Thomas Buberl estime qu'il est nécessaire de mieux prendre en compte la question du climat dans les portefeuilles.
Le groupe Azimut a enregistré en janvier une collecte nette de 676 millions d’euros. Le total des encours s’établit ainsi à 61,4 milliards d’euros, dont 47,6 milliards d’euros sous gestion. Le groupe atteint plus de 2,2 milliards d’euros dans les marchés privés grâce au premier closing du fonds Infrastrutturale per la Crescita – ESG. En janvier, Azimut a lancé 7 nouveaux compartiments dans sa plate-forme luxembourgeoise Azimut Investments et trois fonds sur les marchés privés.