Eurazeo a annoncé le deuxième closing de son fonds de capital-risque Smart City II à 150 millions d’euros avec de nouveaux partenaires en Europe et en Asie. Il accélère vers la constitution d’un fonds élargi de 250 millions d’euros. «Le fonds a pour objectif d’investir dans des entreprises innovantes à forte croissance favorisant la transition vers des villes plus durables. Le fonds investira en France, Europe, Etats-Unis, Asie dans les secteurs stratégiques de l’économie bas carbone : l’énergie, la mobilité, la logistique, le bâtiment et les technologies industrielles», explique la société de capital investissement qui gère un total de 27 milliards d’euros. Il a été rejoint par des investisseurs tels que le Fonds européen d’investissement (FEI), la Korean Venture Investment Corporation (KVIC), Momentum Venture Capital (SMRT, Singapour), SCG (Thaïlande) et l’électricien allemand SWK.
Les deux fonds de pension ont choisi un portefeuille de 500 millions d'euros de la banque espagnole ayant servi à financer des projets dans les énergies renouvelables
CIC Private Debt a annoncé ce 12 janvier le lancement de son quatrième fonds de dette Senior Mid Cap «CIC Debt Fund 4» avec un premier closing à 165 millions d’euros. «CIC Debt Fund 4 succède aux fonds CIC Debt Fund 1, 2 et 3, déployés depuis 2013 dans le financement de plus de 180 PME et ETI françaises ayant un Ebitda généralement compris entre 10 et 50 millions d’euros, pour un montant total investi de 1,85 milliard d’euros. Ce nouveau véhicule reste orienté vers le financement senior d’entreprises françaises dans leurs opérations de transmission et de croissance interne et externe », a indiqué la société dans un communiqué. L'équipe d’investissement est dirigée par Alexis Drouillot et compte huit collaborateurs, dont six investisseurs.
Eiffel Investment Group va répliquer sur le continent africain sa stratégie mise en œuvre en Europe avec ses fonds de transition énergétique, le financement relais («bridge») de projets. Les développeurs vont pouvoir ainsi entamer la construction de centrales sans immobiliser leur capital en attendant la fin des formalités et l’arrivée des investisseurs publics et privés. Le fonds vise 200 millions de dollars avec un premier closing ce semestre. Le déploiement sera fait en partenariat avec Finergreen, spécialiste du conseil financier en transition énergétique, notamment dans les pays émergents, et présent en Afrique depuis trois bureaux. En outre, la Banque Européenne d’Investissement investit dans le fonds. De son côté, Eiffel IG recrute deux spécialistes, son objectif ultime étant de faire passer à 1 milliard d’actifs sa stratégie en transition énergétique.
A l’occasion de l’anniversaire de l’attaque du Capitole, l’investisseur a écrit à plusieurs grands groupes pour engager le dialogue sur cette pratique.
Le groupement de fonds de pension britannique considère qu’ils ne vont pas dans le sens d’une économie bas-carbone et publie également un nouvel objectif intermédiaire de réduction des émissions de CO2 de son portefeuille.
Une première pour les fonds de pension asiatiques. Le Bureau of Labor Funds (BLF) de Taïwan annonce lancer un mandat de 2,3 milliards de dollars (2 milliards d’euros) concernant des investissements à l’étranger selon un indice aligné sur l’Accord de Paris pour le climat. Le plus gros fonds de pension taïwanais, qui supervise sept fonds de pension représentant 199 milliards de dollars, prévoit que la sélection pour le mandat «Global Climate Change Equity» débute au deuxième trimestre 2022. Les gérants retenus devront réaliser un rendement annualisé supérieur de 0,5% à l’indice climatique. Pour l’exercice de candidature, l’indice devrait être le MSCI ACWI Climate Paris Aligned Index. Le BLF indique que ce programme sera le premier mandat climatique parmi les fonds de pension asiatiques et espère qu’il encouragera les autres investisseurs institutionnels à mettre l’accent sur la durabilité environnementale. Reuters note en effet que le GPIF japonais a alloué 10 milliards de dollars en 2018 à des investissements dans des entreprises couvertes par deux indices carbo-efficients de S&P, mais n’a pas pour le moment sélectionné de gérant pour un mandat climatique en tant que tel. Le fonds de pension taïwanais investit environ la moitié de ses actifs à l’étranger et travaille avec des gérants parmi lesquels BlackRock, Fidelity et Pimco. Le rendement de ses fonds s’élevait à 7,47% annuels à la fin d’octobre 2021. Plus d’informations ici.
Le fonds de pension danois Lønmodtagernes Dyrtidsfond, ou LD Pensions, a sélectionné Aegon Investment Management B.V. parmi huit gérants pour lui confier une stratégie «High Grade European Asset Backed Securities». La taille du mandat est de 1.250 millions de couronnes danoise, soit approximativement 170 millions d’euros. Il s’agit d’un montant indicatif car le fonds ne peut déterminer à l’avance un volume précis. L’objectif du mandat consiste à procurer un flux de rendement stable fixé à Euribor + 150 points de base en investissant dans des ABS européens. L’autre objectif est d’offrir une protection relative aux obligations investment grade européennes (Ticker Bloomberg ER00) ajustée pour la duration.
Santander Asset Management, filiale de la banque espagnole Santander, a bouclé la levée d’un fonds global de dette privée baptisé Santander Private Debt I pour un montant total de 115 millions d’euros d’engagements. Le fonds investira sur les marchés de dette privée dans un format multi-gérants et avec une exposition minimale de 80% en dette senior. Il devrait souscrire à au moins 150 dettes différentes (partagée pour moitié entre Etats-Unis et Europe) avec une durée de vie moyenne de 4 à 5 ans. Santander AM, qui gère 192 milliards d’euros, a fondé son équipe de gestion d’actifs illiquides en 2019. Elle compte aujourd’hui une trentaine de personnes.
Le fonds de pension danois PFA a confié 200 millions d’euros supplémentaires à BMO Real Estate Partners dans le cadre de son mandat logistique européen. Le mandat a débuté en juillet 2019 avec un engagement initial de 100 millions d’euros, focalisé sur des développements logistiques Core+ et Value-Add en France. Les premières acquisitions comprenaient deux propriétés à Bassens, à proximité du port de Bordeaux, une messagerie à Corbas, Lyon, et la rénovation d’un entrepôt logistique de dernier kilomètre à Fretin, Lille. A la suite de ce premier déploiement de capital, le mandat s’élargit donc avec un engagement supplémentaire de 200 millions d’euros afin d’inclure des opportunités d’investissement Core, Core+ et Value-Add dans toute l’Europe continentale et en particulier en France, en Espagne et en Italie. Les deux mandats, effet de levier inclus, confèrent une capacité d’investissement totale de plus de 400 millions d’euros. La stratégie mise en œuvre se focalisera sur la recherche, l’acquisition et la gestion d’une combinaison d’immeubles logistiques existants et d’investissements de type manage-to-core/build-to-core à proximité de centres urbains, de ports et d’aéroports ou au sein de pôles logistiques déjà établis. L’accent sera mis sur les entrepôts urbains, les installations de cross-docking et les entrepôts de catégorie A à locataire unique ou multiple, offrant une diversification aussi bien au niveau des emplacements que des occupants.