Dimanche soir, Ledger a publié une série de tweets appelant ses clients à la vigilance face à des risques de tentatives de phishing ou d’autres d’arnaques. La fintech française spécialisée dans les crypto-monnaies, qui commercialise des portefeuilles pour stocker ses devises de façon physique, a reconnu en juillet dernier avoir été victime d’une violation de données durant le mois de juin, par un tiers non autorisé. Une faille dans son système de sécurité avait permis à un hacker de récupérer un million d’adresses mails de clients, ainsi que 9.500 coordonnées de clients. Depuis ce jour, Ledger avait expliqué que les portefeuilles et les jetons numériques possédés par les clients étaient en sécurité. Mais dimanche soir, un hacker a décidé de rendre accessibles gratuitement les fichiers volés. Ledger a posté une foire aux questions (FAQ) sur son site internet. Contactée par L’Agefi, la fintech n'était pas joignable mardi.
La fintech britannique Revolut a annoncé mardi le lancement de Revolut Plus, un nouvel abonnement abordable à 2,99 euros par mois, offrant aux clients une protection sur leurs achats contre le vol, les dommages ou les politiques de non-retour. La protection complète des achats couvre les clients Plus jusqu'à 1.000 euros, les clients Premium jusqu'à 2.500 euros, et les clients Metal jusqu'à 10.000 euros si leurs achats éligibles sont accidentellement endommagés ou volés, pendant 12 mois, précise le groupe. Les clients de Revolut Plus se verront aussi proposer des cartes virtuelles et des services de paiement mobile comme Google Pay et Apple Pay.
Trop, c’est trop. Cette fois, l’UCF-Que choisir a déposé plainte contre Leetchi auprès du procureur de Paris : des milliers d’utilisateurs se sont plaints de voir leur argent bloqué par l’établissement de paiement, en dépit de sa promesse d’une cagnotte simple et rapide, avec un versement au bénéficiaire en 48 heures. En réalité, le délai serait plutôt de plusieurs mois. Et malgré les appels répétés des utilisateurs sur tous les canaux, Leetchi reste souvent silencieux. Trop de collectes à surveiller ? Difficulté à appliquer les dispositifs de lutte anti-fraude ? Peur d’être accusé de financer des projets hors la loi ? Leetchi va devoir s’expliquer.
Relancer l’activité commerciale dans les zones rurales, c’est l’objectif de Brink’s qui a décidé d’offrir à 50 communes qui n’en ont pas ou plus l’installation d’un distributeur automatique de billets (DAB) et un an de service, soit un million d’euros de prestation au total. « Un acte citoyen et solidaire avec des commerçants durement touchés par la crise en apportant aux municipalités un levier de soutien à l’économie locale », selon Patrick Lagarde, le PDG de Brink’s France. Alors que plus de 2.000 DAB ont été supprimés l’an dernier en France, les « Points Cash Village » de Brink’s se sont déjà installés dans une trentaine de villages, et plus de 600 collectivités locales s’y intéressent. Parce que le cash, « c’est le pilier du commerce de proximité mais également le lien social, la solidarité et un espace de liberté qu’il faut défendre contre la stratégie du tout digital », soutient le PDG de Brink’s.
Le spécialiste américain du paiement en ligne Stripe a recruté au moins une demi-douzaine d’avocats en vue de préparer son prochain tour de table, affirme Bloomberg. Parmi ceux-ci figurent le conseil en contentieux Tracy Talbot et le conseil sur les produits bancaires Lee Ann Anderson, qui était associée en marchés de capitaux chez Greenberg Traurig. Stripe cherche à boucler un nouveau tour de table qui pourrait lui permettre d’atteindre une valorisation entre 70 et 100 milliards de dollars (58 à 82,3 millions d’euros), indiquait Bloomberg le mois dernier. Contacté par L’Agefi à ce sujet, un porte-parole de Stripe avait précisé «ne pas commenter les rumeurs». Stripe avait été valorisé 37 milliards de dolalrs lors de sa dernière levée de fonds.
L’assurtech française Luko a annoncé lundi une levée de fonds de 50 millions d’euros, menée par EQT Ventures. Il y a un an, elle avait déjà bouclé un tour de table de série A, de 20 millions d’euros, auprès d’Accel, de Founders Fund et de l’européen Speedinvest. Lancée en mai 2018, la start-up qui veut «réinventer l’assurance habitation» revendique 100.000 assurés. Avec cette nouvelle levée de fonds, Luko compte «lancer de nouveaux services d’assurance et d’assistance, de renforcer les investissements dans la protection du foyer sur le volet technologique, d’ouvrir de nouveaux pays en Europe et de renforcer l’équipe avec le recrutement de plus d’une cinquantaine de collaborateurs en 2021», indique-t-elle dans un communiqué.
Revolut Business, l’entité BtoB de la fintech britannique Revolut, lance une solution d’acquisition de paiements en ligne pour les entreprises, leur permettant d’accepter les paiements par carte même sans avoir de site de e-commerce, annonce-t-il dans un communiqué lundi. Cette solution permet aux entreprises de 13 pays européens d’accepter les paiements par carte directement sur leur compte. Ce produit prêt à l’emploi fait partie du pack de démarrage de Revolut Business, offrant aux entreprises une solution de bout en bout, précise le communiqué. En outre, les entreprises peuvent également réclamer des paiements à n’importe qui, partout dans le monde, sans avoir besoin d’un site web ou d’une boutique en ligne, en utilisant un lien de paiement.
L’assurtech française Luko a annoncé lundi une levée de fonds de 50 millions d’euros, menée par EQT Ventures. Il y a un an, elle avait déjà bouclé un tour de table de série A, de 20 millions d’euros, auprès d’Accel, de Founders Fund et de l’européen Speedinvest.
Le superviseur financier de Singapour a accordé vendredi quatre licences bancaires digitales, dans le cadre d’une ouverture sans précédent du marché bancaire local à de nouveaux entrants. La Monethary Authority of Singapore (MAS) a octroyé une licence bancaire de plein exercice à une société commune entre l’opérateur en télécoms Singtel et l’application Grab, ainsi qu’au groupe local de jeux et commerce en ligne Sea, ce qui leur permettra de proposer des services à la clientèle de particuliers. S’y ajoutent le chinois Ant, bras financier d’Alibaba qui a dû renoncer le mois dernier à s’introduire en Bourse, et un consortium comprenant le chinois Greenland Financial Holdings ; ils pourront proposer des services de gros. Ces nouvelles offres de banque digitale pourraient voir le jour en 2022. La MAS avait lancé en 2019 un processus concurrentiel pour mettre en jeu jusqu'à cinq licences bancaires. Au total, 21 groupes avaient présenté un dossier. L’autorité a indiqué vendredi qu’elle pourrait accorder d’autres licences de banque digitale à l’avenir.