SAP a annoncé jeudi l’acquisition d’une participation majoritaire dans la fintech américaine Taulia, le groupe allemand cherchant à étendre sa présence dans le financement de la chaîne d’approvisionnement. Le leader européen des logiciels de gestion n’a pas divulgué le prix de la transaction, mais selon son président du directoire, Christian Klein,la valeur est inférieure à un milliard de dollars (890 millions d’euros). Taulia travaille avec des institutions financières pour permettre aux fournisseurs utilisant sa plateforme de recevoir des paiements anticipés sur les biens et services qu’ils ont livrés. La fintech a levé plus de 200 millions de dollars auprès de sociétés d’investissement comme Trinity Ventures, Questmark Partner et Lakestar, et obtenu une facilité de crédit de plus de 6 milliards de dollars auprès de JPMorgan l’an dernier.
SAP a annoncé jeudi l’acquisition d’une participation majoritaire dans la fintech américaine Taulia, le groupe allemand cherchant à étendre sa présence dans le financement de la chaîne d’approvisionnement. Le leader européen des logiciels de gestion n’a pas divulgué le prix de la transaction, mais son président du directoire, Christian Klein, a déclaré que la valeur était inférieure à un milliard de dollars (890 millions d’euros). Taulia travaille avec des institutions financières pour permettre aux fournisseurs utilisant sa plateforme de recevoir des paiements anticipés sur les biens et services qu’ils ont livrés.
Spectaculaire. Si le crowdfunding reste un mode de financement récent, le crowdfunding immobilier, lui, s’est bel et bien emparé de ce nouveau modèle. Le Baromètre du crowdfunding immobilier de France 2021 réalisé par Fundimmo affiche un quasi-doublement de la collecte par rapport à 2020, soit 958 millions d’euros contre 505 millions un an auparavant. L’offre se démocratise et attire désormais davantage d’investisseurs : ils sont désormais 313 en moyenne à placer de l’argent dans un même projet, contre 177 en 2020, et investissent en moyenne 2.871 euros, soit nettement moins qu’en 2020 lorsque le chiffre dépassait les 4.700 euros. Il faut dire que le taux de rendement est intéressant à 9,21 % par an pour une durée de placement autour de 21 mois. Et les remboursements s’opèrent plutôt bien, malgré la crise sanitaire, avec 301 millions d’euros restitués en 2021. Le taux de défaut est en très léger recul à 0,09 %, même si les retards d’échéance sont un peu plus nombreux à 6,61 % (+0,91 % par rapport à 2020), mais les retards de chantier et les difficultés d’approvisionnement ont pu gêner le bon déroulement des opérations.
Incitation. L’assurance fondée sur les données de comportements des assurés progresse. Venue du Royaume-Uni, l’insurtech Zego lance en France son premier marché en Europe continentale, une offre d’assurance des flottes automobiles dont les primes seront calculées en fonction de la conduite des voitures. La solution a été testée sur plusieurs milliers de véhicules outre-Manche et fait diminuer les accidents de 10 %, les primes de 20 %. De quoi, pour Zego qui a levé le montant record en série C de 150 millions de dollars en mars dernier, compléter l’offre existante au kilomètre flexible et élargir les clients au-delà des particuliers pour inclure les taxis, les véhicules de transport avec chauffeur (VTC), les voitures de location…
Comment faire quand le modèle économique de son entreprise – la livraison de repas – n’est toujours pas viable dix ans après son lancement ? Delivery Hero a la solution. En plus de mordre dans le marché de la publicité, la start-up vient de lancer une offre « Mangez maintenant, payez plus tard ». Il sera donc possible d’acheter son sandwich à crédit. Et pour rassurer les investisseurs myopes à la création de valeur d’un tel développement, le groupe annonce aussi qu’il distribuera des prêts aux restaurateurs de sa plateforme. De grandes ambitions qui ne feront toujours pas passer la désormais fintech dans le vert : les résultats de Delivery Hero – valorisée 22 milliards d’euros – pourraient être positifs en milieu d’année « une fois ajustés pour l’Ebitda ». Vous avez dit indigeste ?
Licorne. La néobanque française spécialiste des professionnels a levé 486 millions d’euros, atteignant un niveau de valorisation record pour la French Tech. Les fonds américains Tiger Global et TVC Funding ont codirigé ce dernier tour de table et fait avancer l’idée d’une entrée en Bourse dans les prochaines années. Avec cet argent frais, la fintech, qui a atteint 19,8 millions d’euros de produit net bancaire l’an dernier, ambitionne d’améliorer ses services, notamment dans les virements instantanés. Elle pourra aussi saisir des opportunités de croissance externe pour mieux servir ses 220.000 clients, qu’elle veut voir passer à un million à l’horizon 2025 en se développant à l’international. Après avoir ouvert en 2021 des bureaux à Barcelone, Berlin et Milan en 2021, elle ambitionne d’investir plus de 100 millions d’euros dans ces marchés au cours des deux prochaines années. Un lancement dans de nouveaux marchés est également prévu l’an prochain.
C’est le montant du tour de table en série B réalisé par Coinhouse auprès de plusieurs fonds, dont True Global, CF Partners, XAnge, Raise, Expon, Consensys et de business angels, afin de devenir la première cryptobanque européenne. Déjà enregistrée comme prestataire de services sur actifs numériques en France, Coinhouse vient d’obtenir la même autorisation au Luxembourg. La société innove régulièrement pour rendre les crypto-actifs facilement accessibles au grand public mais aussi aux entreprises et aux investisseurs institutionnels.
Depuis quelques jours, Spice DAO, un collectif de crypto-enthousiastes réunis autour d’un projet d’achat de livre, fait rire à ses dépens. Bien doté par ses membres, le groupe a acquis voici quelques jours une édition originale du story board du réalisateur Alejandro Jodorowski (photo) pour l’adaptation de Dune, estimée à 25.000 dollars, pour 2,66 millions de dollars. Spice DAO pense à haute voix sur les réseaux sociaux et se cherche une stratégie pour rentabiliser l’achat, annonçant la création d’une série « originale » dérivée du livre. Ces investisseurs avertis pensent manifestement avoir également, pour le prix, acquis les droits d’auteur. Il semblerait qu’aucun spécialiste de la propriété intellectuelle n’a participé à l’opération. Le projet initial – brûler le livre après l’avoir numérisé, et créer une chaîne NFT (non fungible token) – semble abandonné pour le moment.
Le constructeur américain Ford a sélectionné Stripe, éditeur irlando-américain d’une plateforme d’acceptation des paiements digitaux, pour développer son activité de vente en ligne. Un choix fait pour cinq ans dans le cadre du plan Ford+ pour la croissance et la création de valeur. C’est ce plan stratégique qui conduit Ford Credit, la filiale de financement du constructeur, à réimaginer son infrastructure de paiement en ligne. Ford et Stripe ont prévu de développer ensemble une infrastructure de paiement en ligne pour faciliter et fiabiliser les paiements des clients, particuliers et entreprises, auprès des concessionnaires Ford et Lincoln, d’abord en Amérique du Nord puis en Europe. Le déploiement devrait commencer au deuxième semestre 2022. Grâce à Stripe Connect, l’infrastructure de paiement mise à la disposition des entreprises pour le traitement des paiements e-commerce, Ford devrait fluidifier tout le parcours client et la gestion des ventes depuis la commande et la réservation de véhicule jusqu’à la facturation.
Le constructeur américain Ford a sélectionné Stripe, éditeur irlando-américain d’une plateforme d’acceptation des paiements digitaux, pour développer son activité de vente en ligne. Un choix fait pour cinq ans dans le cadre du plan Ford + pour la croissance et la création de valeur. C’est ce plan stratégique qui conduit Ford Credit, la filiale de financement du constructeur, à réimaginer son infrastructure de paiement en ligne. « La plateforme de Stripe nous aidera à proposer des expériences de paiement simplifiées et exceptionnelles quel que soit le canal choisi par les clients et à développer des améliorations rapidement », selon Marion Harris, PDG de Ford Motor Credit Company.