La Commission européenne a annoncé lundi avoir autorisé, en vertu des règles de l’UE en matière d’aides d'État, une compensation de 1,77 milliard d’euros pour La Banque Postale, afin de continuer d’assurer le service d’intérêt économique général («SIEG») d’accessibilité bancaire en France pendant la période 2021-2026. Bruxelles a déjà autorisé deux mandats de La Banque Postale au regard des SIEG en 2013 et en 2017. En France, le Livret A est un compte d'épargne réglementé et rémunéré dont les fonds sont disponibles à tout moment. Tous les établissements bancaires peuvent le proposer. Les autorités françaises imposent à La Banque Postale un certain nombre d’obligations supplémentaires liées à la distribution du Livret A. L’objectif de ces obligations est d’assurer un accès facile et non stigmatisant à un compte bancaire de base aux personnes défavorisées qui risqueraient, en l’absence de telles obligations, de se trouver en situation d’exclusion bancaire en raison de leur situation sociale et/ou financière.
La biotech Abivax spécialisée dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques, des infections virales et des cancers, vient de lever 85 millions d’euros. D’une part, avec une augmentation de capital réservée, sursouscrite, de 60 millions d’euros, réalisée avec une décote limitée de 3%. D’autre part, en émettant 25 millions d’euros d’obligations convertibles, offrant un coupon de 6% et une prime de conversion de 25%. Ces financements, destinés aux essais clinique d’ABX464 dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques, permettent au groupe de disposer de la trésorerie nécessaire jusqu’au deuxième trimestre 2022. Toutefois, la biotech a besoin de 100 millions d’euros sur les douze prochains mois. Aussi, elle envisage un partenariat stratégique avec un acteur pharmaceutique majeur et/ou de nouveaux financements. A défaut, elle pourrait retarder ses programmes cliniques. Abivax brûlera au moins 30 millions d’euros de cash par trimestre à compter du quatrième trimestre 2021 et jusqu’à fin 2022.
Le constructeur automobile Stellantis a annoncé vendredi avoir signé une nouvelle facilité de crédit renouvelable syndiquée (RCF) d’un montant de 12 milliards d’euros auprès de 29 banques. Cette ligne de crédit, qui remplace celles du groupe PSA et de FCA, offre une augmentation de la liquidité du groupe fusionné et un allongement des maturités. Ce nouveau RCF, qui peut être utilisé à des fins générales, est structuré en deux tranches : 6 milliards d’euros, d’une durée de 3 ans, et 6 milliards d’euros, d’une durée de 5 ans, chaque tranche bénéficiant de deux options d’extension supplémentaires, d’une durée d’un an chacune.
L’action Banca Monte dei Paschi di Siena a terminé la séance sur un gain de 3,7% à 1,16 euros jeudi, après que la Fondation Monte dei Paschi, l’ancien actionnaire principal de la banque italienne, a accepté d’abandonner des demandes d’indemnisation qui se chiffraient à plusieurs milliards d’euros. L’accord préliminaire conclu par Monte dei Paschi et la fondation, qui détenait une participation de plus de 30% dans la banque voilà près de dix ans, permet à la banque en difficulté de réduire ces demandes d’indemnisation à 6,2 milliards d’euros, contre environ 10 milliards d’euros auparavant, moyennant le versement de 150 millions d’euros à la fondation. Cette dernière avait déposé à la fin juillet 2020 ces demandes, qui concernent l’acquisition par Monte dei Paschi de Banca Antonveneta ainsi que des augmentations de capital réalisées en 2011, 2014 et 2015.
La parole à... Cédric Roussel, député des Alpes-Maritimes, rapporteur de la mission d’information sur les droits de diffusion audiovisuelle des manifestations sportives
Turbulences. L’année 2020 aura été difficile, particulièrement dans les pays émergents. La Fondation Grameen Crédit Agricole s’est alliée à Ada et à Inpulse, deux autres grands financeurs de la microfinance, pour réaliser plusieurs vagues d’enquête auprès des institutions de microfinance (IMF) afin de comprendre les impacts de la crise sur leur activité pour ajuster et coordonner leur soutien, en cette période exceptionnelle. Outre des difficultés opérationnelles à exercer leurs activités de collecte des remboursements ou de décaissement de prêts, les IMF ont rencontré des difficultés financières : 48 % d’entre elles ont subi un ralentissement ou un arrêt des décaissements de la part de leurs financeurs, 45 % ont été confrontées à une diminution de leurs fonds propres, 40 % ont manqué de liquidités et 33 % ont dû payer plus cher leurs financements. Face à ces obstacles, la Fondation Grameen Crédit Agricole a participé à la mise en place d’une coalition internationale de 30 acteurs de la microfinance pour établir des règles de transparence, de rapidité et de protection des bénéficiaires finaux. Le retour à la normale n’est pas pour 2021 mais les IMF ont montré leur résistance.
C’est le montant du fonds levé par Eiffel Impact Debt auprès de 26 grands investisseurs, qui dépasse largement l’objectif de 400 millions. Lancé en janvier 2020, le fonds présente l’originalité de prendre en compte aussi bien les critères financiers que ceux d’impact pour choisir ses cibles. Il finance des ETI pour des montants de 10 à 100 millions d’euros et a déjà réalisé 14 investissements pour un montant total représentant le tiers des fonds levés. L’équipe prévoit une utilisation totale des fonds d’ici à la fin de l’année.
L’Union européenne (UE) a largement réussi mardi une émission obligataire syndiquée à deux tranches, qui comprenait une troisième émission dans le cadre de son programme de relance NextGeneration EU (NGEU), dont les Etats membres continuent de valider les plans nationaux (France, Italie et Espagne mardi) ouvrant aux premiers versements de subventions et de prêts. L’obligation à 10 ans (coupon 0%), qui doit servir à refinancer d’autres mécanismes européens, a attiré un carnet d’ordres couvrant près de 10 fois l’offre de 5,25 milliards d’euros (51 milliards), et donc permis de réduire le rendement à -0,043% (MS-6 pb). L’obligation à 20 ans (coupon 0,45%), qui participe intégralement au programme NGEU, a reçu plus de 96 milliards de demandes pour 10 milliards offerts et profité de la forte demande sur le marché secondaire pour réduire le rendement à 0,471% (MS+7 pb).
C’est la part des sociétés non suivies par au moins un analyste financier, selon la troisième édition de Mifidvision qui vient d’être publiée. Cette plateforme associe les grandes associations de place impliquées par la problématique de la recherche financière que MIF 2 a contribué à appauvrir depuis 2018. On recensait 1.960 études sur les sociétés d’Euronext Paris en 2018, puis 1.732 en 2019 et 1.683 en 2021. Bonne nouvelle toutefois, les professionnels de l’analyse à Paris s’européanisent. Les retombées négatives de MIF 2 concernent surtout les small et midcaps et Mifidvision s’emploie à promouvoir la recherche sponsorisée (payée par l’émetteur) avec un cadre adéquat de bonnes pratiques.
Elior a annoncé vendredi le succès de son offre de 550 millions d’euros d’obligations senior à échéance 2026. «Les obligations porteront intérêt à un taux annuel de 3,750% et seront émises à 100% de leur valeur nominale», a indiqué le groupe français de restauration collective. Il a ajouté qu’il signerait au plus tard le 8 juillet un nouveau prêt senior syndiqué d’un montant de 100 millions d’euros ainsi qu’un nouveau prêt senior revolving d’un montant de 350 millions d’euros.
Elior a annoncé vendredi le succès de son offre de 550 millions d’euros d’obligations senior à échéance 2026. «Les obligations porteront intérêt à un taux annuel de 3,750% et seront émises à 100% de leur valeur nominale», a indiqué le groupe français de restauration collective. Il a ajouté qu’il signerait au plus tard le 8 juillet un nouveau prêt senior syndiqué d’un montant de 100 millions d’euros ainsi qu’un nouveau prêt senior revolving d’un montant de 350 millions d’euros. «Il est prévu que le produit brut de l’offre soit utilisé, avec le produit du nouveau prêt syndiqué, pour rembourser le prêt syndiqué existant d’Elior, pour financer ses besoins généraux et pour payer les frais et dépenses liés à l’opération», a précisé le groupe.