Mubadala a signé un partenariat stratégique avec KKRpour du co-investissement en dette privée dans la région Asie Pacifique. Le partenariat a pour but de déployer au moins 1 milliard de dollars dans des solutions de crédit aux entreprises. Mubadala va investir aux côtés de fonds déjà existants de KKR, comme le récemment levé KKR Asia Credit Opportunities Fund. «S’étendre dans la région Asie-Pacifique est un des piliers de notre stratégie alors que ce marché présente des opportunités d’investissement uniques dans la dette, stimulées par sa croissance rapide et une forte demande pour du crédit non bancaire», précise Omar Eraiqaat, qui codirige l’investissement en dette chez Mubadala.
C’est le montant, en dollars, du prêt décroché par Trafigura avec garantie de l’Etat allemand, via son agence d’assurance-crédit export. Le financement est lié à l’engagement du négociant en matières premières de fournir au pays dans les cinq ans 500.000 tonnes de métaux non ferreux à caractère stratégique. Le crédit a été arrangé par la Société Générale et syndiqué auprès de sept banques. Les métaux non ferreux concernés par l’accord sont utilisés dans l’activité des énergies renouvelables, l’électronique et la chimie. Le prêt a fait l’objet de covenants ESG.
Une vente aux enchères se tiendra le 4 novembre à Bercy, sous la houlette de la Direction nationale d’interventions domaniales (DNID, direction spécialisée de la Direction générale des Finances publiques, DGFiP) et, pour la première fois, pour le compte exclusif de la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI). Il y en aura pour tous les goûts parmi les 350 lots proposés, fruits donc de saisies douanières. Pour toutes les bourses également, de la paire d’escarpins du soir en satin fuchsia Jimmy Choo (photo), pointure 38,5, estimée de 150 à 250 euros, au lingotin d’or jaune de 10 grammes estimé de 300 à 400 euros, d’un lot de diamants bruts pour 30.000 à 40.000 euros à une montre Rolex Sky-Dweller pour 15.000 à 25.000 euros. « Nos ventes connaissent un succès grandissant, tant auprès de particuliers que de professionnels, pour faire de bonnes affaires, mais cela correspond aussi à une tendance de fond à l’achat de biens d’occasion et même d’acte citoyen des acheteurs pour soutenir les efforts de la puissance publique dans son action de lutte contre la fraude », confie Alain Caumeil, le directeur de la DNID.
BDO France entend « à nouveau casser les codes du secteur ». Après avoir adopté, fin 2021, le statut d’entreprise à mission, le cabinet d’audit et de conseil dit révolutionner son recrutement. En « ouvr[ant] nos chakras », selon son président du directoire, Arnaud Naudan. Précisément, le cabinet s’associe à Goshaba : par le biais de la plateforme, le candidat ne dépose pas de CV mais « jou(e) à des jeux cognitifs qui vont révéler ses ‘soft skills’ », plaide BDO France. Il faudra ainsi séduire par son « savoir-être » plutôt que par ses diplômes ou son origine, par le biais du jeu vidéo de la mesure de l’empathie, de la résilience ou de la minutie. Gageons que le candidat distingué par Goshaba connaîtra aussi ses tables de multiplication, pour un auditeur cela reste important.
La Maif a choisi de confier à Eiffel Investment Group la gestion d’un fonds dédié de dette privée avec pour objectif de générer, mesurer et suivre l’impact tangible des investissements de ce fonds. Doté de 120 millions d’euros, le fonds «Maif Dette à impact» est à capitaux permanents et va financer des entreprises françaises et européennes s’engageant en faveur de la transition écologique et inclusive. Le véhicule est classifié article 9 au sens de la réglementation européenne sur la finance durable (SFDR) et labellisé Luxflag ESG. La commission de gestion est indexée à la hausse et à la baisse sur les objectifs d’impact du fonds, et côté emprunteurs, des covenants d’impact (engagements contractuels) feront varier le coût de la dette. «En inventant les «covenants d’impact» qui placent les critères extra-financiers au même plan que les critères financiers, Eiffel Investment Group a établi un nouveau standard en matière de dette à impact et c’est ce qui nous a convaincus d’avancer ensemble dans le lancement de ce fonds », a déclaré Carole Zacchéo, directrice des investissements et des placements du groupe Maif.
Les engagements de la Maif et du Fonds européen d’investissement portent à 82 millions d’euros la collecte du fonds de dette senior F2E géré par Sienna Private Credit. F2E propose des solutions de financement aux PME et aux acteurs industriels de la transition énergétique. Il cible l’accompagnement de projets dans les domaines de la performance énergétique, l’autoconsommation, le stockage,la mobilité décarbonéeou encore desprojets de production d’hydrogène vert. Le fonds F2E est un fonds à impact classé article 9 au sens du règlement européen SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). Il devrait également être labellisé Greenfin. La dimension d’impact du fonds est acquise dans le cadre des discussions bilatérales avec les entreprises financées, selon un communiqué. Elle répond aux critères promus par Finance for Tomorrow et repose notamment sur une mesure précise au ligne à ligne des tonnes de carbone évitées grâce à la mise en place des investissements objets des financements.
Conscience. Deux initiatives inhabituelles du côté des établissement de financement en faveur des clients modestes contraints par l’instauration de nouvelles zones à faibles émissions (ZFE). Sofinco propose une location de voiture avec option d’achat à partir de 100 euros par mois pour des véhicules ayant un label Crit’Air 0 ou 1, neufs ou d’occasion de moins de cinq ans. L’offre est disponible auprès d’Agilauto, loueur automobile du Crédit Agricole, et auprès des concessionnaires partenaires de Sofinco Auto. Par ailleurs, ALD Automotive, filiale de Société Générale, et l’Adie, Association pour le droit à l’initiative économique, ont imaginé une offre de location longue durée de véhicules d’occasion de moins de cinq ans également, incluant l’entretien et l’assistance, à coût réduit. L’octroi du crédit est effectué avec le soutien de l’Adie, qui simplifie les démarches administratives.
Le livre va-t-il mieux résister au raz-de-marée du modèle dit progressiste que la biodiversité ? Espérons-le, car les constats sur la disparition d’une grande partie de la nature ne manquent pas, malgré des tentatives pour alerter les sociétés, comme avec la COP 15. Côté lectures, on est toujours sans nouvelle précise de ce que va devenir le paysage de l’édition, après l’annonce cet été par Vivendi de son intention de céder Editis. Au pays du prix unique du livre, les inquiétudes ne sont pas retombées pour autant quant à la protection du foisonnement des pensées. Certaines initiatives donnent toutefois le sentiment que la créativité reste vivace, tel le projet de librairie universelle de Lireka : cette start-up grenobloise lancée l’an dernier a constitué un catalogue de plus d’un million de titres et vendu 180.000 ouvrages livrés gratuitement dans le monde. Son business plan ? « Faire émerger un modèle pour la librairie indépendante, pour concurrencer les géants du e-commerce et les grandes enseignes spécialisées », rien de moins !
Le financement du soutien scolaire est-il en train de devenir une niche fiscale ? Ce serait d’autant plus curieux que l’Etat s’est récemment mis en quête de faire le tri dans les formations professionnelles. Or, le soutien scolaire va immanquablement demander, lui aussi, des mises au point. En attendant, il ne semblait pas forcément indispensable de greffer sur les réductions d’impôt auxquelles il donne lieu un dispositif « Avance immédiate ». C’est pourtant le cas depuis la rentrée. L’idée est que le crédit d’impôt soit aussitôt attribué aux familles, afin de « favoriser l’égalité des chances »… Peut-être qu’un cours d’organisation du budget domestique proposé aux parents serait tout aussi utile. Via un organisme de soutien scolaire ?
La banque italienne Monte dei Paschi di Siena (MPS) a déclaré vendredi qu’une nouvelle vente d’actions visant à lever jusqu'à 2,5 milliards d’euros lui coûterait au total 132 millions d’euros, comprenant 125 millions d’euros de commissions payées aux huit institutions financières soutenant l'émission. Après des négociations difficiles qui risquaient de faire dérailler la levée de capitaux, les huit banques ont accepté de garantir l'émission d’actions débutant ce lundi, pour un montant maximal de 807 millions d’euros. Le fonds londonien Algebris apportera son soutien à hauteur de 50 millions d’euros supplémentaires. MPS a déclaré que le coût de l’augmentation de capital réduirait de 15 points de base son ratio de capital «Tier 1» visé à l’horizon 2024.
Le groupe britannique de prêt-à-porter en ligne Asos a indiqué samedi qu’il était en phase finale de négociation avec ses banques en vue d’amender les covenants de son crédit renouvelable, dont le montant s’élève à 350 millions de livres (403 millions d’euros) et qui vient à échéance en juillet 2024. Il a souligné que cette initiative lui procurerait davantage de flexibilité financière dans un contexte économique incertain. Cette déclaration fait suite à des informations de Sky News, faisant état de discussions menées entre le groupe et ses prêteurs, notamment Barclays, HSBC et Lloyds Banking Group. Après avoir tiré parti des mesures de confinement lors de l’éclatement de la pandémie de coronavirus en 2020, Asos est désormais confronté à une désaffection de sa clientèle pénalisée par la montée de l’inflation. Le mois dernier, il a revu à la hausse sa prévision d’endettement net, en estimant que celui-ci atteindrait 150 millions de livres pour son exercice clos le 31 août 2022.
La coentreprise regroupe de grands investisseurs européens, d’Amérique du Nord et du Golfe, qui gèrent collectivement près de 2.000 milliards d’actifs.
L’assureur américain Resolution Life a conclu un partenariat dit «stratégique» avec Blackstone. Le gérant va d’une part investir 500 millions de dollars au capital de l’assureur, et de l’autre gagne des mandats de gestion en dette privée, immobilier et financement garantis par des actifs. Ces mandats devraient représenter 25 milliards de dollars la première année, et atteindre 60 milliards sur les 6 prochaines années. Blackstone crée donc un véhicule d’investissement à capitaux perpétuels pour entrer au capital de l’assureur et porter son volume à 3 milliards d’euros auprès notamment des actionnaires existants. Le plus gros actionnaire historique est l’assureur Nippon Life, qui soutient le partenariat. Resolution Life restera par ailleurs une société de droit bermudien. Blackstone vient avec cette opération grossir les rangs des fonds de private equity qui investissent au capital d’assureurs, qui en retour leur confient des mandats de gestion portant sur des actifs non cotés: Apollo et Athora, KKR et Global Atlantic Financial Group, Cinven et Viridium (en Allemagne). Ces assureurs, souvent localisés aux Bermudes, n’ont pas les mêmes contraintes réglementaires que les européens par exemple, et peuvent plus aisément investir dans des actifs illiquides pour stimuler le rendement. Les fonds incitent ensuite leurs participations à mener une politique de rachat de portefeuilles de passifs auprès d’autres compagnies d’assurances ou de fonds de pension pour gagner en surface. Blackstone quant à lui avait fait l’an dernier avec le géant de l’assurance AIG, une opération assez similaire à celle réalisée aujourd’hui avec Resolution Life. Le potentiel d’encours du portefeuille était alors de plus de 90 milliards de dollars.
Unifergie, filiale de Crédit Agricole Leasing & Factoring, a annoncé jeudi un partenariat avec le spécialiste français des énergies renouvelables Volta, en vue de financer des centrales photovoltaïques en toitures à hauteur de 32 millions d’euros. Ce programme de financement et de refinancement porte sur un total de près de 200 toitures photovoltaïques réparties sur plusieurs zones géographiques en France. Le développeur et producteur indépendant d’énergie renouvelable pourra ainsi refinancer une partie des projets en exploitation pour dégager des capacités financières afin de lancer la construction des futures centrales.