Le groupe japonais Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG) prévoit d'étendre son alliance avec l’américain Jefferies Financial Group à l’Europe et à l’Asie dans le but de renforcer son activité de banque d’investissement mondiale. Le deuxième plus important établissement de crédit nippon, qui a acquis l’an dernier une participation proche de 5% au capital de Jefferies, serait également intéressé par un renforcement de son investissement afin de faire de la banque américaine une société affiliée pouvant être mise en équivalence dans son bilan, a précisé à Bloomberg Jun Ohta, directeur général de SMFG. Ce renforcement serait soumis à l’accord préalable de la Fed de New York.
Les sociétés de gestion de fonds traditionnels et alternatifs doivent revoir «de toute urgence» leurs directives internes sur l'évaluation des actifs illiquides, a prévenu l’autorité suédoise des marchés financiers Finansinspektionen. Cette dernière a également identifié divers risques dans l'évaluation de certaines classes d’actifs. Le régulateur suédois a réalisé une étude approfondie sur la robustesse des processus d'évaluation des actifs peu liquides de onze gestionnaires de fonds. L’examen a porté sur la manière dont les gestionnaires évaluent les obligations d’entreprises, les actions non cotées, les produits structurés et les crédits dans des conditions normales et de stress. Cette étude s’inscrit dans le cadre des travaux de l’Esma, le régulateur européen. Le constat de l’étude est que «les directives internes d'évaluation de certains gestionnaires ne sont pas claires ou ne contiennent pas toutes les informations requises par la directive AIFM». «Cela pose problème. L’équipe d’évaluation doit disposer d’instructions claires pour son travail. Les fonctions de contrôle doivent également pouvoir examiner la manière dont l'évaluation a été effectuée», estime Catrin Hådén, responsable adjointe du département de supervision des comportements au sein de Finansinspektionen. Selon Finansinspektionen, il s’agit d’un problème sur lequel le secteur en général doit travailler davantage et que les sociétés devraient pouvoir résoudre d’elles-mêmes en étant plus prudentes. «Il ne semble pas qu’il s’agisse d’une question d’ignorance, mais plutôt que les gestionnaires n’ont pas donné la priorité à la vérification de la cohérence des différentes procédures entre elles ou avec la réglementation», ajoute Catrin Hådén. Le régulateur suédois poursuivra son analyse et envisagera des mesures appropriées pour s’assurer que les opérateurs se conforment aux exigences réglementaires.
Mis en difficulté par la flambée de l’énergie, par la baisse du marché de la nutrition animale et incapable de respecter ses engagements bancaires, le groupe de chimie verte a annoncé une série de mesures financières pour se remettre à flot. Il prévoit de lancer une augmentation de capital de 8 millions d’euros, avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires, et garantie par le fonds SPI de Bpifrance. Metabolic Explorer va aussi bénéficier de divers financements de la part de Bpifrance et de banques privées pour plus de 70 millions d’euros. Des accords qui sont encore sujet à la satisfaction de plusieurs conditions suspensives. En Bourse, l’action a plongé de plus de 20% en 4 séances en réaction à ces annonces. Elle perd désormais 82% depuis le début de l’année.
Fin décembre, la Compagnie des Alpes a conclu un prêt participatif relance pour un montant de 42,7 millions d’euros à maturité 8 ans. Ce prêt, destiné à participer au financement des investissements prévus par le groupe dans les prochaines années, ne prévoit aucune contrainte quant aux futures distributions de dividendes ou opérations de croissance externe du groupe. Après une période de franchise de 4 ans, le prêt sera remboursé de manière linéaire entre la quatrième et la huitième année. Le pool de prêteurs est constitué de BNP Paribas et Amundi. Le mois dernier, la société a conclu un contrat de crédit à terme de 200 millions d’euros. En juin 2022, elle avait signé une ligne syndiquée RCF (Revolving Credit Facility) d’un montant de 300 millions d’euros.
Les volumes d’activité du marché primaire actions ont fortement baissé en 2022. En attendant un rebond au second semestre 2023, entreprises et banquiers devront s’adapter.
Le gouvernement espagnol a fait savoir samedi qu’il avait décidé de prolonger de deux ans, soit jusqu’au 31 décembre 2025, le délai prévu pour qu’il cède sa part de 17,3% dans Caixabank, une participation actuellement valorisée environ 5 milliards d’euros, en expliquant qu’il entendait maximiser le prix obtenu grâce à ce désengagement. C’est la quatrième fois que l’exécutif espagnol repousse la date limite qu’il s’était lui-même fixé pour céder sa participation dans la première banque du pays par le montant de ses actifs.
Renault a annoncé jeudi le succès d’une émission obligataire samouraï, qui porte sur des titres émis principalement en yens par des entreprises non japonaises à la Bourse de Tokyo, pour un montant de 210 milliards de yens (environ 1,4 milliard d’euros). Ces obligations à échéance décembre 2026 sont assorties d’un coupon de 2,80%. Le livre d’ordres s’est élevé à près de 300 milliards de yens, «ce qui témoigne de la grande confiance des investisseurs particuliers japonais dans la stratégie de Renault et dans sa transformation en cours», a souligné le groupe dans son communiqué. Cette transaction, qui représente la première émission du constructeur automobile sur le marché obligataire des investisseurs individuels, constitue la deuxième plus grande offre publique en matière d’obligations samouraï à destination des particuliers, a-t-il ajouté. Elle permettra de diversifier le profil de maturité de ses obligations samouraï actuellement en circulation.
La Compagnie des Alpes a annoncé mardi avoir signé le 16 décembre un nouveau crédit à terme d’une maturité de 5 ans avec ses principaux partenaires bancaires pour 200 millions d’euros. Ce financement, qui inclut des indicateurs de performance durable, sera tirable au gré des besoins pendant une période de disponibilité de 12 mois. Le pool de prêteurs comprend BNP Paribas, BPCE, le Crédit Agricole, le CM-CIC, la Société Générale et La Banque Postale.
L’opérateur de transports publics Keolis, filiale de la SNCF et de la CDC, émet avec succès un premier placement privé Schuldschein de 100 millions d’euros, indexé sur des indicateurs de développement durable. Ce placement privé d’une maturité comprise entre cinq et sept ans inclut des objectifs alignés sur la stratégie de développement durable de Keolis. Arrangé par Crédit Agricole CIB, ING et la Société Générale, le placement a été souscrit par des investisseurs européens et asiatiques.
Scor a annoncé lundi le renouvellement d’un mécanisme de capital contingent susceptible d’apporter au réassureur des capitaux supplémentaires pour un montant pouvant atteindre 300 millions d’euros en cas de survenance d’événements extrêmes (catastrophes naturelles ou événements affectant la mortalité) ou de baisse importante du cours. Cette solution vise à protéger ses capitaux propres et donc sa solvabilité dans de tels cas. Le mécanisme repose sur des bons de souscription d’actions, émis par Scor et souscrits par JPMorgan, qui seront exercés automatiquement dans les cas visés dans le contrat. La période couverte par le dispositif renouvelé court du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2025. En l’absence d’évènement déclencheur au cours de cette période, les bons ne seront pas exercés et le groupe peut choisir de mettre fin au contrat le 31 décembre de chaque année.
Dans ce nouvel épisode de « Convictions d'Instit », François Tirmarche, responsable de la gestion de fonds de dette privée, direction des gestions d’actifs de la Caisse des dépôts, présente les convictions de l'établissement public en matière de dette privée.
Méthodologie - La présente page n’est pas assez grande pour faire apparaître Paris dans le tableau ci-contre. La Ville lumière figure en effet sans éclat à la 46e place mondiale du sixième classement Z/Yen des villes expertes en innovation technologique, soit un recul de huit places, et un score en recul de 56 points, à 609, par rapport à l’édition précédente, dévoilée au printemps dernier.
Il n’y a pas que la Coupe du monde de football dans la vie… il y a aussi la possible vente de Manchester United. Le conseil d’administration du club britannique coté, contrôlé par la famille (américaine) Glazer, a indiqué explorer toutes les « alternatives stratégiques ». The Raine Group et Rothschild & Co conseillent respectivement le club et les actionnaires familiaux. La nouvelle, concomitante à celle du départ de Cristiano Ronaldo, a fait bondir le titre sur le Nyse… à une capitalisation de quelque 3,6 milliards de dollars. Certes, le groupe a relevé ses objectifs de fin juin, avec un chiffre d’affaires jusqu’à 610 milliards de livres et un excédent brut d’exploitation jusqu’à 140 millions. Comme le note David Derhy, analyste de marchés chez le courtier eToro, « on peut supposer que le club de foot intéressera de nombreux milliardaires ou entreprises malgré la récession à venir ».