Le prêt garanti par l’Etat (PGE) «saison», promis par le gouvernement en mai dans le cadre de son plan de sauvetage du tourisme, sera disponible auprès des réseaux bancaires le 5 août, a annoncé Bercy vendredi. «Il est ouvert aux secteurs liés au tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, de l’évènementiel, du sport, du loisir et de la culture, qui ont été durement touchés par l’interruption d’activité liée à l’application des mesures sanitaires, précise le communiqué du ministère de l’Economie. Pour une même entreprise, il permet de substituer au plafond s’appliquant normalement aux PGE (dans le cas général fixé à 25% de son chiffre d’affaires du dernier exercice [...]), un plafond calculé comme la somme des 3 meilleurs mois de chiffre d’affaires du dernier exercice clos.» Entre la fin mars et le 24 juillet, les banques françaises ont accordé 124 milliards d’euros de PGE, avec un taux de refus de 2,7% selon Bercy. Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration est le deuxième bénéficiaire de ces facilités de trésorerie, avec un bénéficiaire de PGE sur six, pointe la Fédération bancaire française. S’y ajoutent des moratoires sur les crédits professionnels préexistants.
Un groupe de créanciers de l’Argentine a pris contact avec l’Institut de la finance internationale (IIF), association regroupant de grandes banques et institutions financières mondiales, en vue d’obtenir un soutien concernant la modification de certaines clauses liées à la restructuration de la dette obligataire du pays, a déclaré hier un porte-parole de l’IIF. Buenos Aires tente de boucler ce dossier d’ici à mardi, mais ce délai pourrait être à nouveau prolongé compte tenu de l’impasse qui prévaut actuellement entre les deux parties. Selon Reuters qui se réfère à une source proche des créanciers, ces derniers, notamment BlackRock, Ashmore et Fidelity, ont également noué des contacts informels avec le Trésor américain, le Fonds monétaire international (FMI) et l’International Capital Market Association (ICMA).
Suez se félicite d'être la première entreprise à mettre en place un crédit syndiqué à impact social de 100 millions d’euros avec une maturité initiale de 2 ans, et deux options d’extension d’un an chacune. Les sommes empruntées seront uniquement utilisées pour financer ou refinancer des projets sociaux qui ont vocation à compenser les conséquences de la crise du Covid-19. Ce crédit syndiqué a été structuré et financé par UniCredit accompagnée de BNP Paribas, CACIB, NatWest et Santander qui se sont associées en tant que Mandated Lead Arrangers. Les fonds pourront être déployés dans tout pays où Suez opère.
Le fonds d’investissement Ace Aéro Partenaires, géré par Ace Management, filiale de Tikehau Capital, est doté de 630 millions d’euros, au-delà des 500 millions prévus initialement. L’Etat participe à hauteur de 200 millions, dont 50 millions provenant de Bpifrance. Les quatre grands donneurs d’ordre de la filière aéronautique française contribueront à ce fonds également à hauteur de 200 millions (Airbus 116 millions, Safran 58 millions, Dassault Aviation 13 millions et Thales 13 millions). Tikehau Capital investit pour sa part 230 millions d’euros sur ses fonds propres. Après le succès de cette première levée de fonds, mobilisable dès aujourd’hui au service des PME et ETI de cette filière stratégique, Ace Aéro Partenaires vise rapidement l’objectif de disposer de 1 milliard d’euros d’encours, à travers de nouvelles levées de fonds.
La Réserve fédérale (Fed) américaine a annoncé hier la prolongation jusqu'à la fin de l’année de sept de ses programmes de prêts d’urgence destinés à soutenir l'économie face aux conséquences de l'épidémie de coronavirus. Elle a expliqué que cette extension de trois mois visait à «faciliter les prévisions des participants et à fournir la certitude que ces programmes resteraient disponibles pour contribuer à la reprise de l'économie». La Fed a mis en place neuf programmes de prêts au total. L'échéance de deux d’entre eux était déjà fixée aux mois de décembre 2020 et mars 2021. Le département du Trésor a débloqué 200 milliards de dollars (171 milliards d’euros) pour couvrir les pertes que la banque centrale pourrait subir sur ces actifs.
Société technologique spécialisée dans la détection de la criminalité financière, ComplyAdvantage a annoncé hier une levée de fonds d’un montant de 50 millions de dollars (43 millions d’euros) en série C qui porte ainsi l’investissement total dans l’entreprise à 88 millions de dollars. La fintech utilisera ces ressources pour accélérer le développement de ses produits et de sa présence sur les marchés à travers les États-Unis, l’Europe et la région Asie-Pacifique. Ce tour de table en série C a été mené par le Régime de retraite des enseignantes et enseignants de l’Ontario (RREO). Les sociétés de capital-risque Index Ventures et Balderton Capital ont également participé à cette levée de fonds.
La Banque centrale européenne (BCE) a demandé à la banque italienne Monte dei Paschi de renforcer ses fonds propres à hauteur d’environ 700 millions d’euros afin de faciliter la vente prévue de son portefeuille de créances douteuses, rapportait vendredi Reuters de deux sources proches du dossier. La banque transalpine, contrôlée à 68% par le gouvernement italien, a approuvé le mois dernier le transfert de 8 milliards d’euros de créances douteuses à la société publique AMCO, en vue de rendre son profil financier plus attrayant lors d’une privatisation potentielle.
Le transporteur aérien IAG, maison mère des compagnies British Airways, Iberia et Vueling, a annoncé vendredi qu’il évaluait la possibilité de procéder à une augmentation de capital d’un montant pouvant atteindre 2,75 milliards d’euros, afin de renforcer son bilan. Dans un communiqué diffusé en réponse à des informations de presse, le directeur financier, Steve Gunning, a précisé qu’aucune décision n’avait encore été prise et que IAG fournirait des précisions ultérieurement «le cas échéant». Le groupe a par ailleurs annoncé la signature d’un nouveau partenariat commercial pluriannuel avec le spécialiste des cartes de crédit American Express dans le cadre duquel il recevra un montant d’environ 750 millions de livres (825 millions d’euros). L’action a terminé la séance sur un recul de 4,8% à 198,60 pence à Londres.
Le fonds reproche à son gérant d’avoir été négligent et de ne pas avoir respecté ses obligations contractuelles pendant la crise du Covid-19, lui faisant perdre 800 millions de dollars.
Si le plan massif de soutien aux entreprises mis en place par le gouvernement français et l’aménagement de la réglementation ont permis de retarder la «vague de défaillances», cette dernière ne pourra cependant pas être évitée à partir du quatrième trimestre 2020, selon Euler Hermes. Dans une étude parue hier, l’assureur crédit anticipe une hausse de 25% des défaillances d’entreprises en France entre 2019 et 2021 et «un triste record» de 64.000 sinistres l’an prochain. «Le passif fournisseur engendré par ces faillites devrait atteindre 4,2 milliards d’euros en 2020 et 5,7 milliards en 2021, pour un cumul sur ces deux années représentant 0,4 point de PIB (produit intérieur brut)», précise l’étude.
Crédit Agricole Assurances, filiale en charge de la plupart des activités d’assurance de la banque verte, a annoncé vendredi le placement d’une nouvelle dette subordonnée pour un montant d’un milliard d’euros. La maturité est de 10 ans (échéance juillet 2030), pour un coupon fixe de 2%. La souche est éligible sans restriction au capital règlementaire Solvabilité II en tant que titre de niveau Tier 2. Les souscriptions ont été réalisées auprès de 170 investisseurs institutionnels majoritairement européens. La demande s’est élevée à environ 3 milliards d’euros, soit trois fois le montant de l’émission. Le groupe utilisera le produit de cette émission pour optimiser et étendre son profil d’endettement, en tirant parti du contexte de taux bas, et pour réaliser des remboursements anticipés d’autres souches émises par Crédit Agricole S.A. La nouvelle souche est notée BBB par S&P Global Ratings.
La banque publique d’investissement Bpifrance est entrée au capital de la société holding de Voyageurs du Monde à l’occasion d’une augmentation de capital du voyagiste, frappé comme l’ensemble du secteur par l’impact brutal de l'épidémie liée au coronavirus sur le tourisme mondial. Dans un communiqué diffusé hier, Voyageurs du Monde précise avoir levé 16 millions d’euros, souscrits par les investisseurs et la direction de la société, sur la base d’un cours de l’action de 85 euros. Les dirigeants conserveront le contrôle de l’entreprise. Cette dernière, qui a généré un résultat d’exploitation de 33,6 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 488 millions l’an dernier, assure être dotée d’une «structure financière très solide (lui) permettant de faire face à la crise sanitaire actuelle».
Le courtier en ligne Robinhoodvient de lever 320millions de dollars (280 millions d’euros), portant sa valorisation à 8,6milliards de dollars. Caractérisé par l’absence de commission et ciblant laclientèle jeunedes réseaux sociaux, Robinhood envisage d’entrer en bourse quand les conditions le permettront. Ses 13millions de clients auraient alors la possibilité de devenir actionnaires de leur propre courtier. Depuis son lancement en 2013, Vladimir Tenev et Baiju Bhatt ont levé280 millions de dollars auprès de Sequoia Capital en mai dernier,et auparavant 862 millions de dollars en cumulé, d’aprèsle décompte de Crunchbase.