Trajectoire. Le 19 janvier, l’Etat fédéral américain a officiellement atteint le plafond de dette autorisé en décembre 2021 par le précédent Congrès, soit 31.381 milliards de dollars. Depuis 1960, le Congrès a relevé le plafond soixante-dix-huit fois. Quarante-neuf de ces augmentations ont été mises en œuvre sous des présidents républicains et vingt-neuf sous des présidents démocrates, selon le Council on Foreign Relations (CFR). Dans deux courriers successifs adressés au Congrès les 13 et 19 janvier, la secrétaire au Trésor Janet Yellen a précisé les « mesures extraordinaires » qui vont être utilisées dans l’attente de cette autorisation, essentiellement la suspension des émissions de dette destinées à financer divers régimes de retraite pour les fonctionnaires. Elle a indiqué qu’il était « peu probable » que les liquidités et mesures extraordinaires soient épuisées avant début juin, sans être en mesure de donner une échéance plus précise avant mi-avril, date à laquelle le Trésor pourra évaluer l’état des recettes fiscales.
Le géant américain de l'informatique a publié des résultats supérieurs aux attentes tout en avertissant que ses ventes seraient moins dynamiques que prévu lors du trimestre en cours.
Le risque d'un défaut de paiement remonte. Cette année, les discussions seront plus ardues avec les ultra-conservateurs à la Chambre des représentants.
Effet «pivot» sur les taux ? La confiance des professionnels de l’immobilier aux Etats-Unis s’est légèrement reprise en janvier, pour la première fois depuis treize mois, montrait l’enquête mensuelle de la fédération NAHB du 18 janvier. L’indice de confiance est ainsi remonté de 31 à 35 points, avec la baisse des taux - à 6,33% au lieu de 7,08% en novembre pour les prêts hypothécaires à 30 ans -, mais reste à un niveau de périodes de crise très inférieur à 50.
Plusieurs indicateurs publiés mercredi, en-dessous des attentes, confortent le scénario d’une baisse des pressions inflationnistes et d’un ralentissement de la demande aux Etats-Unis. Les ventes au détail ont reculé plus que prévu en décembre, en repli de 1,1% (contre -0,8% attendu par les économistes) après -1% en novembre, selon le département du Commerce. «Les fortes hausses de prix des mois précédents ont rongé les budgets des consommateurs américains à tel point que fin 2022, les consommateurs ont commencé à réduire considérablement leurs dépenses, relève Erik Norland, économiste chez CME Group. L’indice des prix à la production a reculé de 0,5% par rapport à novembre et sa progression sur un an a décéléré à 6,2%, a annoncé le département du Travail, après respectivement un gain de 0,2% et 7,3% (chiffres révisés) en novembre, suggérant que le pic d’inflation est désormais passé.
Plusieurs indicateurs publiés mercredi, en-dessous des attentes, confortent le scénario d’une baisse des pressions inflationnistes et d’un ralentissement de la demande aux Etats-Unis. Les ventes au détail ont reculé plus que prévu en décembre, en repli de 1,1% (contre -0,8% attendu par les économistes) après -1% en novembre, selon le département du Commerce. «Les fortes hausses de prix des mois précédents ont rongé les budgets des consommateurs américains à tel point que fin 2022, les consommateurs ont commencé à réduire considérablement leurs dépenses, relève Erik Norland, économiste chez CME Group. Les rendements obligataires américains ont chuté d’environ 7 points de base à la suite de l’annonce d’une baisse des ventes au détail. Un rapport montrant que les prix à la production étaient inférieurs de 0,4% aux attentes a renforcé l’optimisme retrouvé du marché obligataire selon lequel l’inflation pourrait être maîtrisée.»
Les élus de la chambre basse américaine ont adopté lundi soir les règles qui encadreront leur action pendant deux ans, au prix de concessions notables aux élus du GOP les plus radicaux. Le nouveau règlement prévoit notamment la création d’une commission d’enquête sur «l’instrumentalisation» par les démocrates du ministère de la Justice, moyen de décrédibiliser les enquêtes visant l’ex-président Donald Trump. Surtout, le projet impose que chaque nouvelle dépense soit financée par ailleurs dans le budget. A ce titre, le Congrès devrait annuler une mesure, qui prévoyait d’allouer 80 milliards de dollars supplémentaires aux services du fisc, ce à quoi la Maison Blanche devrait s’opposer car elle évalue le déficit supplémentaire induit à plus de 115 milliards. Les lois adoptées à la Chambre n’ont cependant aucune chance de l'être au Sénat, dont les démocrates ont gardé le contrôle avec les élections de mi-mandat.
Les élus de la chambre basse américaine ont adopté lundi soir les règles qui encadreront leur action pendant deux ans. Avec 220 votes sur 222 chez les républicains, qui s’étaient écharpés la semaine dernière pour élire Kevin McCarthy comme président au quinzième tour. Au prix de concessions notables aux élus du GOP les plus radicaux. Par exemple, le nouveau règlement oblige à nouveau les élus à être présents pour voter les textes de loi, autorise un seul d’entre eux - contre cinq jusqu’ici - à introduire une motion de défiance contre le «speaker», et prévoit la création d’une commission d’enquête sur «l’instrumentalisation» par les démocrates du ministère de la Justice, un moyen de décrédibiliser les enquêtes visant l’ex-président Donald Trump.
C’est une première depuis deux ans. L’activité du secteur des services américain s’est contractée en décembre, l’indice ISM reculant à 49,6 contre 56,5 le mois précédent, selon l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée vendredi. C’est une surprise puisque les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre de 55. La demande est en forte chute avec une baisse du sous-indice des nouvelles commandes à 45,2, à un plus bas depuis mai 2020, contre 56 en novembre. Le sous-indice des prix payés a lui aussi reculé, à 67,6 après 70.
Après quinze tours de scrutin, le candidat républicain au poste de «speaker» de la Chambre américaine des représentants, Kevin McCarthy, a fini par obtenir la majorité des voix nécessaires à son élection comme président de la chambre basse du Congrès. Il a remporté cette élection par 216 voix, contre 212 pour le candidat démocrate Hakeem Jeffries, et 6 «présents», élus qui ne sont pas prononcés. Une vingtaine parmi les députés républicains les plus radicaux s’opposaient à la nomination de Kevin McCarthy parce qu’il ne soutenait pas suffisamment l’ex-président Donald Trump, qui avait pourtant appelé à voter pour lui mercredi dernier. Cette situation, inédite depuis 1923, aurait pu bloquer la capacité de la chambre basse à remplir ses obligations basiques, comme le vote du financement des administrations fédérales. Le président des Etats-Unis, Joe Biden, a félicité Kevin McCarthy en l’appelant à «gouverner de manière responsable et dans l’intérêt des Américains».
Les créations d'emplois et le taux de chômage aux Etats-Unis sont meilleurs que prévu mais les investisseurs n'ont vu que la hausse des salaires plus modérée. Les rendements des emprunts américains s'effondrent et Wall Street rebondit.
Après onze votes en trois jours, le candidat républicain au poste de «speaker» de la Chambre américaine des représentants, Kevin McCarthy, n’a toujours pas réussi à convaincre son camp de l’élire comme président de la chambre basse du Congrès. Alors qu’il lui faut rassembler 218 voix sur les 222 sièges détenus par les républicains depuis les élections mid-terms de novembre, une vingtaine parmi les plus radicaux d’entre eux s’opposent à sa nomination parce qu’il ne soutient pas suffisamment l’ancien président Donald Trump, qui a pourtant appelé à voter pour lui mercredi… Ils ont plutôt voté pour Byron Donalds, arrivé à la Chambre en 2020, qui n’apparaît cependant pas comme une alternative réelle.
Le nombre d’offres d’emploi (Jolts) comptabilisées par le département du Travail aux Etats-Unis n’a diminué que de 54.000 unités à 10,5 millions en novembre, loin des attentes du marché autour de 10 millions. Les offres d’emploi ont lentement reculé depuis le sommet de 11,9 millions en mars 2022. Mais certains secteurs sont encore très dynamiques, à l’image des services aux entreprises (+212.000 nouvelles offres en novembre) et de la fabrication de biens non durables (+39.000). Le nombre d’embauches a légèrement diminué, à 6,1 millions, mais le nombre de départs (démissions, mises à pied et licenciements) a aussi peu augmenté, à 5,9 millions, témoignant d’un marché du travail extrêmement solide et stable malgré le durcissement rapide des conditions monétaires.
L’activité manufacturière s’est encore contractée en décembre aux Etats-Unis, mais les prix acquittés dans le secteur sont tombés à un creux de plus de deux ans et demi en raison du ralentissement de la demande dans un contexte de hausse des taux d’intérêt, selon l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée mercredi et rapportée par Reuters.