CNP Assurances a annoncé vendredi 5 milliards d’euros de nouveaux investissements en faveur de la transition énergétique et écologique (TEE) d’ici à fin 2021. Cela comprend les infrastructures vertes, green bonds, immeubles à haute performance énergétique et forêts. En outre, l’assureur explique qu’il va aligner la gestion des portefeuilles actions sur des indices favorisant la TEE d’ici à fin 2018, déployés en collaboration avec La Banque Postale Asset Management et Mirova. Enfin, CNP Assurances porte à 30% son objectif de réduction de l’empreinte carbone de son portefeuille actions à horizon 2021 (par rapport à 2014). En mai 2015, le groupe s’était engagé à réduire de 20% l’empreinte carbone de ses portefeuilles d’actions cotées et à réduire de 20% la consommation d’énergie de son patrimoine immobilier à l’horizon 2020. Il considère les objectifs atteints.
A la veille du One Planet Summit qui se tiendra ce mardi 12 décembre à Paris, près d'une trentaine d'investisseurs institutionnels et sociétés de gestion ont co-signé une lettre destinée à promouvoir la communication de la notation ESG (Environnement, Social et Gouvernance) des émetteurs de titres, en complément de leur notation financière.
CNP Assurances a annoncé aujourd’hui 5 milliards d’euros de nouveaux investissements en faveur de la transition énergétique et écologique (TEE) d’ici à fin 2021. Cela inclut notamment infrastructures vertes, green bonds, immeubles à haute performance énergétique et forêts.
La deuxième édition du rapport sur l’investissement socialement responsable souligne une nette amélioration de la qualité de l’information fournie par les gérants.
La Journée Nationale des Investisseurs a réuni, lors du panel radio intitulé « ESG et création de valeur », Arnaud Faller, directeur des investissements de CPR AM, Eric Bertrand, directeur des gestions taux et diversifiés chez OFI AM, Jean-Bernad Ott, responsable allocation et politique ESG de la CAVP, Geoffroy de Bérail, COO de Glowee et Grégory Schneider Maunoury, responsable ISR du groupe Humanis, pour réaliser un état des lieux des meilleures pratiques.
L’Etat, via le PIA, investit 40 millions d’euros dans le fonds Eiffel Energy Transition aux côtés de la Banque européenne d’investissement et d’institutionnels, notamment la Maif. Le fonds, qui a rassemblé 200 millions d’euros, soutient des développeurs de projets solaires ou éoliens au moment difficile de la construction, avant la génération de tout revenu.
A quelques jours du « One Planet Summit », les assureurs et réassureurs français annoncent trois initiatives en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. La Fédération Française de l’Assurance (FFA) prend acte de la volonté de ses membres de ne plus investir dans les entreprises qui ne renonceraient pas à leur plan de développement de nouvelles centrales à charbon. Par ailleurs, la Fédération appelle ses membres à définir une stratégie d’investissement reposant sur l’évaluation de l’exposition de leurs portefeuilles au charbon et la définition de seuils d’investissement selon des critères de chiffre d’affaires et de mix énergétique charbon. Les membres de la FFA s’engagent à proposer une offre verte ou responsable en assurance vie. D’ici fin 2018, les assureurs s’engagent à inclure dans leur offre, pour toute nouvelle souscription d’un contrat d’assurance vie, un support en unité de compte bénéficiant d’un label à caractère ESG et/ou Climat, notamment le label Transition Ecologique et Energétique pour le Climat (TEEC) ou Investissement Socialement Responsable (ISR). La FFA lance, en partenariat avec le MEDEF, une initiative conjointe émetteurs/investisseurs sur la transparence des données climat. Cette initiative a pour objectif de définir un socle d’informations partagées entre émetteurs et investisseurs, basé sur les recommandations de la Task-Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD). Ce travail, réalisé sur deux secteurs prioritaires - énergie et transport - débutera en 2018 et pourra être élargi à d’autres secteurs très émissifs en gaz à effet de serre.
Deux ans après un premier examen des pratiques ISR d’une centaine de fonds en matière d’information fournie aux investisseurs, l’Autorité des marchés financiers a décidé d’évaluer ces mêmes pratiques sur un échantillon comparable. Dont il resssort un constat positif. « Les recommandations alors émises dans ce premier rapport ont été suivies d’effet », indique le régulateur. « En 2015, 26% des fonds présentaient à la fois une information détaillée sur les critères environnementaux, sociaux et gouvernementaux (ESG) et une définition de la politique d’investissement ISR retenue. En 2017, ils sont à présent 71% à fournir un niveau d’information permettant à l’investisseur de mieux comprendre la stratégie responsable mise en œuvre », indique-t-il. Cela étant, pour aider les investisseurs à différencier plus facilement les fonds dits ISR d’une gestion plus conventionnelle, l’AMF met en avant de nouvelles bonnes pratiques à destination des sociétés de gestion. Parmi celles-ci :
L’AMF a dévoilé ce jeudi la deuxième édition de son rapport ISR. Après un premier examen, en 2015, des pratiques d’une centaine de fonds, l’autorité constate en 2017 une évolution positive, puisque 71% des fonds fournissent un niveau d’information permettant à l’investisseur de mieux comprendre la stratégie responsable mise en œuvre, à la fois une information détaillée sur les critères environnementaux, sociaux et gouvernementaux (ESG) et une définition de la politique d’investissement ISR retenue. Ils n’étaient que 26% en 2015.
Silence. Pour la première année du reporting sur les risques climat imposé par l’article 173 de la loi relative à la Transition énergétique, les investisseurs déçoivent, selon deux études réalisées par Novethic et WWF France. Le centre de recherche remarque que 31 des 100 principaux institutionnels français (3.160 milliards d’euros d’actifs) sont restés silencieux, ne se sentant pas concernés explicitement, notamment ceux avec un bilan consolidé de moins de 500 millions d’euros. L’association de défense de l’environnement déplore, elle, qu’aucun assureur n’ait proposé une information compréhensible et accessible aux souscripteurs. Les rapports proposés, comme celui d’AG2R La Mondiale, sont précis et s’adressent à un public d’experts.
C’est le montant du fonds levé par PEG Africa, et géré par ResponsAbility. Il servira à installer des microcentrales photovoltaïques en Afrique de l’Ouest, pour apporter l’électricité aux classes les plus défavorisées de la populaire africaine.
Deux ans après la signature de l’Accord de Paris, Crédit Agricole SA a fait part hier de nouvelles initiatives afin de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. Il compte notamment arranger 100 milliards d’euros de financements verts dans le monde à l’horizon 2020, contre un précédent objectif de 60 milliards d’ici à 2018. Il prendra en compte dès la fin de cette année la dimension climat pour évaluer les profils de risques de ses grands clients et de leurs projets. Il s’engage aussi à compenser son empreinte carbone directe jusqu’en 2040 via le fonds carbone Livelihoods.
La transition écologique et énergétique (TEE) est une priorité stratégique de la Caisse des Dépôts, a souligné Nicolas Blanc, directeur adjoint du département de la stratégie de l'institution dans le cadre de sa participation aux Couronnes Instit Invest 2017. Le groupe a dans ce cadre consacré 13,5 milliards d’euros au financement de la TEE entre 2016 et 2017, mais a également pris plusieurs engagements tels que la réduction de l’empreinte carbone de ses portefeuilles actions gérés en direct, du portefeuille infrastructure, mais aussi la réduction de l'empreinte énergétique de ses portefeuilles immobiliers.
L’Ircantec, le régime de retraite complémentaire obligatoire du secteur public qui gère 9,8 milliards d’euros de réserves selon les principes d’investissement socialement responsable, a signé une convention de partenariat avec l’Anah en faveur de la lutte contre la précarité énergétique des logements des retraités les plus fragiles de de son institution. L’Ana, établissement public placé sous la tutelle des ministères en charge de la Cohésion des Territoires, de l’Action et des Comptes publics, a pour mission d’améliorer le parc de logements privés existants. L’Ircantec propose d’apporter une aide financière complémentaire de 1.500 euros en faveur de retraités modestes pour favoriser les travaux de rénovation énergétique dans leurs maisons. L’institution propose également un prêt social à taux zéro de 500 à 10. 000 euros sur 1 à 5 ans. L’expérimentation prévue pour un an concernera 200 foyers en Bretagne, Pays de Loire, Hauts de France, Grand Est et Nouvelle Aquitaine.
L’ex-président des Etats-Unis Barack Obama a déploré samedi à Paris le manque de participation américaine dans la lutte contre le changement climatique, dans une critique voilée de la décision de Donald Trump de se retirer de l’Accord de Paris. Barack Obama, qui s’exprimait lors d’une conférence privée à l’invitation des «Napoléons» - réseau professionnel fondé par des publicitaires fédérant des acteurs du secteur de la communication - n’a cependant pas une seule fois prononcé le nom de son successeur à la Maison Blanche.
En France, le climat de confiance des affaires calculé par l’Insee est à 111, à son plus haut depuis janvier 2008. Il se situe au niveau d’avant-crise dans plusieurs grands secteurs, tels que l’industrie, le commerce de détail et de gros, et le bâtiment.
Pour la première année de reporting de l’article173 de la Loi relative à la Transition Energétique pour la Croissance Verte, qui impose aux investisseurs institutionnels une transparence accrue en matière de changement climatique, «aucun assureur ne semble avoir saisi l’opportunité de s’adresser explicitement aux épargnants», déplore l’association WWF France dans une étude publiée hier. Or, «les rapports préparés par les assureurs s’adressent principalement à un public d’experts financiers et institutionnels», constate l’association. «Les pratiques actuelles des assureurs ne sont fidèles ni à l’esprit ni au texte de l’article 173 qui visait explicitement le grand public comme destinataire d’une information relative aux risques climatiques».
L’article 173 de la loi de transition énergétique française oblige les sociétés d’assurance, de prévoyance, de retraite et de protection sociale d’informer sur la gestion des risques climat. Une première mondiale. Dans une étude publiée le 28 novembre, Novethic a analysé dans le détail la réponse des 100 principaux investisseurs soumis à cette obligation. Et, à l’approche du One Planet Summit, on s'aperçoit que la dynamique est clairement lancée.