«Depuis la fin de l’année dernière, nous travaillons sur la mesure de l’empreinte carbone de nos investissements, confirme Alexandra Bestel, analyste ISR au sein de la Maif. Nous avons mené, cette année, une première estimation portant sur environ 40 % de nos encours grâce à la méthodologie publiée par l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (Orse) et par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Notre mesure nous a permis de réaliser que l’impact carbone de nos placements financiers est significativement plus élevé que le bilan carbone de la Maif dans son fonctionnement au quotidien. Mais cette méthodologie de calcul peut encore être perfectible.» «Nous trouvons plus intéressant d’avoir une démarche plus proactive en investissant directement dans des projets participant à la transition énergétique, commente Alexandra Bestel. Nous préférons également financer des acteurs qui ont une politique active pour favoriser le développement des énergies renouvelables.»
L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie un état des lieux des pratiques en matière d’investissement socialement responsable (ISR) en France. Le régulateur ajuste, par ailleurs, sa doctrine sur l’information à inclure dans la documentation commerciale et légale des organismes de placements collectifs ainsi que sur la cohérence, l’accessibilité, la fiabilité et la clarté de l’information mise à disposition des investisseurs.
Novethic publie la 8e édition de son enquête sur les pratiques d’investissement responsable des investisseurs institutionnels européens, réalisée avec le soutien de la Banque Degroof Petercam dans 13 pays. Elle montre que le climat est une priorité pour 53% des 181 institutionnels interrogés qui détiennent 7 367 milliards d’euros d’actifs, mais rares sont encore ceux qui décident d’exclure les énergies fossiles de leurs investissements.
Vigeo, l’agence de notation sociale présidée par l’ex-responsable syndicale Nicole Notat, a annoncé mardi sa fusion avec EIRIS, une fondation britannique spécialisée elle aussi dans l’analyse en matière environnementale, sociale et de gouvernance. Vigeo va lever 6,3 millions d’euros dans le cadre d’une augmentation de capital afin de financer l’acquisition d’EIRIS et «assurer les investissements à venir de la nouvelle structure», précise l’agence française dans un communiqué. La fondation Eiris possèdera 20% du capital du nouvel ensemble, baptisé Vigeo-Eiris, qui souhaite proposer une offre d’envergure mondiale et consolider ses parts de marché en Europe et aux Etats-Unis dans «un marché de la notation sociale très concurrentiel». Fondée en 2002 par Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT de 1992 à 2002, Vigeo évalue la responsabilité sociale des organisations sur six aspects principaux: l’environnement, les droits humains, les ressources humaines, l’engagement sociétal, le comportement sur les marchés et la gouvernance d’entreprise.
En cette période de forte mobilisation autour de la COP21, l’association Préfon prend la parole pendant la semaine de l’investissement responsable qui se tient en ce moment et a réuni ce mardi 6 octobre plus de 300 fonctionnaires. Les grands acteurs incontournables de l’ISR et les organismes de retraite étaient présents et ont fait oeuvre de pédagogie pour mobiliser des particuliers épargnants sur le sujet. Une première en France. Cette soirée a reçu le label de la part de la Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Madame Ségolène Royal qui montre la reconnaissance du gouvernement français et valorise l’initiative de Préfon. «Notre politique en matière d’ISR s’inscrit dans nos valeurs d’engagement et de transparence», a rappelé Pascal Renaud, Président de la Préfon, avant de remémorer la charte ISR adoptée en 2011 par l’Association. Les intervenants étaient organisés autour de deux tables rondes pour présenter les objectifs de la prise en compte de critères extra financiers dans les investissements. La première table ronde a eu pour ambition de décrypter et d’expliquer simplement les enjeux d’aujourd’hui et de demain avec Thierry Philipponnat, président du FIR, Anne-Catherine Husson Traore, directrice générale de Novethic, Hervé Guez, directeur investment research de Mirova, Eric Van La Beck, directeur R&D ISR d’OFI Asset Management et Mouna Aoun, responsable du pôle marchés fragiles et spécifiques de La Banque Postale. La seconde table ronde a exposé la politique d’engagement ISR des investisseurs publics avec Luc Prayssac, administrateur de l’IRCANTEC, Yves Chevalier, membre du directoire du FRR, Dominique Lamiot, président sortant de l’ERAFP, Jean-Paul Thivolie, administrateur de la Préfon. Après avoir expliqué ce qu’est l’ISR et les sujets qu’il emporte (tendances, chiffres clés, labels, actions menées), chacune des caisses de retraites présentes ont exposé leur démarche ISR à travers des exemples concrets : les indicateurs de mesure de type ESG, la politique de décarbonisation d’un portefeuille, l’engagement et le dialogue avec les émetteurs et enfin l’exercice des politiques de vote. Consciente de sa responsabilité sociale et dans le respect des valeurs des organisations syndicales fondatrices, Jean-Pierre Thivolie, administrateur de la Préfon a confirmé que «l’ISR est un choix majeur pour l’association traduisant son engagement à l'égard de ses affiliés» et qu’elle est dans «une démarche innovante en communiquant sur ses critères ESG depuis 2013 avant que la Loi sur la transition énergétique ne l’impose aux investisseurs.»
S&P vient de créer un indice dédié aux valeurs catholiques américaines, un indicateur peu utilisé par les investisseurs de la sphère religieuse en France car ces derniers font surtout appel à la gestion ISR traditionnelle en y ajoutant leurs propres critères. Frédéric Petiniot, cofondateur d’Amadeis a expliqué pourquoi lors d’une interview accordée à Option Finance.
« L’ISR nous permettra d’affirmer que la finance est notre outil pour construire une société plus dynamique, plus juste et plus écologique, a déclaré d’emblée Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale, lors du lancement de la semaine de l’ISR qui s’est déroulé au siège d’AG2R La Mondiale, lundi soir.
Dans une interview vidéo accordée à l’Agefi, Thierry Philipponnat, président du Forum de l’Investissement Responsable (FIR) revient sur la loi sur la transition énergétique et ses conséquences sur la gestion financière des investisseurs.
Nouveau président du Forum pour l’investissement responsable (FIR), Thierry Philipponnat veut mettre à profit vingt ans d'expérience dans la banque et les marchés financiers.
En tant qu’investisseur responsable, Agrica finance aujourd’hui des PME françaises en prenant en compte les critères ESG. Attaché à la dimension sociale, le groupe est également très impliqué dans l’accompagnement des projets d’insertions. Agrica a en effet noué plusieurs partenariats dont l’objectif est de promouvoir la création d’emplois. Pierre Richert, son directeur administratif et financier, explique la stratégie du groupe lors d’une interview dédiée aux Couronnes Instit Invest 2015.
Décidé à augmenter ses investissements dans les fonds de prêts aux PME, l’ERAFP tient à participer au financement de l’économie locale tout en contribuant à la création d’emplois. Le changement climatique est un des sujets majeurs de préoccupation de l’établissement qui fut l’un des premiers à calculer l’empreinte carbone de son portefeuille actions. Philippe Desfossés, son directeur, explique la stratégie de l’institution à l’occasion d’une interview pour les Couronnes Instit Invest 2015.
Si l’investissement responsable représente en France 580 milliards d’euros, ce type de gestion reste encore cantonné à un nombre limité d’acteurs. Pourtant il se diffuse de plus en plus et de nombreux investisseurs réfléchissent aujourd’hui à l’intégrer davantage dans leurs placements.
L’assemblée Nationale a adopté en deuxième lecture dans la nuit du jeudi 21 mai au vendredi 22 mai, le projet de Loi sur la Transition Energétique. En particulier, elle a adopté au sein de l’article 48 ( titre VI) toute une série de dispositions concernant « l’empreinte carbone » des entreprises et des portefeuilles des institutionnels. Du côté des entreprises, le rapport au conseil d’administration présentera une analyse enrichie des risques liés au changement climatique et le reporting de responsabilité sociétale prendra en compte les enjeux climatiques. Les investisseurs institutionnels devront de leur côté fixer des objectifs indicatifs d’augmentation de la part verte de leurs investissements. «Les entreprises d’assurance et de réassurance régies par le code des assurances, les mutuelles ou unions régies par le code de la mutualité, les institutions de prévoyance et leurs unions régies par le code de la sécurité sociale, les sociétés d’investissement à capital variable, la Caisse des dépôts et consignations, les institutions de retraite complémentaire régies par le code de la sécurité sociale, l’institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'État et des collectivités publiques, l'établissement public gérant le régime public de retraite additionnel obligatoire et la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales mentionnent dans leur rapport annuel et mettent à la disposition de leurs souscripteurs une information sur les modalités de prise en compte dans leur politique d’investissement des critères relatifs au respect d’objectifs sociaux, environnementaux et de qualité de gouvernance et sur les moyens mis en oeuvre pour contribuer à la transition énergétique et écologique. Ils précisent la nature de ces critères et la façon dont ils les appliquent, selon une présentation type fixée par décret. Ils indiquent comment ils exercent les droits de vote attachés aux instruments financiers résultant de ces choix», indique notamment un nouvel alinéa intégré dans l’article L. 533-22-1 du code monétaire et financier. Le décret évoqué ci-dessus «précise les informations à fournir pour chacun des objectifs selon que les entités mentionnées au même alinéa excèdent ou non des seuils définis par ce même décret. La prise en compte de l’exposition aux risques climatiques, notamment la mesure des émissions de gaz à effet de serre associée aux actifs détenus, ainsi que la contribution au respect de l’objectif international de limitation du réchauffement climatique et à l’atteinte des objectifs de la transition énergétique et écologique, figurent parmi les informations relevant de la prise en compte d’objectifs environnementaux. Cette contribution est notamment appréciée au regard de cibles indicatives définies, en fonction de la nature de leurs activités et du type de leurs investissements, en cohérence avec la stratégie nationale bas-carbone mentionnée à l’article L. 221-1 B du code de l’environnement. «
Novethic présente les résultats de son enquête annuelle sur les chiffres du marché de l’investissement responsable (IR) français, réalisée pour la première fois en partenariat avec le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR).
Le développement de l’IR repose sur deux piliers, tous deux en forte croissance. La gestion ISR qui consiste à avoir une sélection de chaque émetteur sur des critères ESG, connait une croissance dynamique pour atteindre 223 milliards d’euros d’encours. L’intégration plus large de critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) dans la gestion financière connait elle aussi un bel essor et concerne aujourd’hui 356 milliards d’euros d’encours.
Quatre groupes d’investisseurs publient un guide décrivant une gamme de stratégies et de solutions pour permettre aux investisseurs de lutter contre le changement climatique, notamment par le biais de leurs investissements, de leurs engagements et de la décarbonation, reflétant ainsi un mouvement mondial qui voit les investisseurs privilégier de plus en plus les énergies propres et les actifs à faible émission de carbone.
Dans une interview accordée à *La Lettre du trésorier* de mars 2015, Philippe Rouvrais, chef du service « financement et trésorerie » de l’assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), explique comment fonctionne la trésorerie de l’institution et le financement du programme d’investissement.
La Fondation de France, qui dispose d’une trésorerie de 2 milliards d’euros, préfère s’engager dans des stratégies dites « d’impact investing » pour mettre sa politique d’investissement financier en résonance avec sa mission sociale. Jean-Pierre Lefranc, son directeur financier, insiste sur la priorité de soutenir ce qui « fait lien » pour les personnes âgées et non les technologies. L’institution réfléchit à de nouvelles sources de financement.
Les chiffres de l’ISR 2014 seront réalisés et publiés en partenariat par Novethic et le FIR au printemps 2015. L’enquête de marché, menée depuis dix ans par le centre de recherche de Novethic, devient une coproduction des deux organisations qui contribuent ensemble à la promotion de l’investissement responsable français. Cette alliance permettra de mettre à disposition des acteurs des données correspondant aux transformations profondes de l’investissement responsable en France.
Depuis l’automne 2014, est apparu un mouvement coordonné d’investisseurs engagés dans la lutte contre le changement climatique par divers modes d’actions. En plein essor, il puise ses origines dans leurs pratiques d’investissement responsable. Cette mobilisation s’explique par deux facteurs principaux : la conviction de l’existence d’un risque carbone pour les entreprises les plus émettrices de gaz à effet de serre et une pression montante de la société civile. Plus de 550 investisseurs ont pris un engagement sur le climat à un titre ou un autre, Les investisseurs éthiques qui refusent d’investir dans le charbon ou dans les entreprises les plus émettrices de gaz à effet de serre, ont été rejoints par les investisseurs responsables traditionnels, Ces investisseurs utilisent des stratégies variées comme l’engagement actionnarial, l’exclusion, la sélection best-in-class ou l’investissement thématique pour diminuer les émissions financées par leurs portefeuilles, Les deux principaux facteurs qui incitent les investisseurs à se mobiliser sont le risque carbone qui pèse sur les énergies fossiles et la pression de plus en plus forte de la société civile qui veut remplacer les énergies fossiles par des renouvelables. Lire l'étude complète