Bertrand Gibeau, Partner - Deputy CEO chez Reinhold & Partners, milite auprès des acteurs de la gestion pour un développement des ManCo en France. Il explique pourquoi ces dernières ont explosé à l'étranger et comment la France pourrait rattraper son retard.
Pierre Nicolle,qui évolue dans le recrutement pour le secteur de la gestion d’actifs parisienne depuis huit ans, vient de rejoindre le cabinet Haussmann Executive Search comme directeur au sein du pôle Services financiers. Il couvrira le segment des sociétés de gestion d’actifs, des fonds d’infrastructure, de dette corporate et de private equity. L’ancien développeur commercial de Fourpoints IM (2009-2012) s'était reconverti dans le recrutement de hauts profils dans la gestion d’actifs en 2012 en rejoignant Robert Half. Depuis 2015, il était chargé de recruter les talents seniors pour la gestion alternative ainsi que la distribution chez Axa IM.
Aberdeeen Standard Investments (ASI) a annoncé avoir financé trois bailleurs sociaux français en investissant 90 millions d’euros sous forme de dette privée. Dans un communiqué, la société de gestion d’origine britannique indique qu’elle souhaite ainsi " les aider à atteindre leurs objectifs de développement de logements sociaux au cours des prochaines années et à diversifier leurs profils de financement». ASI précise que ces investissements ont été effectués tout au long de la crise du Covid-19, mais ne communiqué pas les noms de ces trois entreprises financées. Ces transactions prévoyaient trois financements à long terme apportés à la fois sous forme de prêts remboursables en une fois ou par amortissement, d’une durée de vie moyenne pondérée comprise entre 25 et 30 ans. Elles prévoyaient également un profil d'échéance adapté afin de correspondre aux engagements de retraite de Phoenix Group, un partenaire stratégique d’ASI. Enfin, l’opération prévoyait également un surcroît de rendement possible et une exposition diversifiée grâce à des opportunités sur la dette privée «soigneusement sélectionnées». Selon Cédric Rozier, investment director en dette privée d’ASI, ces transaction permettent entre autres de «générer des flux de trésorerie pérennes sur le long terme».
Qatar Investment Authority annonce un partenariat avec Credit Suisse Asset Management pour créer une plateforme de dette privée dotée de plusieurs milliards de dollars. La plateforme va apporter des prêts garantis en premier et second lien à des entreprises américaines et européennes de moyennes et grandes capitalisations. La plateforme sera intégrée à la division Credit Investments Group de Credit Suisse AM qui dispose d’environ 60 milliards de dollars de positions en dette spéculative. «Nous voyons un potentiel significatif dans le marché en croissance de la dette privée et nous sommes enthousiastes à l’idée de travailler à nouveau avec Credit Suisse, a déclaré Mansoor Al Mahmoud, CEO de Qatar Investment Authority. Ce partenariat stratégique […] est aligné avec les objectifs de QIA en tant qu’investisseur de long terme et diversifié sur différentes classes d’actifs aux Etats-Unis et dans le monde.» Pour mémoire, QIA est le plus gros actionnaire de Credit Suisse avec 5,44% du capital à date (source Bloomberg).
Création. Le gestionnaire de fortune Lombard Odier et l’université d’Oxford (photo) ont annoncé le 10 septembre un partenariat de cinq ans pour soutenir la recherche sur la finance et l’investissement durables. Cette collaboration s’articulera autour de plusieurs volets. Lombard Odier et l’université d’Oxford créeront le premier poste universitaire senior doté en finance soutenable au sein d’une grande université de recherche mondiale ; il sera confié à Ben Caldecott, basé à la Smith School of Enterprise and the Environment au sein du département d’études géographiques et environnementales. Le gestionnaire genevois intégrera les travaux de l’université dans ses propres solutions de recherche et d’investissement. Oxford créera aussi un programme de formation continue pour les professionnels de l’investissement de Lombard Odier. Enfin, les deux établissements organiseront ensemble un forum de recherche annuel, ouvert à l’ensemble des professionnels et de la communauté universitaire.
Prenez une entreprise dont le cours de l’action a doublé en quatre ans et progresse encore de 14 % cette année. Comparez-la à ses concurrents pour constater qu’elle les dépasse de la tête et des épaules en termes de performance boursière. Comment son dirigeant pourrait-il ne pas s’attirer les félicitations de son conseil d’administration et de ses actionnaires ? Réponse : en faisant détruire en toute légalité mais avec une légèreté confondante deux sites sacrés millénaires en Australie.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré mercredi lors de son premier discours sur l’état de l’Union, que le bloc devrait se fixer comme objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990. L’objectif actuel est une réduction de 40%. Pour cela, la Commission proposera un amendement sur la loi climat, qui devra être approuvée par le Parlement européen et les Etats membres. Dans cet esprit, le plan de relance européen de 750 milliards d’euros sera financé à 30% par des obligations vertes. Face au Covid, qui a provoqué des réponses nationales en ordre dispersé, elle a annoncé la création d’une «agence de recherche et de développement biomédicaux avancés» européenne.
La firme américaine MSCI a annoncé ce 16 septembre le lancement d’un nouvel outil d’analyse, destiné à évaluer le degré d’exposition et d’alignement des investissements avec les Objectifs de Développement Durables (ODD) des Nations unies. Dénommé MSCI SDG Alignment Tool, avec SDG pour «Sustainable Development Goals», l’outil de scoring évaluera la contribution nette aux ODD des entreprises couvertes par le MSCI, tant de manière opérationnelle que sur les produits, les services, les politiques et les pratiques. Après avoir fait tourner une première fois l’outil, le MSCI a remarqué que les objectifs 7 (énergie propre), 12 (consommation et production responsables) et13 (mesures contre le changement climatique) étaient les moins suivis par les sociétés. Environ 8 à 9% des compagnies couvertes par le MSCI sont ainsi non-alignées sur ces objectifs, principalement en raison de leur dépendance aux énergies fossiles.
Le gérant californien Pimco vient de recruter plusieurs professionnels pour renforcer ses relations commerciales en Suisse. Au sein de l'équipe dédiée aux conseillers en gestion de patrimoine, Marc Schmacher est nommé senior vice-président et responsable de la relation client. Ancien d’AllianceBernstein, il sera chargé d’accompagner les banques cantonales, régionales et privées et les gestionnaires d’actifs indépendants. Dans le même temps, Robert Eugster est promu responsable de comptes. Pour son équipe commerciale institutionnelle, Pimco a recruté Diana Truong au poste de responsable de la relation client. Elle était dernièrement multigérante chez Julius Baer, où elle a également géré des mandats multi-classes d’actifs pour les investisseurs institutionnels.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré mercredi lors de son premier discours sur l’état de l’Union, que le bloc devrait se fixer comme objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990. L’objectif actuel est une réduction de 40%.
Plusieurs sociétés de gestion ferment leurs fonds monétaires «prime», des véhicules d’investissement américains qui ont subi des retraits rapides en période de stress, rapporte le Financial Times. Cela menace une source importante de financement à court terme pour les entreprises de toute l’Amérique. Vanguard a emboité le pas à Fidelity et Northern Trust le mois dernier lorsqu’il a annoncé la fermeture de son fonds monétaire «prime». Ces fonds, investis dans des dettes d’entreprises, d’agences et autres avec une échéance inférieure à un an, sont considérés comme une variante plus libre des fonds monétaires gouvernementaux, qui se concentrent sur les titres souverains. La décision du gestionnaire de convertir son fonds «prime» en un fonds d’obligations d'État d’ici à la fin du mois de septembre va supprimer 125 milliards de dollars des 750 milliards de dollars restant investis dans le segment prime. Cette conversion intervient après que les fonds «prime» ont subi de lourds retraits en mars, ce qui a eu des répercussions sur les marchés de financement dans lesquels ils investissent et a incité la Federal Reserve à intervenir pour rétablir l’ordre. Au total, les actifs des fonds «prime» ont chuté de 140 milliards de dollars à 654 milliards de dollars en mars dernier, selon l’Investment Company Institute.
Facebook a lancé aujourd’hui un centre d’information sur le climat pour partager des sources crédibles sur le changement climatique, alors que le réseau social américain est la cible de critiques quant à son rôle dans la désinformation sur ce sujet. L’outil, qui veut «mettre à disposition de tous des informations factuelles et actualisées sur le sujet» sera déployé en France, aux États-Unis, en Allemagne et au Royaume-Uni, et éventuellement dans d’autres pays.
Deux fonds de M&G Investments se sont vu attribuer le label « Towards Sustainability », un label belge d’investissement durable et socialement responsable. Ce label est délivré par la Central Labelling Agency (CLA), une association belge consacrée à renforcer l’approche qualitative de l'épargne et des investissements durables. Les deux fonds concernés sont le M&G (Lux) Positive Impact Fund, un fonds d’actions internationales de droit luxembourgeois, et le M&G (Lux) Sustainable Allocation Fund, un fonds diversifié de droit luxembourgeois. « Il ne fait aucun doute que la crise induite par la pandémie a exacerbé les problèmes sociaux et environnementaux. Les institutions financières étant de plus en plus engagées dans la distribution de produits labellisés durables en France, nous sommes désormais fiers de proposer ces deux fonds à nos partenaires et clients afin de leur offrir des solutions d’investissement qui contribuent également à améliorer le monde dans lequel nous vivons. », commente Brice Anger, directeur général de M&G France
Kairos Group, la société de gestion italienne du groupe Julius Baer, vient de recruter Alberto Federico Tocchio au sein de l’équipe de gestion d’actifs Kairos Partners SGR dirigée par Guido Maria Brera. Il s’agit d’un retour pour Alberto Federico Tocchio, puisqu’il avait travaillé pour la société à Londres après avoir terminé ses études à Milan. Il était associé du groupe jusqu’à son départ en 2017. Il y a travaillé 17 ans. En 2017, il avait rejoint Colombo Wealth, une société de gestion indépendante basée à Lugano en tant que directeur des investissements et membre du conseil d’administration. Alberto Federico Tocchio va désormais travailler au sein de l’équipe de gestion des fonds flexibles de Kairos à Milan. Les fonds concernés sont KIS Pegasus Ucits et Kairos Pegasus Fund. C’est la deuxième personne qui revient chez Kairos. Mi-juin, Francesco Zantoni était aussi retourné au sein de la société italienne qu’il avait quittée précédemment.
La société de gestion britannique Ashmore, spécialiste des marchés émergents, a vu ses encours décliner de 9 % à 83,6 milliards de dollars au cours de son exercice annuel décalé à fin juin 2020. L’effet marché a été négatif de 8,1 milliards de dollars. La décollecte annuelle s’est limitée à 100 millions de dollars. L’année a été coupée en deux, avec des souscriptions nettes de 5,7 milliards de dollars au premier semestre et des rachats nets de 5,8 milliards au second semestre. Les revenus nets ont augmenté de 5 % sur un an à 330,5 millions de livres, grâce à une hausse des revenus récurrents issus des frais de gestion. Le bénéfice statutaire avant impôts a progressé de 1 % à 221,5 millions de livres.
La recherche annuelle du Thinking Ahead Institute suggère que les 300 plus grands fonds de pension au monde gèrent plus de 41,7% des actifs de toutes les caisses de pension existantes.
Nordea Asset Management (NAM) va fusionner le fonds Nordea 1 - European Value, représentant 487 millions d’euros d’encours, dans le Nordea 1 - European Stars Equity, de 133 millions d’euros. Une fois l’opération réalisée le 9 octobre 2020, le fonds conservera sa dénomination Nordea 1 - European Stars Equity. Les deux fonds sont investis dans des actions européennes, mais le premier a une approche «value», tandis que le second est géré avec un processus d’investissement intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. «La fusion reflète notre volonté d’être un leader en matière d’ESG et d’investissement durable. Notre ambition est d’offrir une gamme élargie de stratégies qui intègrent réellement l’ESG dans leur processus d’investissement», commente Eric Pedersen, responsable de l'équipe Investissement Responsable de NAM.