Orange a mené mercredi l'émission de 500 millions d’euros d’obligations durables d’une maturité de 9 ans. Le produit de l’emprunt servira à financer des projets ayant des objectifs sociaux et environnementaux. Le livre d’ordres a atteint 2,9 milliards d’euros, ce qui a permis de resserrer le spread à l'émission à 45 points de base, contre une fourchette indicative initiale de 75-80 pb et une «guidance» de 50 pb. Les titres sont notés Baa1/BBB+. De son côté, le groupe britannique Burberry a annoncé qu’il comptait émettre une obligation durable à 5 ans en sterling, qui serait la première de ce type à être émise par une entreprise de luxe. La présentation aux investisseurs débutera le 10 septembre.
L’avis d’expert de Rupert Welchman, coresponsable des actions européennes à l’Union Bancaire Privée (UBP) et cogérant de la stratégie Positive Impact Equity de l’UBP
Orange a mené mercredi l'émission de 500 millions d’euros d’obligations durables d’une maturité de 9 ans. Le produit de l’emprunt servira à financer des projets ayant des objectifs sociaux et environnementaux. Le livre d’ordres a atteint 2,9 milliards d’euros, ce qui a permis de resserrer le spread à l'émission à 45 points de base, contre une fourchette indicative initiale de 75-80 pb et une «guidance» de 50 pb. Les titres sont notés Baa1/BBB+.
La Bourse de Hong Kong (HKEX) vient d’annoncer le recrutement de Richard Wise comme directeur des risques du groupe, en remplacement de John Killian, qui partira à la retraite début 2021. Il sera rattaché directement au directeur général Charles Li. Richard Wise arrive de Credit Suisse, où il était directeur des risques pour l’Asie-Pacifique. Il sera chargé de la gestion des risques de la Bourse, ce qui comprendra l’analyse crédit et l’analyse quantitative, ainsi que la gestion des risques cyber et technologiques.
Le tierce-partie marketeur uruguayen Aiva a recruté Santiago Queirolo en tant qu’associé et managing director responsable de la distribution des fonds de Jupiter Asset Management auprès de la clientèle retail en Uruguay et en Argentine. Santiago Queirolo a auparavant passé neuf ans au sein de Compass Groupoù, en tant que responsable des intermédiaires financiers latino-américains hors Brésil, il a notamment distribué les fonds de Wellington Management et Investec AM. Aiva est le distributeur exclusif des fonds de Jupiter AM en Uruguay et en Argentine depuis mars.
Le fonds Predirec EnR 2, géré par Acofi Gestion, vient de passer le cap des 120 millions d’euros de souscriptions à l’occasion du « closing » du 30 juillet 2020. Plusieurs investisseurs institutionnels tels que la Banque Européenne d’Investissement (BEI) figurent parmi les souscripteurs. Predirec EnR 2 est un fonds de prêts en euros destiné à répondre aux besoins des acteurs des filières de la Transition Energétique en Europe. Avec un objectif de 200 millions d’euros d’ici la fin d’année et une taille cible de 300 millions, cette nouvelle initiative a pour objectif de répondre à l’ensemble des besoins des acteurs européens de la Transition Energétique en proposant des financements, à court ou long terme, adaptés aux différents stades des projets. Predirec EnR 2, labellisé Greenfin, succède au Fonds Predirec EnR 2030, véhicule de financement des projets de production d’énergie renouvelable, qui est totalement engagé pour un montant de 164 millions d’euros.
... milliards d’euros, c’est le montant d’obligations vertes d’Etat que l’Allemagne émet cette semaine, avec une maturité à 10 ans. Cette première opération doit être suivie encore cette année d’un autre emprunt de même montant, sur des maturités de 2, 5 et 30 ans. Le gouvernement a identifié des investissements verts à financer à hauteur de 21,7 milliards d’euros : voies de chemin de fer, pistes cyclables, recherche en énergies renouvelables… L’objectif est de construire une courbe de taux pour les green bonds de l’Etat fédéral. S’agissant d’une signature qui sert à déterminer le taux sans risque en zone euro, cette courbe servira de référence, et les émissions d’obligations vertes, corporate comme souveraines, devraient s’en trouver encouragées.
Les acteurs financiers n’ont pas la partie facile dans leur quête d’initiatives ESG. Ainsi, HSBC Asset Management vient d’annoncer un projet de collecte de pas moins de 6 milliards de dollars pour une société de gestion spécialisée dans les actifs préservant la nature. Assurément une grande ambition, menée en joint-venture avec Pollination. Dommage que cette initiative soit annoncée au moment même où le soutien du groupe à la Chine, pays peu respectueux de l’environnement, fait des vagues d’autant plus hautes que s’en mêle l’actualité de la répression exercée sur Hong Kong. Le gouvernement américain s’en est ému publiquement, et des problèmes pratiques d’accès au dollar pour la banque internationale ne sont pas à exclure. Et surtout, les investisseurs, s’ils sont conséquents, ne devraient pas manquer de réagir s’il se confirme que la banque bloque les comptes des responsables pro-démocratie de Hong Kong et laisse fonctionner ceux des dirigeants chinois.
La société de gestion allemande DWS a abandonné son intention d’avoir EY comme groupe responsable de l’audit de ses comptes à la suite du scandale Wirecard, indiquant qu’il avait choisi de conserver KPMG à la place, rapporte l’agence Reuters. EY avait approuvé pendant des années les comptes de Wirecard, la société de paiements allemande qui s’est effondrée en juin après qu’un trou de 2,3 milliards de dollars ait été découvert dans ses comptes. «Cette décision ... a été prise pour éviter d'éventuels conflits futurs découlant du rôle d’EY en tant que commissaire aux comptes de Wirecard», a déclaré un porte-parole de DWS, ajoutant que le groupe de gestion du fonds conserverait KPMG comme auditeur. En réponse à la décision du DWS, EY a déclaré: «bien sûr, nous aurions souhaité un résultat différent». Pendant ce temps, Deutsche Bank, qui est le propriétaire majoritaire de DWS, a annoncé son intention de garder EY comme auditeur. «Nous suivrons de près tous les développements ultérieurs et analyserons leur impact sur la banque», a déclaré la plus grande banque allemande dans un communiqué.
La Financière de l’Echiquier (LFDE) a enregistré des souscriptions nettes de 850 millions d’euros au cours des huit premiers mois de l’année 2020, annonce la société de gestion du groupe Primonial. La collecte a été tirée en particulier par les stratégies ISR, actions small et mid cap, et actions internationales et thématiques. Avec plus de 650 millions d’euros de collecte nette depuis le début 2020, les fonds ISR de LFDE – Echiquier Major SRI Growth Europe, Echiquier Positive Impact Europe et Echiquier Agenor SRI Mid Cap Europe notamment – représentent aujourd’hui près de 40% des encours de la société. Les fonds actions internationales et thématiques ont enregistré une collecte nette de plus de 400 millions d’euros depuis le début de l’année 2020. «La collecte positionne LFDE parmi les toutes premières sociétés de gestion en termes de collecte en France pour cette année», souligne le communiqué.
La société d’investissement luxembourgeoise cotée Luxempart a présenté ce 31 août des résultats dans le rouge au premier semestre 2019. Le résultat net consolidé est ressorti négatif de 101 millions d’euros, en raison notamment d’un réajustement de portefeuille de l’ordre de 106 millions. Les fonds propres après dividende sont en recul de 8,3% pour atteindre 1,44 milliard d’euros, soit plus d’une année de progression effacée. Au 30 juin, les fonds propres étaient répartis à 69% en investissements directs, 23% dans le fonds d’investissement, et 8% en liquidités.
L’ASPIM a annoncé en juillet dernier la création du premier label ISR public pour les fonds immobiliers. L'association a directement contribué à son élaboration pendant plus de trois ans. Véronique Donnadieu, déléguée générale de l'ASPIM, revient pour L’Agefi Actifs sur l’aboutissement de ce projet.
Les gestionnaires d’actifs poussent Bruxelles à retarder l’implantation de ses règles les plus transformantes en matière d’investissement responsable, estimant l’agenda trop ambitieux au regard de la masse de reporting qui attend les sociétés de gestion, rapporte le Financial Times, pointant du doigt notamment une lettre de l’Efama en ce sens envoyée aux régulateurs. L’association européenne des sociétés de gestion estime que la date d’entrée en vigueur de mars 2021 pour le financement vert de la transition énergétique et les reporting sur la durabilité des investissements est «irréaliste et clairement infaisable pour une application pratique ans un cadre entièrement nouveau et complexe». L’Efama demande un décalage à janvier 2022 au plus tôt.