L’European Financial Reporting Advisory Group (Efrag) vient d’annoncer plusieurs nominations au sein de son conseil d’administration, dont celle du nouveau président. Il s’agit de Hans Buysse, managing partner du Clairfield Benelux et président de la Belgian Association of Financial Analysts (ABAF), qui va remplacer Jean-Paul Gauzès. Le pôle des organisations des parties prenantes européennes sera représenté par Sebastien de Brouwer (directeur exécutif de la Fédération bancaire européenne), Hans Buysse, Benoit Jaspar (conseiller exécutif chez Generali), Claes Norberg (directeur de la comptabilité à la Confédération des entreprises suédoises) et Elina Peill (spécialiste du reporting d’entreprise chez Deloitte). Les organisations nationales seront représentées par Michel Barbet-Massin (membre du comité stratégique de Mazars), Santiago Duran Dominquez (président de l’Institut espagnol de comptabilité et d’audit financier), Stig Enevoldsen (président du groupe d’experts techniques chez Efrag), Paolo Gnes (président du conseil de supervision à l’Autorité italienne de comptabilité), Georg Lanfermann, Peter Sampers (président du Conseil néerlandais des standards comptables), Andrea Sternisko (directeur du reporting durable chez PWC Capital Markets) et Anders Ullberg (président du Conseil suédois du reporting financier). Le pôle des organisations issues de la société civile comprendra Marilyn Waite, responsable du programme pour l’environnement chez William and Flora Hewlett Foundation. L’Efrag accueille un nouveau membre L’Efrag a également accueilli l’association d’investissement responsable Eurosif au sein de son pilier reporting durable. Eurosif représentera le secteur des usagers de ces normes. Le développement des normes européennes de reporting durable est d’importance primordiale pour les investisseurs, a souligné Victor van Hoorn, directeur exécutif d’Eurosif. Il a ajouté que ces normes permettent aux investisseurs d’accéder à de l’information de haute qualité liée à la durabilité de leurs décisions d’investissements.
La société de gestion Swiss Life Asset Managers vient d’annoncer ce 17 février le lancement de trois nouveaux fonds actions à impact. Ils seront axés sur le changement climatique, la biodiversité et l’urbanisation. Ces véhicules catégorisés «Article 9» selon le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) seront alignés sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations unies. Dénommé Swiss Life Funds (Lux) Equity Climate Impact, le premier fonds investira dans des entreprises qui sont en train de développer des produits et des services qui participent à l’atténuation du changement climatique. Il favorisera les secteurs tels que la production de l’énergie alternative, les véhicules électriques et des solutions d’efficacité énergétique. Le deuxième fonds, dénommé Swiss Life Funds (LUX) Equity Environment & Biodiversity Impact sélectionnera des entreprises travaillent sur les solutions pour la préservation des écosystèmes terrestres et marins ainsi que de la biodiversité. Ce véhicule investira davantage dans des domaines tels que la prévention et le contrôle de la pollution, le traitement de l’eau et l’agriculture durable. Le troisième fonds, dénommé Swiss Life Funds (LUX) Equity Green Buildings & Infrastructure Impact, investira dans des entreprises favorisant la construction de bâtiments à haut rendement énergétique et d’infrastructures vertes afin de réduire l’impact environnemental des communautés urbaines. Il vise à se concentrer sur les infrastructures de transport propre, d’éclairage à haut rendement énergétique et d’isolation. Swiss Life Asset Managers comptait 250,3 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 30 juin 2021, dont 90,2 milliards d’euros pour le compte de clients tiers.
Le groupe de services aux collectivités Veolia et le chimiste Solvay ont annoncé, mercredi, le lancement du projet d’écologie industrielle «Dombasle Energie». Ce projet vise à remplacer le charbon par des combustibles solides de récupération (CSR) pour la production d’énergie à l’usine de Solvay de Dombasle-sur-Meurthe, en Meurthe-et-Moselle. Il nécessitera un investissement de 225 millions d’euros avec une mise en service prévue pour 2024. Le site disposera d’une unité de cogénération qui valorisera 350.000 tonnes de CSR par an, fournis par Veolia. La nouvelle installation sera construite par Solvay et exploitée par Veolia.
Le groupe de services aux collectivités Veolia et le chimiste Solvay ont annoncé mercredi le lancement du projet d'écologie industrielle «Dombasle Energie». Ce projet vise à remplacer le charbon par des combustibles solides de récupération (CSR) pour la production d'énergie sur l’usine de Solvay de Dombasle-sur-Meurthe, en Meurthe-et-Moselle. « Ce projet permettra de garantir la compétitivité de l’usine et de réduire de 50% ses émissions de CO2 », ont indiqué les deux sociétés. Il nécessitera un investissement de 225 millions d’euros avec une mise en service prévue pour 2024.
La Maif a cédé ses titres Orpea à la suite du scandale touchant le gestionnaire d’Ehpad. Hélène N’Diaye, directrice générale adjointe de l’assureur, en donne les raisons.
L’Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (Erafp) lance un appel d’offres afin d’attribuer trois mandats de gestion de portefeuille d’actions de moyennes et grandes capitalisations en gestion indicielle visant à répliquer un ou plusieurs indices «Paris Aligned Benchmark» (PAB, alignés sur les objectifs de l’Accord de Paris sur la neutralité carbone avant 2050). Le montant alloué sur la durée du marché sera de l’ordre de 300 millions d’euros. Les mandats seront d’une durée initiale de 4 ans avec la possibilité pour l’Erafp de reconduire le marché pour deux périodes successives d’un an chacune. Deux des trois mandats attribués seront dits « stand-by », ce qui signifie que l’Erafp se réserve la possibilité de les activer, notamment par souci de dispersion des risques. L’indice PAB à répliquer intègrera une méthodologie qui repondère les titres en fonction des opportunités et des risques liés à la transition climatique afin de répondre aux exigences minimales de la dénomination des indices de référence « accord de Paris », ainsi que le dispositif ISR de l’Erafp. Le titulaire devra également mettre en œuvre une démarche d’engagement actionnarial avec les émetteurs dont les titres sont inclus dans l’indice de référence. Les candidatures sont attendues avant le 25 mars 2022 à 12h. Lire l’avis ici.
Le marché des fonds durables a connu «un excellent cru» en 2021. Novethic publie sa dernière étude annuelle sur les fonds durables proposés sur le marché français. Selon le panel de Novethic, le marché a presque doublé (+94%) pour atteindre 896 milliards d’euros d’encours pour 1 186 fonds, à fin 2021. Dans ce panel, l'étude distingue 58% de fonds classifiés article 8 (objectif large) au sens de la règlementation SFDR, 31% de fonds article 9 (objectif de durabilité assortis d’indicateurs d’impact), et 11% non classifiés. «Les acteurs devront mettre en œuvre courant 2022 les recommandations fournies par l’ensemble des textes publiés jusqu’à présent sur la finance durable. Ils disposent désormais d’une base solide pour construire leur reporting ESG. 2022 devrait être l’année de la transparence et de l’évaluation de la double matérialité par les sociétés de gestion», souligne le rapport. Du côté des labels, le marché est dominé par l’ISR avec quatre sociétés de gestion (en nombre de fonds et en volume d’encours), à savoir Natixis IM, La Banque Postale, BNP Paribas AM et Amundi. Novethic a passé en revue 749 fonds ISR qui représentent 693 milliards d’euros d’encours. La collecte sur le panel a grimpé de 81 milliards d’euros en 2021. Les encours des fonds ISR sont gérés de façon active à 89%. «Malgré le succès des fonds indiciels durables et la labellisation de gammes entières (Amundi, BNP Paribas AM, BlackRock et Lyxor), la gestion passive reste très minoritaire, en nombre comme en encours parmi les fonds arborant le sigle « Label ISR ». Un seul d’entre eux dispose d’un indice PAB (Paris Aligned Benchmark), le fonds BNPP Easy Low Carbon 100 Europe PAB», relève Novethic. En gestion active, les critères ESG et le Best-In-Class font référence. «En termes d’approche de gestion, le label n’est désormais plus un défi pour les sociétés ayant développé des gestions durables rigoureuses», souligne l’étude. Un marché dominé par le label ISR La loi Pacte a permis d’introduire systématiquement des fonds ISR ou Greenfin ou Finansol. Mais ces deux derniers restent encore très minoritaires avec une trentaine de fonds cotés analysés par Novethic. Les fonds verts analysés par Novethic représentent un encours de 20 milliards d’euros pour 29 fonds. Tous les fonds Greenfin (fonds de green bonds et les fonds à thématiques environnementale) sont classés article 9. Les fonds verts et solidaires vont continuer à croître. Depuis le 1er janvier 2022, les contrats d’assurance-vie multisupports doivent intégrer au moins trois supports venant de chacun des trois labels. Les acteurs de l’épargne solidaire attendent du prochain gouvernement un coup de pouce pour faciliter le développement de l’offre. Enfin, les fonds thématiques représentent un quart des fonds et des encours du panel, une proportion stable depuis 2019. La thématique environnementale inclut désormais d’autres thèmes que le climat, comme la protection de la biodiversité, la restauration des écosystèmes terrestres ou marins ou encore l’économie circulaire. En attendant la taxonomie sociale, les fonds à thématique sociale se font une place. «La santé fut le thème fort de 2021, présent dans plus de la moitié des fonds incluant une thématique sociale ajoutés cette année, et de plus en plus souvent thématique « bonus » de fonds environnementaux», observe Novethic.
La quantité d'informations et de signaux contradictoires peut être source de confusion pour un investisseur. Comment, par exemple, évaluer la performance ESG des entreprises ?
L’open banking constitue l’un des piliers de la stratégie du numéro deux de la banque espagnole pour parvenir à réduire les inégalités et augmenter le nombre de ses clients.
Si les résultats des valeurs pétrolières tutoient les records, leur performance de long terme sera affectée par le financement de la transition énergétique. Investisseurs engagés et ONG promettent d’y veiller.
Les investisseurs s'interrogent sur le modèle économique du gestionnaire d'Ehpad et le niveau de rentabilité, forcément moindre, qu'il affichera à l'avenir.
«Si elle est adoptée par le Parlement, la taxonomie européenne des activités durables ne pourra plus être considérée comme l’étalon or pour mesurer la durabilité des investissements», réprouvent, dans une note, les investisseurs responsables des PRI (Principles for Responsible Investments), habituellement plutôt conciliants. Le ton change. «Près de 400 investisseurs signataires des PRI utilisent déjà la taxonomie (…) ce qui reflète le potentiel énorme de cet instrument pour orienter les décisions d’investissements vers des objectifs durables. Cependant, les critères proposés pour le gaz et le nucléaire risquent d’affaiblir la crédibilité et la mise en place de la taxonomie», déclare Margarita Pirovska, directrice des politiques publiques aux PRI. Elle craint que les investisseurs se divisent entre ceux qui suivront cette taxonomie et ceux qui chercheront une application plus stricte des principes. Les PRI constatent cependant que les règles de reporting permettront aux investisseurs d’indiquer jusqu’à quel point ils sont exposés au gaz et au nucléaire. Une approche ni scientifique ni neutre Adoptée telle quelle, la taxonomie introduirait la possibilité d’investir dans des activités non conformes aux objectifs de neutralité carbone que suivent les investisseurs. «Cela joutera un fardeau supplémentaire pour les investisseurs qui devront vérifier si leurs investissements alignés sur la taxonomie respectent une évaluation scientifique», écrivent les PRI. Comme pour les autres activités labellisées vertes, la Commission européenne a défini des critères techniques pour agréer le gaz et le nucléaire dans la taxonomie. Mais selon les PRI, ces critères « écartent l'évaluation environnementale des activités économiques de la science et de l’alignement avec les Accords de Paris». Ils estiment également que l’approche de la Commission ne correspond plus à l’objectif initial de définir les activités sur «une base technologique neutre». La Commission européenne a décidé, mercredi 2 février, de maintenir l’intégration du gaz et du nucléaire dans la taxonomie européenne en tant qu’ «activités utiles à la transition», dans son acte délégué relatif, suscitant une levée de boucliers parmi de nombreux acteurs du durable. Après l’entrée en application de la taxonomie sur le climat (depuis le 1er janvier 2022), la question du gaz et du nucléaire devait faire l’objet d’un acte séparé complémentaire tant ils étaient soumis à des questions politiques. La France défendant le nucléaire, et l’Allemagne le gaz pour leurs économies. Le Parlement et le Conseil de l’UE (qui ont délégué à la Commission le pouvoir d’adopter des actes concernant la taxonomie) disposent de quatre mois pour «faire objection» au texte par une majorité de 20 Etats membres pour le Conseil et par une majorité pour le Parlement (soit 353 députés)
Après l’Espagne, la Belgique et le Canada, le sidérurgiste ArcelorMittal va verdir son acier en France, en investissant, avec l’aide de l’Etat, 1,7 milliard d’euros dans ses usines de Dunkerque (Nord) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Sur ces deux sites, qui représentent 25% des émissions industrielles de gaz à effet de serre en France, ArcelorMittal va fermer trois hauts fourneaux au charbon, pour les remplacer par des fours électriques et des techniques de réduction du fer à base d’hydrogène à partir de 2027. L’investissement d’ArcelorMittal fait partie d’une enveloppe de 10 milliards de dollars (8,9 milliards d’euros) annoncée au plan mondial l’an dernier par le groupe pour réduire son empreinte carbone.
Après l’Espagne, la Belgique et le Canada, le sidérurgiste ArcelorMittal va verdir son acier en France, en investissant, avec l’aide de l’Etat, 1,7 milliard d’euros dans ses usines de Dunkerque (Nord) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Sur ces deux sites, qui représentent à eux seuls, 25% des émissions industrielles de gaz à effet de serre en France, ArcelorMittal va fermer trois hauts fourneaux au charbon, pour les remplacer par des fours électriques et des techniques de réduction du fer à base d’hydrogène à partir de 2027. Le groupe prévoit aussi de « faire évoluer» les compétences des salariés employés sur les outils qui vont s’arrêter vers les techniques des fours électriques et les techniques du gaz notamment.
BFT Investment Managers a annoncé ce 3 février avoir obtenu le label ISR pour trois fonds supplémentaires. L’ensemble de sa gamme de fonds ouverts, qui représente 23,8 milliards d’euros d’encours, est désormais labellisée. Les derniers fonds labellisés sont:BFT France Futur ISR, fonds actions également labellisé France Relance,BFT France Emploi ISR, fonds actions à impact «emploi»,BFT Crédit Opportunités Plus ISR, fonds obligataire.
Les permis dont bénéficient certaines industries les plus polluantes divisent les groupes politiques. Les eurodéputés vont néanmoins devoir trouver une formule de compromis.