Le moral des ménages américains s’est dégradé en août, les ménages étant de plus en plus inquiets de la hausse du coût de la vie, ce qui pourrait augurer un ralentissement des dépenses de consommation, montraient vendredi les résultats provisoires de l’enquête mensuelle de l’université du Michigan. Son indice de confiance est tombé à 95,3 ce mois-ci, au plus bas depuis septembre 2017, contre 97,9 en version définitive le mois précédent. Les économistes l’attendaient à 98,0. Le sous-indice mesurant le jugement des ménages sur leur situation actuelle a également baissé, à 107,8 contre 114,4 en juillet, et celui sur leurs anticipations est resté stable, à 87,3.
Après que le président vénézuélien a annoncé vendredi l’augmentation du salaire minimum mensuel, multiplié par 60, les commerçants du pays faisaient face samedi à un angoissant dilemme : fermer boutique, ou augmenter les prix au risque de faire fuir les derniers clients. Nicolas Maduro a décrété la mise en place d’un taux de change unique rattaché au «petro», la cryptomonnaie lancée cette année par le gouvernement, et la dépréciation de 96% de la monnaie nationale, le bolivar. Ces mesures radicales, destinées à sortir le pays d’une grave crise économique marquée par une inflation galopante et la chute du bolivar, ont choqué de nombreux Vénézuéliens.
Le Parti social-démocrate (SPD) menace de faire du système des retraites un thème central des prochaines élections en Allemagne, prévues en 2021, si le bloc conservateur de la chancelière Angela Merkel n’accepte pas de garantir le niveau des retraites jusqu’en 2040. Maintenir un niveau de retraites stable est une priorité pour le SPD, déclare le ministre des Finances, Olaf Scholz, dans un entretien au Bild am Sonntag. La coalition au pouvoir a convenu de maintenir le niveau des retraites jusqu’en 2025, mais le SPD plaide pour des garanties au-delà de 2030.
L’excédent des comptes courants de la zone euro a légèrement baissé en juin par rapport à un niveau du mois de mai révisé en hausse, selon des données publiées vendredi par la Banque centrale européenne (BCE). Ajusté des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrés, cet excédent s’inscrit à 23,5 milliards d’euros, contre 24,4 milliards en mai (contre 22,4 milliards en première estimation). Sur douze mois, il représente 3,6% du produit intérieur brut (PIB) des dix-neuf pays partageant la monnaie unique, contre 3,2% un an auparavant, alors que la BCE avait anticipé une réduction de ce ratio.
L'activité a accéléré de 0,4% au deuxième trimestre, mais le ministre des Finances estime que l'incertitude sur le processus du Brexit a un effet de dépréciation.
Elles ont totalisé 157.000 en juillet, tandis que les tensions salariales sont restées relativement contenues avec une hausse de 0,3% du salaire horaire.
Selon les enquêtes IHS Markit, l'activité dans le secteur manufacturier a enregistré une hausse en France et en Allemagne en juillet, mais a fléchi en Italie, Espagne et aux Pays-Bas.
La croissance a encore marqué le pas au second trimestre, selon Eurostat, tandis que l'inflation poursuit son accélération du fait de la hausse des prix de l'énergie.
Le gouvernement britannique a publié mardi un livre blanc qui renforce le contrôle des investissements opérés par des non-résidents au nom de la sécurité nationale.
La confiance des ménages est restée stable en France en juillet après son décrochage des deux mois précédents alors qu’un léger rebond était attendu, selon les données publiées hier par l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance est ressorti à 97, inchangé par rapport à juin, un niveau inférieur à sa moyenne de longue période, calée à 100, pour le troisième mois consécutif. Il reste à son plus bas depuis septembre 2016. Les économistes interrogés par Reuters l’anticipaient en moyenne à 98.
L'économie américaine devrait connaître une croissance de 3,8% en rythme annualisé au deuxième trimestre au vu des derniers indicateurs macroéconomiques, montrait hier le modèle de prévision GDP Now de la Réserve fédérale d’Atlanta. Cette estimation est inférieure à la précédente prévision d’une croissance de 4,5% publiée le 18 juillet. Une première estimation de la croissance du PIB au deuxième trimestre est attendue aujourd’hui.
Les commandes nouvelles de biens d'équipement de base ont augmenté plus qu’attendu en juin aux Etats-Unis et les livraisons ont bondi, ce qui suggère une croissance solide des investissements au deuxième trimestre. Le département du Commerce a annoncé hier que les commandes de biens d'équipement, hors défense et hors aéronautique, un indicateur des plans d’investissement des entreprises suivi de près, avaient augmenté de 0,6% le mois dernier. En mai, elles ont augmenté de 0,7% au lieu d’une première estimation qui donnait une hausse de 0,3%.
Le dollar est surévalué mais le yuan est en ligne avec les fondamentaux de l'économie chinoise tandis que près de la moitié des excédents de balances courantes sont désormais excessifs, ce qui accentue les risques de tensions commerciales et peut compromettre la croissance, estime le Fonds monétaire international (FMI). Dans son Rapport annuel sur le secteur extérieur publié hier, qui évalue les taux de change et les soldes des paiements courants, le FMI souligne par ailleurs que les excédents et les déficits des balances courantes se concentrent de plus en plus dans les économies avancées, les rendant vulnérables à davantage de protectionnisme, a souligné Maurice Obstfeld, économiste en chef du FMI.