La croissance du crédit bancaire aux entreprises et aux ménages dans la zone euro est restée soutenue le mois dernier, alors que celle de l’agrégat monétaire M3, souvent un bon indicateur avancé de l’activité, a ralenti plus fortement que prévu, a annoncé ce matin la Banque centrale européenne (BCE). Le crédit aux entreprises non-financières a augmenté de 4,1% et les prêts aux ménages ont progressé de 3,0% en juillet, tous deux à leur rythme de croissance le plus soutenu depuis 2009. Le rythme de croissance annuel de M3 a ralenti à 4,0% en juillet contre 4,5% en juin, alors que les économistes attendaient +4,3%.
Le ministre italien de l’Economie, Giovanni Tria, en déplacement en Chine, a assuré hier que le but de sa visite n’était pas de trouver de nouveaux acheteurs pour la dette publique italienne, démentant ainsi de récentes spéculations dans la presse. «L’objectif de la mission est de renforcer la coopération économique entre nos deux pays», a-t-il déclaré dans une interview au journal chinois Guangming, traduite en italien sur le site internet de Radio Chine Internationale. «Les investisseurs chinois évalueront l’opportunité d’acheter de la dette chinoise au même titre que les autres investisseurs, étrangers ou italiens», a ajouté Giovanni Tria. Je suis confiant dans le fait que le projet de budget du gouvernement italien renforcera l’opinion positive sur la stabilité financière de l’Italie.»
Luigi Di Maio, le vice-président du Conseil italien, a déclaré hier que la «seule solution» était de nationaliser les autoroutes à péage contrôlées par Autostrade après l’effondrement du viaduc Morandi à Gênes, qui a fait 43 morts. «Nous allons sortir de la logique du profit, nous allons réduire [le montant] des péages, nous allons faire beaucoup plus de maintenance et nous allons introduire des innovations technologiques pour améliorer la sécurité et la mobilité», a-t-il déclaré sur Facebook. Autostrade per l’Italia est la filiale du groupe Atlantia détentrice de la concession autoroutière dont dépend le pont Morandi, qui s’est en partie effondré le 14 août à Gênes.
Le climat des affaires s’est amélioré en août en Allemagne pour la première fois depuis le début de l’année, grâce notamment à la retombée des craintes des entrepreneurs d’une escalade des tensions commerciales, après la trêve conclue entre l’Union européenne et les Etats-Unis dans ce dossier en juillet. L’indice du climat des affaires calculé par l’Ifo s’est établi à 103,8, contre 101,7 en juillet. Le chiffre d’août est largement supérieur aux prévisions des économistes, qui l’attendaient en moyenne à 101,9. Il s’inscrit au plus haut depuis le mois de février et affiche la plus forte hausse mensuelle depuis décembre 2014.
Le ministre italien de l’Economie Giovanni Tria, en déplacement en Chine, a assuré ce lundi que le but de sa visite n'était pas de trouver de nouveaux acheteurs pour la dette publique italienne, démentant ainsi de récentes spéculations dans la presse. «L’objectif de la mission est de renforcer la coopération économique entre nos deux pays», a-t-il déclaré dans une interview au journal chinois Guangming, traduite en italien sur le site internet de Radio Chine Internationale.
Les commandes nouvelles de biens d'équipement de base ont encore augmenté plus fortement que prévu en juillet aux Etats-Unis et la croissance des livraisons est restée soutenue. Le département du Commerce a annoncé vendredi que les commandes de biens d'équipement, un indicateur des plans d’investissement des entreprises suivi de près, avaient augmenté de 1,4% le mois dernier. En juin, elles ont augmenté de 0,6% au lieu d’une première estimation qui donnait une hausse de 0,2%.
Le produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne a crû de 0,5% au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents en données corrigées de l’inflation, des variations saisonnières et des effets calendaires, après avoir augmenté de 0,4% au premier trimestre, a confirmé vendredi l’Office fédéral de la statistique, Destatis. Sur un an, le PIB est ressorti en hausse de 2% au deuxième trimestre, comme annoncé lors de la première estimation du PIB allemand le 14 août.
Les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont baissé contrairement aux attentes en juillet, à un creux de neuf mois, dernier signe en date du ralentissement du marché immobilier. Elles ont diminué de 1,7%, au rythme annualisé de 627.000 unités, montrent les données publiées hier par le département américain du Commerce, leur plus faible niveau depuis octobre 2017. Le rythme des ventes du mois de juin, estimé dans un premier temps à 631.000, a été révisé à la hausse, à 638.000.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont baissé la semaine dernière aux Etats-Unis, donnant à penser que les tensions commerciales avec leurs partenaires n’ont pour le moment pas d’impact sur le marché du travail. En données corrigées des variations saisonnières, elles ont diminué de 2.000, à 210.000, durant la semaine au 18 août, a annoncé hier le département du Travail. Les économistes prévoyaient en moyenne 215.000 inscriptions la semaine dernière. Il s’agit de la troisième baisse hebdomadaire d’affilée des inscriptions au chômage outre-Atlantique.
Le nombre cumulé de réservations – c’est-à-dire de ventes – de logements neufs entre avril et juin a progressé de 1,7% par rapport au deuxième trimestre 2017, à 34.100 unités, selon les données provisoires publiées hier par le ministère de la Cohésion des territoires. Cette hausse globale recouvre une progression dans le collectif, avec des ventes d’appartement en augmentation de 2,3% par rapport au printemps 2017, ce qui a plus que compensé le net repli dans l’individuel, avec un reflux de 4,9% des ventes.
La Russie va probablement abaisser sa prévision de croissance économique pour 2018, à 1,8%, contre 1,9% précédemment, a déclaré hier le ministre russe de l’Economie, Maxime Orechkine. Par rapport aux précédentes prévisions, le rouble va être légèrement plus faible et les sorties de capitaux plus élevées au cours des douze prochains mois en raison des nouvelles sanctions américaines et de la situation plus générale des marchés émergents, a-t-il dit. La mauvaise récolte céréalière et la faiblesse du rouble vont aussi amener le ministère à relever ses prévisions d’inflation, a ajouté Maxime Orechkine.
Les stocks américains de pétrole brut se sont contractés de 5,8 millions de barils la semaine dernière, alors que les économistes attendaient en moyenne une diminution de 1,5 million de barils, montrent les données publiées hier par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Les stocks d’essence ont, de leur côté, progressé de 1,2 million de barils par jour. Les économistes attendaient une baisse de 488.000. Les réserves de produits distillés, qui incluent le fioul domestique, ont affiché une croissance de 1,8 million de barils, contre une hausse attendue de 1,5 million. Le taux d’utilisation des capacités de raffinage est resté inchangé, à 98,1%.
Les reventes de logements ont baissé en juillet pour un quatrième mois consécutif aux Etats-Unis, la pénurie de biens sur le marché contribuant à faire grimper les prix. Elles ont baissé de 0,7% le mois dernier, au rythme annualisé de 5,34 millions d’unités, a annoncé hier la fédération nationale des agents immobiliers (NAR). Elles enregistrent ainsi leur plus longue série de replis mensuels depuis 2013. Les économistes attendaient au contraire une progression de 0,6%, au rythme annualisé de 5,40 millions d’unités. Sur un an, les ventes dans l’immobilier ancien, qui représente 90% du marché résidentiel aux Etats-Unis, se sont contractées de 1,5% en juillet.
Les exportations représenteront 35% du produit intérieur brut britannique après la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, contre 30% l’an dernier, a déclaré hier Liam Fox, le ministre britannique du Commerce extérieur, sans préciser à quel horizon cet objectif serait atteint. Le Department for International Trade estime que 400.000 entreprises pensent qu’elles pourraient exporter mais ne le font pas actuellement.
L’excédent budgétaire britannique est ressorti à 2 milliards de livres (2,2 milliards d’euros) en juillet, le niveau le plus élevé pour ce mois en dix-huit ans, selon des données officielles publiées hier et qui devraient faciliter la tâche du ministre des Finances, Philip Hammond. Ce surplus, qui exclut les participations de l’Etat dans les banques du pays, est nettement plus élevé que la prévision médiane, de 1,1 milliard de livres, ressortie d’une enquête menée par Reuters auprès d’économistes. Avec l’excédent de juillet, qui s’explique par de solides rentrées fiscales saisonnières, le déficit budgétaire des quatre premiers mois de l’exercice 2018-2019 est ramené à 12,8 milliards, en repli de 40% en rythme annuel.
Les prix à la production ont augmenté de 0,2%, comme prévu par les économistes, en juillet par rapport au mois précédent en Allemagne, après une hausse de 0,3% en juin, a annoncé lundi l’Office fédéral de la statistique. Sur un an, leur progression a été de 3,0% le mois dernier, comme en juin et conformément aux anticipations des économistes.
L’Allemagne devrait dégager en 2018 le plus important excédent des comptes courants au monde pour la troisième année consécutive, selon des prévisions publiées hier par l’institut de conjoncture Ifo, qui risquent de raviver les critiques à l’encontre de la politique économique et budgétaire de la chancelière Angela Merkel. L’excédent des comptes courants allemands devrait s’établir à 299 milliards de dollars (262 milliards d’euros) cette année, devant celui du Japon, attendu à 200 milliards de dollars par l’Ifo.