Lubrizol mobilise l’attention et pour cause : manque d’information, système d’alerte inefficace, assouplissement du droit environnemental… Pas de quoi être rassuré sur le déroulé du sinistre. Cela ne devrait pas être une découverte, le cas est loin d’être isolé. Un autre incendie s’est, par exemple, produit en juillet dernier dans l’usine d’épuration de Seine-Aval, la plus grande de France. Décidément, alors que les investisseurs en quête de rendement misent toujours à fond sur l’immobilier de l’Ouest parisien, notre argent est-il en lieu sûr ? Le site, en bordure de Seine, est classé « Seveso seuil haut », selon Le Monde du 17 octobre. Lequel journal s’élève régulièrement contre les centrales nucléaires en marche ou en projet, leurs surcoûts, leurs fissures, leurs retards… Le moindre contrôle de prévention est monté en épingle alors que nos centrales ne causent aucun tort aux Français ! Face au risque d’apocalypse que font courir avec une probabilité de 20 % les centrales à charbon, est-ce bien raisonnable ? « Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien », disait Edmund Burke...