L’excédent des comptes courants de la zone euro a diminué en données corrigées en juin à 18 milliards d’euros, après 30 milliards en mai, selon les chiffres publiés lundi par la Banque centrale européenne (BCE). Les excédents de la balance des échanges, de celle des services et de celle des revenus financiers s’affichent tous en baisse. Sur les douze mois à fin juin, l’excédent courant de la zone euro ressort à 318 milliards d’euros, soit 2,7% du produit intérieur brut (PIB), contre 391 milliards (3,4% du PIB) sur les douze mois à fin juin 2018. Vendredi, Eurostat avait publié un excédent commercial en diminution de 2 milliards d’euros sur un an, à 20,6 milliards d’euros à fin juin. Les exportations ont baissé de 4,7% annuellement en juin et les importations de 4,1%.
Le Royaume-Uni sera confronté à des pénuries de nourriture, d’essence et de médicaments en cas de Brexit sans accord, avec des blocages dans les ports et le rétablissement d’une frontière physique en Irlande, selon des documents officiels publiés par le Sunday Times. Il souligne que ces prévisions du gouvernement britannique ne présentent pas le scénario du pire, mais bien les répercussions les plus probables d’un Brexit sans accord. Une version démentie par Michael Gove, ministre chargé des préparatifs du divorce. Ces documents, a-t-il dit sur Twitter, décrivent la pire des situations.
Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) s’est replié de 0,2 point au deuxième trimestre en France métropolitaine pour s'établir à 8,2% de la population active, un plus bas depuis début 2009, selon les données publiées mercredi par l’Insee. En incluant les départements d’Outre-mer (hors Mayotte), il est également en baisse de 0,2 point, à 8,5%, un plus bas depuis fin 2008. Cette baisse est en ligne avec les anticipations de l’Insee dans sa dernière note de conjoncture publiée mi-juin.
L’inflation au Royaume-Uni a atteint 2,1% en rythme annuel en juillet, un chiffre plus élevé qu’attendu et supérieur à l’objectif que s’est fixé la Banque d’Angleterre (BoE). La hausse des prix à la consommation s’est ainsi accélérée par rapport à juin, mois pour lequel elle était de 2,0% sur un an. Le consensus donnait pour juillet un chiffre en repli à 1,9%. L’inflation de base, qui exclut l'énergie, les carburants, l’alcool et le tabac, ressort à 1,9% sur un an, au plus haut depuis six mois; le consensus la donnait stable à 1,8%.
La productivité du travail aux Etats-Unis a ralenti au deuxième trimestre, surtout à cause d’une forte baisse dans le secteur manufacturier, selon les statistiques officielles du département du Travail, publiées jeudi. Il a fait état d’une hausse de 2,3% en rythme annualisé de la productivité non-agricole (production horaire par employé) sur avril-juin, après +3,5% au premier trimestre. La productivité manufacturière a reculé de 1,6% au deuxième trimestre, au plus bas depuis le troisième trimestre 2017, après +1,1% sur janvier-mars. Par rapport au deuxième trimestre 2018, les coûts du travail sont en hausse de 2,5%, l’inflation restant modérée. Sur avril-juin, la rémunération horaire a augmenté de 4,8% après un bond de 9,2% au premier trimestre. Sur un an, sa hausse ressort à 4,3%.
Le PIB de la zone euro a enregistré une hausse de seulement 1,1% au deuxième trimestre 2019 par rapport à la même période de 2018, et l'Allemagne a subi une contraction de son PIB entre avril et juin 2019.
Le produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne s’est contracté de 0,1% au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents, en données corrigées de l’inflation, des variations saisonnières et des effets calendaires, a indiqué mercredi l’Office fédéral de la statistique, Destatis. Sur un an, le PIB est ressorti en hausse de 0,4% au deuxième trimestre.
Le marché du travail britannique a affiché une croissance supérieure aux attentes au deuxième trimestre et la progression des salaires a atteint son plus haut niveau depuis 11 ans, montrent les statistiques officielles publiées hier. Les rémunérations, primes incluses, ont augmenté de 3,7% en rythme annuel sur les trois mois à fin juin, leur hausse la plus soutenue depuis juin 2008. Hors primes, leur croissance a atteint 3,9% sur un an, alors que les économistes prévoyaient +3,8%. L'économie britannique a créé 115.000 emplois au deuxième trimestre, contre 65.000 créations attendues par le consensus. Le taux de chômage a cependant augmenté à 3,9% alors qu’il était prévu stable à 3,8%.
Les banques chinoises ont distribué pour 1.060 milliards de yuans (134 milliards d’euros) de nouveaux crédits en juillet, contre 1.660 milliards en juin. Les analystes et économistes interrogés par Reuters en attendaient en moyenne 1.250 milliards. Juillet marque habituellement une baisse après l’activité soutenue de juin mais le chiffre publié hier est inférieur à celui de juillet 2018, qui s’élevait à 1.450 milliards. L’encours de crédit a augmenté de 12,6% sur un an, après une croissance de 13,0% en juin. Le marché attendait +12,8%. La croissance de la masse monétaire M2 est ressortie à 8,1% en rythme annuel en juillet, après +8,5% en juin, en dessous du consensus qui le donnait à 8,4%.
Les perspectives économiques se dégradent à l'échelle mondiale avec l’escalade dans le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, montre une étude publiée lundi par l’institut allemand Ifo. Son enquête trimestrielle, menée auprès de quelque 1.200 spécialistes de plus de 110 pays, montre que leur jugement sur la situation actuelle et celui sur les perspectives économiques se sont dégradés ces trois derniers mois. Leurs anticipations concernant le commerce international sont tombées à leur plus bas niveau depuis le début du conflit entre les Etats-Unis et la Chine il y a un plus d’un an.
Le déficit budgétaire s’est creusé à 120 milliards de dollars (107 milliards d’euros) en juillet aux Etats-Unis, atteignant 867 milliards depuis le début de l’exercice budgétaire, soit une hausse de 27% sur un an (684 milliards sur la même période de 2018). Le département du Trésor a fait état lundi d’une hausse de 3% des recettes du gouvernement fédéral entre octobre et juillet, à environ 2.900 milliards de dollars, tandis que les dépenses ont augmenté de 8% sur la même période, à près de 3.700 milliards. Entre août 2018 et juillet 2019, le déficit du budget fédéral atteint 961,8 milliards de dollars, soit 4,5% du PIB américain. Les programmes militaires ont absorbé 53 milliards de dépenses en juillet. Les dépenses de santé (programme Medicare pour les personnes âgées) ont progressé à 66 milliards.
La croissance de l’emploi salarié dans le secteur privé en France a ralenti à 0,3% au deuxième trimestre, après son bond de 0,5% sur les trois premiers mois de l’année, selon l’estimation «flash» publiée vendredi par l’Insee. Au total 62.100 créations nettes d’emploi ont été recensées sur la période, contre 95.600 au premier trimestre, ce qui représentait un plus haut depuis le quatrième trimestre 2017. Sur un an, la progression de l’emploi salarié dans le secteur privé atteint 1,3%, avec 259.400 créations nettes de postes - un plus haut depuis le 1er trimestre 2018 -, après +1,2% au trimestre précédent.
L'économie japonaise a progressé plus qu’attendu au deuxième trimestre 2019, affichant une croissance pour un troisième trimestre consécutif, stimulée par la solidité de la consommation privée et de l’investissement qui ont atténué la faiblesse des exportations. Le produit intérieur brut (PIB) du Japon a augmenté de 1,8% en rythme annualisé en avril-juin, montrent les statistiques officielles publiées vendredi, après une hausse révisée de 2,8% au premier trimestre. Les analystes anticipaient en moyenne une progression de 0,4%. D’un trimestre sur l’autre, le PIB a augmenté de 0,4%, supérieur au consensus qui ressortait à +0,1%.
Sous l’effet du ralentissement de la demande intérieure et extérieure, l’'indice des prix à la production (PPI) en Chine a chuté de 0,3% en juillet en rythme annuel, montrent les statistiques officielles publiées vendredi, un déclin supérieur à celui anticipé par le consensus des économistes (-0,1%) après des prix à la production restés stables en juin. Il s’agit de la première baisse de cet indicateur en rythme annuel depuis août 2016. L’indice des prix à la consommation (CPI) a de son côté progressé de 2,8% le mois dernier en rythme annuel, légèrement supérieur au consensus et à la hausse enregistrée en juin (+2,7%).
La richesse produite s'est érodée de 0,2% au deuxième trimestre par rapport à un début d'année vigoureux, mais augmente de 1,2% par rapport à la même période un an plus tôt.
D’après les données officielles communiquées hier, les exportations chinoises ont progressé de 3,3% en juillet en rythme annuel, soit leur rythme le plus important depuis mars dernier. Les analystes anticipaient en moyenne un déclin de 2,0% après une baisse de 1,3% le mois précédent. Les importations ont accusé une nouvelle chute, de 5,6%, soulignant la faiblesse prolongée de la demande intérieure. Il s’agit toutefois d’un repli inférieur au consensus, qui donnait une baisse de 8,3% après -7,3% en juin. L’excédent commercial de la Chine avec les Etats-Unis, point de tension avec Washington, s’est réduit à 27,97 milliards de dollars (24,95 milliards d’euros), alors qu’il s'élevait à 29,92 milliards de dollars en juin.
Le produit intérieur brut (PIB) de la France devrait croître de 0,3% au troisième trimestre, a indiqué jeudi la Banque de France à l’occasion d’une première estimation basée sur les derniers indicateurs synthétiques d’activité. Au deuxième trimestre, la croissance française est ressortie à 0,2%, selon les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Selon l’enquête mensuelle de conjoncture de la banque centrale, la production industrielle a progressé «modérément» en juillet, avec une bonne performance des équipements électriques tandis que l’automobile est restée orientée à la baisse. Les chefs d’entreprise prévoient que la production industrielle devrait continuer de croître «au même rythme» en août. L’activité des services a «légèrement accéléré» en juillet. «Dynamique dans les activités juridiques et comptables et les services techniques, elle marque le pas dans les services informatiques», a expliqué la Banque de France. L’activité devrait poursuivre sa croissance en août «au même rythme», prévoient les chefs d’entreprise.
Le sénat italien a rejeté hier une motion déposée par le Mouvement 5 Etoiles (M5S) qui entendait bloquer le projet de liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin, levant ainsi un obstacle à la poursuite de cette opération évaluée à quelque 20 milliards d’euros. La proposition du M5S a été rejetée par 181 voix contre 110. Cette liaison, qui a fait l’objet de controverses au sein de la coalition gouvernementale italienne, prévoit le percement d’un tunnel de 58 km à travers les Alpes pour relier les deux villes. Ce chantier est financé à 40% par l’UE, à 35% par l’Italie et à 25% par la France. Le coût du seul tunnel est évalué à 8,5 milliards d’euros.