Donald Trump a annoncé vendredi qu’il n’infligerait pas de sanctions économiques au Guatemala après que le pays d’Amérique centrale a décidé d’appliquer de nouvelles mesures migratoires visant les réfugiés originaires du Honduras et du Salvador. Le président américain voulait que le Guatemala accepte de devenir un «pays tiers sûr». Une personne qui traverse un «pays tiers sûr» doit déposer sa demande d’asile dans ce pays et non dans son pays de destination.
La croissance de l'économie américaine a ralenti moins qu’attendu au deuxième trimestre, la hausse des dépenses des ménages compensant l’impact négatif du recul des exportations et de l'évolution des stocks. Le PIB a progressé de 2,1% en rythme annualisé sur la période avril-juin, a annoncé vendredi le département du Commerce dans sa première estimation. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 1,8%, après celle de 3,1% du premier trimestre, tandis que l’indice GDPNow de la Fed d’Atlanta pointait vers une croissance limitée à 1,3%.
Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité (catégorie A) a diminué de 0,4% à 3.377.300 personnes en France métropolitaine au deuxième trimestre, le recul sur un an atteignant 1,9%, selon les données publiées hier par le ministère du Travail et Pôle emploi. Ce niveau est le plus bas depuis le premier trimestre 2014. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi tenus de rechercher un emploi a également diminué de 0,4% entre avril et juin, pour s'établir à 5.579.500. Sur un an, la baisse est de 0,9%. En incluant les départements d’Outre-mer, hors Mayotte, le nombre total de demandeurs d’emploi se replie de 0,5% sur le trimestre, à 5.887.900, et diminue de 0,9% sur 12 mois.
Le département américain du Commerce a annoncé hier que les commandes de biens d'équipement civils hors aéronautique, un étalon très suivi des plans d’investissement des entreprises, ont augmenté de 1,9% en juin. Les commandes de machines en particulier ont connu leur croissance la plus marquée depuis près d’un an et demi. Les économistes projetaient en moyenne une hausse de 0,2%. Par rapport à juin 2018, ces commandes de base ont augmenté de 1,9%.
Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois dans le secteur privé, hors intérim, a rebondi de 2,0% en juin en France après deux mois de baisse, selon les données publiées mercredi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Dans le seul secteur de l’industrie, la hausse du mois atteint 3,0%. Sur l’ensemble du deuxième trimestre, elles accusent en moyenne une baisse de 1,0% après une progression de même ampleur sur le premier. La hausse de juin a été alimentée tant par les déclarations d’embauche en CDI (+2,3%) que par celles en CDD de plus d’un mois (+1,6%).
Le Fonds monétaire international (FMI) a une nouvelle fois abaissé hier ses prévisions de croissance mondiale, invoquant les effets persistants des tensions commerciales sur la confiance des acteurs économiques. Il s’agit de la quatrième révision à la baisse des anticipations de l’institution en un an, mais qui tient cette fois principalement aux pays émergents. Le FMI n’anticipe plus que 3,2% de croissance cette année dans le monde puis un rebond limité à 3,5% l’an prochain, soit dans les deux cas 0,1 point de moins que dans ses prévisions de printemps. Par comparaison, il tablait sur 3,9% pour 2019 voici tout juste un an. Il souligne que la dynamique de l’activité est restée globalement faible au premier trimestre et que sa prévision de croissance pour 2020, qualifiée de «fragile», suppose une stabilisation des économies émergentes, à l’image de la Turquie et de l’Argentine.
L’indice de confiance du consommateur dans la zone euro a progressé à -6,6 en première estimation pour le mois de juillet, soit 0,6 point au-dessus de son niveau de juin, a annoncé hier la Commission européenne. Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre inchangé à -7,2. Pour l’ensemble de l’Union européenne, l’indice de confiance du consommateur a progressé de 1,0 point à -5,9, selon l’enquête de la Commission.
Les reventes de logements aux Etats-Unis ont baissé plus fortement que prévu en juin, la pénurie persistante de biens ayant poussé les prix à de nouveaux sommets, selon les données publiées hier par la National Association of Realtors (NAR), principale fédération d’agents immobiliers du pays. Les reventes ont diminué de 1,7% à 5,27 millions d’unités en rythme annualisé corrigé des variations saisonnières, contre un repli de 0,2% au rythme de 5,33 millions attendu par le consensus. Sur un an, les ventes de logements existants, qui représentent environ 90% du marché immobilier résidentiel, ont baissé de 2,2%, leur 16ème mois consécutif de repli.
L'économie allemande s’est probablement contractée au deuxième trimestre, pénalisée par l’affaiblissement des exportations et par une conjoncture dégradée dans le secteur de la construction, a annoncé hier la Bundesbank dans son rapport mensuel. L’aggravation des tensions internationales ces derniers mois, liées notamment aux différends commerciaux et au Brexit, a particulièrement affecté l'économie allemande, très dépendante des exportations. «Aucune reprise n’est encore observée dans le secteur de l’export ni dans l’industrie», a déclaré la banque centrale.
Le nouveau gouvernement conservateur grec a obtenu hier soir la confiance du Parlement sur son programme économique prévoyant une baisse des impôts des entreprises et des particuliers et des mesures en faveur de l’investissement. Le parti Nouvelle démocratie du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a largement remporté les élections législatives du 7 juillet en promettant de baisser les impôts et de relancer la croissance économique.
Le déficit budgétaire britannique a atteint 7,15 milliards de livres (7,95 milliards d’euros) sur le seul mois de juin, a annoncé vendredi l’Office national de la statistique (ONS), contre 3,3 milliards un an plus tôt et un consensus le donnant à 3,9 milliards. Sur les trois premiers mois de l’exercice 2019-2020, entamé le 1er avril, le déficit s’est creusé de 33% par rapport à celui de la période comparable de l’exercice précédent, à 17,9 milliards de livres, en raison d’une hausse des charges d’intérêt et de dépenses plus élevées que prévu.
Selon des statistiques officielles publiées hier, les ventes au détail au Royaume-Uni ont affiché une hausse de 1,0% en juin en volume, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient une baisse de 0,3%, après un repli de 0,5% en mai. Par rapport à juin 2018, elles ont été en progression de 3,8% le mois dernier, là aussi meilleures que prévu. Ceci dope l’espoir que l'économie britannique échappe à la récession au deuxième trimestre.
Des taux d’intérêt toujours plus bas plus longtemps, un rêve pour tout emprunteur. Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle ? Non, si l’on en juge la pente ascendante de la dette mondiale. Elle a progressé à 246.000 milliards de dollars à la fin du premier trimestre. C’est 320 % du PIB mondial. Le gonflement de l’endettement va se poursuivre selon l’Institute of International Finance (IIF), vu la tonalité globalement accommodante des banques centrales. Mais ont-elles vraiment le choix ?
Les prix à la consommation au Royaume-Uni ont progressé de 2% sur un an en juin, comme durant le mois précédent, mais les coûts de fabrication ont reculé pour la première fois depuis trois ans, montrent des données publiées hier par l’Office national de la statistique (ONS). Dans le secteur manufacturier, les coûts des matières premières, en grande partie importées, ont reculé de 0,3% en juin sur un an, leur première baisse depuis trois ans. Les prix producteurs ont ainsi diminué de 0,1% d’un mois sur l’autre et progressé de 1,6% sur un an, soit le taux le plus bas depuis septembre 2016.
La production manufacturière a progressé en juin de +0,4%, pour un deuxième mois consécutif aux Etats-Unis, selon les données publiées mardi par la Réserve fédérale. C’est deux fois plus que le consensus Reuters, après une hausse de +0,2% en mai. Portée par la production de voitures et de pièces détachées automobiles, la hausse de juin, la plus forte depuis décembre, apaise les craintes entourant le secteur industriel américain, mais la production a baissé de 2,2% sur le deuxième trimestre, au plus bas depuis avril-juin 2016. Le département du Commerce a aussi annoncé mardi que les ventes au détail avaient progressé de 0,4% en juin, tirées par une augmentation des achats de voitures et d’autres biens.
L’Etat italien, très endetté, va céder des biens immobiliers pour une valeur estimée à 1,2 milliard d’euros sur trois ans, a annoncé mardi le ministère des Finances, ce qui lui permettra d’améliorer légèrement ses finances publiques. La dette italienne s'élève à 2.364 milliards d’euros avec un taux d’endettement qui culmine à 132,2% du PIB, soit le ratio le plus élevé de la zone euro derrière celui de la Grèce. L’objectif de déficit public à 2,04% du PIB pour 2019, fixé par Rome début juillet, ce qui lui a permis d'éviter une procédure de sanction de la part de Bruxelles, prévoyait un tel programme extraordinaire de cessions.
L’excédent commercial de l’Union européenne (UE) vis-à-vis des Etats-Unis s’est élevé à 62,1 milliards d’euros entre janvier et mai 2019 contre 55,4 milliards sur la période comparable de 2018, a annoncé hier Eurostat. Le déficit avec la Chine a de son côté atteint 76,7 milliards d’euros contre 69,2 milliards. Globalement, le déficit commercial des Vingt-Huit s’est élevé à 14,2 milliards d’euros sur les cinq premiers mois de 2019, contre 9,9 milliards un an auparavant. Les importations énergétiques, surtout de Russie et de Norvège, en sont la principale cause.
La baisse des taux d’intérêt a alimenté l’endettement des pays émergents au premier trimestre, lequel a atteint un montant record de 69.100 milliards de dollars, soit 216% du PIB entre les dettes publiques, des entreprises et des ménages, selon un rapport de l’Institute of International Finance (IIF). Le ratio d’endettement, qui rapporte le stock de dettes au PIB, a progressé le plus rapidement au Chili, en Corée du Sud, au Brésil, en Afrique du Sud, au Pakistan et en Chine en un an. Dans les pays développés, la hausse de l’endettement au premier trimestre a surtout résulté de celle des Etats, en hausse de 1.000 milliards de dollars. Finlande, Canada et Japon sont les mauvais élèves, mais l’endettement a augmenté aussi de 2.900 milliards de dollars sur un an aux Etats-Unis, avec 69.000 milliards de dollars de stock de dette.