Le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a arrêté hier son calendrier en vue de l'élection de son nouveau directeur général après le décès mi-juillet du Japonais Yukiya Amano, avec l’espoir d’une prise de fonctions en janvier «au plus tard» dans un contexte international tendu en raison du dossier nucléaire iranien. La date limite pour le dépôt des candidatures a été fixée au 5 septembre 2019 et «le conseil espère pouvoir nommer un directeur général en octobre 2019».
Le département du Commerce a annoncé hier que les dépenses de construction avaient diminué de 1,3% en juin, leur recul le plus marqué depuis novembre 2018. En mai, elles s'étaient contractées de 0,5% et non de 0,8% comme annoncé en première estimation. Les économistes projetaient une hausse de 0,3% en juin. Sur une base annuelle, ces dépenses accusent un recul de 2,1%. Les dépenses dans le privé ont baissé de 0,4% en juin, à 962,9 milliards de dollars, après un recul de 0,3% le mois précédent. L’investissement dans les chantiers publics a de son côté chuté de 3,7% en juin, un pourcentage sans précédent depuis mars 2002, après un recul de 1,2% en mai.
La croissance de l’activité manufacturière aux Etats-Unis s’est encore affaiblie en juillet et plus que prévu, selon l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée jeudi. L’indice ISM manufacturier est ressorti à 51,2 le mois dernier, au plus bas depuis août 2016, contre 51,7 en juin. Les économistes interrogés par Reuters attendaient un léger rebond, avec un indice de 52,0. L’indice reste toutefois au-dessus du seuil de 50 à partir duquel il rend compte d’une expansion du secteur manufacturier, qui représente environ 12% de l'économie américaine.
L’activité du secteur manufacturier chinois s’est contractée en juillet pour un troisième mois consécutif, soulignant les pressions croissantes auxquelles fait face le pays dans un contexte de guerre commerciale avec les Etats-Unis qui pèse sur les bénéfices des entreprises et leur confiance. L’indice PMI manufacturier officiel s’est établi à 49,7 en juillet, en hausse par rapport au mois précédent (49,4) mais demeurant sous le seuil de 50 qui sépare expansion et contraction de l’activité. Les économistes anticipaient en moyenne un indice de 49,6. Une note plus positive est venue de la production industrielle qui s’est accélérée, avec un sous-indice de 52,1 en juillet contre 51,3 en juin.
L’administration Trump a annoncé hier un plan devant permettre aux Américains d’avoir accès en toute légalité à des médicaments au Canada, où ils sont moins chers qu’aux Etats-Unis, un projet dénoncé comme «dangereux» par l’industrie pharmaceutique. Les citoyens américains paient en moyenne 1.200 dollars par an (1.077 euros) pour des médicaments sur ordonnance, selon l’OCDE, soit plus que toute autre nationalité. Le prix de l’insuline, nécessaire au traitement du diabète, a plus que triplé en une décennie, forçant beaucoup de patients non assurés à rationner leurs doses, à en faire entrer clandestinement depuis le Mexique ou le Canada, ou à choisir entre traitement ou paiement des factures. Aucune date pour la mise en oeuvre de ce plan n’a été fournie.
Le moral des consommateurs allemands s’est dégradé à l’approche du mois d’août dans un climat de pessimisme accru sur fond de ralentissement économique, de tensions commerciales et de craintes d’un Brexit sans accord. L’indice le mesurant, que calcule l’institut GfK de Nuremberg à partir d’un échantillon d’environ 2.000 personnes, est tombé à 9,7, au plus bas depuis avril 2017, contre 9,8 le mois précédent.
L’inflation en Allemagne a ralenti plus fortement que prévu en juillet, montre la première estimation publiée hier par Destatis. L’indice des prix calculé aux normes européennes (IPCH) a augmenté de 0,4% et affiche une progression de 1,1% en rythme annuel, contre respectivement +0,3% et +1,5% en juin. Les économistes prévoyaient en moyenne des hausses de 0,5% sur un mois et de 1,3% sur un an. La BCE s’est fixé pour objectif un taux d’inflation dans la zone euro inférieur à mais proche de 2%.
Les prix de l’immobilier dans les 20 principales métropoles des Etats-Unis ont augmenté de 2,4% sur un an en mai, un chiffre conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters, montrait hier l’indice S&P/Case-Shiller. Le chiffre d’avril a été confirmé à +2,5%. En données ajustées des variations saisonnières, ces prix ont progressé de 0,1% sur un mois, alors que le consensus était à +0,2%, après une stabilité en avril.
Le taux de croissance économique a ralenti à 0,2% au deuxième trimestre en France, notamment en raison d’un manque de vigueur de la consommation des ménages.
Les mises en chantier de logements ont accentué leur repli en France alors que les permis de construire ont rebondi, selon les données corrigées des jours ouvrables et des variations saisonnières publiées hier par le ministère de la Cohésion des territoires. Sur les trois mois à fin juin, les mises en chantier de logements ont chuté de 6,1% après une baisse de 2,0% les trois mois précédents, le recul étant marqué pour les logements collectifs (-8,0%) et un peu moins prononcé pour les logements individuels (-3,1%). Les permis de construire délivrés ont progressé de 2,5%, après une baisse de 0,5% les trois mois précédents, avec des hausses de 1,0% dans l’individuel et de 3,5% dans le collectif.
L’Iran entend relancer les activités du réacteur nucléaire à eau lourde d’Arak, poursuivant son désengagement de l’accord sur le nucléaire de 2015, a déclaré hier le chef de l’Organisation de l'énergie atomique iranienne, selon l’agence de presse Isna qui cite un parlementaire ayant participé à la réunion durant laquelle Ali Akbar Salehi a fait cette annonce. Dans un rapport publié début 2016, l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait indiqué que Téhéran s'était conformée à ses engagements pris à Vienne en 2015 en retirant le cœur du réacteur de la centrale d’Arak et en y coulant du béton pour qu’elle ne soit plus opérationnelle.
L’Italie a écrit à l’Union européenne pour l’informer qu’elle s’engageait à terminer la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin dont le coût est estimé à quelque 20 milliards d’euros, a indiqué samedi le président du parlement européen David Sassoli. Cette liaison, qui a fait l’objet de controverses au sein de la coalition gouvernementale italienne, prévoit le percement d’un tunnel de 58 km à travers les Alpes pour relier les deux villes. Ce chantier est financé à 40% par l’UE, à 35% par l’Italie et à 25% par la France. Le coût du seul tunnel est évalué à 8,5 milliards d’euros. L’Italie devait préciser quelle était sa position sur ce sujet à l’Union européenne avant le 26 juillet. Une manifestation a été organisée samedi dans la région du Piémont pour protester contre la construction de cette liaison à grande vitesse.
La confiance des ménages en France a enregistré en juillet un septième mois de progression d’affilée, accentuant son redressement après les plus bas de quatre ans touchés fin 2018, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance a gagné un point à 102, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient inchangé à 101. Il retrouve ainsi son plus haut niveau depuis janvier 2018 après avoir plongé à 87, un plancher de quatre ans, au plus fort du mouvement des «Gilets jaunes» en décembre.
Donald Trump a annoncé vendredi qu’il n’infligerait pas de sanctions économiques au Guatemala après que le pays d’Amérique centrale a décidé d’appliquer de nouvelles mesures migratoires visant les réfugiés originaires du Honduras et du Salvador. Le président américain voulait que le Guatemala accepte de devenir un «pays tiers sûr». Une personne qui traverse un «pays tiers sûr» doit déposer sa demande d’asile dans ce pays et non dans son pays de destination.
La croissance de l'économie américaine a ralenti moins qu’attendu au deuxième trimestre, la hausse des dépenses des ménages compensant l’impact négatif du recul des exportations et de l'évolution des stocks. Le PIB a progressé de 2,1% en rythme annualisé sur la période avril-juin, a annoncé vendredi le département du Commerce dans sa première estimation. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 1,8%, après celle de 3,1% du premier trimestre, tandis que l’indice GDPNow de la Fed d’Atlanta pointait vers une croissance limitée à 1,3%.
Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité (catégorie A) a diminué de 0,4% à 3.377.300 personnes en France métropolitaine au deuxième trimestre, le recul sur un an atteignant 1,9%, selon les données publiées hier par le ministère du Travail et Pôle emploi. Ce niveau est le plus bas depuis le premier trimestre 2014. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi tenus de rechercher un emploi a également diminué de 0,4% entre avril et juin, pour s'établir à 5.579.500. Sur un an, la baisse est de 0,9%. En incluant les départements d’Outre-mer, hors Mayotte, le nombre total de demandeurs d’emploi se replie de 0,5% sur le trimestre, à 5.887.900, et diminue de 0,9% sur 12 mois.
Le département américain du Commerce a annoncé hier que les commandes de biens d'équipement civils hors aéronautique, un étalon très suivi des plans d’investissement des entreprises, ont augmenté de 1,9% en juin. Les commandes de machines en particulier ont connu leur croissance la plus marquée depuis près d’un an et demi. Les économistes projetaient en moyenne une hausse de 0,2%. Par rapport à juin 2018, ces commandes de base ont augmenté de 1,9%.