Patrick Artus, chef économiste de Natixis et professeur associé à l’Ecole d’économie de Paris, porte un regard critique sur l’Europe et l’approche des banques centrales.
Les économies d’Europe centrale sont particulièrement exposées à la guerre commerciale compte tenu de leur dépendance aux flux commerciaux et de leur fréquente situation de mono-industrie, notamment autour de la construction automobile, a déclaré mercredi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne. «L’effet des tarifs douaniers pourrait être amplifié dans la mesure où une proportion importante de marchandises passent les frontières à de multiples reprises au cours du processus de production», a poursuivi Mario Draghi.
Les prix de détail aux Etats-Unis n’ont que légèrement progressé en mai, la hausse de ceux des produits alimentaires étant compensée par la baisse de ceux de l’essence, a annoncé mercredi le département du Travail. L’indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 0,1% le mois dernier, après une hausse de 0,3% en avril. Sur un an, sa progression revient ainsi à 1,8% après +1,9% sur les 12 mois à fin avril. Le consensus tablait sur une hausse de 0,1% sur un mois et de 1,9% en rythme annuel. Sur les 12 mois à fin mai, l’indice d’inflation sous-jacente est en hausse de 2,0% contre +2,1% à fin avril.
Les banques chinoises ont accordé pour 1.180 milliards de yuans (150 milliards d’euros) de nouveaux prêts en mai, selon la banque centrale - un chiffre en hausse d’un mois sur l’autre mais inférieur aux attentes, qui étaient de 1.225 milliards de yuans en mai après les 1.020 milliards du mois d’avril. L’encours de crédit a augmenté de 13,4% sur un an alors que les analystes attendaient un taux de 13,5%, comme en avril. La croissance de la masse monétaire M2 est de son côté ressortie à 8,5% en rythme annuel, comme en avril, contre un consensus à 8,6%.
Les économies d’Europe centrale sont particulièrement exposées à la guerre commerciale compte tenu de leur dépendance aux flux commerciaux et de leur fréquente situation de mono-industrie, notamment autour de la construction automobile, a déclaré mercredi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, lors d’une conférence sur ce thème. «Le modèle d’entreprise de l’Europe centrale et orientale est devenu vulnérable aux chocs concernant le commerce international et les conditions financières», a-t-il indiqué, selon des propos rapportés par Reuters. «L’effet des tarifs douaniers pourrait être amplifié dans la mesure où une proportion importante de marchandises passent les frontières à de multiples reprises au cours du processus de production», a poursuivi Mario Draghi.
Les prix de détail aux Etats-Unis n’ont que légèrement progressé en mai, la hausse de ceux des produits alimentaires étant compensée par la baisse de ceux de l’essence, a annoncé ce mercredi le département du Travail. L’indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 0,1% le mois dernier, après une hausse de 0,3% en avril. Sur un an, sa progression revient ainsi à 1,8% après +1,9% sur les 12 mois à fin avril. Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse de 0,1% sur un mois et de 1,9% en rythme annuel.
Les banques chinoises ont accordé pour 1.180 milliards de yuans (150 milliards d’euros) de nouveaux prêts en mai, selon des données publiées ce matin par la banque centrale, un chiffre en hausse d’un mois sur l’autre mais inférieur aux attentes. Les analystes anticipaient en moyenne des nouveaux crédits d’un montant de 1.225 milliards de yuans en mai après les 1.020 milliards du mois d’avril.
L'état d’esprit des investisseurs dans la zone euro s’est dégradé bien plus qu’attendu en juin sur fond de regain de tension entre les Etats-Unis et la Chine sur le commerce, montre l’enquête mensuelle de l’institut d'études Sentix. Son indice du sentiment des investisseurs est tombé à -3,3 après +5,3 en mai alors que le consensus Reuters prévoyait un chiffre de +2,9. Le sous-indice des anticipations a plongé à -12,3 contre -0,3, au plus bas depuis février.
L'état d’esprit des investisseurs dans la zone euro s’est dégradé bien plus qu’attendu en juin sur fond de regain de tension entre les Etats-Unis et la Chine sur le commerce, montre mardi l’enquête mensuelle de l’institut d'études Sentix. Son indice du sentiment des investisseurs est tombé à -3,3 après +5,3 en mai alors que les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de +2,9. «La nouvelle escalade dans le différend commercial Etats-Unis / Chine a un impact considérable sur l'économie de la zone euro», a déclaré Manfred Hübner, directeur général de Sentix.
Sur la période janvier-mars, le produit intérieur brut (PIB) du Japon a augmenté de 2,2% en rythme annualisé, alors qu’une première estimation donnait sa progression à 2,1%, montrent les données révisées publiées hier par le gouvernement. D’un trimestre sur l’autre, le PIB a augmenté de 0,6%, revu à la hausse par rapport à l’estimation initiale et à la prévision médiane (+0,5%). La consommation privée, qui représente environ 60% du PIB japonais, a chuté de 0,1% au premier trimestre par rapport aux trois mois précédents.
La Banque d’Espagne a annoncé vendredi avoir revu à la hausse sa prévision de croissance économique pour 2019, bien qu’elle s’attende à un léger ralentissement au deuxième trimestre. Elle table désormais sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 2,4% cette année après 2,6% en 2018. En mars, elle prévoyait 2,2% pour 2019. Ses prévisions pour 2020 et 2021 sont inchangées, à 1,9% et 1,7% respectivement.
Un autre volet important de l’accord américano-mexicain sur la sécurité et l’immigration a été signé et devra être ratifié par le parlement mexicain, a annoncé hier Donald Trump, sans plus de précisions. Avant la conclusion vendredi de l’accord entre les deux pays, le président américain menaçait de taxer les importations mexicaines à 5% et d’augmenter ces droits de douane pour qu’ils atteignent 25% en octobre.
Les ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G20 ont déclaré dimanche que les tensions commerciales et géopolitiques s'étaient «intensifiées», faisant peser des risques sur le redressement de la croissance mondiale, mais sans appeler à une résolution du conflit en cours entre Etats-Unis et Chine. Le communiqué final précise en outre que les partenaires du G20 sont convenus d'établir d’ici 2020 des règles communes pour en finir avec les niches fiscales dont bénéficient les «Gafa» comme Facebook et Google pour minimiser leurs impôts. Le G20 s’engage à améliorer la transparence de la part des créanciers et des emprunteurs, et de rendre le développement des infrastructures plus «soutenable» - une initiative lancée à la suite des plaintes de ceux pour qui le projet massif d’infrastructures de la Chine enchaîne les pays défavorisés à des dettes qu’ils ne pourront pas rembourser.
Les marchés réagiront la semaine prochaine à l’actualité commerciale tout en maintenant la pression sur la Réserve fédérale afin qu’elle assouplisse sa politique monétaire.
La Banque d’Espagne a annoncé vendredi avoir revu à la hausse sa prévision de croissance économique pour 2019, bien qu’elle s’attende à un léger ralentissement au deuxième trimestre.
Les Etats-Unis ont créé 75.000 emplois nets en mai, contre 224.000 en avril, a annoncé vendredi le département américain du Travail. Le nombre de postes créés en avril avait été estimé initialement à 263.000.
La Banque de France a fait état aujourd’hui d’une baisse du déficit des transactions courantes qui s’est élevé dans l’Hexagone à 0,8 milliard d’euros en avril, contre 2,3 milliards le mois précédent en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Ce recul tient à celui du déficit des biens hors énergie (solde de -0,4 milliard après -1,4 milliard), de la facture énergétique (-4,0 milliards après -4,3 milliards) et à une amélioration de l’excédent des services (2,5 milliards après 2,2 milliards) due aux services de voyages.
La production industrielle et les exportations de l’Allemagne ont reculé plus que prévu en avril, soulignant la vulnérabilité de la première économie de la zone euro face aux tensions commerciales. Selon les données de l’Office fédéral de la statistique publiées vendredi, la production industrielle a plongé de 1,9% sur un mois, là où les économistes interrogés par Reuters visaient un recul beaucoup moins marqué de 0,4%. Il s’agit du plus fort repli observé depuis août 2015. Les exportations de l’Allemagne ont reculé quant à elles de 3,7% en avril, contre -0,9% anticipé par le consensus, là aussi leur plus fort repli depuis août 2015.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) a accéléré, à 0,4% sur les trois premiers mois de l’année par rapport au trimestre précédent, tirée par les dépenses des ménages, l’investissement et le commerce, a confirmé jeudi Eurostat. Sur un an, elle atteint 1,2%, conformément aux précédentes estimations. Au quatrième trimestre 2018, elle avait atteint 0,2% par rapport au troisième et 1,2% en glissement annuel. Parallèlement, Eurostat a annoncé que l’emploi dans la zone euro avait progressé de 0,3% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent et de 1,3% sur un an.