L’excédent commercial de l’Union européenne (UE) vis-à-vis des Etats-Unis s’est élevé à 62,1 milliards d’euros entre janvier et mai 2019 contre 55,4 milliards sur la période comparable de 2018, a annoncé hier Eurostat. Le déficit avec la Chine a de son côté atteint 76,7 milliards d’euros contre 69,2 milliards. Globalement, le déficit commercial des Vingt-Huit s’est élevé à 14,2 milliards d’euros sur les cinq premiers mois de 2019, contre 9,9 milliards un an auparavant. Les importations énergétiques, surtout de Russie et de Norvège, en sont la principale cause.
La production manufacturière a progressé en juin de +0,4%, pour un deuxième mois consécutif aux Etats-Unis, selon les données publiées mardi par la Réserve fédérale. C’est deux fois plus que le consensus Reuters, après une hausse de +0,2% en mai. Portée par la production de voitures et de pièces détachées automobiles, la hausse de juin, la plus forte depuis décembre, apaise les craintes entourant le secteur industriel américain, mais la production a baissé de 2,2% sur le deuxième trimestre, au plus bas depuis avril-juin 2016. Le département du Commerce a aussi annoncé mardi que les ventes au détail avaient progressé de 0,4% en juin, tirées par une augmentation des achats de voitures et d’autres biens.
L’Etat italien, très endetté, va céder des biens immobiliers pour une valeur estimée à 1,2 milliard d’euros sur trois ans, a annoncé mardi le ministère des Finances, ce qui lui permettra d’améliorer légèrement ses finances publiques. La dette italienne s'élève à 2.364 milliards d’euros avec un taux d’endettement qui culmine à 132,2% du PIB, soit le ratio le plus élevé de la zone euro derrière celui de la Grèce. L’objectif de déficit public à 2,04% du PIB pour 2019, fixé par Rome début juillet, ce qui lui a permis d'éviter une procédure de sanction de la part de Bruxelles, prévoyait un tel programme extraordinaire de cessions.
Les entreprises et le gouvernement chinois vont rompre tous leurs liens d’affaires avec les sociétés américaines impliquées dans une vente d’armes à Taiwan, a annoncé hier le ministère chinois des Affaires étrangères. Parmi les groupes visés figurent Honeywell International, qui fabrique les moteurs des chars Abrams, et le fabricant de jets Gulfstream Aerospace, propriété de General Dynamics. La Chine ne décolère pas depuis que le département américain de la Défense a donné la semaine dernière son feu vert à la vente de 108 chars Abrams M1A2T et de 250 missiles Stinger à Taipeh pour 2,2 milliards de dollars (1,95 milliard d’euros). La vente doit encore être approuvée par le Congrès. Les Etats-Unis sont le principal fournisseur d’armes de Taiwan, que la Chine considère comme une province sécessionniste.
La baisse des taux d’intérêt a alimenté l’endettement des pays émergents au premier trimestre, lequel a atteint un montant record de 69.100 milliards de dollars, soit 216% du PIB entre les dettes publiques, des entreprises et des ménages, selon un rapport de l’Institute of International Finance (IIF). Le ratio d’endettement, qui rapporte le stock de dettes au PIB, a progressé le plus rapidement au Chili, en Corée du Sud, au Brésil, en Afrique du Sud, au Pakistan et en Chine en un an. Dans les pays développés, la hausse de l’endettement au premier trimestre a surtout résulté de celle des Etats, en hausse de 1.000 milliards de dollars. Finlande, Canada et Japon sont les mauvais élèves, mais l’endettement a augmenté aussi de 2.900 milliards de dollars sur un an aux Etats-Unis, avec 69.000 milliards de dollars de stock de dette.
L’activité manufacturière dans la région de New York a rebondi plus fortement qu’attendu en juillet après son coup d’arrêt du mois précédent, montre l’enquête publiée lundi par l’antenne régionale de la Réserve fédérale. L’indice «Empire State» est remonté à +4,3 contre -8,6 en juin, enregistrant sa plus forte hausse depuis juin 2017 et signalant à nouveau une expansion. Les économistes prévoyaient en moyenne +2,0. Le plongeon de 26 points de l’indice en juin, jamais vu depuis la création de l’enquête, l’avait fait passer en territoire négatif pour la première fois depuis octobre 2016, faisant craindre une contraction du secteur manufacturier dans le contexte des tensions commerciales avec la Chine.
Fitch a annoncé vendredi ramener la note de la Turquie de «BB» à «BB-», estimant que le limogeage du gouverneur de la banque centrale soulève des questions sur la tolérance des autorités face à une croissance inférieure à la normale pendant une période prolongée. La perspective est négative. Le gouverneur Murat Cetinkaya a été limogé samedi dernier et a été remplacé par le vice-gouverneur Murat Uysal. Le président Tayyip Erdogan a dit mercredi dernier que Cetinkaya avait été limogé pour n’avoir pas suivi les instructions sur les taux d’intérêt. Fitch voit dans cette décision une dégradation de l’indépendance institutionnelle et de la crédibilité de la politique économique.
La croissance de la production industrielle de la zone euro a été supérieure aux attentes en mai, après deux mois de contraction, selon Eurostat. Cette croissance s’affiche à 0,9% d’un mois sur l’autre, au-dessus d’un consensus à +0,2%. Ces données suggèrent que la production industrielle dans les pays de l’union monétaire résiste à l’effet des tensions commerciales et pourraient compliquer la tâche de la Banque centrale européenne (BCE), qui réfléchit à des mesures de soutien pour relancer la croissance et l’inflation. Le rebond de mai est dû, entre autres, à la forte hausse (+2,7%) de la production de biens de consommation non durables.
Le nombre de création s’entreprises en France a progressé de 3,0% en juin pour s’inscrire à 67.778, un nouveau record, selon les données corrigées de l’Insee. Le mois dernier, les créations d’entreprise classiques ont augmenté de 3,4% (après +0,4% en mai) et les immatriculations de micro-entrepreneurs (ex auto-entrepreneurs) de 2,5% (après un recul de 0,3% en mai). Sur le deuxième trimestre, le nombre cumulé brut de créations d’entreprises a bondi de 15,3% par rapport à la même période de 2018 grâce au dynamisme des immatriculations de micro-entrepreneurs (+25,8%), combiné à une solide augmentation des créations d’entreprises classiques (+8,5% pour les sociétés et +6,2% pour les entreprises individuelles).
Le ministère de l’Economie et des Finances a abandonné l’objectif macronien de supprimer 50.000 fonctionnaires d’Etat (sur 2,4 millions) d’ici la fin du quinquennat et tablerait désormais sur 15.000 suppressions de postes sur la durée du quinquennat, d’ici 2022, selon Les Echos et Le Monde. Emmanuel Macron avait annoncé ce chiffre le 25 avril, lors de sa conférence de presse post-grand débat.
La semaine prochaine, le calendrier des publications d’entreprises s'étoffera considérablement, avec l’entrée en piste des banques américaines, mais les banques centrales resteront sous les projecteurs à l’occasion de la réunion du G7 Finance à Chantilly.
Le nombre de création s’entreprises en France a progressé de 3,0% en juin pour s’inscrire à 67.778, un nouveau record, selon les données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables publiées ce matin par l’Insee. Son évolution du mois de mai a été revue à +0,1% contre +0,2% annoncé initialement. Le mois dernier, les créations d’entreprise classiques ont augmenté de 3,4% (après +0,4% en mai) et les immatriculations de micro-entrepreneurs (ex auto-entrepreneurs) de 2,5% (après un recul de 0,3% en mai).
La croissance de la production industrielle de la zone euro a été supérieure aux attentes en mai, après deux mois de contraction, montrent les données publiées par Eurostat. Cette croissance s’affiche à 0,9% d’un mois sur l’autre, nettement au-dessus d’un consensus qui la donnait en hausse de 0,2%. Le chiffre d’avril a par ailleurs été révisé pour montrer une contraction de 0,4%, contre une estimation antérieure de -0,5%. Ces données suggèrent que la production industrielle dans les pays de l’union monétaire résiste à l’effet des tensions commerciales et pourraient compliquer la tâche de la Banque centrale européenne (BCE), qui réfléchit à de nouvelles mesures de soutien pour relancer la croissance et l’inflation. Le rebond de mai est dû, entre autres, à la forte hausse (+2,7%) de la production de biens de consommation non durables, comme l’habillement ou les produits alimentaires.
Les exportations chinoises ont baissé et les importations ont reculé plus qu’attendu en juin, montrent les statistiques officielles publiées ce vendredi. Les exportations ont diminué de 1,3% par rapport à juin 2018 tandis que les importations chutaient de 7,3%. L’excédent commercial de la Chine ressort à 50,98 milliards de dollars (45,27 milliards d’euros) en juin, après 41,66 milliards en mai, alors que le consensus interrogé par Reuters le donnait à 44,65 milliards.
Les inscriptions au chômage lors de la semaine au 6 juillet ont diminué à 209.000 contre 222.000 (nombre révisé) la semaine précédente, leur plus bas niveau en trois mois. Le consensus attendait 223.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 29 juin ont été révisées en baisse par rapport à une estimation initiale de 221.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 219.250 contre 222.500 (nombre révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 1,723 million lors de la semaine au 29 juin, contre 1,696 million (révisé) la semaine précédente.
Selon le département du Travail, l’indice des prix de détail (CPI) «core», hors alimentation et énergie, a augmenté de 0,3% en juin, sa progression la plus forte depuis janvier 2018, après une hausse de 0,1% sur chacun des quatre mois précédents. De fortes augmentations de prix dans la confection, l’automobile d’occasion et le mobilier, et une hausse des coûts de santé et des loyers, expliquent cette performance. Sur un an, cette inflation sous-jacente affiche une hausse de 2,1% contre +2,0% en mai. Le consensus tablait sur une hausse de 2,0% en juin comme en mai.
The Carlyle Group a levé près de 5 milliards de dollars pour deux fonds, l’un sur le crédit et l’autre sur les infrastructures, a annoncé le groupe américain jeudi. La société de private equity a réuni 2,4 milliards de dollars pour son fonds Carlyle Credit Opportunities Fund, dépassant l’objectif de 2 milliards. En incluant le levier disponible, les actifs pouvant être investis montent à 3,1 milliards de dollars. Le fonds est investi dans des solutions de capitaux privés directement sourcées principalement pour des emprunteurs «upper middle market». Il s’est déjà engagé à investir environ 850 millions de dollars dans 10 entreprises en Amérique du Nord et en Europe dans différents secteurs. Une équipe de 15 personnes basée à New York et Londres conseille le fonds. Parallèlement, Carlyle Group a levé 2,2 milliards de dollars pour le fonds Carlyle Global Infrastructure Opportunity Fund. Ce fonds est investi dans des actifs d’infrastructures dans les pays de l’OCDE. Il se concentre principalement sur des projets dans le transport et la logistique, l’énergie et les infrastructures d’énergie, ainsi que les infrastructures eau et agriculture. L’équipe infrastructure compte 13 professionnels basés à Washington.
Les inscriptions au chômage lors de la semaine au 6 juillet ont diminué à 209.000 contre 222.000 (nombre révisé) la semaine précédente, leur plus bas niveau en trois mois, a annoncé ce jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 223.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 29 juin ont été révisées en baisse par rapport à une estimation initiale de 221.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 219.250 contre 222.500 (nombre révisé) la semaine précédente.
Le département du Travail a annoncé aujourd’hui que l’indice des prix de détail (CPI) «core», qui exclut l’alimentation et l’énergie, a augmenté de 0,3% en juin, sa progression la plus forte depuis janvier 2018, après une hausse de 0,1% sur chacun des quatre mois précédents. De fortes augmentation des prix dans la confection, l’automobile d’occasion et le mobilier, ainsi qu’une hausse des coûts de santé et des loyers, expliquent cette performance. Sur un an, cette inflation sous-jacente affiche une hausse de 2,1% contre +2,0% en mai. Le consensus tablait sur une hausse de 2,0% en juin comme en mai.
La baisse des défaillances d’entreprises amorcée à la fin de l’hiver s’est accentuée au deuxième trimestre en France, leur niveau retombant à un plus bas depuis le printemps 2008, selon des données publiées jeudi par le cabinet d'études Altares. Leur nombre a diminué de 3,1% sur le trimestre pour s'établir à 12.347. Mais le total des emplois menacés par les procédures ouvertes sur la période a légèrement augmenté (+1.200 à 41.000) du fait de l’augmentation de la taille des entreprises concernées. Par comparaison, la baisse avait été de 1,0% au premier trimestre malgré un début d’année 2019 marqué par un bond de 11% sur le seul mois de janvier dans le sillage d’un deuxième semestre 2018 où les défaillances avaient repris le chemin de la hausse.