D’après les statistiques gouvernementales publiées hier, les dépenses des ménages ont augmenté de 2,7% en juin par rapport à juin 2018, un rythme nettement supérieur aux prévisions des économistes qui anticipaient en moyenne une hausse de 1,4%. Cela fait suite à une progression record des dépenses des ménages en quatre ans en mai. En rythme mensuel, les dépenses des ménages ont décliné de 2,8% en juin, une baisse légèrement inférieure au consensus (-3,0%). Les salaires ajustés de l’inflation ont néanmoins baissé pour un sixième mois consécutif en juin, de 0,5% en rythme annuel après un déclin de 1,3% en mai, laissant craindre un impact néfaste sur la consommation alors qu’une hausse de la TVA est prévue en octobre.
Les commandes à l’industrie en Allemagne ont rebondi plus que prévu en juin, amenant le ministère de l’Economie à évoquer hier un ralentissement notable de la tendance baissière du secteur industriel allemand au deuxième trimestre. Elles ont augmenté de 2,5% sur un mois, leur plus forte progression depuis août 2017, stimulées notamment par de grosses commandes à l’export hors de la zone euro. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une hausse limitée à 0,5% des commandes à l’industrie. La baisse du mois de mai a en outre été révisée à -2,0% contre -2,2% initialement annoncé.
La croissance du secteur japonais des services a légèrement ralenti en juillet, montrent les résultats publiés lundi de l’enquête réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI des services calculé par Markit/Jibun Bank s’est établi à 51,8 en données corrigées des variations saisonnières le mois dernier, après 51,9 en juin. Il se maintient pour le 34e mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. L’indice PMI composite, qui intègre le secteur manufacturier en plus des services, s’est établi à 51,2 en juillet, après 50,8 le mois précédent.
Le nombre des inscriptions au chômage a augmenté la semaine dernière aux Etats-Unis, sans remettre en cause le dynamisme du marché du travail. Les inscriptions ont augmenté de 8.000 en données corrigées des variations saisonnières dans la semaine au 27 juillet, à 215.000 personnes, montrent les données publiées hier par le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 214.000 inscriptions au chômage la semaine dernière. La moyenne mobile sur quatre semaines, jugée plus fiable car lissant les aspérités de la statistique hebdomadaire, a diminué de 1.750 à 211.500 personnes durant la semaine écoulée.
Le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a arrêté hier son calendrier en vue de l'élection de son nouveau directeur général après le décès mi-juillet du Japonais Yukiya Amano, avec l’espoir d’une prise de fonctions en janvier «au plus tard» dans un contexte international tendu en raison du dossier nucléaire iranien. La date limite pour le dépôt des candidatures a été fixée au 5 septembre 2019 et «le conseil espère pouvoir nommer un directeur général en octobre 2019».
Le département du Commerce a annoncé hier que les dépenses de construction avaient diminué de 1,3% en juin, leur recul le plus marqué depuis novembre 2018. En mai, elles s'étaient contractées de 0,5% et non de 0,8% comme annoncé en première estimation. Les économistes projetaient une hausse de 0,3% en juin. Sur une base annuelle, ces dépenses accusent un recul de 2,1%. Les dépenses dans le privé ont baissé de 0,4% en juin, à 962,9 milliards de dollars, après un recul de 0,3% le mois précédent. L’investissement dans les chantiers publics a de son côté chuté de 3,7% en juin, un pourcentage sans précédent depuis mars 2002, après un recul de 1,2% en mai.
La croissance de l’activité manufacturière aux Etats-Unis s’est encore affaiblie en juillet et plus que prévu, selon l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée jeudi. L’indice ISM manufacturier est ressorti à 51,2 le mois dernier, au plus bas depuis août 2016, contre 51,7 en juin. Les économistes interrogés par Reuters attendaient un léger rebond, avec un indice de 52,0. L’indice reste toutefois au-dessus du seuil de 50 à partir duquel il rend compte d’une expansion du secteur manufacturier, qui représente environ 12% de l'économie américaine.
L’activité du secteur manufacturier chinois s’est contractée en juillet pour un troisième mois consécutif, soulignant les pressions croissantes auxquelles fait face le pays dans un contexte de guerre commerciale avec les Etats-Unis qui pèse sur les bénéfices des entreprises et leur confiance. L’indice PMI manufacturier officiel s’est établi à 49,7 en juillet, en hausse par rapport au mois précédent (49,4) mais demeurant sous le seuil de 50 qui sépare expansion et contraction de l’activité. Les économistes anticipaient en moyenne un indice de 49,6. Une note plus positive est venue de la production industrielle qui s’est accélérée, avec un sous-indice de 52,1 en juillet contre 51,3 en juin.
L’administration Trump a annoncé hier un plan devant permettre aux Américains d’avoir accès en toute légalité à des médicaments au Canada, où ils sont moins chers qu’aux Etats-Unis, un projet dénoncé comme «dangereux» par l’industrie pharmaceutique. Les citoyens américains paient en moyenne 1.200 dollars par an (1.077 euros) pour des médicaments sur ordonnance, selon l’OCDE, soit plus que toute autre nationalité. Le prix de l’insuline, nécessaire au traitement du diabète, a plus que triplé en une décennie, forçant beaucoup de patients non assurés à rationner leurs doses, à en faire entrer clandestinement depuis le Mexique ou le Canada, ou à choisir entre traitement ou paiement des factures. Aucune date pour la mise en oeuvre de ce plan n’a été fournie.
Le moral des consommateurs allemands s’est dégradé à l’approche du mois d’août dans un climat de pessimisme accru sur fond de ralentissement économique, de tensions commerciales et de craintes d’un Brexit sans accord. L’indice le mesurant, que calcule l’institut GfK de Nuremberg à partir d’un échantillon d’environ 2.000 personnes, est tombé à 9,7, au plus bas depuis avril 2017, contre 9,8 le mois précédent.
L’inflation en Allemagne a ralenti plus fortement que prévu en juillet, montre la première estimation publiée hier par Destatis. L’indice des prix calculé aux normes européennes (IPCH) a augmenté de 0,4% et affiche une progression de 1,1% en rythme annuel, contre respectivement +0,3% et +1,5% en juin. Les économistes prévoyaient en moyenne des hausses de 0,5% sur un mois et de 1,3% sur un an. La BCE s’est fixé pour objectif un taux d’inflation dans la zone euro inférieur à mais proche de 2%.
Les prix de l’immobilier dans les 20 principales métropoles des Etats-Unis ont augmenté de 2,4% sur un an en mai, un chiffre conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters, montrait hier l’indice S&P/Case-Shiller. Le chiffre d’avril a été confirmé à +2,5%. En données ajustées des variations saisonnières, ces prix ont progressé de 0,1% sur un mois, alors que le consensus était à +0,2%, après une stabilité en avril.
Le taux de croissance économique a ralenti à 0,2% au deuxième trimestre en France, notamment en raison d’un manque de vigueur de la consommation des ménages.
Les mises en chantier de logements ont accentué leur repli en France alors que les permis de construire ont rebondi, selon les données corrigées des jours ouvrables et des variations saisonnières publiées hier par le ministère de la Cohésion des territoires. Sur les trois mois à fin juin, les mises en chantier de logements ont chuté de 6,1% après une baisse de 2,0% les trois mois précédents, le recul étant marqué pour les logements collectifs (-8,0%) et un peu moins prononcé pour les logements individuels (-3,1%). Les permis de construire délivrés ont progressé de 2,5%, après une baisse de 0,5% les trois mois précédents, avec des hausses de 1,0% dans l’individuel et de 3,5% dans le collectif.
L’Iran entend relancer les activités du réacteur nucléaire à eau lourde d’Arak, poursuivant son désengagement de l’accord sur le nucléaire de 2015, a déclaré hier le chef de l’Organisation de l'énergie atomique iranienne, selon l’agence de presse Isna qui cite un parlementaire ayant participé à la réunion durant laquelle Ali Akbar Salehi a fait cette annonce. Dans un rapport publié début 2016, l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait indiqué que Téhéran s'était conformée à ses engagements pris à Vienne en 2015 en retirant le cœur du réacteur de la centrale d’Arak et en y coulant du béton pour qu’elle ne soit plus opérationnelle.
L’Italie a écrit à l’Union européenne pour l’informer qu’elle s’engageait à terminer la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin dont le coût est estimé à quelque 20 milliards d’euros, a indiqué samedi le président du parlement européen David Sassoli. Cette liaison, qui a fait l’objet de controverses au sein de la coalition gouvernementale italienne, prévoit le percement d’un tunnel de 58 km à travers les Alpes pour relier les deux villes. Ce chantier est financé à 40% par l’UE, à 35% par l’Italie et à 25% par la France. Le coût du seul tunnel est évalué à 8,5 milliards d’euros. L’Italie devait préciser quelle était sa position sur ce sujet à l’Union européenne avant le 26 juillet. Une manifestation a été organisée samedi dans la région du Piémont pour protester contre la construction de cette liaison à grande vitesse.
La confiance des ménages en France a enregistré en juillet un septième mois de progression d’affilée, accentuant son redressement après les plus bas de quatre ans touchés fin 2018, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance a gagné un point à 102, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient inchangé à 101. Il retrouve ainsi son plus haut niveau depuis janvier 2018 après avoir plongé à 87, un plancher de quatre ans, au plus fort du mouvement des «Gilets jaunes» en décembre.