La banque centrale chinoise (PBoC) va ralentir la croissance du crédit en 2021, dans un effort de désendettement de l’économie, mais veut éviter tout resserrement trop prématuré. La PBoC devrait maintenir son taux de prêt de référence inchangé dans les mois à venir, tout en menant un ralentissement régulier de l’expansion du crédit, ont déclaré plusieurs sources à Reuters. Pékin est susceptible de réduire sa relance budgétaire l’année prochaine et son déficit public à environ 3% du PIB (3,6% cette année). La reprise rapide de l’économie et une inflation faible donnent les coudées franches aux autorités. Mais la reprise reste inégale et les défauts sont en hausse (lire par ailleurs). Le niveau d’endettement devrait donc être stabilisé plutôt que réduit. Le ratio de dette sur PIB serait de 270%. Nomura s’attend à ce que la croissance du financement social, une mesure étroitement surveillée du crédit et de la liquidité, ralentisse à environ 11,5% d’ici la fin de 2021, contre 13,6% en novembre.
Le déficit public du Portugal a diminué à 3,8% du PIB au troisième trimestre, contre 10,5% au cours des trois mois précédents, alors que l'économie a rebondi après une récession record due à la pandémie de coronavirus, selon les données publiées par l’Institut national des statistiques (INE). Cette amélioration n’est qu’optique. Les comptes publics affichaient l’an dernier un excédent de 4,4%. L’INE a indiqué qu’au cours des neuf premiers mois de l’année, le déficit atteint 4,9% du PIB après un excédent de 0,7% à la même période de 2019. Le gouvernement s’attend à ce que le déficit atteigne 7,3% du PIB en 2020 (excédent de 0,1% en 2019, le premier en 45 ans). L'économie portugaise, très dépendante du tourisme, devrait se contracter de 8,5% cette année après une croissance de 2,2% en 2019.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont enregistré une baisse inattendue la semaine dernière (au 19 décembre) aux Etats-Unis mais restent toujours élevées dans un contexte de restrictions imposées aux entreprises pour freiner l'épidémie de Covid-19, a annoncé mercredi le département du Travail. Elles se sont élevées à 803.000 après 892.000 (révisé) pour la semaine au 12 décembre. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 818.250 tandis que le nombre de personnes était encore de 5,337 millions lors de la semaine au 12 décembre (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles).
Donald Trump joue les trouble fête. Le président américain a menacé mardi soir de ne pas ratifier le plan de relance de 892 milliards de dollars (732 milliards d’euros) adopté par la Chambre des représentants et le Sénat lundi, disant que le montant des chèques accordés aux Américains devait être augmenté.
L'économie américaine a crû à un rythme record au troisième trimestre, alimentée par plus de 3.000 milliards de dollars de soutien public face à la pandémie de coronavirus mais semble avoir perdu de son élan en cette fin d’année marquée par la forte progression des nouveaux cas de Covid-19 et une relance budgétaire en baisse. Le PIB a rebondi à un taux annualisé de 33,4%, selon la troisième estimation publiée par le Département du commerce, légèrement revue à la hausse par rapport aux 33,1% précédents. Au deuxième trimestre, l’économie américaine s’était contractée de 31,4%, un record. L'économie reste 3,5% en dessous de son niveau de fin 2019
L'économie britannique a rebondi plus que prévu au troisième trimestre, après un deuxième trimestre marqué par un confinement et une contraction historique. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 16% sur les trois mois à fin septembre, un chiffre record révisé à la hausse par rapport à l’estimation précédente de 15,5%. En rythme annuel, le PIB britannique s’est contracté de 8,6% au troisième trimestre.
Le négociateur européen sur le Brexit, Michel Barnier, a estimé mardi devant les ambassadeurs de l’Union européenne que la dernière offre de Londres sur le quota des prises de pêche dans les eaux britanniques à partir de 2021 était «totalement inacceptable», a indiqué un diplomate à l’issue de la réunion à huis clos. Britanniques et Européens ne parviennent pas à s’entendre sur le quota de prises que les premiers sont prêts à concéder aux seconds dans leurs eaux. Des sources européennes ont indiqué que l’UE était prête à accepter une réduction allant jusqu'à 25% de ses prises dans les eaux britanniques. La pêche reste l’un des principaux points de blocage des négociations sur un accord commercial entre Londres et Bruxelles après la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 31 décembre à 23h00 GMT. Deux sources diplomatiques ont déclaré à Reuters que l’UE était prête à négocier au-delà du 1er janvier.
Après des mois de négociations, le Congrès américain a approuvé lundi soir un plan de relance de 892 milliards de dollars (729 milliards d’euros) pour fournir à la population et aux entreprises américaines de nouvelles aides face à l’impact de la crise du coronavirus.
La Grande-Bretagne et l’Union européenne poursuivront lundi les négociations pour trouver un accord sur leurs futures relations commerciales mais les discussions restent difficiles, a déclaré dimanche une source au sein du gouvernement britannique, citée par Reuters. Plus tôt dans la journée, le négociateur en chef de l’Union européenne, Michel Barnier, a déclaré que les négociations en vue de trouver un accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne se trouvaient à un moment «crucial». Les deux parties ont poursuivi samedi à Bruxelles les négociations, mais elles achoppent toujours sur le dossier crucial des droits de pêche, à moins de deux semaines de la date butoir du 31 décembre.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson a imposé samedi à plus de 16 millions d’Anglais un reconfinement, en raison d’une montée en flèche des cas de contamination en raison d’une nouvelle souche plus contagieuse du coronavirus. Londres et le sud-est de l’Angleterre sont actuellement au niveau 3 de surveillance et vont désormais passer au niveau 4, ce qui signifie que les commerces non essentiels vont fermer. Dans ces zones, la population devra rester chez elle sauf pour des raisons impérieuses. Plusieurs Etats européens ont annoncé ce week-end suspendre les vols avec le Royaume-Uni. L’Italie au aussi annoncé le reconfinement de ses habitants pendant les vacances de Noël, avec fermeture des commerces dits non essentiels. De même que l’Autriche, à compter du 26 décembre. Vendredi, la Suède avait annoncé ses plus sévères restrictions à ce jour, dont la fermeture pour une durée d’un mois, jusqu’au 24 janvier, de tous les lieux publics non essentiels.
La confiance des entreprises allemandes s’est améliorée en décembre, selon les données publiées ce matin par l’institut de conjoncture Ifo. Son indice du climat des affaires en Allemagne s’est établi à 92,1 en décembre, contre 90,9 en novembre, en données révisées. Les économistes tablaient sur un indice à 90,5. Le sous-indice des perspectives s’est inscrit en hausse à 92,8 ce mois-ci après 91,8 en novembre. Les entreprises se sont également montrées plus satisfaites de leur situation actuelle, le sous-indice des conditions actuelles s'étant établi à 91,3 en décembre, contre 90 le mois précédent.
Déverser des financements par milliards ne suffira pas à la relance. La réindustrialisation, la transition énergétique ou la remise sur pied des hôpitaux réclament des compétences. Or l’étude Timss – Trends In Mathematics and Science Study – publiée le 8 décembre par l’Association pour l’évaluation des résultats dans l’éducation (International Association for the Evaluation of Educational Achievement) met en évidence la dégringolade du savoir scientifique en France : les élèves de CM1 étaient, en 2019, en avant-dernière position mondiale en mathématiques et en sciences. Les études Pisa et les mises en garde de nombreux intellectuels depuis des années sur la baisse du niveau n’ont donc pas eu d’effets. Les mathématiques ne viennent-elles pas même de figurer comme une « option » au lycée ? De quoi dissuader les vocations de professeurs et faire fuir les scientifiques, et expliquer bien des faiblesses des entreprises françaises face à la concurrence.
Davos, sa neige scintillante et son air pur vont rester immaculés cette année. Le Forum économique mondial (WEF, en anglais), organisateur du sommet annuel des puissants chaque mois de janvier depuis 50 ans dans la station de ski, a annulé la réunion prévue le mois prochain dans les Grisons pour cause de Covid-19. A la place des Alpes suisses, les grands argentiers sont convenus d’un forum spécial en « présentiel » à Singapour et d’un rassemblement « virtuel » aux dates de l’habituelle réunion dans les Grisons. Tout un symbole quant au tournant que l’actualité représente pour la vieille Europe…
Dans la tech, les années comptent double ou triple. Il était temps que les politiques et régulateurs rejoignent les Gafa dans l’âge adulte. L’Union européenne s’y est décidée en dévoilant, le 15 décembre, deux textes qui renvoient enfin les géants de l’économie digitale à leurs responsabilités de diffuseurs de contenus et de collecteurs de datas. Outre-Atlantique, où la puissance et l’entregent des champions nationaux ont longtemps prévalu, la justice et les Etats fédérés réclament désormais des comptes à ceux qui, comme Facebook, sont soupçonnés de tuer la concurrence dans l’œuf en cueillant toutes les jeunes pousses. A sa manière plus dirigiste, la Chine essaie aussi de limiter la zone d’influence de ses propres colosses du numérique, ainsi qu’Alibaba en a récemment fait les frais.