Ikea cherche par tous les moyens à redynamiser son activité. Le groupe suédois a annoncé qu’il allait tester la vente de ses produits via des sites de e-commerce extérieurs. Il s’agira de la première fois qu’Ikea vendra ses articles via un intermédiaire. Les tests débuteront l’année prochaine. Interrogée par le Financial Times, la direction du groupe n’a pas souhaité commenter la rumeur selon laquelle Ikea pourrait s’associer à Amazon et à Alibaba, les deux principales plateformes de e-commerce au monde.
Les législateurs européens - Commission, Conseil et Parlement - sont convenus hier d’un renforcement des règles anti-dumping dans la perspective d’une reconnaissance de la Chine comme «économie de marché» par la communauté internationale, a annoncé le Parlement. Ce statut avait été promis à Pékin, au bout de quinze ans, lors de son adhésion en 2001 à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les futures règles européennes mettront tous les membres de l’organisation sur un pied d'égalité avec des exceptions possibles dans les cas de distorsion du marché, notamment en cas d’interventions excessives de l’Etat. Pour la première fois, ces distorsions pourront prendre en compte le respect des normes sociales et environnementales. L’accord devra être adopté par la commission du Commerce international du Parlement, le 12 octobre, puis par son assemblée plénière en novembre, avant que le Conseil européen fasse de même.
Le président américain Donald Trump a levé jeudi les restrictions sur le trafic maritime à destination de Porto Rico afin d’améliorer le ravitaillement du territoire américain des Caraïbes, dévasté la semaine dernière par l’ouragan Maria. A la demande du gouverneur portoricain Ricardo Rossello, Donald Trump «a autorisé la levée du Jones Act pour Porto Rico. Cela prend effet immédiatement», a déclaré la porte-parole de la Maison blanche Sarah Sanders. La loi de 1920 sur la marine marchande, ou Jones Act, limite le trafic interportuaire américain aux seuls navires construits, possédés et exploités par des Américains.
Brouillard. Le discours de Theresa May (photo) sur le Brexit a péché par manque de propositions concrètes. Michel Barnier, le négociateur de l’Union européenne, a sobrement salué un discours « constructif », mais a rappelé la nécessité de traduire celui-ci « dans des positions de négociation afin de progresser réellement ». La Première ministre britannique a rappelé que le Royaume-Uni, du fait de sa culture et de son histoire spécifiques, ne s’était jamais senti à l’aise au sein de l’Union européenne. C’est au nom de ce particularisme qu’il conviendrait de négocier un statut différent. Il n’est pas question de rejoindre l’Espace économique européen avec un statut « à la norvégienne », une piste longtemps évoquée. Il faudra se montrer « créatifs », se contente-t-elle d’avancer. Le futur accord pourrait par exemple s’inspirer des règles du marché unique dans certains domaines, tels que les exportations d’automobiles ou la fourniture de services financiers, a expliqué Theresa May. Elle doit aussi faire face à une fuite des cerveaux, 20% de l’équipe en charge du Brexit a démissionné en 14 mois. Le 22 septembre, Moody’s a dégradé la note du Royaume-Uni de « Aa1 » à « Aa2 ».
La Chine prévoit de reporter de deux ans, jusqu’au 1er octobre 2019, la date-butoir pour l’entrée en vigueur de ses nouvelles règles en matière d’importations de produits alimentaires, a déclaré hier Jérôme Lepeintre, de la délégation de l’Union européenne à Pékin. Ce report intervient quelques jours seulement avant la date prévue pour la mise en application de ces règles, annoncées en 2016 et censées permettre à la Chine de mieux superviser ses approvisionnements.
La Chine prévoit de reporter de deux ans, jusqu’au 1er octobre 2019, la date-butoir pour l’entrée en vigueur de ses nouvelles règles en matière d’importations de produits alimentaires, a déclaré aujourd’hui un responsable européen. Ce report intervient quelques jours seulement avant la date prévue pour la mise en application de ces règles, annoncées en 2016 et censées permettre à la Chine de mieux superviser ses approvisionnements.
Le commerce mondial devrait enregistrer un net rebond mais des risques persistent, juge l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). L’organisation prévoit désormais une croissance des échanges de 3,6% en 2017, un rythme bien supérieur à celui de 2016 (+1,3%) et à l’estimation du mois d’avril (+2,4%, dans une fourchette de 1,8% à 3,6%), en raison du degré d’incertitudes économiques et politiques. La fourchette est revue à 3,2%-3,9% en raison d’une accélération de la croissance et d’une hausse de la demande en Chine et aux Etats-Unis. Parmi les risques qui pourraient compromettre cette reprise, «la rhétorique protectionniste [...], la montée inquiétante des tensions géopolitiques et un impact croissant des catastrophes naturelles».
Le commerce mondial devrait enregistrer un net rebond mais des risques persistent, juge l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) qui prévoit désormais une croissance des échanges internationaux de 3,6% en 2017, un rythme bien supérieur à celui de 1,3% connu l’an dernier. Cette prévision est également en forte hausse par rapport à l’estimation du mois d’avril, lorsque que l’OMC prévoyait une hausse du commerce mondial de 2,4%, dans une fourchette allant de +1,8% à +3,6%, en raison du degré d’incertitudes économiques et politiques. Cette fourchette a été ramenée entre +3,2% et +3,9% en raison d’une accélération de la croissance économique et d’une augmentation de la demande de la Chine et des Etats-Unis.
La Commission européenne est préoccupée par l’arrêt des importations de fromages tels que le roquefort, le brie et le camembert en Chine depuis la fin de la semaine dernière et elle n’a toujours pas obtenu de réponse à ses plaintes, ont déclaré hier des sources au sein de l’exécutif européen. Un diplomate européen ayant confirmé cette situation a dit que ces fromages étaient fabriqués selon des méthodes non autorisées dans ce pays. Les ventes de fromages en Chine devraient augmenter cette année de 26% à 5,3 milliards de yuans (678 millions d’euros), selon le cabinet Euromonitor.
Une chambre d’appel de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) a invalidé lundi un précédent jugement assimilant à une aide illégale un avantage fiscal accordé à Boeing par l’Etat de Washington pour le développement de son modèle 777X, le dernier-né de sa gamme long-courrier. En première instance, une chambre de l’OMC avait jugé en novembre que l’allègement fiscal accordé à Boeing pour inciter ce dernier à implanter des sites d’assemblage dans l’Etat de Washington revenait à entraver délibérément les importations. La chambre d’appel a au contraire considéré que ces aides fiscales ne visaient pas explicitement les flux commerciaux et elles les a donc retirées de la catégorie des aides «prohibées», jugées les plus graves.
Les entreprises exportatrices allemandes ne sont pas préoccupées par la vigueur de l’euro et jugent que d’autres facteurs comme la qualité des produits et des services associés jouent aussi un rôle essentiel dans leur succès à l'étranger. «Nous sommes totalement décontractés face à la vigueur actuelle de l’euro», a dit Anton Börner, président de la fédération BGA des exportateurs et des grossistes allemands, à Reuters. Quasiment 40% des exportations allemandes sont à destination des pays de la zone euro - l’appréciation de l’euro est donc neutre. En outre, environ 60% des importations allemandes proviennent de pays extérieurs à la zone euro et la solidité de la monnaie unique les rend moins chères.
Les entreprises exportatrices allemandes ne sont pas préoccupées par la vigueur de l’euro et jugent que d’autres facteurs comme la qualité des produits et des services associés jouent aussi un rôle essentiel dans leur succès à l'étranger. «Nous sommes totalement décontractés face à la vigueur actuelle de l’euro», a dit Anton Börner, président de la fédération BGA des exportateurs et des grossistes allemands, à Reuters. L’euro est en hausse d’environ 13% depuis le début de l’année face au dollar, contre lequel il a touché un plus haut depuis janvier 2015 la semaine dernière. Il se traitait lundi au-dessus de 1,19 dollar.
Une chambre d’appel de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) a invalidé lundi un précédent jugement assimilant à une aide illégale un avantage fiscal accordé à Boeing par l’Etat de Washington pour le développement de son modèle 777X, le dernier-né de sa gamme long-courrier. En première instance, une chambre de l’OMC avait jugé en novembre que l’allègement fiscal accordé à Boeing pour inciter ce dernier à implanter des sites d’assemblage dans l’Etat de Washington revenait à entraver délibérément les importations. La chambre d’appel a au contraire considéré que ces aides fiscales ne visaient pas explicitement les flux commerciaux et elles les a donc retirées de la catégorie des aides «prohibées», jugées les plus graves.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a confirmé vendredi à Strasbourg, lors d’un discours pour l’inauguration de la 85e Foire européenne, sa volonté de développer en France une «culture de l’exportation». «Nous avons 125.000 entreprises qui sont exportatrices en France, c’est trois fois moins qu’en Allemagne et c’est beaucoup moins aussi qu’en Italie», a souligné le ministre. Jean-Yves Le Drian «souhaite que ce chiffre de 125.000 aboutisse à 200.000 à la fin du quinquennat». Il a ainsi annoncé la création d’un «guichet unique régional» pour accompagner les entreprises et un «guichet unique» à l’arrivée, avec l’appui du réseau diplomatique.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a confirmé vendredi à Strasbourg lors d’un discours pour l’inauguration de la 85e Foire européenne sa volonté de développer en France une « culture de l’exportation ». « Nous avons 125.000 entreprises qui sont exportatrices en France, c’est trois fois moins qu’en Allemagne et c’est beaucoup moins aussi qu’en Italie », a souligné le ministre en regrettant le sentiment selon lequel « seuls les grands groupes (seraient) concernés par les exportations ».
Donald Trump et le Premier ministre canadien Justin Trudeau ont souhaité hier lors d’un entretien téléphonique que les Etats-Unis, le Canada et le Mexique parviennent à trouver un accord sur la réforme du traité de libre-échange nord-américain (Aléna) d’ici à la fin de l’année. Les discussions ont été ouvertes à la demande du président américain qui estime que cet accord de libre-échange est défavorable aux Etats-Unis.
Le risque est élevé que les Etats-Unis se retirent de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) et le Mexique doit se doter d’un «plan B» face à cette éventualité, a déclaré hier le ministre mexicain de l’Economie, Ildefonso Guajardo. «La meilleure chose que le Mexique peut faire étant donné la nature atypique de la négociation, c’est d’avoir un plan alternatif, clair et pragmatique, pour faire face à ce qui n’est pas notre objectif mais qui pourrait être le résultat d’un processus qui n’avance pas», a-t-il poursuivi, sans fournir de détails sur le contenu d’un tel plan.