Le déficit commercial des Etats-Unis s’est creusé plus que prévu en janvier, atteignant son montant le plus élevé depuis fin 2008, alors que le président Donald Trump affiche sa détermination à mettre en place des mesures protectionnistes pour le réduire. Le département du Commerce a annoncé mercredi que le déficit commercial américain avait bondi de 5% à 56,6 milliards de dollars (45,59 milliards d’euros), au plus haut depuis octobre 2008, après un déficit revu en hausse à 53,9 milliards de dollars en décembre. Cette augmentation s’explique en partie par la hausse des prix des matières premières.
Le déficit commercial de la France a atteint 5,56 milliards d’euros en janvier, sous l’effet notamment d’un faible niveau de ventes d’Airbus en contrecoup des livraisons très élevées de décembre, selon les statistiques CVS/CJO publiées mercredi par les Douanes. Il fait suite à un déficit de décembre corrigé à 3,40 milliards d’euros contre 3,47 milliards en première estimation. Celui de l’ensemble de l’année passée est révisé d’autre part à 62,6 milliards d’euros (-62,3 milliards en première estimation), après -48,3 milliards en 2016.En janvier, les importations ont poursuivi leur progression (+1,1%, à 45,8 milliards), tandis que les exportations ont chuté de 3,9% par rapport à décembre, à 40,3 milliards d’euros.
Les commissaires européens discuteront demain mercredi de la réaction de l’Union européenne au projet de Donald Trump d’appliquer des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium, a déclaré lundi la Commission européenne. «Le dossier sera à l’ordre du jour mercredi, les commissaires discuteront de notre réaction, qui sera rapide, ferme et proportionnée», a déclaré le porte-parole de l’exécutif européen, Margaritis Schinas. «La cause profonde des difficultés dans les secteurs de l’acier et de l’aluminium est liée à la surcapacité mondiale. On ne peut trouver qu’une solution à la source en travaillant avec les principaux pays impliqués. L’UE est bien sûr disponible pour continuer à y travailler avec les Etats-Unis», a-t-il précisé.
Les commissaires européens discuteront mercredi de la réaction de l’Union européenne au projet de Donald Trump d’appliquer des droits de douanes sur les importations d’acier et d’aluminium, a déclaré lundi la Commission européenne. «Le dossier sera à l’ordre du jour mercredi, les commissaires discuteront de notre réaction, qui sera rapide, ferme et proportionnée», a déclaré le porte-parole de l’exécutif européen, Margaritis Schinas, lors d’un point presse. Il a ajouté que l’Union européenne pensait qu’elle ne pouvait pas faire l’autruche et devait faire ce qui était nécessaire à la défense de ses intérêts. «Il ne s’agit pas d’escalade. La cause profonde des difficultés dans les secteurs de l’acier et de l’aluminium est liée à la surcapacité mondiale. On ne peut trouver qu’une solution à la source en travaillant avec les principaux pays impliqués. L’UE est bien sûr disponible pour continuer à y travailler avec les Etats-Unis», a-t-il précisé.
Selon ses modalités, la hausse des droits de douane sur l’acier et l’aluminium pourrait être circonscrite et symbolique ou amorcer une guerre commerciale.
Le directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Roberto Azevedo, a fait part vendredi de sa préoccupation face au projet de tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium annoncé par le président américain Donald Trump, une intervention très inhabituelle dans la politique commerciale d’un des membres de l’Organisation. «L’OMC est à l'évidence préoccupée par l’annonce des projets des Etats-Unis de tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium. Le risque d’escalade est réel comme nous l’avons constaté sur la base des premières réactions d’autres (pays)», a déclaré Roberto Azevedo dans un bref communiqué publié par l’OMC. «Une guerre commerciale n’est dans l’intérêt de personne. L’OMC surveille la situation très étroitement.»
Le fabricant suédois d'électroménager Electrolux a annoncé vendredi le gel d’un projet d’investissement de 250 millions de dollars (203 millions d’euros) aux Etats-Unis au lendemain de l’annonce par Donald Trump de son intention d’imposer des droits de douanes sur les importations américaines d’acier et d’aluminium. «Nous l’ajournons. Nous pensons que les droits de douane pourraient entraîner une augmentation assez significative des prix de l’acier sur le marché américain», a dit Daniel Frykholm, porte-parole d’Electrolux.
Donald Trump a loué vendredi les mérites des «guerres commerciales» après avoir annoncé l’imposition de fortes taxes sur les importations d’acier et d’aluminium aux Etats-Unis, provoquant l’ire de leurs principaux alliés.
Le premier ministre Edouard Philippe a confirmé vendredi sa volonté de consolider le rapprochement entre Bpifrance et Business France, et annoncé une simplification de l’assurance-prospection, qui «devient une avance remboursable». Les entreprises assurées recevront, dès la signature de leur contrat, une avance de trésorerie égale à 50% de leur budget prévisionnel. Il a aussi annoncé la mise en place d’une garantie export dédiée à certains projets «jugés stratégiques». Ainsi «L’Etat accepterait de garantir certains projets sans forcément qu’il y ait une opération d’exportation sous-jacente immédiate, (…) dans une logique de déploiement de l’expertise et de savoir-faire français».
La version définitive du Partenariat transpacifique (TPP), accord de libre-échange dans la zone Asie-Pacifique, a été publiée hier en vue de sa signature en mars par 11 pays après le retrait des Etats-Unis. Une vingtaine de dispositions qui avaient été introduites à la demande de Washington dans le texte originel ont été retirées dans la version finale. Elles concernaient pour la plupart les droits de propriété intellectuelle, notamment dans le domaine pharmaceutique, ce qui faisait craindre une hausse du coût des médicaments. Washington n’a pas totalement exclu de réintégrer à l’avenir le TPP, le président américain posant comme condition d’obtenir un «meilleur accord», mais cette perspective est jugée peu probable à court terme par les autres membres.
L’Union européenne est prête à «réagir rapidement et de manière appropriée» en cas de mesures commerciales américaines «qui affecteraient l’industrie européenne», a déclaré hier un porte-parole de la Commission européenne. «Nous prendrions des mesures appropriées pour défendre l’industrie de l’UE», a insisté le porte-parole, Margaritis Schinas, lors du point presse quotidien de la Commission, mais «nous ne sommes pas dans une guerre commerciale». L’administration Trump a dévoilé vendredi trois scénarios pour des taxes ou des quotas sur les importations américaines d’aluminium et d’acier, pointant la nécessité de préserver la sécurité nationale et l’emploi aux Etats-Unis. Donald Trump a jusqu’au 11 avril pour trancher le dossier de l’acier et jusqu’au 19 avril pour l’aluminium.
L’Union européenne est prête à «réagir rapidement et de manière appropriée» en cas de mesures commerciales américaines «qui affecteraient l’industrie européenne», a déclaré mardi un porte-parole de la Commission européenne.
La Méditerranée devrait tenir un rôle majeur dans la déclinaison maritime de l’ambitieux projet chinois de nouvelle «Route de la soie» destiné à multiplier les échanges entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, un projet titanesque né en 2013 dans l’esprit du président chinois Xi Jinping et soutenu par Emmanuel Macron. «C’est un sujet planétaire qui a des implications immenses sur le bassin méditerranéen», a déclaré hier la présidente du directoire du port de Marseille-Fos, Christine Cabau-Woehrel, lors de la deuxième édition du Medports Forum. Les autorités portuaires réunies à Marseille ont affirmé que «les ports méditerranéens n'étaient pas à vendre», mais se sont montrées ouvertes à la création de «routes alternatives».
La dégradation de la balance commerciale de la France s’est accentuée en 2017, avec un déficit qui s’est établi à 62,3 milliards d’euros, un plus haut depuis 2012, contre 48,3 milliards un an plus tôt, selon les statistiques publiées mercredi par les Douanes. Le dernier excédent commercial de la France remonte à 2003. L’an passé, les exportations ont augmenté de 4,5%, à 473,2 milliards d’euros, mais les importations ont bondi dans le même temps de 6,8%, à 535,5 milliards. Sur le seul mois de décembre, le déficit commercial de la France est ressorti à 3,47 milliards d’euros contre 5,62 milliards en novembre. Le déficit de novembre a été légèrement révisé, ayant été annoncé à 5,7 milliards en première estimation.
La Chine va ouvrir une enquête sur les importations de sorgho en provenance des Etats-Unis afin de voir s’il ne s’agit pas de dumping, a annoncé dimanche le ministère du Commerce extérieur. L’enquête, qui portera sur une période d’un an comprise entre le 1er novembre 2016 et le 30 octobre 2017, devrait être achevée le 4 février 2019.