Une fois de plus, la faiblesse de la liquidité dans les premiers échanges sur les places asiatiques a provoqué cette nuit un nouveau flash crash qui a touché cette fois la devise suisse. Cette dernière a ainsi chuté brutalement d’environ 1%, avant de se reprendre en seulement quelques minutes pour repasser légèrement en zone de hausse. Au moment de l’incident, l’écart entre le cours demandé et le cours offert s’était écarté à 110 points, contre une moyenne habituelle de 56, selon les calculs de Bloomberg.
La devise britannique a rebondi de plus de 4% face à l’euro depuis le début de l’année, avec le reflux des anticipations d’un Brexit sans accord avec l’Europe.
La livre a poursuivi mercredi sa remontée face au dollar et à l’euro, les cambistes jugeant très probable un report du Brexit, initialement prévu pour le 29 mars au soir. La livre valait mercredi soir 87,15 pence pour un euro, et une livre pour 1,3064 dollar. L’amendement déposé mercredi par la députée travailliste Yvette Cooper, soutenu par plusieurs élus conservateurs, donnerait jusqu’au 26 février à la Première ministre conservatrice Theresa May pour faire ratifier un accord de Brexit par la Chambre des communes. Passé ce délai, et faute d’accord, le Parlement prendrait l’initiative en votant sur l’opportunité de demander à l’Union européenne un report de la mise en oeuvre de l’article 50 du traité européen, qui fixe pour l’heure au 29 mars prochain à 23h00 GMT la date du Brexit. L’idée serait de repousser la date du divorce au 31 décembre.
La livre poursuit sa remontée face au dollar et à l’euro, les cambistes jugeant de plus en plus probable un report du Brexit, initialement prévu pour le 29 mars au soir. La livre gagne 0,9% contre le dollar à 1,3079 et 0,8 contre l’euro à 87,33 pence, son plus haut depuis la mi-novembre.
Le récent repli du billet vert devrait se poursuivre à la faveur d’une convergence des taux de croissance et de l’anticipation d’un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine.
Qui veut gagner des millions ? BNP Paribas, grâce au couple d’Irlandais du Nord qui a remporté le tirage de l’EuroMillions du 1er janvier. La banque a été choisie par l’organisateur de la loterie pour convertir de l’euro en sterling les gains des heureux vainqueurs. A 130 millions d’euros la cagnotte du Nouvel an, les commissions de change avoisinent tout de même le million de pounds, de quoi bien commencer l’année dans les salles de marché. La banque française, rapporte Bloomberg, s’est sentie obligée de diligenter une enquête interne pour vérifier que ses cambistes ne se réjouissaient pas trop bruyamment de cette aubaine dans la messagerie interne du groupe.
La part du dollar dans les réserves de changes enregistrée auprès du Fonds monétaire international est tombée au troisième trimestre au plus bas depuis 5 ans. Les réserves détenues par les banques centrales s'élèvent à 10.710 milliards de dollars au troisième trimestre, contre 10.510 milliards au trimestre précédent. Celles détenues en dollars ont atteint 6.630 milliards, soit 61,94% du total - au plus bas depuis la part de 61,27% du quatrième trimestre 2013 - contre 62,4% du total au deuxième trimestre. L’euro arrive en deuxième position avec une part de 20,48% des réserves de changes, son plus haut niveau depuis le quatrième trimestre 2014, contre 20,25% au trimestre précédent.
La banque centrale croate a indiqué mardi avoir acheté 494,7 millions d’euros auprès des banques commerciales à un cours moyen de 7,4059 contre euro légèrement supérieur à celui de 7,385 en début de séance, afin de freiner les pressions à l’appréciation de sa devise face à la monnaie unique. Il s’agit de la troisième intervention de l’autorité croate sur le marché des changes cette année, après celle de mai, pour un montant total de 1,22 milliard d’euros, afin de préparer l’entrée du pays dans la zone euro, prévue d’ici six à sept ans.
La banque centrale croate a indiqué ce matin avoir acheté 494,7 millions d’euros auprès des banques commerciales à un cours moyen de 7,4059 contre euro légèrement supérieur à celui de 7,385 en début de séance, afin de freiner les pressions à l’appréciation de sa devise face à la monnaie unique. Il s’agit de la troisième intervention de l’autorité croate sur le marché des changes cette année, après celle de mai, pour un montant total de 1,22 milliard d’euros, afin de maintenir le taux de changes de la kuna contre euro stable dans une fourchette allant de 7,3 à 7,7, et ainsi préparer l’entrée du pays dans la zone euro, prévue dans les 6 à 7 prochaines années.