La Banque centrale de Russie (CBR) a annoncé vendredi des mesures destinées à soutenir les entreprises, les consommateurs et le secteur financier face à l'épidémie de coronavirus, mais a préalablement choisi de maintenir inchangé son taux de repo à 7 jours, à 6,00%, interrompant son cycle d’assouplissement monétaire pour contrer une chute du rouble et s’adapter aux risques économiques accrus liés à la baisse des prix du pétrole et au coronavirus. Cette décision intervient après six baisses consécutives.
La Banque du Japon (BoJ) a injecté mardi 30,3 milliards de dollars sur les marchés dans le cadre d’une opération de financement à 84 jours en dollars, sa première après que la Réserve fédérale américaine a proposé dimanche un swap à 3 mois à un meilleur prix pour atténuer les contraintes de financement en dollars des autres grandes banques centrales face à la crise du coronavirus.
Swap en force. Avant même la propagation du trop fameux virus, 62% des PME françaises interrogées à l’automne dernier dans le cadre du baromètre Western Union Business Solutions consacré au risque
Le billet vert a effacé ses gains de début d’année dans l’anticipation d’une intervention de la Fed. Sa stabilisation après la baisse des taux américains n’est que temporaire.
La devise malaisienne a chuté à un plus bas de six mois après la démission du Premier ministre. La visibilité économique est déjà entachée par le coronavirus.
Après avoir chuté vendredi à 6,05 face au dollar, la livre turque a rebondi lundi matin, d’abord au-dessous puis autour de 6 face au dollar, effaçant une partie de ses pertes de vendredi après que le régulateur bancaire a annoncé de nouvelles limites sur les transactions de change. Les investisseurs et les traders ont estimé que cette reprise brutale de la monnaie, après des semaines de baisse, laisse penser que les banques d'État turques sont à nouveau intervenues pour amortir la chute de la livre, après avoir déjà vendu des dizaines de milliards de dollars au cours de l’année passée.
Le président de la Banque nationale suisse (BNS) a de nouveau plaidé pour le maintien des taux en territoire négatif. Ils devraient non seulement le rester mais pourraient encore baisser, selon le banquier central pour qui c’est une nécessité pour la Suisse. Les récents ajustement du seuil sur le taux des dépôts visent à y contribuer.