La livre sterling progresse ce matin face au dollar et à l’euro après qu’Andrew Bailey, le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), a insisté sur les contraintes des taux négatifs. La devise s’apprécie de 0,6%, à 1,36 dollar et de 0,5% face à l’euro.
La cryptomonnaie chute de 9,6% ce matin à 38.351 dollars, après avoir atteint vendredi un nouveau plus haut historique de 42.000 dollars. Au plus bas, le bitcoin a atteint 32.389 dollars ce matin, ce qui en fait sa plus forte baisse en deux séances (-21%) depuis mars 2020.
La livre sterling recule de 1% par rapport à son point haut de deux ans et demi atteint lundi à 1,37 dollar après la signature d’un accord commercial avec l’Union européenne (UE) pour le Brexit. Ce matin, la devise est stable. Alors que la Banque d’Angleterre (BoE) continue d’évaluer la possibilité de passer en taux négatif, le marché semble déjà anticiper une telle hypothèse alors que l’économie britannique risque d’être durement affectée par le durcissement récent des restrictions pour faire face à la forte progression de l’épidémie liée à la variante du coronavirus plus contagieuse.
Le régulateur chinois des changes SAFE (State Administration of Foreigne Exchange) a déclaré mercredi qu’il éviterait les fluctuations désordonnées du marché des devises, après de fortes hausses du yuan en début d’année. Après avoir gagné près de 7% l’an dernier, le yuan a progressé de 1% depuis le début de l’année. Un mouvement soutenu par la faiblesse du dollar mais aussi la croissance chinoise et le différentiel de rendement.
La devise chinoise est repassée sous la barre des 6,50 face au dollar pour la première fois depuis juin 2018. Le yuan progressait, lundi, de 1%, à 6,46 yuans pour un dollar, profitant de l’affaiblissement du billet vert dans un contexte d’appétit persistant pour le risque. Le dollar est à un plus bas de près de trois ans, l’indice DXY qui retrace l’évolution du billet vert contre les principales devises ayant perdu 13% depuis ses points hauts de fin mars 2020. Le yuan profite également du différentiel de rendement avec les actifs en dollar ainsi que de l’avance prise par la Chine, son économie étant revenue à ses niveaux d’avant crise.
Après les records, la correction. Le bitcoin chute de plus de 10% ce matin, à 30.040 dollars, après avoir atteint hier un plus haut historique de 34.695 dollars, selon Bloomberg. La cryptomonnaie a même chuté de près de 17% ce matin, au plus bas. L’an dernier le bitcoin a gagné plus de 300%. Il a bondi de près de 20% dans les premières cotations de 2021. Richard Galvin, un gérant de cryptoactifs chez Digital Asset Capital Management, cité par Reuters, explique la correction ce matin par des débouclements de positions sur les marchés dérivés. Des mouvements qui n’étonnent guère les spécialistes vu la forte volatilité de cet actif.
La devise chinoise est repassée sous la barre des 6,50 face au dollar pour la première fois depuis juin 2018. Le yuan progresse ce matin de 1% à 6,46 yuans pour un dollar, profitant de l’affaiblissement du billet vert dans un contexte d’appétit persistant pour le risque. Le dollar est à un plus bas de près de trois ans, l’indice DXY retraçant l'évolution du billet vert contre les principales devises ayant perdu 13% depuis ses points hauts de fin mars 2020.
La Chine a modifié le 1er janvier la composition du panier de devises qui sert de référence au fixing quotidien du taux de change du yuan. La part de l’euro a été portée de 17,4% à 18,15% au sein du RMB Index élaboré par le China Foreign Exchange Trade System (CFETS). Le poids du dollar a été réduit à l’inverse de près de 3 points, de 21,59% à 18,79%. Le panier compte au total 24 composantes dont les poids sont ajustés en fonction des échanges commerciaux entre la Chine et les pays ou zones monétaires qui utilisent ces devises.
La livre turque a enregistré hier une sixième séance consécutive d’appréciation à 7,3381 face au dollar, à un plus haut de quatre mois. La Turquie a signé la veille un accord commercial avec le Royaume-Uni permettant de prolonger les arrangements douaniers existants avec l’Union européenne à partir du 1er janvier 2021. Le gouvernement turc a par ailleurs prolongé de deux mois l’interdiction de licenciements introduite cette année pour limiter l’impact de la pandémie sur l’économie et l’emploi. La devise turque s’est ainsi appréciée de plus de 13% depuis son plus bas de 8,51 atteint à la veille de la nomination d’un nouveau gouverneur à la tête de la banque centrale début novembre.
Deux semaines après avoir dépassé pour la fois le seuil de 20.000 dollars, le bitcoin a encore progressé de 43% pour atteindre un nouveau record à 28.599,99 dollars, selon Reuters. Cette forte progression est alimentée par la demande de plus en plus soutenue de la part d’investisseurs institutionnels, notamment américains, qui y voient un nouvel actif permettant de se protéger d’un éventuel retour de l’inflation, alors que l’émission de bitcoin est, elle, limitée. En une journée, 10% des bitcoins en circulation sont échangés, selon le site CoinMarketCap. Depuis le début de l’année, le cours de la cryptomonnaie a quadruplé pour une capitalisation de 522 milliards de dollars. D’autres cryptomonnaies ont également fortement progressé, la valeur de l’ethereum ayant été multipliée par près de six.
L’ACPR et l’AMF mettent en garde le public sur leur site contre les activités de plusieurs acteurs qui proposent en France des investissements sur le Forex et sur des produits dérivés sur crypto-actifs sans y être autorisés.
La Banque nationale suisse (BNS) a laissé jeudi sa politique monétaire ultra-accommodante inchangée, et maintenu son taux directeur en territoire négatif à -0,75%, en se disant prête à intervenir sur le marché des changes, malgré les accusations de manipulation de sa monnaie par les Etats-Unis. «La pandémie de coronavirus continue à avoir un effet négatif important sur l'économie. Dans ce contexte difficile, la BNS maintient sa politique monétaire expansionniste en vue de stabiliser l’activité économique et l'évolution des prix», a déclaré la banque centrale.
Le Trésor américain a accusé formellement mercredi la Suisse et le Vietnam de manipuler leur monnaie et a ajouté trois pays à la liste de ceux qu’il soupçonne d’orchestrer la dévalorisation de leur devise face au dollar.