Le groupe britannique de capital investissement BC Partners a annoncé mardi avoir conclu un accord en vue de racheter 50 % du fabricant de papier italien Fedrigoni à son homologue américain Bain Capital dans le cadre d’une opération qui valorise la cible à 3 milliards d’euros (3,1 milliards de dollars). La transaction se classe parmi les plus gros rachats de capitaux privés en Italie cette année. Depuis l’acquisition de Fedrigoni par Bain Capital en 2017, l’entreprise italienne a plus que doublé son chiffre d’affaires et quasiment triplé ses bénéfices en diversifiant sa gamme de produits et en élargissant son empreinte géographique. A la clôture de l’opération attendue fin 2022, Bain Capital restera co-actionnaire de l’entreprise aux côtés de la famille fondatrice et de l’équipe dirigeante. La transaction permettra également de refinancer la dette senior existante de Fedrigoni. L’an dernier, BC Partners avait pris une participation dans IMA Group, basé à Bologne et leader mondial dans la fabrication de machines d’emballage automatique.
Auteur d’une levée de fonds de 486 millions d’euros en début d’année, Qonto inaugure sa stratégie de croissance externe. La néobanque française s’est offert sa concurrente allemande Penta, en puisant dans sa trésorerie et en procédant à un échange de titre. Cette entreprise était jusqu’alors soutenue par HV Capital, le start-up studio Finleap et ABN Amro. Elle a vu le jour la même année que Qonto, en 2017, et revendique 50.000 clients rien qu’en Allemagne. Une aubaine pour la « frenchie » qui s’est lancée outre-Rhin en 2019 sans pour autant y rencontrer un franc succès. La marque Penta devrait cependant disparaître au profit de Qonto, qui va s’efforcer d’intégrer les 200 collaborateurs de sa cible. D’ici à 2025, le nouvel ensemble espère compter près de 2.000 salariés et vise la barre du million de clients. Qonto est à ce jour leader européen sur la néobanque B2B.
Démarrée en pleine pandémie de Covid-19, la commercialisation du quatrième fonds d’Eurazeo PME est aujourd’hui bouclée avec des engagements atteignant un peu plus d’un milliard d’euros. La stratégie de la société d’investissement cotée a donc payé, le véhicule dédié aux PME étant deux fois plus gros que son prédécesseur. En 2006, Eurazeo PME (alors connu sous le nom d’Ofi Private Equity) ne disposait encore que de 50 millions d’euros. La part des investisseurs institutionnels et privés atteint aujourd’hui plus de 60% du fonds, contre 38% pour le précédent millésime. Parmi ses investisseurs partenaires figurent des institutionnels de premier rang – gérants d’actifs, fonds souverains et compagnies d’assurance – et familiaux en provenance de France (à hauteur de 64%), du reste de l’Europe (24%) et d’Asie (12%). Récemment, Eurazeo PME a enregistré plusieurs succès avec les cessions d’Orolia (3,7 fois la mise initiale), de Vitaprotech (3,2 fois) et d’Intech Medical (3 fois). Le fonds, qui investit des tickets entre 70 et 120 millions d’euros, compte déjà cinq investissements représentant 40 % de l’enveloppe.
Euromoney Institutional Investor quitte la Bourse pour rejoindre l’univers du non coté. Le groupe britannique d’informations financières a accepté de se vendre à un consortium de fonds composé d’Astorg Asset Management et d’Epiris. Cela sur la base de 14,61 livres sterling par action, soit environ 1,6 milliard de livres (1,9 milliard d’euros). L’accord représente donc une prime de 34 % par rapport au cours d’Euromoney du 17 juin, veille de l’annonce de l’opération. A terme, les deux gérants de private equity prévoient de diviser en deux le groupe. L’activité de données sur les prix des matières premières, Fastmarkets, deviendra une structure autonome appartenant à Astorg. Le reste des activités sera quant à lui majoritairement détenu par Epiris. Basé à Londres, Euromoney vend des abonnements à des professionnels de la finance et organise des événements – un segment de marché en convalescence après deux années de Covid-19.
Le groupe spécialisé dans l’assistance et la garantie panne mécanique a été revendu par Ardian un peu moins de 400 millions d’euros, selon nos sources.
Vitaprotech change de propriétaires. Contrôlé par Eurazeo depuis 2018, le spécialiste des équipements et logiciels de sécurité des sites sensibles Vitaprotech va rejoindre le portefeuille d’Apax Partners. A l’occasion de cette enchère animée par la banque Raymond James, le gérant présidé par Eddie Misrahi aurait remis une offre valorisant le groupe lyonnais près de 200 millions d’euros. Pour financer ce LBO, une unitranche apportée par Goldman Sachs a été privilégiée. Pour Eurazeo, l’opération est un succès. La société d’investissement cotée, qui avait initialement misé environ 40 millions d’euros, est parvenue à afficher un taux de rendement de plus de 30% et un multiple de 3,2 fois la mise. Pour en arriver là, Vitaprotech a mené une intense politique de croissance externe. Une petite dizaine d’acquisitions ont été faites en quatre ans, permettant de doubler le chiffre d’affaires, attendu à 80 millions d’euros cette année.
Les fonds actions ont rendu près de 3 milliards d’euros entre le 7 et le 13 juillet. Le monétaire et la dette souveraine concentrent l’essentiel de la collecte.
Les fonds actions ont rendu près de 3 milliards d’euros entre le 7 et le 13 juillet. Le monétaire et la dette souveraine concentrent l’essentiel de la collecte.
Audacia peut avoir le sourire. La société de gestion créée en 2006 par Charles Beigbeder a bouclé son fonds d’amorçage dédié aux technologies quantiques à 91 millions d’euros. Baptisé Quantonation Ventures, ce véhicule a ainsi dépassé son objectif initial de 50 millions d’euros. En trois ans, la holding amorcée en amont de ce fonds a constitué un portefeuille de 21 participations et compte déjà deux sorties. Elle a notamment investi dans des projets lancés par des universités comme le MIT, l’Ecole Polytechnique, l’Ecole normale supérieure, l’Institut d’Optique, Oxford, Waterloo ou Sherbrooke. Quantonation Ventures compte à ce jour deux lignes à son portefeuille : le développeur et producteur de processeurs quantiques Pasqal, qui a fusionné en fin d’année dernière avec Qu&Co, ainsi que le créateur du premier ordinateur quantique photonique Quandela.
Audacia peut avoir le sourire. La société de gestion créée en 2006 par Charles Beigbeder a bouclé son fonds d’amorçage dédié aux technologies quantiques à 91 millions d’euros. Baptisé Quantonation Ventures, ce véhicule a ainsi dépassé son objectif initial de 50 millions d’euros.