Cinven attend des offres allant jusqu'à 2,4 milliards d’euros pour le fabricant allemand de céramiques industrielles CeramTec, rapportait hier soir Reuters de sources proches du dossier. Les parties intéressées ont jusqu’au 12 septembre pour soumettre leurs propositions. Le japonais Kyocera et le sud-coréen LG Chem sont pressentis pour participer aux enchères, tout comme les fonds BC Partners, CVC, Advent, CD&R, Bain Partners ou PSP. Les offres devraient refléter un multiple de 11 à 12 fois l’excédent brut d’exploitation de la cible pour 2017. Morgan Stanley et BoA Merrill Lynch conseillent Cinven pour cette opération. Le fonds de private equity a acquis CeramTec en 2013 pour 1,5 milliard d’euros et a choisi de faire grossir l’entreprise avec les acquisitions successives de l’américain DAI Ceramics en mai 2016 puis d’une filiale britannique de Morgan Advanced Materials cette année.
Cabestan Capital 2, géré par l’équipe Small Caps d’Edmond de Rothschild Investment Partners (EdRIP), a annoncé hier la prise d’une participation minoritaire dans In’Tech Medical dans le cadre d’une syndication de l’investissement majoritaire d’Eurazeo PME – aux côtés de l’équipe de management emmenée par son PDG Laurent Pruvost. Le fabricant d’instruments chirurgicaux destinés à l’industrie orthopédique a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 55 millions d’euros, dont plus de 60% à l’international. Il compte 500 employés répartis sur quatre sites de productions en France, en Malaisie et aux Etats-Unis.
Argos Soditic a annoncé avoir pris une participation majoritaire dans Lampe Berger. Réalisant près de 50 millions de chiffres d’affaire dont 80% à l’export, Lampe Berger est une entreprise normande créée il y a plus de 120 ans spécialiste des lampes à parfum et produits parfumants. La marque a notamment été récompensée par le label Entreprise du Patrimoine Vivant, qui distingue les entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence.
Lors d’une intervention devant la 19e université d'été du Medef, la ministre des Armées a annoncé hier le lancement, avant la fin de l’année, d’un fonds d’investissement dans les PME de l’industrie de la défense en partenariat avec BPI France. «Les fondements en sont déjà posés, ce fonds sera doté de 50 millions d’euros et permettra à l’Etat de rentrer au capital de certaines pépites technologiques, de les soutenir dans leur gouvernance et leurs ambitions», a précisé la ministre.
Waterland Private Equity Investments a collecté 2 milliards d’euros à l’occasion de sa septième levée de fonds, rapporte le Financial Times. Le spécialiste du private equity néerlandais avait réuni 1,55 milliard d’euros à l’occasion de la constitution de son sixième véhicule en 2015. Le directeur général de Waterland, Frank Vlayen, a souligné que la sursouscription a été significative et que Waterland Private Equity Fund 7 a été bouclé deux mois. Les fonds proviennent d’Europe (40%), des Etats-Unis (40%), du Moyen-Orient et de la zone Asie-Pacifique.
Conseillé par Macquarie Capital, le géant américain du capital-investissement a remporté les enchères face à Bain Capital et au groupe de santé Australian Pharmaceutical Industries pour la reprise de Laser Clinics Australia, rapportait hier le quotidien AFR sans préciser ses sources. L’acquéreur a déboursé environ 650 millions de dollars australiens (430 millions d’euros), ce qui représente entre 13 et 15 fois les bénéfices de l’entreprise spécialisée dans la chirurgie et les soins dermatologiques. Les vendeurs sont les fondateurs de l’entreprise, Babak Moini et Alistair Champion, ainsi que le groupe de private equity australien The Growth Fund, tous trois conseillés par Luminis Partners et King & Wood Malleson.
Stada a indiqué hier que Paul Singer, fondateur du fonds activiste Elliott, détenait près de 10% du capital du génériqueur. Bain Capital et Cinven ont pris le contrôle de Stada la semaine dernière par le biais d’une offre de 5,3 milliards d’euros. Le laboratoire allemand a précisé que Singer détenait 9,6% de son capital au 18 août, faisant ainsi taire les conjectures voulant qu’il ait présenté ses titres à la vente. Bain et Cinven ont récupéré 63,8% du capital de Stada par leur OPA.
L’action K+S a terminé en large hausse à la Bourse de Francfort, gagnant 4,46% à 20,75 euros après que la publication spécialisée Platow Brief a fait état d’un intérêt du fonds activiste Elliott pour le producteur allemand de sel et de potasse. Platow explique que K+S constitue une cible intéressante du fait de la chute de son cours de Bourse après son avertissement sur ses objectifs 2020 à la mi-août, de la mise en production d’une mine de potasse au Canada et de l’absence d’un actionnaire prépondérant. Entre la mi-juillet et la clôture mardi, le titre a chuté de près de 18%.
Le fonds d’investissement américain KKR envisage de vendre les centrales à gaz de Toul (Meurthe-et-Moselle) et de Pont-sur-Sambre (Nord) et a mandaté un conseil pour étudier ses options, rapportait hier le journal Les Echos. «Nous sommes dans une phase de valorisation des actifs. On regarde l’appétit dans le marché», déclare Antonio Haya, PDG des deux sociétés regroupées sous le nom de Celest, cité par Les Echos. Une autre option, précise le journal, serait de lever jusqu'à 100 millions d’euros de dette pour ces deux sites, ce que KKR n’avait pu faire au moment de leur rachat en raison des difficultés financières des deux centrales.
ValueAct, le premier activiste à avoir investi dans un fonds de private equity coté aux Etats-Unis, maintient que KKR est sous-valorisé et représente une opportunité d’investissement.
Blackstone envisage une introduction en Bourse de Gates Corp dans le cadre d’une opération qui pourrait valoriser l'équipementier automobile américain à près de 9 milliards de dollars (7,65 milliards d’euros), ont indiqué des personnes proches du dossier à Dow Jones. Le géant du capital-investissement est en train d'étudier de manière préliminaire les bases d’une éventuelle offre. Blackstone a acquis Gates en 2014 pour environ 5 milliards de dollars.
Le gestionnaire d’actifs alternatif KKR est proche d’un accord avec cinq fonds de pension de la ville de New York qui verrait ceux-ci lui confier 3 milliards de dollars, rapporte Bloomberg de sources proches du dossier. Les fonds seront investis suivant différentes stratégies, dans le private equity, les infrastructures, l’immobilier ou encore les marchés du crédit. Les fonds de pension disposent au total de 180 milliards de dollars d’actifs et sont responsables des retraites des policiers, pompiers, professeurs et employés de la ville.
Les fonds d’investissement Oaktree Capital Management et Trinity Investment ont monté une coentreprise dotée de 3 milliards de dollars pour investir dans des hôtels, principalement à Hawaï, en Californie, au Mexique et au Japon. Les sociétés souhaitent investir aux côtés d’investisseurs institutionnels ou de partenaires individuels. La gestion de l’entreprise et de ses acquisitions a été confiée à Trinity, précisent les deux sociétés.
Les levées de fonds aux Etats-Unis et en Europe ont augmenté de 24% sur les sept premiers mois de l’année, à 213 milliards de dollars, selon PitchBook.
Elliott Management a pris une participation importante dans Energen, déjà sous la pression d’un autre investisseur activiste, afin de pousser le producteur américain de gaz naturel à se vendre. Le hedge fund new-yorkais détient entre 4% et 5% du capital d’Energen et a décidé de joindre ses efforts à ceux de son concurrent Corvex Management pour convaincre Energen d’envisager de se céder, alors que le groupe avait refusé en juin d'étudier pareille éventualité, selon des sources proches du dossier citées par Dow Jones.