Les acteurs financiers de l’investissement sont pleins de bonnes intentions ! Voilà que 140 d’entre eux réclament, à grand renfort de publicité, aux fournisseurs d’indices de sortir de leurs paniers les sociétés liées à des armes controversées. Certaines armes ne seraient donc pas controversées, à leurs yeux. Il est vrai qu’ils s’alignent ainsi sur les conventions internationales, comme si ces dernières étaient des repères, tout comme les indices…Heureusement, d’autres initiatives font preuve de plus de sens critique, comme ces fonds de pension qui renoncent à investir dans des fonds de private equity finançant la construction et la gestion de prisons et encouragent l’alternative au tout-carcéral. Vivement que ces grands argentiers poussent un peu leur réflexion jusqu’à investir dans des actions de fond pour arracher la délinquance à la racine…
L’année 2018 s’est révélée dynamique pour Siparex. «Nos actifs sous gestion n’ont cessé de progresser depuis 10 ans et atteignent 2 milliards d’euros, objectif que nous nous étions fixé pour 2020», s’est réjoui son président Bertrand Rambaud, lors d’un point annuel sur l’activité de la société d’investissement. Siparex a enregistré l’an passé une croissance de 15% de ses investissements à 235 millions d’euros, tandis que les cessions ont progressé de 25% à 259 millions. Les levées de fonds ont atteint 300 millions d’euros, avec les closing d’un fonds midmarket et du fonds Siparex Transatlantique, en partenariat avec Desjardins Capital (75 millions d’euros). Pour 2019, Siparex prévoit la levée d’un fonds mezzanine et d’un fonds italien de deuxième génération.
La société de gestion Fiera Capital vient d’annoncer sa décision de dissoudre sonfonds de revenu et de croissance d’actifs immobiliers, RAI.UN (TSX), aux environs du 22 mars prochain. Dans un communiqué, la société rappelle qu’elle a le pouvoir de dissoudre le fonds sans l’approbation des porteurs de parts si elleestime «qu’il n’est plus judicieux sur le plan économique d’en maintenir l’existence ou qu’il serait dans l’intérêt du fonds de le dissoudre». Ainsi, compte tenu de la taille actuelle du fonds (18 millions de dollars) et de ses dépenses connexes, le gestionnaire a établi qu’il est dans l’intérêt des porteurs de parts du fonds de le dissoudre. Le gestionnaire peut demander la vente des titres du portefeuille du fonds avant la date de dissolution pour faciliter une liquidation ordonnée du portefeuilleet sa dissolution. Par conséquent, il peut exister d’importantes positions de trésorerie avant la date de dissolution. Après le règlement ou la constitution d’une provision au titre du règlement de l’ensemble des dettes du fonds, l’actif net sera distribué proportionnellement aux porteurs de parts, et le fonds sera dissous. Il est prévu que les parts du fonds seront radiées de la cote de la TSX au plus tard à la date de dissolution.
Le fonds T.Rowe Price a ramené sa participation dans Tesla à 5,2%, a-t-il indiqué lundi dans un document déposé auprès des autorités boursières américaines. Dans sa précédente déclaration, le fonds d’investissement avait affirmé détenir 10,1% du capital, soit 17,38 millions d’actions, à la fin septembre, selon FactSet. L’action Tesla avançait de 3,3% à mi-séance, et bouclait à 312,84 dollars, soit +2,30%, soutenue par le relèvement de la recommandation de Canaccord, qui est passé à l’achat sur le titre, avec un objectif de cours de 450 dollars. L’intermédiaire financier juge que les investisseurs ne prennent pas suffisamment en compte les perspectives de croissance du spécialiste des véhicules électriques.
KKR met les bouchées doubles dans l’impact investing, cette philosophie d’investissement visant à conjuguer rentabilité financière et impact social et/ou environnemental positif. Moins de deux mois après le premier investissement réalisé dans le cadre de sa nouvelle stratégie « Global Impact », la firme américaine de private equity a annoncé lundi l’acquisition de 60% du capital de la société indienne Ramky Enviro Engineers, spécialisée dans la gestion des déchets, pour environ 510 millions de dollars (450 millions d’euros). Une somme très supérieure aux 33 millions de dollars injectés en décembre dans Barghest Building Performance, une entreprise basée à Singapour et proposant des solutions pour économiser l’énergie.
Le groupe Raise, fondé en 2013 par Clara Gaymard et Gonzague de Blignières, a promu Victoire Simon directrice de participations. L’intéressée fait partie de Raise Investissement depuis sa création. En tant que chargée d’affaires, elle a participé à neuf investissements, dont Babilou, opérateur de crèches privées, Socomore, fabricant de produits chimiques de spécialité et Artémis Courtage, spécialiste dans le courtage en crédit immobilier et assurance emprunteur. Diplômée de l’emlyon et de l’Université Paris Dauphine, Victoire Simon a commencé sa carrière chez KPMG Advisory, au sein du département Transaction Services. Elle a ensuite travaillé chez 21 Centrale Partners, fonds d’investissement actif en capital-développement et LBO dans le secteur des small et mid-caps, avant de rejoindre Raise.
Aterno se donne les moyens de ses ambitions européennes. Cette société alsacienne, qui conçoit des radiateurs à inertie haut de gamme et des systèmes d’autoconsommation énergétique, a convié Meeschaert Capital Partners à son tour de table. La société de private equity, qui succède à la holding d’investissement lyonnaise Orfite, dit avoir pris «une grande majorité» du capital, aux côtés de Thierry Fallard, le président d’Aterno, et de son équipe de management. Meeschaert précise avoir investi un montant se situant «dans le milieu» de la fourchette habituelle de ses tickets d’investissement, qui s’échelonnent entre 15 millions et 40 millions d’euros. Cet apport d’argent frais servira à financer le développement en Europe de l’Ouest d’Aterno, déjà présente en Belgique.
NextStage AM remet au pot chez Lease Protect. La société de gestion, actionnaire depuis 2014 de ce fabricant de solutions de sécurité pour lutter contre la démarque inconnue (vols), a réinvesti 3 millions d’euros dans le groupe, avec Andera Partners et les deux fondateurs, Patrick Lascar et Mikaël Choucroun. Ces deux derniers détiennent les deux tiers du capital, l’essentiel du solde revenant à NextStage AM. Andera Partners intervient pour apporter une dette mezzanine. Complété par une dette bancaire senior, le financement de la transaction doit permettre à Lease Protect de saisir des opportunités de croissance externe. Après une première acquisition – celle d’Adamis – en 2016, Lease Protect, qui loue des systèmes de vidéosurveillance, étudie actuellement deux dossiers.
EDH récidive dans le build-up. Après l’acquisition d’Aries l’été dernier, le groupe d’enseignement, spécialisé dans la communication et le journalisme et détenu par la société de capital-investissement Quilvest Private Equity, a réalisé une deuxième opération de croissance externe avec le rachat de Brassart. Axé sur la communication visuelle, ce dernier avait été acquis en 2013 par l’entrepreneur Michel Kubler. Il accueille environ 1.000 étudiants sur ses campus de Tours, Nantes, Caen, Bordeaux et Paris. Cette opération constitue une nouvelle étape dans la stratégie d’EDH visant à créer « un champion français » de la formation aux métiers du design graphique et de la création digitale. Le nouvel ensemble compte quelque 5.500 étudiants répartis sur 11 campus en France et trois sites à l’étranger (New York, Shanghaï, Alger).
Levées de fonds. Après avoir collecté 18,5 milliards de dollars en 2018 pour sa stratégie américaine, le plus important fonds de son histoire, Carlyle est encore sur la route pour de nouvelles levées de fonds. La société de private equity a annoncé le closing, à peine trois mois après son démarrage, du fonds Carlyle Europe Technology Partners IV à hauteur de 1,35 milliard d’euros, qui investira dans des PME technologiques en forte croissance en Europe et aux Etats-Unis. La société représente à ce jour 82 milliards de dollars d’actifs sous gestion au total. L’investisseur à l’appétit insatiable lèverait également, selon Bloomberg, le fonds Carlyle Global Partners II pour lequel il viserait 5 milliards de dollars et qui a vocation à investir à plus long terme dans les entreprises que les cinq ans en vigueur dans le private equity.
L’activité de private equity du Crédit Mutuel Arkéa a franchi un cap, avec 200 millions d’euros d’investissements engagés en 2018. Dans le détail, le groupe bancaire a investi 179 millions d’euros dans des opérations de capital-développement et de capital-transmission, et 21 millions d’euros en capital-innovation. Parallèlement, Arkéa a procédé l’an dernier à des sorties qui ont engendré un total de 43,7 millions d’euros de plus-values de cessions, contre 74,6 millions en 2017. L’activité de private equity de la banque gère 1 milliard d’euros de capitaux, dont 425,3 millions d’euros restent à investir.
Sequoia va accroître sa puissance de feu en Chine grâce à un nouveau fonds mondial croissance de 8 milliards de dollars, levé en quelques mois et disposant d’une large part d’investissements en Chine, rapporte le Financial Times. Dans le même temps, Sequoia China a levé un petit fonds de 150 millions de dollars dédié aux start-up chinoises.
Le groupe Axa a confié à Axa IM le soin de développer le "private equity" à impact sur des thématiques sociales et environnementales, principalement dans les pays émergents. Depuis cinq ans, deux fonds de fonds ont été lancés. D’après Alexandre Martin-Min à la tête de ce projet en tant que co-directeur de la plateforme "securitised & structured assets", la prochaine étape sera de s’associer avec les gérants locaux, de faire du co-investissement et d’impliquer les autres investisseurs institutionnels.