L’entreprise américaine de distribution industrielle HD Supply a annoncé hier la cession de White Cap, son activité de fourniture de matériel de construction, à une filiale de la société de capital-investissement Clayton, Dubilier & Rice (CD&R) pour un montant de 2,9 milliards de dollars (2,45 milliards d’euros) en numéraire. La transaction devrait être réalisée en octobre, a précisé HD Supply, qui compte utiliser le produit net de l’opération pour rembourser sa dette, financer des fusions-acquisitions et effectuer une distribution aux actionnaires.
Selon Bloomberg qui citait hier des sources proches du dossier, le groupe américain de capital-investissement envisage de céder Logoplaste, une société portugaise spécialisée dans les emballages en plastique, pour un montant susceptible de dépasser un milliard d’euros. Carlyle a mandaté les banques Barclays et Goldman Sachs pour le conseiller sur ce dossier. Le processus de vente, qui pourrait débuter après l’été, attirerait sans doute l’intérêt de concurrents industriels et d’autres fonds de private equity. Créée en 1976, Logoplaste a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de plus de 500 millions d’euros. Carlyle a investi en 2016 environ 660 millions d’euros pour en prendre le contrôle, selon l’une des sources.
Le conseil d’administration de MasMovil a donné son feu vert en fin de semaine dernière à l’acquisition du groupe par les fonds de private equity, KKR, Providence et Cinven, aucune offre alternative n’ayant été présentée durant le temps imparti. L’un des administrateurs, Rafael Dominguez, qui détient 8,25% du capital a toutefois voté contre le projet, jugeant le prix trop faible. Le rachat de l’opérateur de télécoms espagnol avait été annoncé en juin dernier. Son montant s'élève à 3 milliards de dollars (2,54 milliards d’euros). Certains actionnaires minoritaires, comme le fonds Polygon, ont également contesté les modalités de la transaction.
Le groupe européen de capital-investissement Astorg a annoncé vendredi avoir signé un accord ferme en vue de céder pour un montant non divulgué l’italien Surfaces Group au groupe américain de private equity TA Associates. Surfaces est le premier fournisseur mondial d’outils abrasifs et de composants utilisés pour fabriquer des matériaux à forte valeur ajoutée. L’entreprise, qui emploie plus de 500 personnes, compte sept sites industriels, commerciaux et de R&D répartis dans le nord de l’Italie. Elle détient également des filiales aux Etats-Unis, en Espagne, au Portugal, au Brésil, en Turquie, en Russie et en Inde. Son chiffre d’affaires dépasse 100 millions d’euros. L’opération, soumise aux autorisations réglementaires habituelles, devrait être finalisée durant le quatrième trimestre 2020.
Pictet Asset Management élargit son éventail de stratégies total return gérées activement, qui représentent 9 milliards de dollars (7,65 milliards d’euros) d’actifs sous gestion. La société de gestion a annoncé hier le lancement de Pictet TR-Aquila, fonds sans biais directionnel conforme à la directive UCITS (OPCVM) et offrant une liquidité hebdomadaire. Ce fonds vise un accroissement à long terme du capital, tout en maintenant une faible corrélation avec les marchés actions. Il écarte ainsi les entreprises fortement tributaires des paramètres macro-économiques et privilégie des secteurs de premier plan comme la santé, les TMT (technologies, médias et télécommunications) et la consommation. Il investit essentiellement dans des sociétés américaines et européennes dont les titres sont liquides.
Le fabricant de silicium sur isolant a annoncé hier que son conseil d’administration ne comptait plus qu’un représentant de CEA Investissement, en la personne de Guillemette Picard. Ce changement fait suite au franchissement en baisse, le 31 juillet 2020, par CEA Investissement, des seuils de 10% du capital et des droits de vote de Soitec. La société d’investissement du CEA détient désormais 7,73% du capital et 7,58% des droits de vote de Soitec. Par ailleurs, le conseil d’administration a «[pris] acte que Christophe Gégout n’est plus représentant en son nom propre de CEA Investissement au sein du conseil d’administration de Soitec mais qu’il conserve son poste et sa qualité d’administrateur indépendant».
Wendel a dévoilé hier un actif net réévalué (ANR) en baisse de 16,7% au premier semestre 2020, reflétant l’impact de la crise sanitaire sur les sociétés de son portefeuille. L’ANR a cependant atteint 138,6 euros par action à fin juin, contre 118,2 euros au 31 mars. Ce rebond s’explique par la hausse de 6% du cours de Bureau Veritas ainsi que par la progression de 20,3% de la valorisation des actifs non cotés. Le chiffre d’affaires semestriel de la société d’investissement a baissé 10,2%, à 3,59 milliards d’euros et sa perte nette part du groupe est ressortie à 203,7 millions. Celle-ci inclut 220 millions de dépréciations d’actifs et d'écarts d’acquisitions, dont la dépréciation totale de sa participation dans le groupe sud-africain Tsebo. Au 30 juin, la trésorerie disponible de Wendel s'élevait à 1,29 milliard.
Eurazeo, à travers sa filiale Eurazeo PME, a annoncé hier la signature d’un accord d’exclusivité aux termes duquel le groupe investirait environ 80 millions d’euros dans le groupe Utac Ceram, spécialisé dans les services de mobilité terrestre. Eurazeo PME détiendrait ainsi la majorité du capital, aux côtés des actionnaires actuels, à savoir le Fonds de consolidation et de développement des entreprises (FCDE), le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), les dirigeants et principaux cadres du groupe. «L’ambition commune d’Eurazeo PME, du FCDE et de l'équipe dirigeante réunie autour de Laurent Benoit est d’accélérer la croissance de l’entreprise en Europe et dans le monde et d’accompagner le développement du groupe», explique la société d’investissement. Son objectif est de soutenir le management dans l’accélération du plan de transformation de l’entreprise, qui a été amorcé lors de la prise de participation majoritaire du FCDE fin 2017.
Le fonds de capital-risque dirigé par Patrick Krug a été qualifié par le comité des investisseurs institutionnels français, dans le cadre du rapport Tibi.
La chaîne de restauration a obtenu un prêt de 65 millions d’euros auprès d’un pool bancaire composé de Barclays, Société Générale et Groupe Arkéa. Cette ligne de financement s’inscrit dans le cadre du dispositif de prêts garantis par l’Etat avec une garantie des pouvoirs publics à hauteur de 80 %. L’obtention de ce financement a eu lieu peu après la restructuration du groupe, menée par son propriétaire TDR Capital, qui a repris l’essentiel de la dette en s’alliant au fonds britannique AlbaCore Capital, comme l’a révélé L’Agefi au début du mois. Déjà en difficulté avant la crise sanitaire, Buffalo Grill avait fini 2019 sur un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros et un excédent brut d’exploitation (Ebitda) proche de 40 millions. Selon certaines sources, il tablerait sur un Ebitda négatif cette année.
Au premier semestre, la société d’investissement cotée a enregistré une progression de 4% des actifs sous gestion pour compte de tiers, à 12,9 milliards d’euros.
Les hedge funds et sociétés d’investissement ayant souscrit une assurance contre le risque de crédit afférent à Wirecard toucheront une indemnisation de 208 millions de dollars (176 millions d’euros) après la déclaration d’insolvabilité de la fintech allemande qui a suivi son scandale comptable. Les détenteurs de CDS (credit default swaps) sur Wirecard recevront ainsi 89% du montant couvert par ces instruments financiers, selon les résultats finaux d’une enchère organisée hier pour déboucler ces contrats.
Le producteur d’énergies renouvelables Technique Solaire repasse par la case financement. Après un premier tour de table réalisé il y a trois ans, il lève 25 millions d’euros supplémentaires en sollicitant à nouveau Bpifrance et Crédit Agricole. La banque verte intervient par le biais de ses fonds Carvest, Idia Capital Investissement et Crédit Agricole Touraine-Poitou. Technique Solaire reste contrôlé par ses trois fondateurs mais obtient là les moyens de ses ambitions. Il s’est en effet fixé l’objectif d’atteindre 1 GW de centrales photovoltaïques en exploitation d’ici quatre ans, contre 170 MW actuellement. A cette échéance, sa filiale Technique Biogaz devrait aussi exploiter 18 MW de centrales biogaz. Pour financer l’intégralité de ses projets, le groupe prévoit de mobiliser pas moins de 830 millions d’euros de financement dans les années à venir. Son chiffre d’affaires devrait avoisiner 50 millions d’euros cette année.
Selon plusieurs sources de presse, le groupe américain de gestion d’actifs BlackRock et le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA) seraient intéressés pour rendre une participation dans Autostrade per l’Italia (Aspi), aux côtés de la banque publique italienne Cassa depositi e prestiti (CDP). Aspi, filiale du groupe Atlantia, avait été impliquée dans l’accident du pont Morandi à Gênes en 2018. Mi-juillet le gouvernement italien a décidé de nationaliser Aspi, plutôt que de lui retirer sa concession autoroutière.