Succès. La performance du private equity français a atteint un sommet historique en 2019, selon une étude du cabinet eFront. Les fonds de LBO (leveraged buy-out) ont affiché l’an dernier une progression de 0,08 fois de leur TVPI (valeur totale à payer) pour atteindre une moyenne de 1,69 fois, un record. En termes de taux de rendement interne (TRI), la performance s’est aussi légèrement améliorée avec une moyenne de 12,1%, reflétant une accentuation de l’écart entre les meilleurs fonds et les moins performants. La progression du TRI s’explique notamment par une rotation plus rapide des actifs. A l’échelle mondiale, il faut désormais en moyenne 3,3 ans à un fonds pour générer de la liquidité, contre 5,5 ans avant la crise financière de 2008. Du côté des fonds venture français, le TRI s’est établi à 1,32 fois, conformément à la tendance précédente, et le TVIP à 4,5%.
C’est, en milliard d’euros, la valorisation de la start-up Voodoo, qui a fait entrer mi-août le géant chinois Tencent à son capital en position minoritaire. Le montant de la participation n’a pas été dévoilé mais confirme l’entrée de l’éditeur de jeux vidéo sur smartphone dans le club très fermé des licornes françaises. Voodoo avait déjà levé 172 millions d’euros en 2018 auprès d’un groupe d’investisseurs dont Goldman Sachs. Quelques jours plus tard, c’est Dataiku, spécialiste en intelligence artificielle créé en 2013 en France et aujourd’hui basé aux Etats-Unis, qui annonçait un tour de table de 100 millions de dollars auprès d’investisseurs américains. La start-up avait déjà levé des fonds auprès de Google en décembre 2019 pour atteindre le statut de licorne.
Après avoir absorbé le numéro deux du marché français Azenco, l’an dernier, le fabricant vendéen de vérandas Akena vient de racheter le gersois Abrisud, numéro un européen du secteur. Un groupe en difficulté. Initialement sous LBO (leverage buy out) avec Activa Capital, il avait procédé à une restructuration en 2018 – opération à l’issue de laquelle le fonds Andera Partners avait repris 50,1% du capital, au détriment de l’actionnaire historique Activa Capital. De quoi réduire la dette de moitié, à environ 30 millions d’euros. L’adossement à Akena se traduit donc par une sortie des actionnaires et par une perte des créances des banques. Grâce à ce rachat, Akena s’adjoint 57 millions de revenus et totalise désormais 160 millions d’euros de chiffres d’affaires, pour plus de 1.000 collaborateurs.
Les deux fonds de «private equity», alliés à l’italien Fondo FSI, seraient prêt à investir 1,3 milliard d’euros dans la première ligue italienne de football.
Le fabricant vendéen de vérandas Akena poursuit son développement dans la fabrication d’abris de piscine. Après avoir absorbé le numéro deux du marché français Azenco, l’an dernier, il vient de racheter le gersois Abrisud, numéro un européen du secteur. Un groupe en difficulté. Initialement sous LBO avec Activa Capital, il avait procédé à une restructuration en 2018 – opération à l’issue de laquelle le fonds Andera Partners avait repris 50,1 % du capital, au détriment de l’actionnaire historique Activa Capital. De quoi réduire la dette de moitié, à environ 30 millions d’euros. Mais en dépit d’une crise du coronavirus qui lui a permis de voir ses ventes progresser de 10 %, la situation n’était plus tenable.
Buffalo Grill a déposé son offre de reprise de Courtepaille auprès du tribunal de commerce d’Evry-Courcouronnes, en charge du redressement judiciaire de la chaîne de restaurants. L’opération consisterait à préserver 85% des 3.600 collaborateurs, soit 92 contrats de franchise et 145 restaurants Courtepaille détenus en propre, a annoncé le directeur général Jocelyn Olive, au quotidien Le Parisien. Contrairement à Courtepaille, Buffalo Grill s’est vu octroyer un prêt garanti par l’Etat de 65 millions d’euros, fin juillet. En parallèle, la chaîne de restauration détenue par TDR Capital a vu une large partie de sa dette absorbée par son partenaire financier, allié au fonds britannique AlbaCore Capital, comme le révélait L’Agefi. La décision du tribunal de commerce est attendu d’ici mi-septembre.
JPMorgan s’apprête à débourser un milliard de dollars pour devenir pleinement propriétaire de son fonds chinois, d’après un communiqué du Shanghai United Asset and Equity Exchange publié mardi. Cette annonce s’inscrit dans la lignée de l’annonce récente de Pékin d’ouvrir davantage les fonds et groupes financiers aux firmes étrangères. La filiale gestion d’actifs de JPMorgan va racheter les 49% de parts – jusque-là détenues par son partenaire chinois Shanghai International Trust Co – qu’elle ne détient pas encore dans China International Fund Management Co (CIFM). Celui-ci est évalué à 7 milliards de yuan (800 millions d’euros), indique le communiqué. Un prix surestimé selon certains analystes, cités par Reuters.
La chaîne de steak-house Buffalo Grill officialise ses ambitions en matière de croissance externe. Elle a déposé son offre de reprise de Courtepaille auprès du tribunal de commerce d’Evry-Courcouronnes, en charge du redressement judiciaire de la chaîne de restaurants. Le 20 août, l’Autorité de la concurrence avait reçu notification de ce projet de concentration.
Dataiku a levé 100 millions de dollars supplémentaires en élargissant son tour de table aux fonds américains Stipes et Tiger Global Management. En décembre 2019, la start-up d’origine française, qui veut démocratiser les usages de la data science et l’accès à l’intelligence artificielle en entreprise, s’était déjà ouverte à CapitalG (ex-Google Capital), qui avait racheté une partie des titres détenus par le fonds tricolore Serena. Une opération qui l’avait alors valorisé 1,4 milliard de dollars. Un an plus tôt, elle avait empoché une série C de 101 millions de dollars auprès d’Iconiq Capital, d’Alven Capital, de Battery Ventures, de Dawn Capital et de Firstmark Capital. La plate-forme de Dataiku a bâti son succès sur son aspect collaboratif. Elle serait aujourd’hui utilisée par près de 300 clients.
La promesse de Dataiku de démocratisation de l’accès à l’intelligence artificielle pour les entreprises continue de séduire. Née il y a six ans à Paris et depuis basée à New-York, la jeune pousse a levé 100 millions de dollars supplémentaires en élargissant son tour de table aux fonds américains Stipes et Tiger Global Management. En décembre 2019, elle s’était déjà ouverte à CapitalG (ex-Google Capital), qui avait racheté une partie des titres détenus par le fonds tricolore Serena. Une opération qui l’avait alors valorisé 1,4 milliards de dollars. Un an plus tôt, elle avait empoché une série C de 101 millions de dollars auprès d’Iconiq Capital, d’Alven Capital, de Battery Ventures, de Dawn Capital et de Firstmark Capital.
Nordic Capital fait partie de ces grands fonds de private equity à ne pas souffrir des conséquences du Covid-19. Selon Bloomberg, le gérant nordique aurait déjà levé 5 milliards d’euros pour son véhicule de dixième génération. Le hard cap du fonds a été fixé à 5,8 milliards et devrait donc être rapidement franchi. De nouveaux souscripteurs et des historiques ont répondu à l’appel. Fidèle «limited partner» de Nordic Capital depuis 17 ans, le Pension Reserves Investment Management du Massachusetts s’est par exemple engagé à hauteur de 175 millions de dollars dans ce nouveau fonds, tandis que le Washington State Investment Board a mis sur la table 424 millions de dollars. Le précédent véhicule, Nordic Capital Fund IX, avait été constitué en 2018 et totalisait 4,3 milliards d’euros. Dans l’Hexagone, le gérant était candidat au rachat de Curium Pharma, face à son éternel concurrent suédois EQT Partners. Le processus de cession avait cependant dû être repoussé en raison de l’impact de la pandémie sur le groupe spécialisé en médecine nucléaire.
Bain Capital va débourser 1,2 milliard de dollars pour acquérir le groupe de cliniques et de crèches japonais Nichiigakkan malgré la contre-offre déposée à la dernière minute par Baring Private Equity Asia, pourtant 20% supérieure. La période d’offre de Bain n’a pas été prolongée pour permettre à la société d’examiner cette contre-proposition, ce qui a suscité des critiques parmi les actionnaires minoritaires de Nichiigakkan. Bain a lancé son offre en mai et avait depuis relevé son prix.
Jim Momtazee, ancien associé de KKR, a lancé son propre fonds d’investissement spécialisé dans la santé, secteur qu’il dirigeait lorsqu’il travaillait pour le groupe américain de private equity. Patient Square Capital a été fondé avec Maria Walker, une ancienne associée de KPMG. Le spectre d’intervention du fonds sera large, des biotech aux diagnostics, en passant par les groupes de services à l’industrie de la santé.
La société britannique de capital-risque Amadeus Capital Partners prévoit de lever par le biais de trois fonds un montant global de 400 millions de dollars (339 millions d’euros) pour investir dans des secteurs technologiques comme les logiciels d’entreprise, l’intelligence artificielle ou la cybersécurité, selon Bloomberg qui se référait hier à des sources proches du dossier. Les deux fonds les plus importants visent chacun une collecte de 150 millions de dollars et leur levée de fonds commencera à l’automne. Fondée en 1997 par Anne Glover et Hermann Hauser, Amadeus Capital détient des participations dans une cinquantaine d’entreprises et a continué à investir durant la crise sanitaire.
Le groupe de capital investissement a annoncé hier acquérir 75% du spécialiste de la livraison de colis Hermes UK, et 25% de Hermes Germany. Otto Group, qui détient les deux entreprises, conservera respectivement 25% et 75% du capital. Hermes UK est, de manière logique, sorti gagnant du confinement. Le groupe britannique a annoncé vouloir recruter plus de 10.000 personnes pour faire face à la croissance du secteur. Goetzpartners, Goldman Sachs et UBS, ainsi que le cabinet d’avocat Kirkland & Ellis, ont accompagné Advent dans la transaction. Une fois le rachat conclu, le management d’Hermes UK et Germany devrait rester identique.