Après le succès de la commercialisation des premiers fonds Eurazeo ouverts aux particuliers, Eurazeo a annoncé mardi le lancement du fonds European Real Estate II ELTIF1, offrant pour la première fois à une clientèle patrimoniale la possibilité d’accéder à l’univers de l’immobilier non coté, habituellement réservé aux investisseurs institutionnels. Ce fonds a pour objectif de financer des sociétés détenant et exploitant leurs propres actifs immobiliers, de les accompagner dans leur stratégie de croissance et de réaliser des opérations immobilières à forte valeur ajoutée en Europe. Ce véhicule d’investissement, à la frontière du private equity et de l’immobilier, prendra une quote-part des investissements réalisés par l’équipe Real Assets du groupe, prenant ainsi part à un programme de près d’un milliard d’euros. De plus, chacun des investissements de l’équipe intègre des critères extra-financiers s’articulant autour de la stratégie O+ d’Eurazeo. Le nouveau fonds bénéficie du label ELTIF (European Long Term Investment Fund), lui permettant d’être distribué auprès d’investisseurs non professionnels dans toute l’Europe, ainsi qu’aux clients institutionnels.
Le spécialiste de l’investissement non coté Andera Partners a annoncé vendredi le premier closing à 450 millions d’euros de son fonds Andera MidCap 5, fonds successeur de Winch Capital 4, avec un objectif final de 600 millions d’euros. Il s’agit du cinquième véhicule de l’équipe Andera MidCap qui depuis 20 ans accompagne en fonds propres les dirigeants-actionnaires d’entreprises de croissance dans leurs stratégies de changement d’échelle et de transformation de leur organisation. L’équipe a pu compter sur la confiance renouvelée de partenaires historiques tels que Société Générale Assurances, BNP Paribas Cardif, Bpifrance, MACSF, CNP Assurances ou Ardian et a également attiré de nouveaux investisseurs français et internationaux. Les 15 sorties réalisées sur les fonds Winch Capital 3 et 4 ont généré un multiple de 3,3 fois en moyenne.
C’est au large de l’île de Sein que deux vieux loups de mer du capital-investissement ont trouvé l’inspiration pour baptiser leur nouvelle société à mission, Armen. Du nom du mythique phare d’Ar-Men (« la pierre », en breton – photo) qui, souvent au cœur des tempêtes, guide les marins de jour comme de nuit (trois éclats blancs toutes les 20 secondes). Gageons qu’Armen trouvera le chemin de la croissance avant les quatorze ans qu’aura duré la construction du phare. Comme ce dernier depuis plus d’un siècle, Armen se veut « partenaire de confiance » et « catalyseur de développement durable et responsable » pour les sociétés de gestion alternatives européennes au sein desquelles elle investira en minoritaire. A la barre, le président Dominique Gaillard et le directeur général Laurent Bénard. Le premier a, lors de précédents embarquements, présidé France Invest ou dirigé Ardian. Le second a dirigé Capza.
C’est la dernière levée de fonds d’Alan, le néoassureur santé lancé en 2016 qui compte désormais 300.000 membres et 15.000 entreprises clientes. Sa valorisation atteint les 2,7 milliards d’euros. Le tour de table est mené par Teacher’s Venture Growth – qui dépend de l’Ontario Teacher’s Pension Plan Board, gérant 242 milliards de dollars canadiens, soit 178 milliards d’euros – avec la participation d’investisseurs nouveaux et historiques dont Temasek, Index, Coatue, Ribbit Capital, Exor, Dragoneer et Lakestar.
C’est le montant levé par Sonarsource, une société suisse de « clean code » créée à Annecy. En clair, la société aide les développeurs de logiciels à écrire du code de bonne qualité. Sa solution est utilisée par 80 sociétés du classement Fortune 100. Les nouveaux investisseurs, Advent International, General Catalyst et Permira Growth Opportunities s’ajoutent à Insight Partners et aux actionnaires fondateurs et valorisent la société 4,25 milliards d’euros. Sonarsource vise un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros dans les prochains mois, grâce à une accélération de ses ventes dans le monde.
L’ancien directeur général d’Ardian, Dominique Gaillard, et l’ancien DG de Capza, Laurent Bénard, ont annoncé lundi le lancement de leur structure, Armen. Elle investira dans des sociétés de gestion alternative européennes et les accompagnera dans leur croissance, au travers d’opérations appelées « GP Stake ». Ce mécanisme consiste à prendre des participations minoritaires dans le capital des sociétés de gestion alternative. Largement développée aux États-Unis depuis 2010, cette stratégie y est en pleine croissance et émerge rapidement en Europe.
Un an après son départ de Natixis, Jean Raby rejoint la société de private equity Astorg en tant que partner, en charge du développement.L’ancien directeur général de Natixis Investment Managers va coordonner les fonctions de relations investisseurs et de marketing de la boutique. Il va créer deux autres fonctions clés : la communication et le développement. Bien que basé à Paris, le dirigeant franco-canadien aura un périmètre mondial. Astorg a une présence à Londres, Francfort, Milan, Luxembourg et New York. Le gérant de private equity a connu un fort développement ces dernières années, avec des encours qui ont grimpé de 7 milliards début 2019 à 15 milliards d’euros actuellement.
Elon Musk est la cible d’une plainte déposée vendredi devant un tribunal du Delaware par un fonds de pension américain qui cherche à empêcher l’homme d’affaires de boucler rapidement le rachat du réseau social Twitter pour 44 milliards de dollars (41,6 millions d’euros). Le fonds de pension de la police de la ville d’Orlando estime qu’en vertu de la réglementation du Delaware, Elon Musk ne peut pas boucler le rachat de Twitter avant 2025 au plut tôt, à moins que des actionnaires représentant les deux-tiers des actions Twitter non détenues par le patron de Tesla n’approuvent l’opération. Elon Musk est un «actionnaire intéressé» après avoir acquis une participation de plus de 9% au capital de Twitter, ce qui exige un délai, peut-on lire dans la plainte. Twitter et son conseil d’administration sont également visés par cette procédure.
Le fonds souverain norvégien (NBIM), le plus important du monde avec près de 1.200 milliards d’euros d’actifs, s’attend à des conditions de marchés difficiles en raison de l'évolution de la situation géopolitique et de l’inflation, a déclaré mardi son directeur général. «Les conséquences géopolitiques de la guerre sont difficiles à prédire mais nous allons sans doute au-devant des plus importants changements depuis 30 ans», a dit Nicolai Tangen dans sa déclaration préliminaire écrite à l’occasion de son audition par la commission des Finances du parlement norvégien. Au premier trimestre 2022, Norges Bank IM, qui gère le fonds, a accusé une perte de valeur en raison des turbulences de marché. La valeur des actifs du NBIM a reculé de 683 milliards de couronnes norvégiennes (70,9 milliards d’euros) entre début janvier et fin mars 2022, soit un rendement de -4,9%.
Le fonds souverain norvégien (NBIM), le plus important du monde avec près de 1.200 milliards d’euros d’actifs, s’attend à des conditions de marchés difficiles en raison de l'évolution de la situation géopolitique et de l’inflation, a déclaré mardi son directeur général.
Manulife Investment Management vient d’annoncer la promotion de Jessie Liu au rang de directrice des transactions et de la gestion de portefeuilles pour la division immobilière en Asie. Elle remplacera Kenny Lam, directeur d’investissement et directeur de transactions, qui quittera ce poste en juin après cinq ans. Basée à Hong Kong, Jessie Liu sera rattachée à Marc Feliciano, directeur mondial de l’immobilier. Elle rejoindra également le comité de direction pour l’immobilier au niveau mondial. Jessie Liu est entrée chez Manulife IM en 2019 comme managing director, où elle était chargée de diriger les transactions d’investissement sur des marchés clés en Asie à travers pour les secteurs de la logistique, de l’immobilier commercial et du multifamilial. Auparavant, elle a occupé plusieurs postes seniors chez China Resources Land Private Equity et Yue Yuen Industrial. Elle a également travaillé au sein de l’équipe immobilière de Blackstone et de Merrill Lynch Real Estate Principal Investments.
Trop haut. Pour 91 % des fonds de capital-investissement, les multiples de valorisation dans les opérations d’acquisition se révèlent surévalués, selon l’étude annuelle menée par Roland Berger, qui a interrogé quelque 1.700 acteurs du secteur à travers l’Europe. Ce pourcentage s’élevait à 82 % un an plus tôt. La part des fonds jugeant les actifs correctement valorisés a reculé en un an, de 17 % à 8 %. Les fonds sont pourtant 40 % à anticiper une poursuite de la hausse des multiples cette année, 38 % misant sur une légère augmentation et 2 % prévoyant une forte progression. Cette tendance ne devrait pas pour autant freiner l’activité, 63 % du panel projetant un accroissement des opérations. Cette augmentation s’annonce à deux chiffres pour 11 % des experts interrogés, 52 % misant sur une hausse de moins de 10 % en 2022.
C’est, en milliards de dollars, le montant collecté par Ardian pour sa huitième génération de fonds secondaire dédié aux infrastructures, ASF VIII Infrastructure. Un nouveau record mondial, le véhicule représentant plus du triple du précédent fonds d’Ardian, levé en 2017. ASF VIII Infrastructure, déjà investi à 30 % à travers deux transactions, vise les fonds et actifs de première qualité en Amérique du Nord et en Europe. L’activité secondaire d’Ardian atteint désormais 63 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
Déjà actionnaire de référence d'Elsan, le fonds veut racheter l'australien Ramsay, premier acteur des soins privés en France au travers de sa filiale Ramsay Santé.