Le conseil d’administration du Mécanisme européen de stabilité (MES) conviendra vendredi de verser la semaine prochaine à la Grèce une prochaine tranche d’aide de 7,5 milliards d’euros, selon Reuters qui cite des hauts fonctionnaires européens. Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe), gouverneurs du MES, seront réunis demain à Luxembourg pour l’assemblée annuelle du fonds de renflouement de la zone euro et doivent signer un protocole d’accord amendé sur le renflouement de la Grèce. Les 7,5 milliards d’euros ainsi dégagés constitueraient une avance sur une tranche totale d’aide de 10,3 milliards dont la Grèce doit bénéficier suivant un accord conclu par l’Eurogroupe en mai.
Une politique budgétaire plus expansionniste faciliterait la tâche de la Banque centrale européenne pour stimuler la reprise dans la zone euro mais peu de pays disposent de marges de manœuvre pour cela, notamment pas la France dont la dette publique «a très rapidement augmenté au cours des dix ou quinze dernières années» , a déclaré Benoît Coeuré, membre français du directoire de la BCE, dans une interview à France 24 qui doit être diffusée aujourd’hui. Selon lui, tous les pays de la zone euro ont en revanche des «marges de manœuvre importantes pour mieux doser la politique budgétaire, c’est-à-dire faire un effort sur les dépenses improductives et réorienter la politique budgétaire vers ce qui est favorable à la croissance, soit baisser les impôts lorsqu’ils sont trop élevés, soit faire des dépenses d’investissement public notamment pour les jeunes, la recherche l’innovation, là où c’est utile».
Le premier ministre japonais Shinzo Abe a indiqué cette nuit qu’il compte repousser à 2019 la hausse du taux de TVA de 8% à 10%, initialement prévue pour 2017. « Je veux assumer ma responsabilité d’accélerer les Abenomics encore davantage. C’est dans ce contexte que j’ai décidé de repousser la hausse du taux de TVA à 10% de 2 ans et demi. (…) Le Japon va poursuivre les réformes structurelles pour atteindre un niveau de croissance solide », a expliqué Shinzo Abe devant les membres de son parti. Cette décision, largement attendue, s’inscrit dans le cadre du lancement prochain d’un vaste plan de relance budgétaire destiné à soutenir la croissance en berne et l’inflation revenue en territoire négatif malgré la politique ultra-accommodante menée par la Banque du Japon.
Le président de la République a renoncé à l’annulation de 114 millions d’euros de crédits destinés à la recherche, qui avait provoqué l'émoi du secteur, a annoncé hier le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La commission des Finances de l’Assemblée nationale s'était elle-même prononcée contre l’annulation, prévue par le gouvernement, de ces crédits destinés au CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives) et au CNRS (Centre national de la recherche scientifique).
Le président de la République a renoncé à l’annulation de 114 millions d’euros de crédits destinés à la recherche, qui avait provoqué l'émoi du secteur, ont annoncé lundi plusieurs scientifiques et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La commission des Finances de l’Assemblée nationale s'était elle-même prononcée contre l’annulation, prévue par le gouvernement, de ces crédits destinés au CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives) et au CNRS (Centre national de la recherche scientifique).
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe serait prêt à reporter la deuxième hausse de TVA prévue initialement en avril 2017 pour le porter à 10% afin de soutenir l’activité du pays, indique Reuters qui cite plusieurs sources gouvernementales. Or, Shinzo Abe a évoqué jeudi devant ses homologues du G7 des risques de crise similaire à celle de 2008, et prévoit de mettre en place un vaste plan de relance budgétaire. L’économie, qui a échappé au premier trimestre à une récession technique, reste pénalisée par la forte hausse du yen depuis le début de l’année ainsi que par une faible inflation revenue en territoire négatif en avril à -0,3% malgré les mesures exceptionnelles déjà prises par la BoJ.
La Commission européenne a validé la loi de Finances 2016 de l’Italie et l’objectif d’un déficit budgétaire ramené à 2,3% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé hier le ministère de l’Economie à l’issue de négociations longues et ardues entre Bruxelles et Rome. Le ministère a publié la lettre de la Commission accordant au gouvernement italien l’essentiel de la marge de manœuvre budgétaire qu’il souhaitait pour cette année. La «flexibilité par rapport à l’objectif de déficit initial équivaut à 0,85% du PIB, soit environ 14 milliards d’euros», précise cette lettre. Après deux années de mansuétude, l’exécutif européen demande toutefois à l’Italie de prendre davantage de mesures d’ajustement pour pouvoir tenir son engagement de ramener l’objectif de déficit à 1,8% en 2017. Le gouvernement italien prévoit par ailleurs d’abaisser le ratio dette/PIB à 132,4% cette année, contre 132,8% en 2015.
Les ministres des Finances de la zone euro vont tenter le 24 mai de conclure avec la Grèce à la fois un compromis sur un ensemble de réformes « optionnelles » pour garantir qu’Athènes respectera ses objectifs budgétaires et un accord politique relatif à un futur allègement de sa dette, a déclaré hier un responsable de l’Union européenne. Les ministres de la zone euro ne veulent s’engager sur ce dernier point que si la Grèce remplit certaines conditions, notamment l’adoption de réformes optionnelles pouvant être mises en oeuvre si les objectifs budgétaires fixés à Athènes ne sont pas atteints.
Les ministres des Finances de la zone euro vont tenter le 24 mai de conclure avec la Grèce à la fois un compromis sur un ensemble de réformes « optionnelles » pour garantir qu’Athènes respectera ses objectifs budgétaires et un accord politique relatif à un futur allègement de sa dette, a déclaré mardi un responsable de l’Union européenne. Les modalités d’un allègement du fardeau de la dette grecque font déjà l’objet de discussions techniques à un niveau subalterne. Les ministres de la zone euro ne veulent s’engager sur ce point que si la Grèce remplit un certain nombre de conditions, notamment l’adoption de réformes optionnelles susceptibles d'être mises en oeuvre si les objectifs budgétaires fixés à Athènes ne sont pas atteints.
L'économie française ne devrait pas notablement s’améliorer d’ici deux ans, selon la Commission, ce qui ne permettra pas de respecter les engagements budgétaires.
Après l’annulation de la réunion initialement prévue hier, le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a informé la Grèce que les ministres des Finances de la zone euro se réuniraient le 9 mai pour tenter de relancer les négociations entre Athènes et ses créanciers étrangers, a déclaré hier soir son porte-parole. Le pays a besoin de nouveaux prêts pour rembourser environ cinq milliards d’euros de dette arrivant à échéance d’ici à la mi-juillet.
Dans un référé rendu public hier et adressé au Premier ministre, la Cour des comptes dénonce les sommes élevées (un milliard d’euros en montant cumulé) consacrées ces dix dernières années aux écoutes judiciaires pour des résultats peu satisfaisants, une situation principalement liée à la gestation laborieuse de la plate-forme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). Elle préconise un pilotage interministériel dans ce domaine, une rationalisation de la dépense et une anticipation de l'évolution du système «afin de satisfaire complètement les besoins actuels et futurs des enquêteurs judiciaires».
En se fondant sur les chiffres publiés par Eurostat, la Commission européenne a annoncé aujourd’hui qu’Athènes a dégagé un excédent primaire (hors service de la dette) de 0,7% de son produit intérieur brut (PIB) l’année dernière. L’objectif assigné à la Grèce s'élevait à 0,25%. Un responsable gouvernemental grec a estimé que la performance réalisée par la République hellénique remettait en question la nécessité d’intensifier les mesures d’austérité, préconisée par les créanciers du pays.
En se fondant sur les chiffres publiés par Eurostat, la Commission européenne a annoncé aujourd’hui qu’Athènes a dégagé un excédent primaire (hors service de la dette) de 0,7% de son produit intérieur brut (PIB) l’année dernière. L’objectif assigné à la Grèce s'élevait à 0,25%. Un responsable gouvernemental grec a estimé que la performance réalisée par la République hellénique remettait en question la nécessité d’intensifier les mesures d’austérité, préconisée par les créanciers du pays.
A l’occasion d’un colloque organisé par la Banque de France sur les marchés émergents, son gouverneur François Villeroy de Galhau a plaidé lundi pour un approfondissement de l’Union économique et monétaire (UEM). «Le volet le plus urgent de la réforme de l’UEM concerne la mise en place d’une institution forte dirigée par un ministre des Finances de la zone euro afin de coordonner pleinement les politiques budgétaires et structurelles nationales», a-t-il déclaré.
Madrid respectera encore moins cette année qu’en 2015 son objectif de déficit public, a dit hier l’Airef, organisme indépendant en charge du contrôle du Budget, qui a appelé les autorités du pays à accentuer leurs efforts pour contrôler les dépenses. L’Espagne a affiché un déficit public de 5,2% du produit intérieur brut (PIB) en 2015 contre un engagement de le ramener à 4,2% en raison de dépenses plus élevées que prévu par les régions et de recettes moindres de la Sécurité sociale. L’Airef s’attend à un déficit légèrement supérieur à 4% du PIB cette année contre un engagement de Madrid vis-à-vis de la Commission européenne de le ramener à 2,8%. La Banque d’Espagne a dit la semaine dernière prévoir un déficit à 4,4% du PIB pour 2016. Le gouvernement intérimaire doit présenter avant fin avril à la Commission son plan pour se conformer à l’engagement de déficit pour cette année. Environ 25 milliards d’euros d'économies doivent être trouvées pour y parvenir, selon des calculs de Reuters.