Les élus républicains et démocrates du Sénat ont conclu hier un accord budgétaire qui, selon un responsable de la Maison Blanche, prévoit le relèvement du plafond des dépenses fédérales d’environ 300 milliards de dollars (244 milliards d’euros) au cours des deux prochaines années. L’accord contient notamment des dépenses, hors budget de la défense, de 131 milliards de dollars sur la période, soit 117 milliards de plus que la requête déposée par le président Donald Trump pour l’exercice fiscal 2018. Il prévoit d’allouer 20 milliards de dollars sur deux ans aux dépenses d’infrastructures.
La France prévoit de consacrer 295 milliards d’euros à ses armées entre 2019 et 2025, dans l’objectif de porter ses dépenses de défense à 2% du PIB en 2025, selon le projet de loi de programmation militaire (LPM) qui sera présenté aujourd’hui en conseil des ministres. Le budget de défense français, de 34,2 milliards d’euros en 2018, va bénéficier d’une hausse de 1,7 milliard d’euros par an jusqu’en 2022, avant des «marches» de 3 milliards par an à partir de 2023, soit après la prochaine élection présidentielle, selon la LPM dont l’AFP a obtenu les détails.
C’est un jugement sévère que porte la Cour des comptes, dans son rapport annuel, sur la stratégie de gestion des finances publiques mise en œuvre par Emmanuel Macron. Tant en ce qui concerne le court terme que les perspectives à moyen terme, les magistrats doutant fortement de la réduction à venir du déficit public, en fin de quinquennat.
Le déficit du budget de l’Etat français s’est bien établi à 67,8 milliards en 2017, contre 69,1 milliards en 2016, a annoncé hier le ministère de l’Action et des Comptes publics, qui confirme ainsi la première estimation publiée mi-janvier. La loi de finances initiale pour 2017, établie par le précédent gouvernement, l’anticipait en légère hausse, à 69,3 milliards d’euros, un objectif relevé à 74,1 milliards d’euros dans le cadre de la loi de finances rectificative (LFR) de fin d’année.
Le déficit du budget de l’Etat français s’est bien établi à 67,8 milliards en 2017, contre 69,1 milliards en 2016, annonce mardi le ministère de l’Action et des Comptes publics, qui confirme ainsi la première estimation publiée mi-janvier. La loi de finances initiale pour 2017, établie par le précédent gouvernement, l’anticipait en légère hausse, à 69,3 milliards d’euros, un objectif relevé à 74,1 milliards d’euros dans le cadre de la loi de finances rectificative (LFR) de fin d’année.
La croissance 2017 en France ne signifie pas que le pays, très endetté, dispose d’une «cagnotte» fiscale, a déclaré hier à Radio J le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. «Je pense que nous pourrions avoir deux bonnes nouvelles : d’une part la sortie de la France de la procédure de déficit excessif, et dans une autre procédure moins connue, qu’on appelle la procédure de déséquilibre macro-économique, la Commission européenne pourrait constater dans les semaines qui viennent que la France a amélioré sa performance en termes de réforme», a-t-il néanmoins souligné.
L’Allemagne dégagera un excédent budgétaire d’environ 1% du produit intérieur brut (PIB) en 2018, annonce le ministère de l’Economie dans un document consulté mardi par Reuters, ce qui laisse au prochain gouvernement une marge de manœuvre pour baisser les impôts et augmenter les investissements publics.
Le dollar est tombé vendredi à un niveau proche de son plus bas des trois dernières années, en raison du risque d’un «shutdown» (paralysie) du gouvernement des Etats-Unis à partir de minuit faute d’accord des parlementaires américains sur le budget. L’indice ICE U.S. Dollar, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de six autres devises, baissait de 0,3%, à 90,2, un niveau guère éloigné de son plancher des trois dernières années.
Les bonnes rentrées fiscales de fin d’année permettent à Bercy de boucler l’exercice budgétaire dans de bonnes conditions. Le déficit de l’Etat s’établit à 67,8 milliards d’euros, selon les données rendues publiques ce mardi par Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, soit un montant bien en-dessous de la dernière prévision (-6 milliards) et en amélioration de 1,3 milliard par rapport à 2016.
Selon des premières estimations diffusées hier par l’office fédéral allemand de statistiques, Destatis, les comptes publics allemands auraient été excédentaires en 2017 à hauteur de 1,2% du PIB. En 2016, l’excédent avait été de 0,8% du PIB, après 0,6% en 2015. En France, le gouvernement espère pouvoir afficher un déficit inférieur à 3% du PIB, mais tout dépend de la décision d’Eurostat concernant les créances nées de l’annulation de la taxe sur les dividendes. L’institut statistique européen pourrait décider que soient imputées l’ensemble de ces créances (10 milliards d’euros) sur 2017, ce qui risque de porter le déficit au delà de 3% de la richesse nationale.
Selon des premières estimations diffusées par l’office fédéral allemand de statistiques, Destatis, les comptes publics allemands auraient été excédentaires en 2017 à hauteur de 1,2% du PIB. En 2016, l’excédent avait été de 0,8% du PIB, après 0,6% en 2015. En France, le gouvernement espère pouvoir afficher un déficit inférieur à 3% du PIB, mais tout dépend de la décision d’Eurostat concernant les créances nées de l’annulation de la taxe sur les dividendes. L’institut statistique européen pourrait décider que soient imputées l’ensemble de ces créances (10 milliards d’euros) sur 2017, ce qui risque de porter le déficit au delà de 3% de la richesse nationale.
La France a entrepris des efforts pour réformer son économie et réduire les dépenses publiques et «nous attendons de la part de l’Allemagne qu’elle se joigne au mouvement, en menant une politique salariale plus offensive et en investissant plus», a déclaré le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire dans une interview diffusée hier par l’hebdomadaire allemand Die Zeit. La question des investissements et des dépenses publiques est au centre des discussions et des points de discorde entre les sociaux-démocrates du SPD et les démocrates-chrétiens (CDU et CSU) de la chancelière Angela Merkel pour la formation d’un nouveau gouvernement.
Le Conseil constitutionnel a validé hier dans les grandes lignes les mesures contestées de la loi de finances pour 2018, notamment la refonte de l’impôt sur la fortune, la réforme de la taxe d’habitation, la réduction des aides au logement (APL) et l’instauration d’une «flat tax» sur les revenus du capital. Le premier budget du quinquennat d’Emmanuel Macron franchit donc le dernier obstacle procédural, une semaine après son adoption définitive au Parlement. Le Conseil a néanmoins assorti son avis d’une réserve concernant les finances des communes, qui devront être maintenues au-dessus du seuil prévu par la loi. Durant les débats, l’exécutif s’est engagé à compenser le manque à gagner pour les collectivités locales. La transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI), mesure contestée notamment par la gauche, est globalement approuvée, à l’exception d’un détail portant sur le calcul de l’usufruit.
La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé hier avoir obtenu le dégel de 700 millions d’euros de crédits pour l'équipement des forces armées, une décision attendue par les militaires qui craignaient un arbitrage défavorable de Bercy. Au total, 2,7 milliards d’euros de crédits avaient été gelés début 2017 au titre de la régulation annuelle concernant l’ensemble des ministères. Sur ce montant, 850 millions d’euros ont été annulés en juillet, une décision du ministère des Comptes publics qui fut à l’origine de la démission du général Pierre de Villiers, chef d'état-major des forces armées. Florence Parly avait obtenu le dégel d’une première enveloppe de 1,2 milliard d’euros l'été dernier. Le budget des armées a été porté pour 2018 à 34,2 milliards d’euros de crédits, soit une hausse de 1,8 milliard par rapport à la loi de finances 2017. Une nouvelle loi de programmation militaire, portant sur la période 2019-2025, doit être adoptée d’ici à la fin du premier semestre 2018, avec l’objectif affiché d’un effort de Défense équivalent à 2% du PIB à l’horizon 2025.
Le déficit budgétaire du Portugal ne représentait que 0,1% du produit intérieur brut (PIB) sur les douze mois à fin septembre, le pays étant en passe de dépasser son objectif annuel en la matière et de réduire le poids de sa dette. Ce taux était de 1,3% sur les douze mois à fin juin, ce qui suggère un surplus budgétaire de 2,6% sur la seule période juillet-septembre. L’Institut national des statistiques portugais (INE) a précisé vendredi que sur les neuf premiers mois de l’année 2017, le déficit avait chuté pour revenir à 0,3% du PIB, soit bien moins que les 2,8% durant la même période en 2016.
Le Sénat italien a approuvé samedi le projet de budget 2018, désormais définitivement adopté, ouvrant la voie à des élections qui devraient avoir lieu début mars. Le texte, sur lequel le gouvernement de Paolo Gentiloni avait engagé sa responsabilité pour accélérer la procédure parlementaire, a été approuvé par 140 voix contre 97. La loi de finance, qui avait déjà été approuvée à la Chambre des députés, vise à ramener le déficit budgétaire à 1,6% du produit intérieur brut contre 2,1% cette année. Elle introduit par ailleurs une «taxe web» de 3% sur certaines transactions internet qui entrera en vigueur en 2019.
Le déficit budgétaire du Portugal ne représentait que 0,1% du produit intérieur brut (PIB) sur les douze mois à fin septembre, le pays étant en passe de dépasser son objectif annuel en la matière et de réduire le poids de sa dette. Ce taux était de 1,3% sur les douze mois à fin juin, ce qui suggère un surplus budgétaire de 2,6% sur la seule période juillet-septembre. L’Institut national des statistiques portugais (INE) a précisé vendredi que sur les neuf premiers mois de l’année 2017, le déficit avait chuté pour revenir à 0,3% du PIB, soit bien moins que les 2,8% durant la même période en 2016.
Le Conseil constitutionnel a annoncé ce jeudi avoir validé l’essentiel du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Seules quelques mesures non financières ont été invalidées, n’ayant pas leur place dans un PLFSS. Cela concerne diverses dispositions de l’article 58, relatif aux produits de santé et aux dispositifs médicaux ; l’article 52 permettant aux pharmaciens biologistes de consulter le dossier pharmaceutique du patient, et l’article 71 prévoyant l’affectation de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie au financement des dépenses de fonctionnement des conférences des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées.