Le ministre italien des Finances a promis de rassurer ses homologues de la zone euro, lors de la réunion de l’Ecofin qui se tient aujourd’hui à Luxembourg, au sujet des projets budgétaires de son gouvernement. Le projet de budget adopté jeudi dernier par le gouvernement italien prévoit un déficit de 2,4% du produit intérieur brut (PIB) jusque 2021. Bruxelles peut entamer une «procédure de déficit excessif» lorsque le déficit budgétaire d’un Etat membre de la zone euro dépasse 3% du PIB ou lorsque la dette est supérieure à 60% de ce PIB . Celle de l’Italie, la plus importante de l’UE, représentait 133,4 du PIB à la fin du premier trimestre 2018, selon Eurostat. Les 19 Etats membres de la zone euro doivent soumettre leur projet de budget à la Commission européenne avant le 15 octobre.
Si le Royaume-Uni et l’Union européenne ne parviennent pas à s’entendre sur un accord de libre échange, il pourrait en coûter chaque année aux entreprises européennes jusqu'à 14 milliards de livres sterling (15,8 milliards d’euros) de droits de douane, a déclaré hier le ministre britannique du Commerce, Liam Fox. «Si nous n’avions pas d’accord avec l’Union européenne, cela serait aussi très nuisible pour le commerce européen. Les entreprises européennes auraient à payer des droits pour avoir accès au marché britannique, peut-être à hauteur de 14 milliards de livres par an», a-t-il dit sur la BBC TV.
Le ministre italien des Finances a promis aujourd’hui de rassurer ses homologues de la zone euro, lors de la réunion de l’Ecofin qui se tient demain à Luxembourg, au sujet des projets budgétaires de son gouvernement, qui a, selon lui, bien l’intention de réduire la dette publique. Le projet de budget adopté jeudi dernier par le gouvernement italien formé par les eurosceptiques du Mouvement 5 Etoiles et de la Ligue, prévoit un déficit de 2,4% du produit intérieur brut (PIB) pour les trois prochaines années, ce qui ne permettra pas d’atteindre les objectifs de réduction de la dette publique.
Le déficit public de l’Italie en 2019 sera entre 2% et 2,5% du produit intérieur brut (PIB), estime Nomura, alors que le projet de loi de finances doit être présenté aujourd’hui par le gouvernement italien. Nomura juge «moins probable» l’annonce d’un déficit compris entre 1,5% et 2%, à 2% il serait «idéal», car il réduirait les tensions au sein du gouvernement tout en permettant de respecter les règles de l’Union européenne, souligne la banque. Alors que depuis la formation du gouvernement de coalition Mouvement 5 Etoiles/La Ligue en Italie, les estimations de déficit public vont de 1,6% à 3% du PIB. La coalition prône un déficit de 2,4%, affirmait Reuters hier soir.
Les dernières rumeurs font état d’un déficit inférieur à 2% en 2019, seul moyen susceptible de faire reculer la forte dette du pays qui inquiète les marchés.
Le projet de budget 2019 pour la Sécurité sociale présenté hier prévoit que le solde combiné du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) redevienne excédentaire pour la première fois depuis 2001, à hauteur de 700 millions d’euros. Selon les projections du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, ce retour dans le vert se fera dans la continuité d’une franche amélioration: le déficit global -régime général et FSV- devrait déjà passer de 5,1 milliards d’euros en 2017 à 1 milliard d’euros cette année, avant l’excédent de 0,7 milliard attendu l’an prochain. Pour le seul régime général, le PLFSS prévoit un excédent de 1,1 milliard d’euros, qui devrait s’accroître à 2,5 milliards en 2019. Il sera présenté en conseil des ministres la semaine prochaine. (Lire par ailleurs).
La coalition au pouvoir en Italie a l’intention de maintenir le déficit budgétaire sous le seuil des 2% du produit intérieur brut (PIB), indiquent les dernières sources gouvernementales citées par Reuters, à l’issue d’une réunion organisée à la présidence du Conseil. Afin de financer les promesses de campagne, le Mouvement 5 étoiles et la Ligue pressent le ministre de l’Economie, Giovanni Tria, d’accepter un déficit supérieur au cadre fixé par le précédent gouvernement, qui s'était engagé à le limiter à 1,6% l’an prochain, avant la présentation du budget prévue jeudi.
Le projet de budget 2019 pour la Sécurité sociale présenté mardi prévoit que le solde combiné du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) redevienne excédentaire pour la première fois depuis 2001, à hauteur de 700 millions d’euros. Selon les projections du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, ce retour dans le vert se fera dans la continuité d’une franche amélioration cette année: le déficit global -régime général et FSV- devrait déjà passer de 5,1 milliards d’euros en 2017 à 1 milliard d’euros cette année, avant l’excédent de 0,7 milliard attendu l’an prochain.
Giuseppe Conte, président du Conseil italien, comptait obtenir d’ici ce matin un accord sur les objectifs économiques et financiers de la coalition au pouvoir, rapporte Reuters de source gouvernementale. Le gouvernement doit présenter ses objectifs budgétaires avant le 27 septembre. Giuseppe Conte a fait état de progrès dans les pourparlers entre le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Ligue, les deux composantes de la coalition, qui pressent le ministre de l’Economie Giovanni Tria (sans étiquette) d’accepter un déficit supérieur au cadre fixé par le précédent gouvernement.
Giuseppe Conte, président du Conseil italien, compte obtenir d’ici à demain matin un accord sur les objectifs économiques et financiers de la coalition au pouvoir, rapporte Reuters de source gouvernementale. Le gouvernement doit présenter ses objectifs budgétaires avant le 27 septembre. S’adressant aux journalistes, Giuseppe Conte a fait état de progrès dans les pourparlers entre le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Ligue, les deux composantes de la coalition, qui pressent le ministre de l’Economie, Giovanni Tria, un universitaire sans étiquette, d’accepter un déficit supérieur au cadre fixé par le précédent gouvernement.
La transformation du Crédit d’impôt compétitivité-emploi (CICE) en baisses de charges pérennes pèsera lourdement sur le déficit de l’Etat en 2019, entraînant une hausse de celui-ci à 2,8% du PIB contre 2,6% en 2018. Le projet de loi de finances a été bâti sur une hypothèse de croissance de 1,7% l’an prochain, comme cette année, et d’une inflation de 1,6% en 2018 et 1,3% en 2019, des hypothèses jugées «plausible» par le Haut conseil des finances publiques dans un avis rendu lundi. Selon les chiffres publiés dans le projet de loi de finances, le déficit du budget de l'État -l’une des trois composantes du déficit public avec ceux de la Sécurité sociale et des collectivités locales- devrait atteindre 98,7 milliards d’euros l’an prochain.
Le Portugal devrait terminer l’année 2018 avec un déficit budgétaire représentant 0,7% du produit intérieur brut (PIB), un niveau conforme à la prévision du gouvernement en dépit d’un léger creusement au deuxième trimestre, a annoncé vendredi l’Institut national de la statistique (INE). Sorti depuis quatre ans d’un programme de renflouement international, le Portugal enregistrerait ainsi son déficit le plus faible depuis le retour à la démocratie en 1974. L’INE prévoit aussi que le ratio d’endettement du pays sera de 121,2% en fin d’année, un peu moins que la précédente prévision qui le donnait à 122,2%.
Le gouverneur de la Banque d’Italie, Ignazio Visco, a mis en garde avant-hier le gouvernement contre les effets d’un accroissement du déficit public sur les taux des obligations italiennes. Le gouvernement de coalition travaille sur son projet de budget 2019. Pour financer une partie de leurs promesses électorales, il presse le ministre de l’Economie, Giovanni Tria, d’accepter un déficit supérieur au cadre fixé par le précédent gouvernement. La coalition doit fixer d’ici à jeudi prochain les objectifs de croissance, de déficit et de dette sur lesquels sera bâti son projet de budget. L’Italie est, derrière la Grèce, le deuxième pays le plus endetté de l’Union européenne et doit émettre quelque 400 milliards d’euros d’obligations par an pour la financer.
Le Portugal devrait terminer l’année 2018 avec un déficit budgétaire représentant 0,7% du produit intérieur brut (PIB), un niveau conforme à la prévision du gouvernement en dépit d’un léger creusement au deuxième trimestre, a annoncé aujourd’hui l’Institut national de la statistique (INE). Sorti depuis quatre ans seulement d’un programme de renflouement international, le Portugal enregistrerait ainsi son déficit le plus faible depuis le retour à la démocratie en 1974.
La mise en œuvre de réformes structurelles ne saurait dispenser la France de réduire ses déficits structurels (hors effet de la conjoncture) et la trajectoire de ses finances publiques doit être conforme à ses engagements européens, a déclaré jeudi le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici. «Il est tout à fait important de continuer à réduire le déficit structurel, ne serait-ce que pour continuer à faire baisser la dette», a-t-il dit à la presse. Pierre Moscovici a souligné que, après sa sortie de la procédure européenne pour déficit excessif, la France se devait de respecter les dispositions du bras préventif du pacte de stabilité, à savoir un effort structurel annuel de l’ordre de 0,5 à 0,6 point de PIB sur sa dépense publique.
La mise en œuvre de réformes structurelles ne saurait dispenser la France de réduire ses déficits structurels (hors effet de la conjoncture) et la trajectoire de ses finances publiques doit être conforme à ses engagements européens, a déclaré jeudi le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici.
La Grèce respectera ses objectifs d’un excédent budgétaire primaire de 3,5% du PIB jusqu’en 2022 comme l’exigent ses créanciers, mais le gouvernement grec décidera de la politique à suivre pour y arriver, a déclaré le Premier ministre Alexis Tsipras devant le Parlement européen. La Grèce est sortie en août de son troisième et dernier plan de renflouement financier, d’un montant de 86 milliards d’euros. Elle a reçu au total 260 milliards d’euros d’aide financière de la zone euro depuis avril 2010, en contrepartie d’une politique d’austérité draconienne.