L’Etat a touché 2,8 milliards d’euros de dividendes en 2017 de la part des entreprises publiques cotées et non-cotées, indique le rapport annuel 2017/2018 de l’Agence des participations de l’Etat. En ne prenant en compte que les entreprises cotées, la somme tombe à 2,5 milliards d’euros, dont 1,3 milliard payés sous forme d’actions par EDF.
Le déficit public britannique pour l’année prochaine a été révisé en baisse et les prévisions de croissance prochaine relevées, montre le cadrage macro-économique du dernier budget britannique avant le Brexit présenté lundi après-midi par le ministre des Finances, Philip Hammond. La prévision de déficit public pour l’exercice 2018-2019 a été abaissée à 25,5 milliards de livres (28,7 milliards d’euros) contre 37,1 milliards prévu en mars, selon les chiffres de l’Office for Budget Responsibility (OBR), l’organisme indépendant qui détermine le cadre macro-économique du budget.
Un accord sur le Brexit permettant une augmentation des dépenses publiques est nécessaire pour mettre fin à l’austérité en Grande-Bretagne, a précisé hier le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, à la chaîne Sky News. Le ministre, qui doit présenter aujourd’hui un projet de budget, a expliqué que le gouvernement britannique aura démontré aux électeurs «que les efforts sont récompensés» si le Royaume-Uni obtient une sortie en douceur de l’Union européenne. La Grande-Bretagne a considérablement réduit son déficit budgétaire depuis la crise financière de 2008 mais ses niveaux d’endettement demeurent élevés. La plupart des économistes pensent que l'économie britannique subira des conséquences négatives s’il n’y a pas d’accord avec Bruxelles.
S&P Global Ratings a révisé la perspective de la note souveraine de l’Italie de «stable» à «négative», en maintenant inchangée la note de crédit de «BBB» accordée au pays. Une perspective négative peut être le prélude à un abaissement de note. L’avertissement lancé par l’agence de notation pourrait soulager les investisseurs, qui craignaient que S&P dégrade la note de l’Italie d’un cran comme Moody’s. Ces alertes sur la solidité financière du pays interviennent en réaction au bras de fer entre Rome et l’Union européenne au sujet du budget italien et du niveau de déficit anticipé pour 2019. Le rendement de l’emprunt italien à 10 ans était de 3,434% vendredi, selon Tradeweb.
Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé vendredi le relèvement du montant de l’aide financière à l’Argentine, porté à 56,3 milliards de dollars (49,4 milliards d’euros) en échange de nouvelles promesses d’ajustement budgétaire de Buenos Aires. Le président argentin, Mauricio Macri, avait conclu en juin avec le FMI un accord sur une assistance de 50 milliards de dollars. Selon Buenos Aires, cet accord engage le gouvernement argentin à de nouvelles réductions de dépenses et des hausses de taxes, afin de ramener à zéro l’an prochain le déficit budgétaire primaire (hors service de la dette), prévu à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) cette année.
La Commission européenne (CE) a rejeté aujourd’hui le projet de budget pour 2019 de l’Italie, parce qu’il enfreint les règles communautaires. Elle exerce pour la première fois une prérogative dont elle s'était dotée durant la crise de la dette souveraine. «Aujourd’hui, pour la première fois, la Commission est obligée de demander à un pays de la zone euro de revoir son projet de budget», a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président de l’exécutif européen, lors d’une conférence de presse.
Donald Trump a déclaré hier que le gouvernement comptait produire d’ici deux semaines une résolution prônant une baisse des impôts de 10% pour les revenus moyens. Il avait dit samedi que le gouvernement étudiait une nouvelle baisse d’impôt juste avant les législatives du 6 novembre. Les Républicains sont pour l’instant majoritaires aussi bien à la Chambre des représentants qu’au Sénat. Ce projet sera présenté avant les élections, mais soumis au vote du Congrès par la suite. Trump avait avancé ce projet durant la semaine où se terminait l’exercice budgétaire 2018, clos sur un déficit de 779 milliards de dollars, le plus élevé depuis six ans. L’administration avait déjà abaissé en décembre dernier le taux de l’impôt sur les sociétés, le ramenant de 35% à 21%.
Le gouvernement italien est disposé à discuter de ses objectifs budgétaires avec les autorités européennes, a déclaré aujourd’hui le vice-président du Conseil Luigi Di Maio, tout en réaffirmant que la coalition au pouvoir n’a aucune intention de quitter l’euro. Le gouvernement formé fin mai par la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) a maintenu qu’il tablait pour l’an prochain sur un déficit budgétaire de 2,4% du produit intérieur brut (PIB), contesté par la Commission européenne. Luigi Di Maio a déclaré que Rome enverra une lettre à Bruxelles lui expliquant les raisons pour lesquelles il s’en tenait à cet objectif.
Le projet de budget 2019 de l’Italie enfreint gravement les règles européennes en matière budgétaire, écrit la Commission européenne dans une lettre remise hier au ministre italien de l’Economie Giovanni Tria - ce qui pourrait préluder à un rejet sans précédent du projet de budget par l’exécutif européen. Bruxelles attend une réponse de l’Italie d’ici lundi. Elle y dit que les dépenses prévues par le gouvernement italien pour l’an prochain sont trop élevées, que le déficit structurel augmenterait, et que la dette publique du pays ne baisserait pas selon les règles fixées par l’UE. Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, avait souligné sur Facebook que l’Italie ne serait pas la seule à recevoir une lettre, évoquant «probablement l’Espagne, la France, le Portugal». Le projet de budget italien pour 2019 adressé à l’exécutif européen comporte un déficit public à 2,4% du produit intérieur brut (PIB).
Bruxelles entame ce jeudi un bras de fer avec la coalition populiste au pouvoir en Italie, en réclamant officiellement des «clarifications» sur son budget 2019, qui sort largement des clous européens. Le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a remis ce jeudi en mains propres au ministre italien des Finances, Giovanni Tria, une lettre de clarifications, selon l’exécutif européen. Cette lettre recense les inquiétudes de l’exécutif bruxellois sur le projet de budget italien pour 2019. Les deux responsables donneront ensuite une conférence de presse commune à Rome en fin d’après-midi.
Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a déclaré hier qu’il pensait qu’il n’y avait pas de raison de changer le projet de budget italien pour 2019, malgré les inquiétudes de Bruxelles. «Nous avons préparé ce budget très attentivement. Donc je pense qu’il n’y a pas de raison de le changer. Je suis confiant. Nous pouvons avoir un dialogue constructif», a-t-il précisé hier, en arrivant pour les discussions avec ses homologues européens à Bruxelles, se référant aux règles qui régissent les pays de la zone euro. «Bien sûr, nous écouterons les remarques, et nous y répondrons». Bruxelles a jusque lundi prochain pour adresser ses remarques formelles à Rome, et a le pouvoir légal de lui demander de revoir son projet de budget.
Le projet de budget italien pour 2019 pourrait bien être rejeté par la Commission européenne, a déclaré aujourd’hui Stefano Buffagni, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires régionales, interrogé par Radio Capital. «Le président du Conseil (Giuseppe) Conte va à Bruxelles pour expliquer les motivations» derrière ce budget, a-t-il ajouté. Rome a adressé avant-hier soir à la Commission son projet de loi de finances pour 2019, qui prévoit une nette hausse des dépenses publiques. Il prévoit de porter le déficit public à 2,4% du PIB italien, bien au-dessus de la trajectoire dessinée par le précédent gouvernement italien. L’exécutif européen dispose de deux semaines pour l’accepter, demander des ajustements ou le rejeter.
Le gouvernement socialiste portugais a promis hier d’atteindre en 2019 le plus faible déficit budgétaire de son histoire tout en augmentant le salaire de ses fonctionnaires, et en prévoyant des aides au transport pour les familles. Dans son projet de budget, le gouvernement s’est fixé pour objectif un déficit représentant 0,2% du produit intérieur brut, (PIB), contre 0,7% attendu cette année, et espère atteindre une croissance de 2,2%. Le ratio de dette du Portugal par rapport au PIB devrait tomber à 118,5% l’an prochain, contre 121,2% en 2018. Il prévoit aussi un taux de chômage à 6,3% l’an prochain, contre 6,9% en 2018. L'économie portugaise a fortement rebondi depuis ces trois dernières années et l’arrivée des socialistes au pouvoir après la crise de la dette en 2011, à la faveur d’un rebond des exportations, d’une hausse des investissements étrangers et d’un bond du tourisme et de l’immobilier.
La croissance de l'économie française devrait revenir à 1,7% cette année et en 2019, et ralentir légèrement à 1,6% en 2020, estiment les économistes interrogés par Reuters. En juillet, ils tablaient sur 1,9% de croissance cette année, puis 1,8% en 2019. Le FMI, l’OCDE, la Banque de France et l’Insee prévoient, eux, 1,6% de croissance pour 2018. Et l’institut Rexecode voit la croissance française ralentir à 1,3% en 2019. Les économistes interrogés tablent sur un deuxième semestre plus dynamique, avec un PIB à +0,5% au troisième comme au quatrième trimestres. S’agissant du déficit public, tous prévoient un solde 2018 négatif à hauteur de 2,6% du PIB, qui s’aggraverait à -2,8% l’an prochain sous l’impact de la transformation du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) en baisse de charges. Ils voient revenir le déficit à 1,7% du PIB en 2020, là où le gouvernement vise 1,4%.
Le gouvernement socialiste portugais a promis aujourd’hui d’atteindre en 2019 le plus faible déficit budgétaire de son histoire tout en augmentant le salaire de ses fonctionnaires et en prévoyant des aides au transport pour les familles. Dans son projet de budget, le gouvernement s’est fixé pour objectif un déficit représentant 0,2% du produit intérieur brut, (PIB), contre 0,7% attendu cette année, et espère atteindre une croissance de 2,2%. Le ratio de dette du Portugal par rapport au PIB devrait tomber à 118,5% l’an prochain, contre 121,2% en 2018.
Le gouvernement espagnol a réduit hier ses prévisions de croissance, de 2,7% à 2,6% pour cette année, et de 2,4% à 2,3% pour 2019, a déclaré la ministre de l’Economie Nadia Calviño. L’Espagne, qui a renoué avec la croissance en 2013, affichait des taux de plus de 3% ces trois dernières années. La décélération prévue s’explique par le ralentissement des exportations, la hausse des prix du pétrole et les incertitudes politiques liées au commerce mondial. Le budget prévisionnel de 2019 doit encore être voté par les partis régionaux au Parlement pour avoir force de loi. Le gouvernement a maintenu ses prévisions de déficit budgétaire établies en juillet, à 2,7% du produit intérieur brut cette année et 1,8% en 2019. Le projet de budget prévoit de relever de 4,4% le plafond des dépenses, à 125,1 milliards d’euros. Il vise à ramener le taux de chômage à 15,5% cette année, et 13,8% en 2019, étant le deuxième plus élevé en Europe après celui de la Grèce.
Le gouvernement italien a approuvé le projet de budget pour 2019, a annoncé le président du Conseil Giuseppe Conte à l’issue d’une réunion avec ses ministres, hier soir. Ce projet prévoit un «revenu de citoyenneté» pour les plus défavorisés, dès ce premier trimestre de 2019, un abaissement de l'âge de la retraite, et une amnistie partielle dans des contentieux fiscaux. Le gouvernement italien a envoyé ce cadre budgétaire à la Commission européenne pour évaluation et validation. La coalition formée par le M5S et la Ligue, au pouvoir depuis juin, a déjà dévoilé le cadre budgétaire de ces trois prochaines années, avec un déficit attendu pour l’année prochaine à 2,4% du produit intérieur brut (PIB), ce qui avait suscité l’inquiétude de la Commission européenne.
Le gouvernement espagnol a réduit lundi ses prévisions de croissance, de 2,7% à 2,6% pour cette année, et de 2,4% à 2,3% pour 2019, a déclaré la ministre de l’Economie Nadia Calviño. L’Espagne, qui a renoué avec la croissance en 2013, affichait des taux de plus de 3% ces trois dernières années. La décélération prévue s’explique par le ralentissement des exportations, la hausse des prix du pétrole et les incertitudes politiques liées au commerce mondial.