Le gouvernement italien maintient ses objectifs initiaux pour son budget 2019, en dépit des demandes de révision de la Commission européenne, a annoncé hier soir le co-vice-président du Conseil, Matteo Salvini. Il avait jusqu'à minuit pour transmettre un projet de budget révisé. Dans un communiqué diffusé à l’issue d’un conseil des ministres, Matteo Salvini souligne que l’objectif de déficit restera à 2,4% du PIB italien et que le gouvernement continue de tabler sur une croissance de 1,5% en 2019. Il évoque cependant des cessions d’actifs et une surveillance étroite de la dépense publique.
Les députés français ont adopté la nuit dernière par 24 voix contre 6 et une abstention le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2018, un texte «allégé». Ce collectif budgétaire ne prévoit aucune mesure fiscale ni aucun décret d’avance, un dispositif permettant au gouvernement d’ouvrir des crédits en urgence. Le texte, qui modifie peu les prévisions du gouvernement, a été soutenu par la majorité présidentielle (La République en Marche et MoDem), Les Républicains ont voté contre, et les socialistes se sont abstenus.
Le déficit budgétaire fédéral américain s’est creusé en octobre pour s'établir à 100 milliards de dollars, contre 63 milliards de dollars au cours du même mois de 2017, sous l’effet d’une progression plus rapide des dépenses (+18%) que des recettes (+7%), a indiqué hier le département du Travail. Octobre est le premier mois de l’exercice budgétaire américain. L’office budgétaire du Congrès table sur un déficit annuel de 981 milliards.
Le gouvernement italien, qui a jusqu'à mardi soir minuit pour transmettre à la Commission européenne un projet de budget révisé, pourrait offrir une concession mineure à ses partenaires européens. Selon Il Sole 24 Ore, la prévision de croissance officielle du pays pour 2019 pourrait être ramenée de 1,5% à 1,3%, la coalition au pouvoir actant le fait que son programme de relance aurait un effet moins fort que prévu sur l’activité. En revanche, Rome n’aurait pas l’intention de modifier sa prévision de déficit à 2,4% du PIB pour l’an prochain.
Les députés français ont adopté cette nuit par 24 voix contre six et une abstention le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2018, un texte «allégé» dont l’opposition a cependant critiqué les conditions d’examen. Ce collectif budgétaire ne prévoit aucune mesure fiscale ni aucun décret d’avance, un dispositif permettant au gouvernement d’ouvrir des crédits en urgence.
L’organisme italien indépendant chargé d'évaluer le budget chiffre à 2,6% le déficit budgétaire en 2019, au lieu des 2,4% prévus par le gouvernement. Devant une commission parlementaire, Giuseppe Pisauro, président de l’Office parlementaire du Budget (UPB) a expliqué cette divergence par des hypothèses macroéconomiques moins optimistes que celles du gouvernement, et par l’impact de la hausse des coûts d’emprunt sur les comptes publics. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré que l’Italie s'éloignait des exigences minimales fixées par le Pacte de stabilité. L’exécutif européen a rejeté en octobre le projet initial de budget italien pour 2019. Rome avait jusqu'à aujourd’hui pour modifier son projet.
Les trois principaux partis d’opposition, Rassemblement national, Républicains et France insoumise, expriment des positions concordantes sur le mouvement du 17 novembre contre la hausse du prix des carburants. Le gouvernement dénonce, lui, la «récupération» des «gilets jaunes». Cette semaine, Les Républicains (LR) distribuent 1,4 million d’exemplaires d’un tract fustigeant le «racket des automobilistes» auquel se livrerait l’exécutif en augmentant la fiscalité de l’essence (+2,9 centimes par litre au 1er janvier 2019) et du diesel (+6,5 centimes). La hausse des prix à la pompe s’explique aussi en grande partie par la remontée tendancielle des cours du pétrole. Le gouvernement doit dévoiler cette semaine des mesures censées aider les ménages face à la hausse des prix.
La ministre des Armées, Florence Parly, a défendu son budget dans une interview au Figaro de ce mardi, en réponse à l’opposition qui dénonce les changements apportés par le projet de loi de finances rectificative 2018. Il prévoit quelque 400 millions d’euros supplémentaires pour les opérations extérieures de l’armée française mais annule l'équivalent en crédits de réserve, ce qui revient à faire supporter au seul ministère des Armées la charge des Opex, en contradiction avec la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025. «Ces redéploiements n’auront aucune conséquence sur les commandes et les livraisons de matériels au profit des Armées», déclare-t-elle.
L’organisme italien indépendant chargé d'évaluer le budget chiffre à 2,6% le déficit budgétaire en 2019, au lieu des 2,4% prévus par le gouvernement, a déclaré aujourd’hui son président Giuseppe Pisauro. Devant une commission parlementaire, le président de l’Office parlementaire du Budget (UPB) a expliqué cette divergence par des hypothèses macroéconomiques moins optimistes que celles du gouvernement, et par l’impact de la hausse des coûts d’emprunt sur les comptes publics.
La Commission européenne craint un dérapage des dépenses associé à une croissance atone alors que le gouvernement italien refuse de modifier son budget.
Le déficit de l’Etat français atteindra 80 milliards d’euros en 2018 et le déficit public - comme prévu - 2,6% du produit intérieur brut, selon le projet de loi de finances rectificative présenté hier au conseil des ministres. Le texte ne comporte «aucune nouvelle disposition fiscale et donc aucun nouveau prélèvement», a ajouté le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, lors du compte rendu du conseil des ministres, à Charleville-Mézières (Ardennes). A 80 milliards d’euros, le déficit de l’Etat serait inférieur de 5,7 milliards à la prévision de la loi de finances initiale (85,7 milliards) et de 1,3 milliard à celle, pour 2018, du projet de loi de finances pour 2019 (81,3 milliards), a-t-il souligné.
Les ministres des Finances de la zone euro ont demandé hier à leur homologue italien Giovanni Tria de modifier le projet de budget 2019 de l’Italie et de respecter les règles budgétaires de l’Union européenne, lors d’une réunion à huis clos à Bruxelles, a déclaré un responsable de l’Union européenne à Reuters. Le ministre italien des Finances Giovanni Tria a répondu qu’il travaillait sur un compromis, a déclaré un responsable italien, en insistant sur le souhait de l’Italie de ne pas modifier ses objectifs de dépenses. Le projet de budget 2019 élaboré à Rome enfreint les règles européennes car il prévoit une forte augmentation du déficit structurel. Bruxelles doit publier le 21 novembre son opinion sur le projet de budget de chaque pays de la zone euro.
L’Etat a touché 2,8 milliards d’euros de dividendes en 2017 de la part des entreprises publiques cotées et non-cotées, indique le rapport annuel 2017/2018 de l’Agence des participations de l’Etat. En ne prenant en compte que les entreprises cotées, la somme tombe à 2,5 milliards d’euros, dont 1,3 milliard payés sous forme d’actions par EDF.
Le déficit public britannique pour l’année prochaine a été révisé en baisse et les prévisions de croissance prochaine relevées, montre le cadrage macro-économique du dernier budget britannique avant le Brexit présenté lundi après-midi par le ministre des Finances, Philip Hammond. La prévision de déficit public pour l’exercice 2018-2019 a été abaissée à 25,5 milliards de livres (28,7 milliards d’euros) contre 37,1 milliards prévu en mars, selon les chiffres de l’Office for Budget Responsibility (OBR), l’organisme indépendant qui détermine le cadre macro-économique du budget.
Un accord sur le Brexit permettant une augmentation des dépenses publiques est nécessaire pour mettre fin à l’austérité en Grande-Bretagne, a précisé hier le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, à la chaîne Sky News. Le ministre, qui doit présenter aujourd’hui un projet de budget, a expliqué que le gouvernement britannique aura démontré aux électeurs «que les efforts sont récompensés» si le Royaume-Uni obtient une sortie en douceur de l’Union européenne. La Grande-Bretagne a considérablement réduit son déficit budgétaire depuis la crise financière de 2008 mais ses niveaux d’endettement demeurent élevés. La plupart des économistes pensent que l'économie britannique subira des conséquences négatives s’il n’y a pas d’accord avec Bruxelles.
S&P Global Ratings a révisé la perspective de la note souveraine de l’Italie de «stable» à «négative», en maintenant inchangée la note de crédit de «BBB» accordée au pays. Une perspective négative peut être le prélude à un abaissement de note. L’avertissement lancé par l’agence de notation pourrait soulager les investisseurs, qui craignaient que S&P dégrade la note de l’Italie d’un cran comme Moody’s. Ces alertes sur la solidité financière du pays interviennent en réaction au bras de fer entre Rome et l’Union européenne au sujet du budget italien et du niveau de déficit anticipé pour 2019. Le rendement de l’emprunt italien à 10 ans était de 3,434% vendredi, selon Tradeweb.
Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé vendredi le relèvement du montant de l’aide financière à l’Argentine, porté à 56,3 milliards de dollars (49,4 milliards d’euros) en échange de nouvelles promesses d’ajustement budgétaire de Buenos Aires. Le président argentin, Mauricio Macri, avait conclu en juin avec le FMI un accord sur une assistance de 50 milliards de dollars. Selon Buenos Aires, cet accord engage le gouvernement argentin à de nouvelles réductions de dépenses et des hausses de taxes, afin de ramener à zéro l’an prochain le déficit budgétaire primaire (hors service de la dette), prévu à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) cette année.
La Commission européenne (CE) a rejeté aujourd’hui le projet de budget pour 2019 de l’Italie, parce qu’il enfreint les règles communautaires. Elle exerce pour la première fois une prérogative dont elle s'était dotée durant la crise de la dette souveraine. «Aujourd’hui, pour la première fois, la Commission est obligée de demander à un pays de la zone euro de revoir son projet de budget», a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président de l’exécutif européen, lors d’une conférence de presse.
Donald Trump a déclaré hier que le gouvernement comptait produire d’ici deux semaines une résolution prônant une baisse des impôts de 10% pour les revenus moyens. Il avait dit samedi que le gouvernement étudiait une nouvelle baisse d’impôt juste avant les législatives du 6 novembre. Les Républicains sont pour l’instant majoritaires aussi bien à la Chambre des représentants qu’au Sénat. Ce projet sera présenté avant les élections, mais soumis au vote du Congrès par la suite. Trump avait avancé ce projet durant la semaine où se terminait l’exercice budgétaire 2018, clos sur un déficit de 779 milliards de dollars, le plus élevé depuis six ans. L’administration avait déjà abaissé en décembre dernier le taux de l’impôt sur les sociétés, le ramenant de 35% à 21%.
Le gouvernement italien est disposé à discuter de ses objectifs budgétaires avec les autorités européennes, a déclaré aujourd’hui le vice-président du Conseil Luigi Di Maio, tout en réaffirmant que la coalition au pouvoir n’a aucune intention de quitter l’euro. Le gouvernement formé fin mai par la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) a maintenu qu’il tablait pour l’an prochain sur un déficit budgétaire de 2,4% du produit intérieur brut (PIB), contesté par la Commission européenne. Luigi Di Maio a déclaré que Rome enverra une lettre à Bruxelles lui expliquant les raisons pour lesquelles il s’en tenait à cet objectif.